Ses succès, sa puissance
Miracles. On ne doit pas attribuer à des causes surnaturelles, ce qui peut être produit par cent mille causes naturelles , Miraculum chimicum, 103.
Missi dominici. Quand et pourquoi on cessa de les envoyer dans les provinces. On n'appelait point devant eux des jugements rendus dans la cour des comtes : différence de ces deux juridictions , 458. — Renvoyaient au jugement du roi les grands qu'ils prévoyaient ne pouvoir pas réduire à la raison, ibid.
Missionnaires. Causes de leurs erreurs touchant le gouvernement de la Chine, 232. — Leurs disputes entre eux dégoûtent les peuples chez qui ils prêchent , d'une religion dont ceux qui la proposent ne conviennent pas, 422. Mithridate. Seul roi qui se soit défendu avec courage contre les Romains , 143. — Situation de ses États , ses forces , sa conduite , ibid. — Crée des légions , ibid. — Les dissensions des Romains lui donnent le temps de se disposer à leur nuire, ibid. — Ses guerres contre les Romains , intéressantes par le grand nombre de révolutions dont elles présentent le speo tacle, ibid. et suiv. — Vaincu à plusieurs reprises, 144. — Trahi par son fils Maccharès , ibid. — Et par Pharnace son autre iils , ibid. — Il meurt en roi , ibid. — Regardé comme le libérateur de l'Asie, 280. — Proiitait de la disposition des esprits pour reprocher aux Romains , dans ses harangues, les formalités de leur justice, 337. — Source de sa grandeur, de ses forces et de sa chute, 369. Mobilier. Les effets mobiliers appartiennent à tout l'univers ,
TABLE ANALYTIQUE
Mode. Ses caprices : plaisanteries à ce sujet, 67 et suiv.
Modération. De quel temps on parle quand on dit que les Romains étaient le peuple qui aimait le plus la modération dans les peines 234. — Est une vertu bien rare , 467. — C'est de cette vertu que doit principalement être animé un législateur, 471.
Modération dans le gouvernement. Combien il y en a de sortes : est l'àme du gouvernement aristocratique , 200 , 201.
— En quoi consiste dans une aristocratie, 215. Modernes. Ridicule de la querelle sur les anciens et les modernes, 24, 26. —Réflexions sur les, 623, 624.
Modes. Sont fort utiles au commerce d'une nation , 338. — Tirent leur source de la vanité , ibid.
Modestie. Ses avantages sur la vanité , 103. — Un fonds de modestie rapporte un grand intérêt , 629.
Mœurs romaines. Dépravées par l'épicuréisme , 148 et suiv,
— Par la richesse des particuliers, 149. — Doivent, dans une monarchie , avoir une certaine franchise , 204. — Par combien de causes elles se corrompent, 214. — Quels sont les crimes qui les choquent; comment doivent être punis, 281 , 282. —Peuvent mettre un peu de liberté dans les États despotiques, 291. — Raisons physiques de leur immutabilité en Orient , 302. — Sont différentes , suivant les différents besoins , dans les différents climats , 303 et suiv. — Ce sont elles , plutôt que les lois , qui gouvernent les peuples chez qui le partage des terres n'a pas lieu , 329. — Gouvernent les hommes, concurremment avec le climat, la religion , les lois , etc. : de là naît l'esprit général d'une nation, 337 et suiv. — Donnaient le ton à Lacédémone, 338.
— On ne doit pont changer celles d'un État despotique , 339 et suiv. — Différences entre leurs effets et ceux des lois , 340. — Manière de changer celles d'une nation, ibid. —Ce que c'est que les mœurs d'une nation , ibid. — Différence entre les mœurs et les lois, 341. — Différence entre les mœurs et les manières , ibid, — Combien elles influent sur les lois, 343. — Comment celles d'une nation peuvent être formées par les lois , 344 et suiv. — Le commerce les adoucit et les corrompt, 349. — La loi civile est quelquefois obligée de les défendre contre la religion, 411. — Pour les conserver, il ne faut pas renverser la nature , de laquelle elles tirent leur origine, 423. — La pureté des mœurs, que les parents doivent inspirer à leurs enfants , est la source de la prohibition des mariages entre proches , 427 et suiv. — Cas où les lois en dépendent, 429. —De celles qui étaient relatives au combat, 452 et suiv. — Description de celles de la France, lors de la réformation des coutumes, 469 et suiv.
