‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 185 sur 237 · BARTHOLO , ANTONIO , SUZANNE , FIGARO , MARCELINE, F.RIDOISON · texte numérisé non relu

BARTHOLO , ANTONIO , SUZANNE , FIGARO , MARCELINE, F.RIDOISON

A A" T 0 ^^ 1 o , \o\ aut Figaro embrasser sa mère , dit à

Suzanne.

Ah ! oni , payer ! Tiens , tiens. ' ' '

s c z A N N E se retourne.

J'en vois assez : sortons, mon oncle.

FIGARO, l'arrêtant. • 1 ' N^on, s'il vous plaît. Que vois-ta donc ?

s uz A ^■ >■ E.

Ma bêtise et ta lâcheté. ~-

FIGARO. "

Pas plas de Fnue que de l'antre.

suzANXE,en colère.

Et que tu réponses à gré , puisque tu la caresses .

FIGARO, gaiement.

Je la caresse ; luais je ne l'épouse pas. ( Suzanne Teut sortir, Figaro la retient. ) ■' ^'■■-""

S u z A K ?r E lui Jonne un soufflet. Yous êtes bien insolent d'oser me retenir!

FIGARO, à la compagnie .

C'est-il ça de l'amour.^ Avant de nous quitter, je t'en supplie , envi.sage bien celte chère femme-là.

s U Z A Jf IT E.

Je la regarde.

Et tu la trouves ?

SUZANNE

Affreuse.

FIGARO

Et vive la jalousie! «;lle ne vous marchande pas.

M A. R c E L I >' z , les liras ouverts. Embras^e ta mère , ma jolie Suzannette. Le méchant qui te tourmente est mon fils, s r z A ?f ?f E court à elle.

Tons, sa mère 1 ( Elles restent dans les Lras l'une d« l'autre. )

- C'est donc de tont-à^l'heare ?

.... Que je le sais.

MARCELINE, exaltée.

Non , mon cceor entraîné vers lui ne se trorapoit que de motif ; c étoit le sang qui me parloit.

F I G A R o.^ Et moi , le bon sens , ma mère, qui me servoit d instinct quand je vous refusois, car j'etois loin de vous haïr; témoin l'argent...

MARCELINE lui remet un papier.

Il est à toi : reprends ton billet , c'est ta dot.

s i: z A rî >' £ lui jette la hourse. Prends encore celle-ci.

Grand merci.

MARrET,l>*E, exalte'e.

Pille assez malheureuse , j'allois devenir la plus misérable des femmes , et je suis la plus fortunée des mères 1 Embrassez-moi , mes deux enfants ; j'unis dans vous toutes mes tendresses. HenreuiC aut.iut que je puis l'être, ah! mes enianis . combien je vais vous aimer !

FIGARO, attendri , avec vivacité'.

Arrête donc , chère mère ! arrête donc ! voudroistn voir se fondre en eau mes vetix noves des premières larmes que je connoisse .^ Elles sont de joie, an moins. Mais quelle stupidité ! j'ai ïuanqué d'en être honteux : je les sentois couler entre mes doigts ,

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