‹ Œvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 41 sur 61 · MÉMOIRE CONCERNANT LA PARALLAXE ANNUELLE DE CERTAINES · texte numérisé non relu

MÉMOIRE CONCERNANT LA PARALLAXE ANNUELLE DE CERTAINES

étoiles. — (Lu le 6 mars 1813 à l'Académie de Dublin; imprimé dans le XII* volume des Irish Transactions.)

Douze mois d'observation conduisent Brinkley aux parallaxes suivantes :

«de l'Aigle 3".0

Arcturus. l".l

a de la Lyre 0".7

a du Cygne 0"*9

Y du Dragon passe au méridien une demi-heure seule-

m BftIN&LBY.

ment avant la Lyre; La différence de hauteur de cas deux étoiles n'est pas tout à fait de 13". La cause, quelle qu'en fût la nature, qui rendrait les observations de la Lyre inexactes et donnerait à cette étoile une apparence de parallaxe* semblerait devoir produire le même effet sur y du Dragon.; or, les observations que Brinkley a faites ne conduisent à aucune parallaxe appréciable.

RECHERCHES ANALYTIQUES SUR LES RÉFRACTIONS ASTRONOMIQUES; COMPARAISON DES TABLES QUI EN RÉSULTENT, AYEG LES OBSER- VATIONS DE QUELQUES ÉTOILES CIRCOMPOLAIRES. — (LU le 9 mai

1314 à l'Académie de Dublin; imprimé dans le tome XII* des Transactions qf tke Royal Irisa Academy.)

Brinkley obtient l'équation différentielle de la trajectoire du rayon lumineux, telle que iapkuse Ta donnée dans la Mémnique céleste, mais en partant ^seulement de la loi des sinus, et sans rercrarir à la considération des attractions moléculaires à petites distancer Il trouve à cela, dit-il , l'avantage de ne rien supposer sur la nature de la lumière. Cet avantage, en le supposant réel, -n'est pas, ce me semble, de longue dorée, car Jràeatât l'auteur introduit dans ses formules, une expression A2 — 1 à laquelle la force réfractive de l'air doit être proportionnelle : or, cette expression n'a un aens que dans la théorie de l'émission !

L'intégrale de Brinkley a une forme commode. Des deux parties qui la composent, la première donnerait la valeur de la réfraction si la Terre était plane; la seconde fait connaître l'effet de la courbure des couches atmosphériques. On .voit ainsi aisément, que jusqu'à 74° du zénith, cette dernière partie peut être négligée et que

IRINKLEY.

l'autre est indépendante de la loi de la densité de IVir, Les erreurs des tables de réfraction du Bureau de' Longitudes, d'après les observations de la Lyre fai«e» par Brinkley à 87* l& du zénith, varient entre -f 18". 2 et — 17".4.

fOK LIS OWHEUVATÏOra FAITES AU OOLL^G* DE XA TRINITÉ A DUBLIN, AVEC UN CERCLE JD£ 2m.fô J)E DIAMETRE, ET QUI SEMBLENT INDIQUER UNE PARALLAXE ANNUELLE DANS CERTAINES

étoiles. — (Lu à l'Académie d'Irlande le $ mai 1814; imprimé dans le HJl' volume des Trttmmctions qf tke ûoy&i Irish Academy* )

Brinkley trouve pour la parallaxe annuelle ( en appelant ainsi l'angle sous-tendu à chaque étoile par le rayon de l'orbite terrestre) les résultats suivants :

« de l'Aigle 2".7

Arcturus. i".l

a de la Lyre. • l''.0

* du Cygne i".0

Ces résultats n'ont pas été généralement adoptés. On a supposé que les changements de température pouvaient occasionner quelque déformation dans l'instrument de Dublin. A cela ou à toute autre cause semblable, Brinkley fait une réponse qui semble démonstrative; il montre que les observations de la Chèvre, de p du Taureau, de. la Polaire, du y du Dragon, de p , £, m9 de la Grande- Ourse, faites avec le même cercle, ne donnent pas de parallaxe; or pourquoi la déformation, par exemple, n'aurait-elle agi que sur les observations des quatre premières étoiles?

440 BRINKLBT.

RECHERCHES D'ASTRONOMIE PHYSIQUE PRINCIPALEMENT RELATIVES A LA DÉTERMINATION DU MOYEN MOUVEMENT DU PÉRIGÉE LU- NAIRE. — (Lu le 21 avril 1817 ; imprimé dans le volume XllT des Transactions of the Irish Jcademy.)

En traitant séparément la question du déplacement des apsides de la Lune, l'auteur espère rendre ce phénomène plus facile à saisir qu'il ne Test dans les théories générales qu'on a données du mouvement de notre satellite. Son but est aussi d'arriver au résultat, sans rien emprunter ni à la forme préconçue des intégrales, ni aux observations. Pour faire apprécier nettement sa pensée, Brinkley cite un passage du livre vu de la Mécanique céleste, dont il est bien loin de nier l'exactitude, mais où il croit voir dans la forme une sorte de cercle vicieux, A l'occasion de ce Mémoire dans lequel , pour le dire en passant , la notation de Leibnitz a entièrement remplacé celle des fluxions, Brinkley reçut de l'Académie royale d'Irlande la médaille de Conyngham.

