LE >' O T A I R E
C'est que j'ai deux contrats de mariage , Monseigneur ; ne confondons point: voici le vôtre: et c'est ici celui du seigneur Bartholo, avec la signora... Rosine aussi .-• Les demoiselles , apparemment, sont deux sœurs qui portent le même nom ? .
Signons toujours. Don Razile voudra bien nous servir de second témoin. ( Ils signent. )
B A ZI L E
Mais votre Excellence... Je ne comprends pas.
LE COMTE
Mon maître Bazile , un rien vous embarrasse, et tout vous étonne.
BAZILE
Monseigneur... Mais si le docteur...
LE COMTE, lui jefuîit une Itoursp.
Vous faites l'enfant! Signez donc vite.
i3G LE BARBIER DE SEYJLLE.
BAZiLE, étonné.
Ah 'ah...!
FIGARO
OÙ donc est la difficulté de signer ?
B AZ I LE, pesant la Lour.-e.
Il n'y en a plus ; mais c'est que moi , quand j'ai donné ma parole une fois , il faut des motifs d'uQ grand poids.,. (11 signe. )
SCE?fE yiii.
iEs rRÉcÉDEîTTs, EARTHOF^O, vy alcade, des ALGCaSils , des valets avec (.les flaiuLeaiLX.
EARTHOLO voit le Comte baiser la main de Rosine , et Figaro qui embrasse grotesquement don Bazile ; il crie . en prenant le Kotaire à la gorge.
Roiine avec ces fripons '. Arrêtez tout le monde. J'en tiens un au coliet.
LE N O TAIR E.
C'est votre Notaire,
BAZILE
C est votre Notaire. Tous moquez-vous.-'
B ARTH O LO.
Ah ! don Bazile. Eh I comment êtes-vons ici.'
BAZILE
Mais plutôt , vous , comment n'y êtes-vous pas ?
LALCADE , montrant Figaro.
Un moment ; je connois celui-ci. Que viens-tu faire en celte maison , à des heures indues ?
FIGARO
Heure indue ? ^Monsieur voit bien qu'il est aussi près du matin que du soir. D'ailleurs je suis de la compagnie de son Excellence monseigneur le comte Ai ma vi va.