Mogol. Plus il est matériel , plus ses sujets le croient capable de faire leur bonheur, 27. — Histoire plaisante d'une femme de ce pays qui voulait se brûler sur le corps de son mari, 8o. — Comment il s'assure la couronne, 221. — Ne reçoit aucune requête , si elle n'est accompagnée d'un présent, 223. — Comment la fraude est punie dans ses États ,
Moines. Leur nombre ; leurs vœux ; comment ils les observent , 38 , 39. — Leur titre de pauvres les empêche de l'être , 39. — Sont attachés à leur ordre par l'endroit qui le leur rend insupportable, 210. — Cause de la dureté de leur caractère, 23i. — L'institut de quelques-uns est ridicule, si le poisson est, comme on le croit, utile à la génération, 395. — Sont une nation paresseuse , et qui entretenait , en Angleterre , la paresse des autres : chassés d'Angleterre par Henri VIII, 405. — C'est eux qui ont formé l'inquisition, 426. — Maximes injustes qu'ils y ont introduites , ibid. — N'ont fait que copier, pour l'inquisition contre les Juifs , les lois faites autrefois par les évêques pour les Wisigoths ,439.
— La charité de ceux d'autrefois leur faisait racheter des captifs , 484. — Ne cessent de louer la dévotion de Pépin , à cause des libéralités que sa politique lui fit faire aux églises, 511. — Grecs. Accusent les iconoclastes de magie, 182. — Pourquoi ils prenaient un intérêt si vif au culte des images , ibid. — Abusent le peuple , et oppriment le clergé séculier, 183. — S'immiscent dans les affaires du siècle,
183. — Suite de ces abus, ibid. — Se gâtaient à la cour, et étaient la cour eux-mêmes, ibid.
Moïse. On aurait dû , pour arrêter la communication du mal vénérien , prendre pour modèle les lois de Moïse suî la lèpre, 304. — Le caractère des Juifs l'a souvent forcé, dans ses lois, de se relâcher de la loi naturelle, 314. — Avait réglé qu'aucun Hébreu ne pourrait être esclave que six ans : cette loi était fort sage; pourquoi, ibid. — Comment veut que eeux des Juifs qui avaient plusieurs femmes les traitassent, 318. — Réflexion qui est l'éponge de toutes les difficultés que l'on peut opposer à ses°lois, 343. — Sagesse de ses lois au sujet des asiles, 416, 417. — Pourquoi a permis le mariage entre le beau-frère et la belle-sœur, 429.
Mole. Son héroïsme dans une condition qui s'appuie sur d'autres vertus , 624.
Mollacks. N'entendent rien à expliquer la morale , 8.
Mollesse. Incompatible avec les arts , 72.
Molosse. Se trompèrent dans le choix des moyens qu'ils employèrent pour tempérer le pouvoir monarchique, 271.
Monachisme. Il contribue à la dépopulation , 80. — Ses abus , ibid. — Ravages qu'il fait dans les pays où il est trop multiplié : pourquoi il est plus multiplié dans les pays chauds qu'ailleurs : c'est dans ces pays qu'on en devrait plus arrêter les progrès, 303. — Doit, dans les pays où il est établi, gêner la liberté des enfants sur le mariage, 394. — Voyez Moines.
Monarchie. C'est le gouvernement dominant en Europe , 69.
— Y a-t-il jamais eu des États vraiment monarchiques ? ibid.
— C'est la première espèce de gouvernement connu , 89. — • Quelles sont les lois qui en dérivent, 197 et suiv. —Ce que c'est , et ce qui en constitue la nature , ibid. — Quelle en est la maxime fondamentale , ibid. — Les justices seigneuriales et ecclésiastiques y sont nécessaires , ibid. — Les pouvoirs intermédiaires sont essentiels à sa constitution, 197, 198. — 11 doit y avoir un dépôt pour les lois : à qui doit-il être confié, T9S. — Quel en est le principe, 199 et suiv. — Peut se soutenir sans beaucoup de probité, ibid. et suiv.
— La vertu n'est point le principe de ce gouvernement , 201 et suiv. — Combien il subsiste , ibid. — Les crimes publics y sont plus privés que dans une république , ibid . — Comment on y supplée à la vertu, 200 et suiv. — L'ambition y est fort utile : pourquoi , ibid. — Illusion qui y est utile , et à laquelle on doit se prêter, 202. — Pourquoi les mœurs n'y sont jamais si pures que dans une république, 204. — Les mœurs y doivent avoir une certaine franchise , ibid.
— Dans quel sens on y fait cas de la vérité , 205. — La politesse y est essentielle, ibid. —L'honneur y dirige toutes les façons de penser et toutes les actions, ibid. — L'obéissance au souverain y est prescrite par les lois de toute espèce : l'honneur y met des bornes, ibid. — L'éducation y doit être conforme aux règles de l'honneur, rtid. — Corn ment les lois y sont relatives au gouvernement ,217. — Les tributs y doivent être levés de façon que l'exaction ne soit point onéreuse au peuple, ibid. — Les affaires y doiventelles être exécutées promptement? 217, 218. — Ses avantages sur l'État républicain , ibid. — Sur le despotique , 218.
