SCENE IL AURELLT, MELAC tere, MELAC fils
AUUELLY, se mot dans un fauteuil eu s'cssujaut le visage, et dit :
IVIe voilà revenu.
M K L A c FILS, tremblant.
"Vous quittez Saint-Alban , monsieur ; n'avez-vou9 rien gagné sur cet homme impitoyable."*
A U R E L L Y , Lrusquciuent.
Saint-A-lban n est point dur : c'e.it un homme juste. Chargé par sa compagnie d'ordres pressants, il trouve nn vide immense dans la caisse où il venoit puiser des ressources : il m"a objecté mes principes, je suis resté muet. Il alloit faire saisir les papiers de monsieur...
M K L A r, FILS, effrajé.
Saisir les papiers !
A peine ai-je obtenu de lui le temps de venir prendre quelqu'éclaircissement sur une aventurs aussi incrovable.
Il m'est affreux do vous aftiiger : mais je n'en puis donner aucun, mon ami.
AURET, LY.
le ronsirois tonte ma vie d'avoir été le vôtre, si TOUS étiez coup;ibLe d'nne si basse infidélité.
llougisyez donc... car je le suis.
A L R E L L Y , s'échauffaut.
Yous l'êtes !
mÉlac fils.
Cela ue se peut pas.
Al R E L L Y , d'iui tori plus doux. Ave7.-voas eu limpradenee d'obliger quelqu'un avec ces luu is.'' Parlez. — Au moins vous avez une reconnoissance, un ti're .une excuse qui permett» à vos amis de .s'employer pour vous?
mÉlAc PERE, vivement.
Je n'ai pas dit que j euss° prêté l'argent.
Vous l'aviez lundi.
MÉLAC FIL, s, tremLlant.
Hier encore je l'ai vu , mon père.
Cen! mille francs à vous, destinés à l'établissement de votre iiis, où sont-ils.''
5Î É L A C PERE
Toutes les pertes du monde me toucberoient moiii.s (jue l'iiupos.sibi ite de justiller ma conduite.
A t R E LL Y.
Tou.s gardez le .silence avec moi.'
M É L A t: FILS.
Mon père...
M É L A C PERE
Plus VOUS êtes mon ami , moins je puis parler.