ACTE IIÎ, SCENE XVIII
' t'iî^i 'le ( il montre sps duigts pcarfps ) ; et je les retenois bèteiiient î Va te promeaer, la honte 1 je veux rire et pleurer en même temps ; on ne sent pas deux fois ce que j'éprouve. ( Il embrasse sa mère d'un coté, Suzanne de l'autre. )
M A R r ELIW E.
O mou ami I
SUZANNE
Mon cher ami !
BRI d' OISON, s'es<;uyant les Teux (l'un mouchoir.
Hé bien ! moi , je suis donc bê- ête aussi ! FIGARO, exaîle'.
Chagrin, c'est maintenant que je puis te défier : atteins-moi , si tu l'oses , entre ces deux femmes chéries.
ANTONIO, à Figaro.
Pas tant de cajoleries , s'il vous plaît. En fait de mariage dans les familles , celui des parents va devant, savez-vous. Les vôtres se baillent-ils la main .'*
BARTUOtO.
Ma main ! Puisse-t-elle se dessécher et tomber, si jamais je la donne à la mère d'un tel drôle ! ANTONIO, à Bartholo.
Vous n'êtes donc qu'un père inaiâtre ? (A Figaro.) En ce cas , not'galant . plus de parole.
SUZANNE
Ah ! mon oncle...
ANTONIO
Irai~je donner l'eufaut de not'soeur à sti qui n'est r enfant de personne?
BRI d' OISON.
Est-ce que cela -a se peut , imbécille ? On -ou est toujours l'enfant de quelqu'un.
Tarare... I II ne 1 aura jam.iis. ( Il sort.)
29$ LE MAPcIAGE DE FIGARO.