— Son excellence, ibid. — La sûreté du prince y est attachée, dans les secousses, à l'incorruptibilité des différents ordres de l'État, ibid. — Comparée avec le despotisme , ibid. — Le prince y retient plus de pouvoir qu'il n'en communique à ses officiers, 222. — Y doit-on souffrir que les citoyens refusent les emplois publics? 224. — Les emplois militaires n'y doivent pas être réunis avec les civils, ibid. — La vénalité des charges y est utile, 225. — Il n'y faut point de censeurs, ibid. — Les lois y sont nécessairement multipliées, 226. — Causes de la multiplicité et de la variation des jugements qui s'y rendent , ibid. — Les formalités de justice y sont nécessaires, 228. — Comment s'y forment les jugements , 226. — La puissance de juger y doit cire conlieV aux magistrats, à l'exclusion même des ministres, 229 et suiv.
— La clémence y est plus nécessaire qu'ailleurs, 237. — Il n'y faut point de lois somptuaires : dans quel cas elles y sont utiles , 239 , 240. — Finit par la pauvreté , 240 - Pour-
TABLE ANALYTIQUE
quoi les femmes y ont peu de retenue, 241. — N'a pas la bonté des mœurs pour principe , 243. — Les dots des femmes y doivent être considérables, 244. — La communauté des biens entre mari et femme y est inutile, ibid. — Les gains nuptiaux des femmes y sont inutiles, ibid. — Ce qui fait sa gloire et sa sûreté, 247. — Causes de la destruction de son principe : 1° si Ton ôte aux corps leurs prérogatives, et aux villes leurs privilèges; 2° si le souverain veut tout faire immédiatement par lui-même; 3° s'il ôte arbitrairement les fonctions naturelles des uns, pour les donner à d'autres; 4° s'il préfère ses fantaisies à ses volontés; 5° s'il rapporte tout à lui ; 6° s'il ne se croit pas assez gardé par son pouvoir et par l'amour de ses sujets ; 7° si les premières dignités sont avilies, et réduites à n'être plus que de vils instruments du pouvoir arbitraire; 8° si l'on peut être couvert d'infamie et de dignités ; 9° si le prince change sa juslice en sévérité; 10° si des âmes lâches viennent à croire que l'on doit tout au prince, et rien à la patrie; 11° si le pouvoir du monarque, devenant immense, diminue sa sûreté, 247 et suiv. — Danger de la corruption de son principe, 247. — Ne peut subsister dans un État composé d'une seule ville, 2£0. — Propriétés distinctives de ce gouvernement, 251. — Moyen unique, mais funeste, pour la conserver, quand elle est trop étendue, ibid. — Esprit de ce gouverment, ibid. — Comment elle pourvoit à sa sûreté, ibid. — Quand doit faire des conquêtes ; comment doit se conduire avec les peuples conquis et ceux de l'ancien domaine. Tableau d'une monarchie conquérante , 259 et suiv. — Précautions qu'elle doit prendre pour en conserver une autre qu'elle a conquise , 260. — Conduite qu'elle doit tenir envers un grand État qu'elle a conquis, 263. — Objet principal de ce gouvernement, 264. — Tableau raccourci de celles que nous connaissons , 270. — Pourquoi les anciens n'avaient pas une idée claire de ce gouvernement, ibid. — Le premier plan de celles que nous connaissons fut formé par les barbares qui conquirent l'empire romain , ibid. — Ce que les Grecs appelaient ainsi dans les temps héroïques , 271. — Celles des temps héroïques des Grecs comparées avec celles que nous connaissons aujourd'hui, 271, 272. — Quelle était la nature de celle de Rome , sous ses rois , 272. — Pourquoi peut apporter plus de modération qu'une république dans le gouvernement des peuples conquis, 279. — Les écrits satiriques ne doivent pas y être punis sévèrement : ils y ont leur utilité , 286. — Mesures que l'on doit y garder dans les lois qui concernent la révélation des conspirations , 288. — Des choses qui attaquent la liberté , 290. — Il ne doit point y avoir d'espions , ibid. — Comment doit être gouvernée , 291. — En quoi y consiste la félicité des peuples , ibid. — Quel est le point de perfection dans le gouvernement monarchique, 291, 292. — Le prince y doit être accessible, ibid. — Tous les sujets d'un État monarchique doivent avoir la liberté d'en sortir, 293. — Tributs qu'on y doit lever sur les peuples que l'on a rendus esclaves de la glèbe , 294. — On peut y augmenter les tributs , 297. — Quel impôt y est le plus naturel , ibid. — Tout est perdu quand la profession des traitants y est honorée , 299. — Il n'y faut point d'esclaves, 307. — Quand il y a des esclaves, la pudeur des femmes esclaves doit être à couvert de l'incontinence de leurs maîtres , 31 1 , 312. — Le grand nombre d'esclaves y est dangereux, 312. — Il est moins dangereux d'y armer les esclaves que dans une république , ibid. — S'établit plus facilement dans les pays fertiles qu'ailleurs, 326. — Dans les plaines, ibid. — S'unit naturellement avec la liberté des femmes, 341. —S'allie très-facilement avec la religion chrétienne, 342. — Le commerce de luxe y convient mieux que celui d'économie , 350. — Les fonds d'une banque n'y sont pas en sûreté, non plus que les trésors trop considérables des particuliers, 352, 353. — On n'y doit point établir de ports francs, 353. — Il n'est pas utile au monarque que la noblesse y puisse faire le commerce, 355. — Comment doit acquitter ses dettes, 388, 389. — Les bâtards y doivent être moins odieux que dans une république , 394. — Deux sophismes ont toujours perdu et perdront toujours toutes les monarchies. Quels sont ces sophismes , 395.
