‹ Œvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 9 sur 161 · XVI NOTICE CHRONOLOGIQUE · texte numérisé non relu

XVI NOTICE CHRONOLOGIQUE

recueillies par un de ses élèves. Vainement M. Arago protesta contre cet ouvrage et démontra qu'il fourmille de bévues incroyables ^. Cette odieuse contrefaçon ne se vendit pas moins à un grand nombre d'exemplaires et eut plusieurs éditions. Sur un exemplaire de la quatrième édition, que j'ai entre les mains, se trouvent en marge quelques-unes des réflexions de l'illustre professeur ; elles témoignent de l'indignation qu'il ressentait d'avoir été si mal compris par un homme qui se prétendait son élève, et qui osait présenter au public, comme ayant été professées à l'Observatoire, des élucubrations aussi informes. L'énergique concision avec laquelle s'exprime M. Arago ne permet pas de reproduire la plupart des notes manuscrites de ce précieux volume. Fatigué de sa lecture, M. Arago finit par écrire : « L'auteur ne peut pas dire deux mots de suite avec exactitude, » et qualifie de « galimatias triple, infâme, burlesque, idiot, » quelquesuns des passages qui ont mis sa patience aux plus rudes épreuves.

Préparés de longue main, corrigés un grand nombre de fois, tous les chapitres de V Astronomie populaire ont été revus et complétés par M. Arago, pendant les trois dernières années de sa vie.

Aucune des nombreuses figures des pages dictées h M. Goujon n'était faite. Chose singulière et bien remarquable, M. Arago, devenu à peu près aveugle, traçait dans son imagination les figures les plus corn-

4 . Voir une de ces protestations dans la Notice sur la prédiction du temps, t. V des Notices scientifiques, t VIII des Œuvres, p. 3.

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pliquées , désignait les lignes par des lettres, ainsi qu'on a Thabitude de le faire, puis dictait comme si les figures existaient réellement, sans se tromper jamais. C'est avec le texte seul, ainsi mélangé de lettres désignant des courbes ou des droites qui n'étaient pas dessinées, que j'ai dû reconstituer les figures de V Astronomie populaire, de manière à représenter réellement les choses telles que l'illustre auteur eût voulu les peindre lui-même s'il n'avait pas perdu la vue.

Ainsi qu'on le lit dans l'introduction au cours professé en 1846 {Astronomie populaire, 1. 1, p. xn) , M. Arago a toujours pensé qu'on pouvait acquérir des connaissances astronomiques assez étendues si l'on possédait seulement un très-petit nombre de principes empruntés aux sciences mathématiques et physiques. Aussi a-t-il commencé son Traité par cinq livres consacrés à des notions préliminaires sur la géométrie, la mécanique et l'horlogerie, l'optique , les instruments astronomiques, la vision. Ces livres ont été écrits presque entièrement de sa main, antérieurement à 18&5; il n'a fait que dicter h M. Goujon quelques corrections et additions dans les derniers temps de sa vie. Il ne se dissimulait pas que c'était commencer un cours d'astronomie d'une manière aride, et j'en trouve la preuve suivante» écrite de sa main, parmi les notes de ses cours qu'il m'a laissées.

« Cette leçon , je n'hésite pas à l'annoncer dès ce moment, dit-il , paraîtra quelque peu difficile et sévère aux personnes qui n'ont jamais jeté les yeux sur un traité de mathématiques. J'ajouterai, d'autre part, qu'elle me

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conduira aux méthodes les plus usuelles, les plus fécondes de la science. Ceux qui s'approprieront les notions de géométrie et d'optique que je présenterai aujourd'hui et jeudi prochain n'éprouveront plus aucun embarras dans la suite du cours. Je puis , sans faire preuve de hardiesse, leur donner cette assurance. »

M. Arago avait même eu l'intention de joindre des éléments d'arithmétique aux autres notions de mathématiques qu'on trouve dans le premier volume de son Astronomie populaire; il avait commencé à dicter à M. Goujon quelques définitions sur le carré, le cube, les puissances supérieures, les racines carrées et les racines cubiques, les progressions. Il n'a pas donné suite à ce projet. J'ajouterai encore que plusieurs des chapitres sur les connaissances physiques ou mathématiques préliminaires que M. Arago a mises dans Y Astronomie populaire avaient paru en tète des Notices consacrées aux comètes que contient Y Annuaire du Bureau des longitudes (1832 et 1836). Cependant les notions d'optique n'avaient encore été publiées nulle part, et elles sont exposées d'après une méthode absolument nouvelle.

