SCENE X.] PAULINE, MELAC fils
(Pauline a eatenilu les dernières phrases de son atnanf ; elle vûitsa douleur, et s'approche avec une vive émotion.)
MÉL.vc FILS l'aperçoit , et continue.
Qu'une stérile compassion ne vous r-mene pas , mademoiselle: je sais que je vous ai perdue : je connois toute l'horreur de mon sort : laissez-moi seul à ma doulei..'.
PAULINE
CrueL,.;
M t L A C FILS.
Vos consolations ne pourroient que l'irriter. E£.\UMAÏICHAIS. I. 8
PAlJI.1 N E.
Comme le malheur vous rend injuste et dur! La crainle qu'on ne pense mal de vous vous donne mauvaise opinion du cœur de tout le monde. Votre ardente vivacité vous a déjà fait manquer à mon oncle...
MÉLAC m. s, avec feu.
Il insultait mon père. Avec quelle crmuté il lui dévcloppoit tout ce que noire situation a d'odieux! Si] n'eût pas été votre oncle...
r AULI NE.
Ingrat! à l'instant où vous allez tout lui devoir, pendant que son attafcbement lui fait payer toute la somme à Saint-Alban...
MF. LAC PILS, avec joie.
Que dites- vous ? Il nous sauve l'honneur.
PAULINE
Il va plus loin... son cœur, qui vous chérit...
MF. LAC FILS, vivcmenl.
Achevez, Pauline, achevez : ne craignez pas de mettre le comble à ma joie. Il me donne sa nicce.»*
PAULINE, tiilliileiUPilt.
Ah, Mélac.,.! ne parlez plus de sa malheureuse
Comment ?
Sa fille...
Sa fille !
MELAC FILS.
PAtJL INE.
MKLAC FILS.
PAULINE
Sa fille , froit d'une union ignorée, qui vons connoît , qui vous aime , offre à votre père cent mille écus qu'elle tient des dons et des c])argnes du sien...