OBSERVATIONS RELATIVES À LA FORME DES QUANTITÉS CONSTANTES ARBITRAIRES QU'ON RENCONTRE DANS l/lNTÉGRÀTION DE CER- TAINES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES, COMME AUSSI DANS L*I IN- TÉGRATION DE CERTAINES ÉQUATIONS AUX DIFFÉRENCES FINIES.

— (Lu le 23 juin 1817 à l'Académie de Dublin; imprimé dans le tome XIU* des Irish Transactions. )

Les cas exceptionnels qu'offrent diverses intégrales , quand on donne certaines valeurs particulières aux constantes qu'elles renferment, ont excité les méditations des géomètres. Brinkley traite à son tour ce sujet, en s'appuyant sur des considérations qui lui semblent plus rigoureuses que celles dont Lagrange avait fait usage.

BRINKLEY. 414

SUR LA PARALLAXE DE CERTAINES ÉTOILES. — (LU à la Société

royale de Londres, le 5 mars 1818; imprimé dans les TVansactUms philosophiques de la même année. )

Les observations faites à Greenwich, par M. Pond, avec le cercle mural de Troughton, n'ayant pas confirmé, quant à la parallaxe, les résultats déduits des observa* lions du grand cercle mobile de Dublin, Brinkley se livre, dans ce Mémoire, à un examen minutieux de toutes les erreurs auxquelles les cercles muraux exposent les astronomes. C'est pour le fond et pour la forme , un modèle de discussion. Le mémoire renferme, en outre, de nouvelles déterminations de parallakes basées sur l'ensemble des observations faites à Dublin , de 1808 à 1818. Brinkley trouve :

Pour « de la Lyre 0".6Ô

Pour a du Cygne 0".78

Pour « de l'Aigle 2 ".53

Pour ? du Dragon 0".00

(J'appelle toujours parallaxe, l'angle sous-tendu par le rayon de l'orbite terrestre.)

RÉSULTAT DES OBSERVATIONS FAITES A L'OBSERVATOIRE DU COL- LÈGE DE LA TRINITÉ, À DUBLIN, POUR DÉTERMINER L'OBLIQUITÉ DE L'ÉCLIPTIQUE ET LE MAXIMUM DE L* ABERRATION DE LA LU- MIÈRE. — (Lu à la Société royale de Londres, le i" avril 1819; imprimé dans les Transactions philosophiques pour la même année.)

D'après 16 solstices d'été observés par MM. Oriani , Pond, Àrago, Mathieu, et par lui-même, l'auteur trouve, pour l'obliquité moyenne de réclip tique,

A la date du 1" janvier 1813 23- 27' 50 '.45.

M BRLNKLEY.

Les observations de Bradley, recalculées par M, Bessel, et rapportées

Au 1" janvier 175S, émmsnL. ... . 23° 2S' 15' J&

Diminution en 58 ans 25". 04

Wmiœrtion annuelle •"•AS

Les observations de distances zénithales faites en 1818, ont conduit Brinldey, pour le maximum d'aberration, aux valeurs suivantes :

a de Cassiopée 20". 72

Polaire 20". 63

Grande-Ourse * W.44

/<*-.*. 7 ar.ao

ld.... t 2i".20

iiu •••••• •»• •« •.•<« • ••*■■••>«••«•*•••••• # ••« ■• j9. *12T

Mayenne ST. 72

Les observations de Bradley, faites à Wantistead avec un secteur zénithal, donnèrent 20". 00

Les observations de Bradley, faites à Greenwich, recalculées nouvellement, ont donné à M. Bessel 20". 70

D'après la vitesse de la lumière déduite des satellites de Jupiter, on adoptait généralement 20".26

HÉTH0BE SBRTÀÏIT A CALCULER LIS HÉFRACYIOlfS A5YR0!f0MTQUB5.

pour DB6 objets voisins de l'horizon. — ( Lu à l'Académie de Dublin, le £7 janvier 1W0 ; imprimé dans le TBir volume des Irlsh Transaction*.)

On admet généralement que la valeur de la réfraction astronomique qu'éprouve la lumière venant dés objets voisins de T horizon, est comprise entre la réfraction théorique calculée dans l'hypothèse d'une température constante des couches de l'atmosphère, et celle que l'on

raiNKLSY. m

obtient en partant de la supposition d'un décroissement uniforme de densité. En rejetant la constance de la température, M, Bessel a cherché et trouvé la loi qu'il fallait lui substituer pour représenter les observations. Brinkley, à son tour, essaie d'arriver au même but par une modification de la loi des densités. Les différences entre le calcul et les observations journalières somt trop grandes, trop irrégulières, pour qu'il puisse être question ici d'autre chose que.de résultats moyens.

