‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 208 sur 237 · LE COMTE , MARCELINE , GRIPE-SOLEIL , FIGARO · texte numérisé non relu

LE COMTE , MARCELINE , GRIPE-SOLEIL , FIGARO

GRIPE-SOLEIL, à Fij^aro.

Et moi , je vais aider à ranger le feu d'artilîce sous les grands marronniers, comme on l'a dit. LE COMTE revient en courant.

Quel sot a donné un tel ordre .'*

FIGARO

Où. est le mal ?

LE COMTE, vivement.

Et la Comtesse , qui est incommodée , d'où le verra-t-elle l'artifice ? C'est sur la terrasse qu il le fdut , vis-à-vis son appartement.

Tu l'entends , Gripe-Soleil } la terrasse.

Sous les grands marronniers ! belle idée ! ( En s'en allant, à part.) lis alloient incendier mon rcndfz-

TOUS

SCE>E XIII

FIGARO, MARCELI^vE.

F I G A. Pi O.

Quel excès d'attention pour sa femme 1 (Il veut soriir. )

MARCELINE l'arrête.

Deux mots , mon iiis. Je veux macqnitter avec loi : un sentiment ma! diiiçjé m'avûit rendu iujuste envers ta charmante femme ; je la supposois daccord avec le Comte .quoique j'eusse appris de Bazile qu'elle l'avoit toujours rebuté.

FIGARO

Vous ■ connoissiez mal votre fils, de le croire ébranlé par ces impulsions féminines. Je puis délier la plus rusée de m'en faire accroire.

MARCELIÎfE.

Il est toujours heureux de le penser, nionlîls: la jalousie...

FIGARO

.... N'est qu'un sot enfant de l'orgueil , on c'est la maladie d'un fou. Oh ! j'ai là-dessus , ma mère , une philosoidije... imperturbable ; et si Suzanne doit ine tromper un jour, je le lui pardoune d'avance ; elle aura long-temps travaillé... (Il se reloiirne , et aperçoit Fauchette qui cherche de côté et d'autre, j

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