— S'accommode mieux de la religion catholique que de la protestante, 407 , 408. — Le pontiticat y doit être séparé de l'empire, 419. — L'inquisition n'y peut faire autre chose que des délateurs et des traîtres , 426. — L'ordre de succession à la couronne y doit être iixé, 430. — On y doit encourager les mariages , et par les richesses que les femmes peuvent donner, et par l'espérance des successions qu'elles peuvent procurer, 438. — On y doit punir ceux qui prennent parti dans les séditions, 471.
Monarchie élective. Doit être soutenue par un corps aristocratique, 273. —C'est aux lois politiques et civiles à y décider dans quels cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enfants , ou à d'autres , 424. — Celle de France l'était sous la seconde race, 516 et suiv.
Monarchie romaine remplacée par un gouvernement aristocratique, 144.
Monarchique {État). Sujet à moins d'inconvénients, même quand les lois fondamentales en sont violées , que l'État républicain en pareil cas, 131. — Les divisions s'y apaisent aisément , 132. — Excite moins l'ambitieuse jalousie des particuliers, 134.
Monarque. Pourquoi ceux d'Europe n'exercent pas leur pouvoir avec autant d'étendue que les sultans , 69. — Comment doit gouverner. Quelle doit être la règle de ses volontés , 197 et suiv. — Ce qui arrête le monarque qui marche au despotisme , 197. — L'honneur met des bornes à sa puissance , 203.
— Son pouvoir, dans le fond, est le même que celui du despote, ibid. — Est plus heureux qu'un despote, 218. — Ne doit récompenser ses sujets qu'en honneurs qui conduisent à la fortune, 224. — Ne peut être juge des crimes de ses sujets ; pourquoi , 229 et suiv. — Quand il enfreint les lois , il travaille pour les séducteurs contre lui-même , 230. — Il doit interdire le pouvoir de juger à ses ministres , et le réserver aux magistrats , ibid. — Combien la clémence lui est utile, 237. — Ce qu'il doit éviter pour gouverner sagement et heureusement, 247 et suiv. — C'est un crime de lèse-majesté contre lui que de changer son pouvoir de nature , en le rendant immense, et détruisant par là sa sûreté, 247. — En quoi consiste sa puissance , et ce qu'il doit faire pour la conserver, 255. — Il faut un monarque dans un État vraiment libre, 267. — Comment, dans un État libre, il doit prendre part à la puissance législative , 268. — Les anciens n'ont imaginé que de faux moyens pour tempérer son pouvoir, 271. —Quelle est sa vraie fonction relativement au pouvoir judiciaire ,271, 272.— Il a toujours plus l'esprit de probité que les commissaires qu'il nomme pour juger ses sujets, 290.— Bonheur des bons monarques : pour l'être , ils n'ont qu'à laisser les lois dans leur force , ibid. — On ne s'en prend jamais à lui des calamités publiques : on les impute aux gens corrompus qui l'obsèdent , 290 , 291 .—Comment doit manier sa puissance, 291. — Doit encourager, et les lois (doivent menacer , ibid. — Doit être accessible , ibid. — Ses mœurs : description admirable de la conduite qu'il doit tenir avec ses sujets, 291 , 292.— Égards qu'il doit à ses sujets, ibid.
Monastères. Comment entretenaient la paresse en Angleterre : leur destruction y a contribué à établir l'esprit de commerce et d'industrie, 405. — Ceux qui vendent leurs fonds à vie, ou qui font des emprunts à vie, jouent contre le peuple mais tiennent la banque contre lui : le moindre bon sens fai voir que cela ne doit pas être permis , 418.
Moncrif. Lettre à, 636.
Monde. Causes de sa dépopulation , 75 et suiv. — Voyez Dépopulation.— A-t-il eu un commencement? 77. —Physique Ne subsiste que parce que ses lois sont invariables, 190. — Mieux gouverné que le monde intelligent : pourquoi, 190 et suiv.
Monluc (Jean de). Auteur du registre Olim, 466.
