‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 44 sur 237 · B ART HO L G · texte numérisé non relu

B ART HO L G

Comment cela?

LE COMTE

Est-ce que je ne suis pas le médecin des chevaux dii régiment .f* Voilà pourquoi l'on m'a exprès logé t'hez un confrère.

BÀRTHOLO.

■ Oser comparer un maréchal...!

L E CO MTE.

Air : Vive le vin.

Sans cliiintrr.

Non , docteur, je ne prétends pas Que notre art obtienne le pas Sur Hippocrate et sa brigade.

^ "Votre savoir, mon camarade.

En T Est dnn succès plus général ; çliantaut. j Car s'il n'emporte point le mal , ' Il emporte au moins le malade.

C'est-ii poli ce que je vous dis là?

BARTHOLO

Il vous sied bien , manipuleur ignorant, de ravaler ainsi le premier, le plus grand et le plus utile des arts!

LE COMTE

Utile tout-à-fait pour ceux qui l'exercent.

BARTHOLO

Un art dont le soleil s'honore d'éclairer les succès.

Et dont la terre s'eiupresse de couyrir les bévues.

BAR THOLO.

On voit bien , mal-appris , que vous n'êtes habitué de parler qu'à des chevaux.

LE c OMTE.

Parlera des chevaux! Ah, docteur I pour un docteur d'esprit... N'est-il pas de notoriété que le maréchal guérit toujours .ses malades san^ leur parler; au lieu que le médecin parle beaucoup aux hieus...

B ARTHOLO.

Sans les guérir, n'est-ce pas.-*

LE COMTE

C'est Vous qui l'avez dit.

B ARTHO r. O.

Qui diable envoie ici ce maudit ivrogne?

LE COMTE

Je crois que vous me lâchez des épigrammes ,

mour

Enfin, que voulez-vous.^ que demandez-vous.^

LE COMTE, feignant une grande colère.

Eh bien donc, il s'enflamme! Ce que je veux.** Est-ce que vous ne le voyez pas .**

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