‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 63 sur 200 · TA U L IN E · texte numérisé non relu

TA U L IN E

Vous ne le pouvez pas. Pauvre Mélac! Mai,' vous èlcs attciidri ; je le suis nioi-niême. Pourquoi doac cette infortunée m'est-elle incouaue .' Pour^^uoi me

faites-vons jouir d'au bieu-ètre et d'un état qui lui

sout refusés?

AURELL Y.

Tu connols le préjugé. Ma uieoe est honorablenieut cher, moi ; ma lille ne pouvoit y demeurer sans scandale; et celui qui a manqué à ses mœurs n'en est pas moins tenu de respecter celles des autres, r A TJ 1. 1 îî E , avec chaleur.

Je Lrùle de m'acquitter envers elle de tout ce qne je vous dois; allons la trouvtr. Faisons-lui part de nos iieines. Elle est votre fille ; peut-%lle n'être pas compatissante et géuéreuse.''

A t; R E LI, Y.

Qne dis-tu, Pauline.'' Tout sou Lien! le seul dédommagement de son infortune, tu veux le lui arracher.'

rAui. ijr E.

Nous aurons fait notre devoir envers nos amïj.

Elle se doit la préférence.

PAULINE

Elle peut nous l'accorder.

]Mettc;'-vous en sa place. ..Eue telle proposition...

TA un X E.

Ail '■ comme jV répond rois !

Si elle nous refuse?

PA u r. I ^' E.

Nous ne l'en aimerons p.'vs inoi;is; mais n'.iyo.ns aucun reproche à nous faire.

Tu l'exiges ?

r A c 1. 1 X E , vivr-niont.

ÎMille, mille raisons me font un devoir ds la eoaî>o ! tre.

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