‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 207 sur 237 · ACTE lY, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE lY, SCENE X

B A Z I L E , vhe.

Et lui , des vers comme un journal ?

FIGARO, Vite.

Un musicien de guinguette !

B A z i L E , vite. ■ '

Un postillon de gazette !

FIGARO, Vite.

Cuistre d'oratorio !

B A z I li E , vite.

Jockey diplomatique !

LE COMTE, assis.

Insolents tous les deux ]

Il me manque en toute occasion.

FIGARO

C est bien dit , si cela se pouYoit !

Disant partout que je ne suis qu'un sot.

FIGARO

Vous me prenez donc pour un écho ?

Tandis quil n'est pas un chanteur que mon ta-= lent n'ait fait briller.

r I G AR o.

Brailler.

E A ZI L E

Il le répète !

FIGARO

Et pourquoi non , si cela est rrai ? Es-tu ua prince pour qu'on te flagorne ."* Souffre la vérité, cocjuin , puisque tu n'as pas de quoi gratifier uu menteur ; ou si tu la crains de notre part , pourquoi viens-tu troubler nos noces ?

B A Z : L E , à Marceline.

M'avez-vous promis , oui ou non, si dans quatre

3i8 LE MARIAGE DE FIGARO.

ans vous n'étiez pas pourvue , de me donner la préférence ?

MXRCELITÎE.

A quelle condition Tai-je promis ?

B A ZI L E

Que si vous retrouviez un certain fil> perdu , je l'adopterois par complaisance.

TOUS ENSEMBLE

Il est trouvé !

B jL Z 1 L E.

Qu'à cela ne tienne.

TOUS ENSEMBLE, montrant Figaro.

Et le voici .'

B A z ILE, reculant de fra} eur.

J'ai vn le diable !

ERiD'oisoy,à Bazile.

Et vou- ous renoncez à sa cliere mère !

BAZILE

Qu'y auroit-il de plus fâcheux que dêtre cm le père d'un garnement ?

FIGARO

D'en être cru le fils ; tu te moqnes de moi !

BAZILE , monlraut Figaro.

Dès que monsieur est de quelque chose ici, je déclare , moi, que je n'y suis plus de rien. ( Il surt. )

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