Monnaie. Est , comme les figures de géométrie , un signe certain que le pays où l'on en trouve est habité par un peuple policé , 329. — Lois civiles des peuples qui ne la connaissent point , 329 , 330. — Est la source de presque toutes les lois civiles, parce qu'elle est la source des injustices qui viennent de la ruse , 330. — Est la destructrice de la liberté , ibid. — Raison de son usage , 378. — Dans quel cas est nécessaire ,
TABLE ANALYTIQUE
378 et suiv. — Quelle en doit être la nature et la forme , ibid. — Les Lydiens sont les premiers qui aient trouvé l'art de la battre , 378 , not. 2. — Quelle était originairement celle des Athéniens , des Romains : ses inconvénients , 378.— Dans quel rapport elle doit être, pour la prospérité de l'État, avec les choses qu'elle représente , ibid. — Était autrefois représentée en Angleterre par tous les biens d'un Anglais, 379. —Chez les Germains, elle devenait bétail, marchandise ou denrée, et ces choses devenaient monnaie, ibid. — Est un signe des choses , et un signe de la monnaie même , ibid.-^ Combien il y en a de sortes , ibid. — Augmente chez les nations policées , et diminue chez les nations barbares , ibid. —Il serait utile qu'elle fût rare, 379, 380. — C'est en raison de sa quantité que le prix de l'usure diminue , 380. — Comment , dans sa variation , le prix des choses se fixe , ibid. — Les Africains en ont une , sans en avoir aucune , ibid. — Preuves par calcul qu'il est dangereux à un État de hausser ou baisser la monnaie, 383 et suiv. — Quand les Romains iirent des changements à la leur, pendant les guerres puniques , ce fut un coup de sagesse qui ne doit point être imité parmi nous , 385 et suiv. — A haussé ou baissé à Rome , à mesure que l'or et l'argent y sont devenus plus ou moins communs, 386. — Époque et progression de l'altération qu'elle éprouva sous les empereurs romains, 386, 387. — Le change empêche qu'on ne la puisse altérer jusqu'à un certain point, 387.
Monnaie idéale. Ce que c'est, 379.
Monnaie réelle. Ce que c'est, ibid. —Pour le bien du commerce , on ne devrait se servir que de monnaie réelle , ibid.
Monnayeurs [faux). Laloi qui les déclarait coupables de lèsemajesté était une mauvaise loi , 284 , 285.
Monothélites , hérétiques : quelle était leur doctrine, 180.
Montagnes. La liberté s'y conserve mieux qu'ailleurs , 326.
Montagnes d'argent. Ce que l'on appelait ainsi, 368.
Montaigne. On voit dans lui l'homme qui pense , 623. — Est un des quatre grands poètes , 626.
Montausier. A quelque chose des anciens philosophes , 624.
Montesquieu. Vingt ans avant la publication de VEsprit des Lois, avait composé un petit ouvrage qui y est confondu, 375 , not. 2. — Peu importe que ce soit lui , ou d'anciens et célèbres jurisconsultes , qui disent des vérités , pourvu que ce soient des vérités , 442. — Promet un ouvrage particulier sur la monarchie des Ostrogoths , 485. — Preuve qu'il n'est ni déiste, ni spinosiste, 529 et suiv. — Admet une religion révélée : croit et aime la religion chrétienne , 531 et suiv. — N'aime point à dire des injures , même à ceux qui cherchent à lui faire les plus grands maux , 533. — Obligé d'omettre quantité de choses qui étaient de son sujet , a-t-il dû parler de la grâce , qui n'en était point ? 534. — Son indulgence pour le nouvelliste ecclésiastique, 536. — Est-il vrai qu'il regarde les préceptes de l'Évangile comme des conseils? 537.
— Pourquoi il a répondu au nouvelliste ecclésiastique, 549.
— Se peint dans la personne d'Usbeck, 31. — Son portrait par lui-même , 619 et suiv. — N'a presque jamais eu de chagrin ; sa machine est heureusement construite ; s'éveille le matin avec une joie secrète, 620.— Est presque aussi content avec les sots qu'avec les gens d'esprit : sent naturellement de l'amour pour le bien et l'honneur de sa patrie. N'a pas été fâché de passer pour distrait ; n'a pas voulu souffrir qu'un homme d'esprit le raillât deux fois , ibid.— Se fixe à très-peu de personnes. Ne comprenait rien à la procédure. Est amoureux de l'amitié ; pardonne aisément ; n'a pas voulu écouter les rapporteurs ; aimait encore à l'âge de trente-cinq ans , ibid. — A mis des livres au jour sans être touché de la réputation de bel esprit; a vécu avec ses enfants comme avec ses amis ; n'a jamais fait par autrui ce qu'il pouvait faire par lui-même. A fait bien des sottises, mais point de méchancetés ; a fait de grandes améliorations à ses terres, 62 1. —A essuyé mille dégoûts après la publication des Lettres persanes, ibid. — N'a pas dépensé quatre louis par air ; la timidité a été son fléau : reparties ingénieuses , ibid. — Est un bon citoyen, 622. — N'aime pas jouir du ridicule d'autrui; fait foire sa généalogie , ibid. — A été reçu à la Société royale
de Londres ,636. — Ne veut pas passer pour l'auteur du Temple de Guide , ibid.
Montésuma. Ne disait pas une absurdité quand il soutenait que la religion des Espagnols est bonne pour leur pays ; et cello du Mexique, pour le Mexique, 414.
