‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 220 sur 237 · LE COMTE, LA COMTESSE, FIGARO · texte numérisé non relu

LE COMTE, LA COMTESSE, FIGARO

SUZANNE

FIGARO, î>'aj>proclie.

Je vais..

.33G LE >L4RIAGE DE FIGAP^O.

LE COMTE, cr^ivant parler au page. •

Puisque vous ne redoublez pas le baiser... (II croit lui douner un soufflet. )

FIGARO, qui est a portée , le reçoit.

Ah!

. . . .Toilà toujours le premier payé.

FIGARO, à part , s'éloigne eu se frottant la jûue. Tout n'est pas gain non plus en écoutant.

SUZAWîfE, riant tout haut , Je l'autre coté. Ha, ha , ha , ha !

LE COMTE, à la Comtesse, qu'il prend pour Suzanne. Enfend-on quelque chose à ce page .' Il reçoit le plus rude soufflet , et s'enfuit eu éclatant de rire. F I GA R o , à part.

S'il s'affligeoit de celui-ci... !

LE COMTE

Comment! je ne pourrai faire un pas... (A la Comtesse.) IVîais laissons cette bizarrerie ; elle empoisonneroit le plaisir que j'ai de te trouver dans cette salle.

LA COMTESSE, imitant le parler de Suzanne.

L'espériez-vous ?

LE COMTE

Après ton ingénieux billet ! ( Il lui prend la main.) Tu trembles ?

LA COMTESSE

J'ai eu peur.

LE COMTE

Ce n'est pas pour te priver du baiser, que je l'ai pr;s.(Il la baise au front.)

LA COMTESSE

Des libertés l

Coquine !

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