MÉTHODE SERVANT À CORRIGER LES PREMIERS ÉLÉMENTS APPRO- CHÉS BE 4/«ftBI*B T^UWE C0MBTE. — APPLICATION M «ETTE MÉTHODE À LA COMÈTE DU MOIS DE JUILLET 1819. — - (LU à

F Académie d'Irlande, le 17 avril 1820; imprimé dans le vol. X*Ee des Irteh Transactions^

La méthode de correction de Brinkley, est une modification, ou, si on Paime mieux, un perfectionnement de cette que Laplace a donnée dans la Mécanique eéfote.

DISCUSSION DES OBSERVATIONS FAITES À DUBLIN, DEPUIS LE COM- HHCEWNT DE 1818, DANS LA THE DE DÉTWMIWER.LA PAHAJLr LAXC fiC CERTAINES ÉTOILES ET LA CONSTANTE DE L' ABERRA- TION. — (Lu à la Société royale de Londres, le 21 juin 1821 ; imprimé dans les Phiiosophloal Trantactlem de la môme année.)

L'auteur se montre si vivement contrariédu désaccord, d'ailleurs si petit, de ses observations avec celles de Greenwich,, qu'il les multiplie, les groupe et les discute de toutes les manières possibles , avec l'espérance d'y trouver quelque erreur ; mais ses efforts ne font jamais disparaître les petites parallaxes. Voici les résultats numériques de ce nouveau travail ;

444 BR1NKLEY.

Constante de l'aberration. Parallaxe.

Polaire 20'.18 — 0".03

p de la Grande-Ourse 20".i6 + 0".02

ïj — 20". 76 -f 0".13

Arcturus 20".04 + 0".60

p de la Petite-Ourse 20".û9 — 0 ".13

a d'Ophiuchus 20".39 + 1".57

7 du Dragon 19".86 — 0".08

adelaLyre. 20'.36 + 1".21

a de l'Aigle 21".32 + 1".57

a du Cygne. 20".52 + 0".33

0 N'est-il pas curieux , dit l'auteur, si mes parallaxes sont une illusion , qu'il ne s'en soit présenté aucune d'un peu grande avec le signe négatif; que les distances zénithales, s'il y a erreur, aient toujours varié, comme l'exige le mouvement de translation de la Terre autour du Soleil. »

ÉLÉMENTS DE LA COMÈTE DU CAPITAINE HALL. — (Lu à la Société

royale de Londres, le 10 janvier 1822 ; imprimé dans les Transactions philosophiques de la même année.)

On trouve dans ce Mémoire les éléments d'une comète observée à Valparaiso par le capitaine Basil Hall. Cet astre, avant son passage au périhélie, avait déjà été aperçu en Europe.

DE LA NUTATION SOLAIRE, DÉDUITE DES OBSERVATIONS DES DIS- TANCES POLAIRES DES ÉTOILES. — DE CETTE DÉTERMINATION CONSIDÉRÉE COMME UNE CONFIRMATION DES VALEURS ASSIGNÉES AUX PARALLAXES DE CERTAINES ÉTOILES FIXES. — (Lu à F Académie de Dublin, le 1er avril 1822; imprimé dans le XIV* volume des Irish Transactions.)

L'objet de ce Mémoire est clairement indiqué dans ces quelques lignes, que je me contente de traduire :

BRINKLEY. 445

c La nutation solaire, déduite de la théorie, est depuis longtemps appliquée par les astronomes à la correction des observations des distances polaires. Sa valeur est connue dans d'étroites limites, et son maximum, pour les distances polaires de toutes les étoiles, est d'environ 0".5. C'est moins, comme on voit, que les quantités auxquelles je suis arrivé pour les parallaxes de certaines étoiles. Si donc je parviens à déterminer la nutation solaire, il en résultera que mes observations sont assez exactes pour être employées à la détermination des plus petites quantités.

cLa nutation solaire passe, par toutes ses valeurs, deux fois dans l'intervalle d'une année. Il semble donc impossible d'admettre qu'une cause d'erreur qui altérerait mon instrument de manière à donner des apparences de parallaxes à des astres qui en seraient dépourvus, puisse conduire à une détermination exacte de la nutation solaire. »

Voici quelques-uns des résultats obtenus par Brinkley :

. A+m observé. Notation ^ Cjgjjjj^ Ptrillai,

« de la Lyre 0' .51 20".35 + 0 ".57

-y du Dragon 0' .42 19".74 — 0 ".03

* de la Grande-Ourse. ©".58 20".68 + ©".10

« du Cygne 0".56 20".31 + 0".50

Arcturus 0"M M". 81 + 0"M

« de l'Aigle 0".96 2i".19 + i".73

Les valeurs inexactes de la nutation solaire et de la constante de l'aberration données par les observations de a de l'Aigle, déterminent Brinkley à ajourner toute conclusion sur la parallaxe de cette étoile.

446 BBINKLIT.

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