Les six premiers chapitres du Hvre VI de YAstro-nomie populaire, relatif au mouvement diurne, ont été dictés à M. Goujon ; les manuscrits des autres chapitres du même livre sont de la main de M. Arago.

Le premier chapitre du livre VII, relatif au mouvement apparent du Soleil , a paru dans Y Annuaire du Bureau des longitudes de 1851, en tête de la Notice sur le calendrier que renferme cet Annuaire. M. Arago avait dû, pour rendre intelligibles quelques-unes de ses dé-

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monstrations , commencer cette belle exposition de tout ce qui concerne la mesure du temps par diverses notions astronomiques indispensables. Â cet égard, Tillustre astronome s'est exprimé en ces termes :

« J*avais eu d'abord le projet de consacrer ia seconde partie de ce petit volume à des études historiques et expérimentales sur le phénomène, si complexe et si mal expliqué jusqu'ici, de la scintillation des étoiles ; mais, en examinant de nouveau la Notice scientifique que j'avais rédigée à ce sujet depuis assez longtemps , il m'a paru que, pour rendre le travail complet, il serait indispensable d'y joindre les résultats de mesures micrométriques qui ne pourront être terminées que dans le courant de l'hiver prochain. Je me suis rappelé alors que le calendrier n'avait jamais été dans l'Annuaire l'objet d'un article détaillé. L'extrait de Y Exposition du système du monde, de Laplace, intitulé : Du Temps, de sa mesure, etc., qui a figuré dans les volumes de 1811 à 1823, laisse entièrement de côté une foule de questions intéressantes ; divers points, il est vrai, y sont traités avec une grande supériorité, mais non pas, si une telle observation m'est permise, par des raisonnements à la portée des personnes dépourvues des connaissances mathématiques, c J'ai donc essayé de remplir cette lacune, en détachant d'un Traité d'astronomie populaire, que j'espère mettre très-prochainement sous presse, l'article ou fai réuni l'indication abrégée des méthodes diverses mises en usage chez les anciens et les modernes pour la mesure du temps. Je me suis trouvé ici en présence d'une dilliculté réelle. Le calendrier est un des derniers

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chapitres de mon livre ; en le rédigeant, je pouvais sup* poser le lecteur familiarisé avec les théories astronomiques exposées auparavant et nécessaires aux explications. La destination nouvelle que j'allais lui donner m'imposait Tobligation de mêler aux principes du calendrier proprement dit des notions précises sur toutes les parties de la science qui devaient contribuer à la clarté des démonstrations. Il est résulté de là que je n'ai pu me servir de l'article primitif sans y faire de nombreux changements.

u Je me rappelle avoir eu dans les mains une volumineuse dissertation sur une question importante de sciences appliquées que l'auteur avait voulu mettre à la portée de tout le monde. Pour atteindre ce but, il s'était cru obligé de s'interrompre dans son exposé toutes les fois que des propositions de géométrie lui étaient indispensables : ici des éclaircissements concernant la théorie des triangles semblables; lit le carré de l'hypoténuse; plus loin le théorème relatif à la surface du cercle, etc. Cette marche paraissait trèsnaturelle ; mais il en résultait que le lecteur, se perdant au milieu de ces digressions sans fin, fermait de dépit, sans l'achever, le savant ouvrage.

