‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 152 sur 200 · I.E BA.ROR, avec Louté · texte numérisé non relu

I.E BA.ROR, avec Louté

Tes yenx sont rouges: ta as pleure. Ma sœur t'aura sans doute...

EUGÉNIE, Iremîàaute

Non , non, monsieur ; ses hontes et les vôtres seront toujours présentes à ma luemoire.

LE BARON

Ta tante prétend que je t'ai affligée tantôt. Je hadinois avec le Capitaine, et le tout pour la contrarier un moment : car elle est engouée de ce Milord, qui , franchement, est hien le plus mauvais sujet... Dès qu'on en dit un mot, elle vous s:iute aux yeux. Que nous impoi te qu'il se soit amusé d'une folle , et qu'il l'ait abandonnée. Ce n'est ])us la centième.

BEAVMAllCaAIS. I. I7

u,4 EUGÉNIE.

On /eroit peul-êtie jiiienx de ne pas rire de ces choses-lii ; mais lorsqu'elles n'intéressent personne , et que les détails en sont plaisants... C'est une drôle de femme, avec son esprit. Au reste, si notre conversation t'a déplu, je t'en demande pardon, mon «nfant.

EUGÉNIE, à pari.

Je suis hors de moi !

I.E BAROIf , lirant un siège aupxès d'elle , et la baisant avant de s'asseoir.

Viens , mon Eugénie : baise-moi. tu es sage , toi, kounête, douce ; tu mérites toute ma tendresse. EUGÉNIE, trouljlée , se levé.

Mon perc... !

LE EA.RON, attendri.

Qu'as-tn, mon enfant? Tu ne m'aimes plus du tout.

EUGENIE, se laissant loniLpr à genoux.

Ali , mon père...!

LE BARON, étonné.

Qu'avez-vous donc, miss.' .7e ne vous reconnois pins,

EUGÉNIE, tieiuljlanle.

C'est moi...

LE EARON, vivement.

Quoi ':' c'est moi.

E UGÉn lE , éperdue , se cachant le visage. Vous la voyez...

LE BARON, ))rusquement.

Vous m impatientez. Qu'est-ce que je vois .'

EUGÉNIE, morte de fra», eur.

C'est moi... Le Comte... Mon père...

LE BARON, avec violence.

C est moi... Le Comte,.. Mon père... Achevez: pailerez-Vous.'' (Eugénie se cache la tête cuire les ge-

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