‹ Œvres complètes de François AragoChapitre 24 sur 72 · ACCIDENTS PARTICULIERS AUX CHAUDIÈRES A FOTER INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

ACCIDENTS PARTICULIERS AUX CHAUDIÈRES A FOTER INTÉRIEUR

Pour peu qu'on ait réfléchi sur les causes nombreuses qui peuvent amener l'explosion d'une chaudière, et sur les combinaisons diverses dont elles sont susceptibles, on reconnaît bientôt à quel point il serait inutile de rechercher à cet égard des règles invariables. On doit remarquer cependant qu'en général la forme de la chaudière est la cause prépondérante , et que c'est elle qui , le plus ordinairement, détermine le genre de l'effraction. C'est « ce sens surtout que les tableaux détaillés et complets

des accidents qui arrivent journellement auraient une grande utilité. Grâce aux précieux renseignements qu*a publiés il y a deux ans M* John Taylor, on peut déjà dire, par exemple, que dans les chaudières à foyer intérieur ou à cylindres concentriques, ce sont les parois du petit cylindre qu'il faut considérer comme la partie faible.

Après l'explosion préàque simultanée de deux chaudières, à la mine d'étain de Polgooth, on trouva que les cylindres intérieurs de Tune et de l'autre, étaient tordus sur eux-mêmes et crevassés dans un grand nombre de points.

A la mine d'Est-Crennis, le petit cylindre s*étaît nonseulement aplati par le rapprochement de ses parois supérieure et inférieure , mais il avait même été lancé hors de l'atelier avec beaucoup de force , sans que le grand cylindre qui l'enveloppait eût bougé, et sans qu'on y remarquât aucune avarie importante. On a dans le chapitre précédent vu un autre exemple, encore plus remarquable, de déformation et de rupture complète du petit cylindre d'une chaudière avec invariabilité du cylindre enveloppe.

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