(( En racontant ce qui est arrivé à un auteur ancien et célèbre, n'aurais-je pas tracé mon horoscope ? Certains journaux quotidiens s'empresseront de lever mes doutes à cet égard. »

M. Arago n'a fait que reprendre & sa Notice sur le calendrier, pour les remettre dans YÀstranomie popun hire» aux places qui leur conven^ent, les pages qu'il

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avait dû en distraire afin de rendre complètement claire l'explication du calendrier.

Les chapitres n, m , iv, vin, ix, x du livre VII sur le mouvement apparent du Soleil» ont été dictés à M. Goujon; les chapitres v, vi, vu, xi, xu, xiu, xiv avaient paru dans la Notice sur le calendrier.

Dans le livre YIII, consacré aux constellations^ les manuscrits des chapitres vu, vin, ix, x et xi sont de la main de M. Arago ; ils ont été écrits de i8&i à iS&S ; les chapitres i, ii, lu, iv, y et vi ont été dictés à M. Goujon en 1851.

Une partie du livre IX, consacré aux étoiles simples , avait déjà paru en 18&2 dans la Notice sur Herschel ; mais en le reprenant à cette Notice en 1851, M. Arago l'a revu avec beaucoup de soin , y a introduit plusieurs chiq>itres écrits de sa main antérieurement, notamment les chapitres m, xii, et xxxiv, et enfin a dicté de nombreuses additions qui en ont fait une œuvre tout à fait nouvelle. Les chapitres xxxii et xxxiu, relatifs aux parallaxes annuelles des étoiles, ont été entièrement dictés en 1852.

Les étoiles multiples ont été l'objet des recherches de H. Arago dès 182&. Il publia sur ce sujet, en 1825, dans la Connaissance des Temps pour 1828, un Mémmre qui est inséré dans le tome II des Mémoires scientifiques (tome XI des Œuvres), p. 181 à 200. Il consacra à cette même étude un article de Y Annuaire du Bureau des longitudes pour 18â&. C'est de cet article sur lequel il était revenu en un très-petit nombre de pages en 1862 , dans la Notice sur Herschel , qu'il a fait le

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livre X de V Astronomie populaire, après une révision attentive et de nombreuses additions.

Le livre des nébuleuses, qui termine le premier volume de Y Astronomie populaire ^ est extrait en trèsgrande partie de la Notice sur Herschel. Toutefois , les chapitres xxi, xxii, xxiv et xxv sont nouveaux et ont été dictés en 1852.

M. Arago a repris aussi, dans la Notice sur Herschel, ce qu'il avait dit sur la Voie lactée, pour former le livre XII, par lequel commence le tome II de V Astronomie populaire; il a ajouté en 1852 les chapitres i et vi.

Le livre XIII, sur les mouvements propres des étoiles et la translation du système solaire, est entièrement nouveau et a été dicté en 1851.

M. Arago avait préparé un Mémoire sur les micromètres, en 18111 et 1820. Ce Mémoire, qui est écrit de sa main, n'ayant pas été publié, il l'a repris, l'a développé, et il en a fait le deuxième chapitre du livre XIY de Y Astronomie populaire, consacré au Soleil. Les autres chapitres de ce livre contiennent, avec de très-grands développements nouveaux, les 5li pages que l'illustre astronome avait consacrées à la constitution physique du Soleil, dans la Notice sur Herschel. La matière a été à peu près doublée par les nouveaux détails ajoutés. Les chapitres relatifs à l'intensité lumineuse comparative des diverses parties du disque solaire, l'examen de la théorie des taches, d'après les phénomènes de polarisation, forment des parties tout à fait neuves. J'ai été chargé par M. Arago d'élucider la question des relations qui peuvent oister entre les taches solaires et les températures ter^

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restres; M. Arago s'était occupé de ce problème dès iftl6, dans les Annales de chimie et de physique.

Le Uvre XY^ consacré à la lumière zodiacale, a ét^ dicté en 1852; il contient, entre autres choses nou* ^Ues, les résultats dés observations faites à l'Observa- Uôre de Paris en 18/1.3.