Montfort. Les coutumes de ce comté tirent leur origine des lois
du comte Simon , 469.
Mont Janicule. Pourquoi le peuple de Rome s'y retira : ce
qui en résulta , 290.
Montpensier ( la duchesse de ). Les malheurs qu'elle attira sur Henri m prouvent qu'un monarque ne doit jamais insulter ses sujets , 292.
Mont sacré. Pourquoi le peuple de Rome s'y retira , 288. Morale. Il ne suffit pas d'en persuader les vérités , il faut les faire sentir, 8. — (Livres de). Plus utiles que les livres ascétiques , 91. — Ses lois empêchent à chaque instant l'homme de s'oublier lui-même , 19 1. — Les règles des fausses religions doivent s'accorder avec elle, 408, 409.— On est attaché à une religion à proportion de la pureté de sa morale , 416.— Nous aimons spéculativement , en matière de morale , tout ce qui porte le caractère de la sévérité , 417.
Mort. La petite vérole est une nouvelle mort à ajouter à celle à laquelle nous sommes tous destinés , 670.
Mort civile. Était encourue , chez les Lombards , pour la lèpre , 304.
Moscovie. C'est le seul État chrétien dont les intérêts soient mêlés avec ceux de la Perse , 34. — Son étendue , ibid. — Les empereurs mêmes y travaillent à détruire le despotisme, 220. —Le czar y choisit qui il veut pour son successeur, 221. — Le défaut de proportion dans les .peines y cause beaucoup d'assassinats , 235. — L'obscurité où elle avait toujours été dans l'Europe contribua à la grandeur relative de la France , sous Louis XIV, 256. — Loi bien sage établie dans cet empire par Pierre Ier, 294. Ne peut descendre du despotisme, parce que ses lois sont contraires au commerce et aux opérations du change , 387.
Moscovites. Ils sont tous esclaves , à la réserve de quatre familles , 34. — Pays où l'on exile les grands , ibid. — Le vin leur est défendu , ibid. — Accueil qu'ils font à leurs hôtes , ibid. — Les femmes moscovites aiment à être battues par leurs maris : lettre à ce sujet, 34. — Ne peuvent sortir de l'empire, 35 et suiv. — Leur attachement pour leur barbe , ibid. — Idée plaisante qu'ils avaient de la liberté , 264. — Combien sont insensibles à la douleur ; raison physique de cette insensibilité, 301.— Pourquoi se vendent si facilement, 310. — Pourquoi ont changé si facilement de mœurs et de manières, 340.
Mosquées. Pourquoi Gengis-kan les méprisa si fort , quoiqu'il approuvât tous les dogmes des mahométans, 416.
Motte (la). Éloge de sa tragédie àVnès de Castro, 623.
Moulins. Il serait peut-être utile qu'ils n'eussent point été inventés , 396.
Mousse. Observations sur celle des chênes , 569 et suiv.
Moussons. La découverte de ces vents est l'époque de la navigation en pleine mer. Ce que c'est; temps où ils régnent; leurs effets , 365.
Mouvement. Est la base du monde physique. Ses règles sont invariables. Ses variations mêmes sont constantes, 190. — Ses lois font tout le système de la nature : quelles sont ces lois, 66.
Muet. Pourquoi ne peut pas tester, 435.
Multiplication. Est beaucoup plus grande chez les peuples naissants que chez les peuples formés , 395.
Multitude (la) fait la force de nos armées : la force des soldats faisait celle des armées romaines, 129.
Mummolus. L'abus qu'il fit de la coniiance de son père prouve que les comtes , à force d'argent , rendaient perpétuels leurs offices qui n'étaient qu'annuels , 503.
Musique. Les anciens la regardaient comme une science nécessaire aux bonnes mœurs, 208 et suiv. — Différence des> effets qu'elle produit en Angleterre et en Italie. Raisons physiques de cette différence , tirées de la différence des climats,
Mustapha. Comment il fut élevé à l'empire, 67.
Musulmans. Voyez Mahométans.
Mutius-Scévola. Punit les traitants , pour appeler les bonnes
mœurs, 278.
Mystiques. Leurs extases sont le délire de la dévotion , 9-1 .
N.... Ses plaisanteries sur les maltôtiers que la chambre de justice faisait regorger, 67.
Naïres. Ce que c'est dans le Malabar, 317.
Naissance. Les registres publics sont la meilleure voie pour la prouver, 469.
Narbonnaise. Le combat judiciaire s'y maintint malgré toutes les lois qui l'abolissaient , 449.
Nar'sès ( l'eunuque ). Favori de Justinien , 177.— Son exemple prouve qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujets, 292.
Natchès. La superstition force ce peuple de la Louisiane à déroger à la constitution essentielle de ses mœurs. Ils sont esclaves quoiqu'ils n'aient pas de monnaie , 330.
