‹ vres complètes de Montesquieu avec des notes de Dupin, Crevier, Voltaire, Mably, Servan, La Harpe, etc., etcChapitre 1016 sur 1131 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

Nous n'avons pour philosoplûe Que l'amour de la liberté.

Plaisir, douceurs sans flatterie,

Volupté, Portez dans cette compagnie

La gaîté.

Le nocher qui prévoit l'orage Craint encor, quand le port est bon*.

Éternisons du badinage La saison :

1 Cette pièce avait été donnée par Montesquieu à un de se» amis, à condition de ne la point faire voir, disant que c'était une plaisanterie faite dans un moment d'humeur, d'autant qu'il ne s'était jamais piqué d'être poëte. Il la fit étant embarqué pour partir de Gènes, où il disait s'être beaucoup ennuyé, parce qu'il n'y avait formé aucune liaison, ni trouvé aucun de ces empressements qu'on lui avait marqués partout ailleurs en Italie.

LETTRES

On manque , à force d'être sage , De raison.

Le fier Caton , quand il se perce , Se livre à ses noires fureurs :

Anacréon, qui fait commerce

De douceurs , Attend le trépas et se berce Sur des fleurs.

Que chacun boive à sa conquête.

Ne vous en fâchez pas, époux ; Le sort que la nuit vous apprête

Est plus doux :

Mais vos femmes, dans cette fête,

Sont à nous.

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