‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 55 sur 200 · SCENE IL AURELLT, MELAC tere, MELAC fils · texte numérisé non relu

SCENE IL AURELLT, MELAC tere, MELAC fils

AUUELLY, se mot dans un fauteuil eu s'cssujaut le visage, et dit :

IVIe voilà revenu.

M K L A c FILS, tremblant.

"Vous quittez Saint-Alban , monsieur ; n'avez-vou9 rien gagné sur cet homme impitoyable."*

A U R E L L Y , Lrusquciuent.

Saint-A-lban n est point dur : c'e.it un homme juste. Chargé par sa compagnie d'ordres pressants, il trouve nn vide immense dans la caisse où il venoit puiser des ressources : il m"a objecté mes principes, je suis resté muet. Il alloit faire saisir les papiers de monsieur...

M K L A r, FILS, effrajé.

Saisir les papiers !

A peine ai-je obtenu de lui le temps de venir prendre quelqu'éclaircissement sur une aventurs aussi incrovable.

Il m'est affreux do vous aftiiger : mais je n'en puis donner aucun, mon ami.

AURET, LY.

le ronsirois tonte ma vie d'avoir été le vôtre, si TOUS étiez coup;ibLe d'nne si basse infidélité.

llougisyez donc... car je le suis.

A L R E L L Y , s'échauffaut.

Yous l'êtes !

mÉlac fils.

Cela ue se peut pas.

Al R E L L Y , d'iui tori plus doux. Ave7.-voas eu limpradenee d'obliger quelqu'un avec ces luu is.'' Parlez. — Au moins vous avez une reconnoissance, un ti're .une excuse qui permett» à vos amis de .s'employer pour vous?

mÉlAc PERE, vivement.

Je n'ai pas dit que j euss° prêté l'argent.

Vous l'aviez lundi.

MÉLAC FIL, s, tremLlant.

Hier encore je l'ai vu , mon père.

Cen! mille francs à vous, destinés à l'établissement de votre iiis, où sont-ils.''

5Î É L A C PERE

Toutes les pertes du monde me toucberoient moiii.s (jue l'iiupos.sibi ite de justiller ma conduite.

A t R E LL Y.

Tou.s gardez le .silence avec moi.'

M É L A t: FILS.

Mon père...

M É L A C PERE

Plus VOUS êtes mon ami , moins je puis parler.

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