‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 109 sur 200 · MADAME M C R E R · texte numérisé non relu

MADAME M C R E R

Ne voulez-vous pas y aller, monsieur?

Pardonnez-!noi , ma sœur; voi'à trois fois que

i54 EUGENIE.

vous le dites : j'irai en sortant de chez le capitaine

Cowerly.

MADAME MURER

Comme il -vous plaira pour celui-là; je ne m'y intéresse , ni ue veux le voir ici.

LE BARON

Comment! le frère d'un homme qui va épouser ma fille.-*

Ce n'est pas une affaire faite.

LE BARON

C'est comme si elle l'étoit.

MADAME MURER

Je n'en crois rien. La belle idée de marier votre fille à ce vieux Cowerly qui n'a p:is cinq cents livres sterling de revenu , et qui est encore plus ridicule que son frère le capitaine!

LE BARON

Ma sœur, je ne souffrirai jamais qu'on avilisse en ma présence un brave ofliiier, mon ancien ami.

MADARIE MURER.

T'ort bien : mais je n'attaque ni sa bravoure , ni son ancienneté : je dis seulement qu'il laut à votre lîlle un mari qu'elle puisse aimer.

LE BARON

De la manière dont les hommes d'aujourdhui sont faits, c'est assez difficile.

MADAME MURER

Raison de plus pour le choisir aimable.

LE BARON

Honnête.

MADAME MURER

L'un n'exclut pas l'autre.

LE BARON

Ma foi, presque toujours. Enfin j'ai donné ma parole à Cowerly.

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