‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 86 sur 237 · LE NOTAIRE · texte numérisé non relu

LE NOTAIRE

Il n'y manque rien. Je suis assisté de ces deux xnessieurs.

Comment, Bazile ? vous avez signé ?

Que voulez-vous? Ce diable d'homme a toujours ses poches pleines d'arguments irrésistibles.

i3S LE BARBIER DE SEVILLE.

E A R T HOLO.

Je me moque de ses arguments. J'userai de moa orité.

LE COMTE

Tous l'avez perdue en en abusant.

La demoiselle est mineure.

FIGARO

Elle vient de s'émanciper.

E ARTH OI.O.

Qui te parle , à toi , maître fripon ?

LE COMTE

Mademoiselle est noble et belle ; je suis homme de qualité , jeune et riche ; elle est ma femme : à ce titre , qui nous honore également , prétend-on me la disputer ?

B A RT HOLO.

Jamais on ne 1 otera de mes mains.

LE COMTE

Elle n'est plus en votre pouvoir. Je la mets sous lautorité des lois ; et monsieur, que vous avez amené vous-même, la protégera contre l;i violence que vous voulez lui faire. Les vrais magistrats sont les soutiens de tous ceux qu'on opprime.

Certainement. Et cette inutile résistance au plus honorable mariage indique assez sa frayeur sur la mauvaise adnnnistralion des biens de sa pupille, dont il faudra qu'il rende compte.

LE COMTE

Ah! qu'il consente à tout, et je ne lui demande rien.

FIG AR o.

Que la quittance de mes cent écus : ne perdons pas la tète.

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