Nations. Leur droit public n'est qu'une espèce de droit civil universel, 64. — Comment elles doivent l'exercer entre elles, ibid. et suiv.— (Ressources de quelques) d'Europe, faibles par elles-mêmes, 185. — Comment doivent se traiter mutuellement, tant en paix qu'en guerre, 192. — Ont toutes , même les plus féroces, un droit des gens, ibid. — Celle qui est libre peut avoir un libérateur ; celle qui estsubjuguée ne peut avoir qu'un oppresseur, 345. — Comparées aux particuliers ; quel droit les gouverne, 375.
Nature. Les sentiments qu'elle inspire sont subordonnés, dans les États despotiques, aux volontés du prince, 203.— Douceur et grandeur des délices qu'elle prépare à ceux qui écoutent sa voix, 284. — Elle compense avec justesse les biens et les maux , 293. — Les mesures qu'elle a prises pour assurer la nourriture aux enfants , détruisent toutes les raisons sur lesquelles on fonde l'esclavage de naissance, 308, 309. — C'est elle qui entretient les commodités que les hommes ne tirent que de l'art, 328. — C'est elle presque seule, avec le climat , qui gouverne les sauvages , 337. — Sa voix est la plus douce de toutes les voix , 423. — Ses lois ne peuvent être locales, et sont invariables, 428, 429.
Nature du gouvernement. Ce que c'est : en quoi diffère du principe du gouvernement, 199.
Naufrage (droit de). Époque de l'établissement de ce droit insensé : tort qu'il fit au commerce, 372.
Navigation, Effets d'une grande navigation, 351. — Combien l'imperfection de celle des anciens était utile au commerce des Tyriens, 359. — Pourquoi celle des anciens était plus lente que la nôtre, ibid.— Comment fut perfectionnée par les anciens , 365 et suiv. — N'a point contribué à la population de l'Europe, 404.— Défendue, sur les fleuves, parles Guèbres. Cette loi, qui partout ailleurs aurait été funeste, n'avait nul inconvénient chez eux, 414.
Navires. Pourquoi leur capacité se mesurait-elle autrefois par muids de blé , et se mesure-t-elle aujourd'hui par tonneaux de liqueurs? 358.— Causes physiques de leurs différents degrés de vitesse, suivant leurs différentes grandeurs et leurs différentes formes, 360.— Pourquoi les nôtres vont presque à tous les vents, et pourquoi ceux des anciens n'allaient presque qu'à un seul, i b id.— Comment on mesure la charge qu'ils peuvent porter, ibid.— Les obligations civiles que les matelots y passent entre eux doivent-elles êlre regardées comme nulles , 433.
Négociants. Ont quelque part dans les affaires d'État , 180. — Dans quel gouvernement ils peuvent faire de plus grandes entreprises , 350 et suiv. — Il est bon qu'ils puissent acquérir la noblesse , 355.
Négociants (compagnies de). Ne conviennent jamais dans le gouvernement d'un seul , et rarement dans les autres , 353.
Nèr/res. Pourquoi leurs dieux sont noirs et leur diable blanc , 40. — Motif singulier qui détermina Louis XIII à souffrir que ceux de ses colonies fussent esclaves ,309. — Raisons admirables qui font le fondement du droit que nous avons de les rendre esclaves , ibid. — Comment trafiquent avec
TABLE ANALYTIQUE
les Maures , 378. — Monnaie de ceux des côtes de l'Afrique,. 381 . 382.
Néron. Distribue de l'argent aux troupes, même en paix, 163.
— Pourquoi ne voulut pas faire les fonctions déjuge, 230
— Loi adroite et utile de cet empereur, 294. — Dans les beaux jours de son empire, il voulut détruire les fermiers et les traitants , 299. — Comment il éluda de faire une loi touchant les affranchis , 314.
Nerva (l'empereur) adopte Trajan, 163.
Nestor ianisme. Quelle était la doctrine de cette secte, 180.
Neveux. Sont regardés aux Indes comme les enfants de leurs oncles. De là le mariage entre le beau-frère et la belle-sœur y est permis , 429.
Niccolini (l'abbé marquis). Lettres à, 637, 673.
Niger PesceiNius est salué empereur, 164. — Est défait par Sévère , ibid.
Nitard. Témoignage que cet historien, témoin oculaire, nous rend du règne de Louis le Débonnaire, 519.
Nivebnois (duc de). Lettre au, 655.
Nobles. Comment s'introduisit dans les Gaules la distinction de nobles et de roturiers, 173. — Sont l'objet de l'envie dans l'aristocratie, 195, 196. —Quand ils sont en grand nombre dans une démocratie , police qu'ils doivent mettre dans le gouvernement, 196. — Répriment facilement le peuple dans une aristocratie , et se répriment difficilement eux-mêmes, 200, 201. — Doivent être populaires dans une aristocratie, 215.— Doivent être tous égaux dans une aristocratie, ibid.— Ne doivent , dans une aristocratie, être ni trop pauvres, ni trop riches : moyens de prévenir ces deux excès. 216, 217-
— N'y doivent point avoir de contestations, 217. — Comment punis autrefois en France, 232. — Quelle est leur unique dépense à Venise, 239. — Quelle part ils doivent avoir, dans un État libre, aux trois pouvoirs, 267. — Doivent, dans un État libre, être ju^és par leurs pairs, 268. —Cas où, dans un État libre, ils doivent êlre juges des citoyens de tout étage, ibid. — Ceux de Rome ne se laissent pas entamer par le bas peuple comme les patriciens, 145.
