LE COMTE, LA COMTESSE, FIGARO
SUZANNE
FIGARO, î>'aj>proclie.
Je vais..
.33G LE >L4RIAGE DE FIGAP^O.
LE COMTE, cr^ivant parler au page. •
Puisque vous ne redoublez pas le baiser... (II croit lui douner un soufflet. )
FIGARO, qui est a portée , le reçoit.
Ah!
. . . .Toilà toujours le premier payé.
FIGARO, à part , s'éloigne eu se frottant la jûue. Tout n'est pas gain non plus en écoutant.
SUZAWîfE, riant tout haut , Je l'autre coté. Ha, ha , ha , ha !
LE COMTE, à la Comtesse, qu'il prend pour Suzanne. Enfend-on quelque chose à ce page .' Il reçoit le plus rude soufflet , et s'enfuit eu éclatant de rire. F I GA R o , à part.
S'il s'affligeoit de celui-ci... !
LE COMTE
Comment! je ne pourrai faire un pas... (A la Comtesse.) IVîais laissons cette bizarrerie ; elle empoisonneroit le plaisir que j'ai de te trouver dans cette salle.
LA COMTESSE, imitant le parler de Suzanne.
L'espériez-vous ?
LE COMTE
Après ton ingénieux billet ! ( Il lui prend la main.) Tu trembles ?
LA COMTESSE
J'ai eu peur.
LE COMTE
Ce n'est pas pour te priver du baiser, que je l'ai pr;s.(Il la baise au front.)
LA COMTESSE
Des libertés l
Coquine !