‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 25 sur 200 · A UR EI.LY · texte numérisé non relu

A UR EI.LY

Je voudrois qu'il y ait là-dessus des lois si sévères, qu'elles forçassent enlin tous les hommes d'être justes.

MÉIiAC PERE.

Eh ! mon ami, les lois contiennent les méchants sans les rendre meilleurs ; et les mesures les plus pures ne peuvent sauver un honnête homme d'uu jnaUieur imprévu.

AU R E r, LT.

' Monsieur , la probité du négociant importe à trop de gens , pour qu'on lui fasse grâce en pareil cas.

MÉLAC PERE

Mais , écoutez-moi.

AURELLY.

Je vais plus loin. Je soutiens que l'hnnneur des autres est enga-jé à ce (jue celui qui ne paye pas soit ilétii publiquement.

MELA(' PKRE, mettant ses mains sur son visage.

Ah ! bon Dieu !

a4 I-ES DEUX AMIS.

Oui, flétri. S'il est ii);ilhfureux, entre mourir et paroîtte iudigne de vivie, le choix est bientôt Tait, je crois; qu il menre de doiilCjUr ; mais que sou exemple !errihle augmente la pradeuceou la boauefoi de otux qui l'ont sous les yeux.

1UEI..VC PERE . s'eclja;:fr,iul.

Tous cond.iiunez , sans distinctioa ,à l'opprobr* un infortuné comme un coupable .•"

A u REI. LY.

Je n'y mets pas de différence,

M É I. A C PERE

Quoi I si l'un de vos amis , victime des évênemenls...?

Je serols son juge le plus sévère.

SIELAC PERE , le regardant fliiiucnt.

Si e'étoit moi.'

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