Le livre XYI, consacré à l'exposition des mouvements des planètes, aux lois de ces mouvements, h la découverte de la translation de la Terre et des autres planètes autour du Soleil, a été dicté en i85i à M. Goujon. Les tables relatives aux éléments des orbites des planètes sont dressées de telle façon que, au fur et à mesure de la découverte d'une petite planète, on peut les compléter sans rien changer au texte. H. Arago ouvrait en quelque sorte un chapitre qui ne devait pas être fermé ; il croyait à l'existence de . corps planétaires que l'on enregistrerait en nombre d'autant plus considérable que les instru* ments astronomiques seraient plus parfaits et que les observations seraient plus attentives. Nous avotis retrouvé, sur ce sujet, les lignes inédites suivantes, écrites de la main du savant astron(Hne avant i8&5 , et qui complètent sa pensée telle qu'elle est exprimée dans V Astronomie populaire :

« Les premiers noms des planètes paraissent avoir été relatifs à l'éclat ou k la nature de la lumière dont ces asb-es brillent. Ainsi, Saturne, comparativement peu lumineux, fut nommé Phénon (qui parait); Jupiter^ Phaéton (le brillant); Mars, Pyr&is (couleur de feu); Mercure, Stilbon (l'étincelant) ; Vénus, Phosphore (portelumière).

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« Artémidore d'Éphèse (environ 100 ans avant J.-C.) soutenait que les planètes étaient sans nombre, et que leur peu de lumière et rexcentricité de leurs orbites avaient seules empêché de les voir.

« Ce passage est remarquable depuis qu'on a fait la découverte d'Uranus, Cérès, Pallas, Junon et Vesta, et aussi depuis qu*on a constaté la chute des aérolithes, qui sont, suivant toute apparence^ de très-petites planètes.

« Démocrite, au dire de Sénèque, croyait qu'il y a beaucoup plus de planètes que nous n'en voyons.

« Un des hommes qui ont fait le plus d'honneur & notre pays par le savoir et le caractère, Daunou, disait dans ses leçons de chronologie :

« Les anciens s'étaient figuré qu'il y avait, ni plus « ni moins, sept planètes, parmi lesquelles on compre* « nait le Soleil au lieu de la Terre. On divinisa ces astres (( et, peu s'en fallut, leur nombre même; car le nombre (( sept reçut une sorte de culte dans l'antiquité ; on lui (( attribuait des vertus surnaturelles, une perfection su- « prême. Malheur à qui, en Egypte, à Rome, en Grèce a même, à certaines époques^ eût soupçonné qu'il pou- « vait exister d'autres planètes : le zèle des pontifes, « des devins, des poètes, des musiciens, peut-être aussi « de quelques astronomes, eût éclaté contre un si témétt raire attentat à un nombre antique et sacré. »

« Sans la restriction, concernant la Grèce, sur laquelle j'ai appelé l'attention par des caractères italiques, on aurait pu soutenir que, dans le passage qui précède, le savant historien traitait les anciens avec une trop grande sévérité. Nous trouvons, en effet, dans tout ce

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qui noas a été conservé des. opinions» des systèmes de Démocrite, que ce célèbre philosophe croyait à l'existence d'un nombre infini de planètes.

K Ainsi qu'on le verra bientôt, la plus heureuse conjecture des modernes concernant les régions où il devait exister des planètes inconnues, des planètes inobservées, se fondait sur cette supposition gratuite et vague, que la matière ne pouvait manquer d*être répartie dans l'espace avec une certaine uniformité. La supposition, au reste, n'était pas aussi neuve qu'on se l'imaginait. Quelques anciens y rattachèrent leurs théories : témoin ces astronomes dont parle Copernic et qu'il réfute, lesquels faisaient mouvoir en tous temps Mercure et Yénus audessous du Soleil, se fondwt sur le trop grand intervalle vide qui, sans cela, aurait existé entre le Soleil et la Lune.

