A UR EI.LY
Je voudrois qu'il y ait là-dessus des lois si sévères, qu'elles forçassent enlin tous les hommes d'être justes.
MÉIiAC PERE.
Eh ! mon ami, les lois contiennent les méchants sans les rendre meilleurs ; et les mesures les plus pures ne peuvent sauver un honnête homme d'uu jnaUieur imprévu.
AU R E r, LT.
' Monsieur , la probité du négociant importe à trop de gens , pour qu'on lui fasse grâce en pareil cas.
MÉLAC PERE
Mais , écoutez-moi.
AURELLY.
Je vais plus loin. Je soutiens que l'hnnneur des autres est enga-jé à ce (jue celui qui ne paye pas soit ilétii publiquement.
MELA(' PKRE, mettant ses mains sur son visage.
Ah ! bon Dieu !
a4 I-ES DEUX AMIS.
Oui, flétri. S'il est ii);ilhfureux, entre mourir et paroîtte iudigne de vivie, le choix est bientôt Tait, je crois; qu il menre de doiilCjUr ; mais que sou exemple !errihle augmente la pradeuceou la boauefoi de otux qui l'ont sous les yeux.
1UEI..VC PERE . s'eclja;:fr,iul.
Tous cond.iiunez , sans distinctioa ,à l'opprobr* un infortuné comme un coupable .•"
A u REI. LY.
Je n'y mets pas de différence,
M É I. A C PERE
Quoi I si l'un de vos amis , victime des évênemenls...?
Je serols son juge le plus sévère.
SIELAC PERE , le regardant fliiiucnt.
Si e'étoit moi.'