ACTE IV, SCENE III
par cette jalousie , dont ils ont eu Tart de vous dérober la cle.
BARTHOLO, regardant au trousseau.
Ah , les scélérats ! Mon enfant , je ne te quitte plus.
ROSINE, avec effroi.
Ah , monsieur .' et s'ils sont ariués.'*
B A RTHO LO.
Tu as raison ; je perdrois raa vengeance. Monte chez Marceline : enferme-toi chez elle à double tour. Je vais chercher main-forte , et l'atteudie auprès de Ja maison. Arrêtés comme voleurs, nous aurons le plaisir d'en être à la fois vengés et délivrés ; et compte que mon amour te dédommagera...
R O s I ?T E , au désespoir.
Oubliez seulement mon erreur. (A part.) Ah! je m'en punis assez!
BARTHOLO, s'en allant.
Allons nous embusquer. A la lin , je la tiens. ( Il sort. )
SCEINE IV.
ROSINE.'
Son amour me dédommagera... Malheureuse...! (Elle tire sou niouclioir et s'oljandouue aux larmes.) Que faire... ? Il va venir. Je veux rester, et feindre avec lui, pour le contempler uu moment dans toute sa noirceur. La bassesse de son procédé sera mon préservatif... Ah î j'en ai grand besoin. Figure noble! air doux! une voix si tendre...! et ce n'est que le vil agent d'un corrupteur ! Ah , malbeureuse ! malheureuse...! Ciel! on ouvre la jalousie.'' ( Elle se sauve. )
i3o LE BARBIER DE SEYILLE.