« Bientôt cependant, Kepler, ayant conçu la pensée que les dislances des planètes au Soleil devaient être réglées par les dimensions des cinq corps réguliers circonscriptibles à la sphère, n'eut plus besoin des planètes ineannues et y renonça. Au surplus, disait-il, je n'étais pas content de l'audace, de la témérité qui m'avait porté à créer ainsi de nouveaux astres. »

Dès 1832 M. Arago avait publié, dans V Annuaire du Bureau de$ longitudes, sous la forme de Notice scientifique sur les comètes, une pai-tie du livre XYII de son Traité d'astronomie populaire. En 1852 il a complété ce travail par de nombreuses additions. Les chapitres i et ii, IX, X, xm, XXI à xxvra inclusivement, sont nouveaux; ils ont été dictés à M. Goujon. J'ai rassemblé, d'après les

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indicatioiis de M. Arago» les éléments des chapitres xv h xvm. Le chapitre xiv, sur la comète de 184.3, est extrait de Y Annuaire du Bureau des longitudes pour iSkk* Dans les chapitres nouveaux de ce livre, M. Arago a fait connaître ses idées sur la constitution physique des comètes ; on doit les considérer comme une partie du grand trarvail qu'il avait voulu exécuter sur la forme et la constitution physique des astres dont notre système solaire est formé ; de ce travail M. Arago n*a pu composer que le Mémoire sur Mars, qui est inséré dans le tome II des Mémoires scientifiques (t. XI des Œuvres ^ p. 2/^3 & 30&) •

Les livres XYIII et XIX de V Astronomie populaire, relatifs à Mercure et à Vénus, à l'exception de deux pages prises à la Notice sur Herschel , ont été dictés à M. Goujon, en 1852.

Le3 huit premiers chapitres du livre XX , qui présente l'histoire astronomique et physique de la Terre, sont entièrement nouveaux et ont été dictés en 1852; ils sdnt consacrés à la description et à la théorie des mouvements de notre planète. Les chapitres ix, x et XII de ce même livre, sur l'ancienneté relative des différentes chaînes de montagnes, l'action des courants aqueux et les bouleversements des terrains modernes, sont une nouvelle édition, revue et corrigée, des Notices insérées dans Y Annuaire du Bureau des longitudes pour 1830 et pour 1831, sur le beau Mémoire où M. Élie de Beaumont a donné sa célèbre théorie du soulèvement des montagnes. Les chapitres xi et xxxi, qui traitent de la rencontre possible de la Terre et des corps cométaires, sont extraits de la Notice publiée en 1832 sur les co-

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mètes. Dès i82&, M. Arago s'était occupé de l'histoire des volcans encore enflammés; ce travail est réédité avec de nombreux développements dans le chapitre xiii. Dans le chapitre xrv, relatif à l'atmosphère, M. Arago a placé la description complète du baromètre qu'il a imaginé et dont il avait publié la première idée en 1826, dans les Annales de chimie et de physique ; le reste de ce chapitre concerne les réfractions et est entièrement nouveau. V Annuaire du Bureau des longitudes a commencé en 1813 à donner des tableaux concernant les hauteurs comparatives des points les plus remarquables du globe au-dessus du niveau de la mer ; le chapitre xv contient la réunion de tous les détails fournis par Y Annuaire et par la Connaissance des TempSj et est consacré en outre au dépouillement des documents les plus récents sur cette question. Les chapitres xvi à xxvn présentent une étude de la constitution physique et de la mesure de la Terre ; elle est presque entièrement nouvelle ; cependant M. Ârago y a placé quelques notes publiées déjà dans V Annuaire du Bureau des longitudes , les Annales de chimie et de physique^ et les Comptes rendus de VAcordemie des sciences. A l'égard de pareilles reproductions, il professait cette opinion de Fontenelle : « A quoi bon changer de tours et d'expressions, quand on ne change pas de pensée. » Les chapitres xxvm, xxix et xxx donnent une histoire complète des méthodes employées pour déterminer la distance de la Terre au Soleil ; ils ont été dictés en 1851.

Le vingt et unième livre de V Astronomie populaire est consacré à la Lune : il ne contient pas moins de qua-

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