ACTE III, SCENE Y
A u K E L r. Y , d'uue voix étouffée. Ah! ma Pauline.
PAULINE
Qu'avez- vous ?
Ta seu.sibililé m'ouvre l'ame ;et mon secret...
PA C L I N E
Ne regrettez pas de me l'avoir confié.
AU R E Li, y.
Mon secret... s'échappe avec mes larmes.
PAULINE
Mon oncle...
Ton oncle!
PAULI N E
Quels soupçons !
Tu vas tue haïr.
Parlez.
O pr(.'cieux enfant ! /
PA u L I N E.
Achevez.
A u R E L L Y , lui tend les lira». Tu es cette fille chérie.
PAULINE, s'y jette à corps perdu.
Mon père !
AURELLY, la soulieut.
Ma lîlle! ma fille! la première fois que ["e me permets ce nom, faut-il le prononcer si douloureusement !
PAULINE, veut se mettre à genoux.
Ah , mon père!
AURELLY, la relient.
Mon enfant..., console-moi : dis-moi que lu me
pardonnes le iu:(llieur de ta naissance ; coratien de lois j'ai gémi de t'avoii- fait un sort si crnel ! PAULINE, avec iiu grand IrouLle.
N'empoisonnez pas la joie que j'ai d'embrasser un pere si digue de toute mon affection,
Eb bien .' ma Pauline! ^la chère Pauline! (car ta mère que j'ai tant aimée se nomraoit ainsi.) ordonne , existe. Tu m'as arraché mon secret : mais pouvois-je disposer de ton bien sans ton aveu?
PAULIX E.
C'est le vôtre, mou pere. Ah! s'il m'appartenoit...!
Il est à toi : plus des deux tiers est le fruit de l'économie avec laquelle tu gouvernes celte maison. Prescris-moi seulement la conduite que tu veux que je tienne aujourd'hui.
p A u I, I rr E , vivement.
Peut-elle être douteuse ! Mon pere , allez , prenez ce bien ; offrez ces effets à SLiiut-Alban : qu!ils servent à le désarmer, à sauver nos amis.
Que te restera-t-il .'
P AUL 1 îî E.
Vos boutés.
Je pnis mourir.
PA»UI.I NE
Cruel , que vons êtes !
A u R E 1. 1. Y, la serre contre son soin. Mon cœur est plein : le tien l'est aussi. Retiretoi. Il faut que je me remette un moment du trouble où cette conversation m'a jeté.
PAULINE, avec un sentiment profond. Ah , Mélac... ! Que je suis heureuse...! ( Elle sort.)