‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 210 sur 237 · FIGARO, MARCELINE · texte numérisé non relu

FIGARO, MARCELINE

FIGARO. ■-

lli' biea , ma mère ? '

Hé bien, mon fils ? « .

FIGARO, comme étouffé.

Pour celui-ci...! Il y a rëellemeut des choses....'

MARCELINE

Il y a des choses ? Hé I qu'est-ce qu'il y a .-*

FIGARO, les mains sur la poi(rine.

Ce que je viens d'entendre, ma mère, je l'ai là comme un plomb.

MARCELINE, riant.

Ce cœur plein d'assurance n'ôtoit donc qu'un ballon gonflé .'^ une épingle a tout fait partir .' FIGARO, furieux.

Mais cette épingle , ma mère , est celle qu'il a ramassée...!

M A R r E 1. 1 >* E , rappelant ce qu'il a dit. ' La jalousie! oh! j'ai là-dessus, ma mère, une philosopiiie... impertuibable ; et si Suzanne m'attrape un jour, je le lui pardonne...

FIGARO, vivement.

Oh, ma mère! on parle comme on sent : mettez le plus glacé des juges à pl.iider dans sa propre cause , et voyez-le expliquer la loi ! — Je ne m'étonne plus s'il avoit tant d'humenr sur ce feu ! — Pour la mignonne aux fines épingles , elle n'en est pas où elle le croit , ma mère , avec ses marronniers ! Si mon mariage est assez fait pour légitimer ma colère , eu revanche , il ne l'est pas sssez pour

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que je n'en puisse épouser une autre , et l'abandonner...

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