Noblesse. Doit naturellement, dans une monarchie, être dépositaire du pouvoir intermédiaire, 197. — Elleades vices qui, dans une monarchie, empêchent qu'elle puisse être dépositaire des lois , 198. — Sa profession est la guerre : l'honneur l'y entraine, l'honneur l'en arrache, 205. — L'honneur en est l'enfant et le père , 217. — Doit être soutenue dans une monarchie : moyens d'y réussir, ibid. — Doit seule posséder les fiefs dans une monarchie : ses privilèges ne doivent point passer au peuple, ibid. — Causes des différences dans les partages des biens qui lui sont destinés , 226. — Est toujours portée à défendre le trône : exemples, 248. — Doit, dan? un État libre, former un corps distingué, qui ait part à la législation : doit y être héréditaire : comment sa part dans le pouvoir législatif doit être limitée, 267. — La gloire et l'honneur sont sa récompense , 299. — Le commerce lui doit-il être permis dans une monarchie? 355. — Est-il utile qu'on la puisse acquérir à prix d'argent? ibid. — Celle de robe comparée avec celle d'épée, 356. — Quand commença à quitter, même à mépriser la fonction de juge, 478.
Noblesse française. Le système de M. l'abbé Dubos, sur l'origine de notre noblesse française, estfaux et injurieux au sang de nos premières familles, et aux trois grandes maisons qui ont régné sur nous, 500, 501. — Il parait que l'auteur l'a fait dériver des antrustions, 501.— Quand et dans quelle occasion elle commença à refuser de suivre les rois dans toutes sortes de guerres , 523.
Noces (secondes). Étaient favorisées et même prescrites par les anciennes lois romaines , 400 , 401,
Noirs. Voyez Nègres.
Noms. Contribuent beaucoup à la propagation : il vaut mieux qu'ils distinguent les familles que les personnes seulement ,
Nord. Loin d'être en état d'envoyer, comme autrefois , des colonies, ses pays sont dépeuplés, 76. — Les peuples y étaient libres : ou a pris pour des rois ce qui n'était que des généraux d'armée, 90. — Raisons physiques de la force du corps, du courage , de la franchise, etc. des peuples du Nord , 300 et
TABLE ANALYTIQUE
sttiv. — Les peuples y sont fort peu sensibles à l'amour, 30T. — Raisons physiques de la sagesse avec laquelle ces peuples se maintinrent contre la puissance romaine, 302. — Les passions des femmes y sont fort tranquilles , 319.— Est toujours habité, parce qu'il est presque inhabitable, 327— Ce qui rend le commerce nécessaire avec le Midi , 357-. —Les femmes et les hommes y sont plus longtemps propres à la génération qu'en Italie, 401. —Pour quoi le protestantisme y a été mieux reçu que dans le Midi, 408. —(Invasion des peuples du) dans l'Empire. Voyez Invasions.
Normandie. Les coutumes de cette province ont été accordées par le duc Raoul , 469.
Normands* Comparés aux barbares qui désolèrent l'empire romain, 174. — Leurs ravages causèrent une telle barbarie, que l'on perdit jusqu'à l'usage de l'écriture, et toutes les lois, auxquelles on substitua les coutumes , 444, 445.— Pourquoi persécutaient surtout les prêtres et les moines, 511.— Terminèrent les querelles que le clergé faisait aux rois et au peuple pour son temporel , 513 , 520. — Charles le Chauve , qui aurait pu les détruire , les laissa aller pour de l'argent ,519. — Pourquoi dévastèrent la France, et non pas l'Allemagne, 525.
— Leurs ravages ont fait passer la couronne sur la tète de Hugues-Capet , qui pouvait seul la défendre , 526.
Notoriété défait. Suffisait autrefois sans autre preuve, ni procédure, pour asseoir un jugement, 453, 454.
Nouvelles ecclésiastiques. Les imputations dont elles cherchent à noircir l'auteur de l'Esprit des Lois sont des calomnies atroces : preuves sans réplique , 529 et suiv.
Nouvelliste ecclésiastique. N'entend jamais le sens des choses, 530. — Méthode singulière dont il se sert pour s'autoriser à dire des invectives à l'auteur, 534. — Jugements et raisonnements absurdes et ridicules de cet écrivain , 534 et suiv.
— Quoiqu'il n'ait d'indulgence pour personne , l'auteur en a beaucoup pour lui , 536. — Pourquoi a déclamé contre YEsprit des Lois , qui a l'approbation de toute l'Europe ; et comment il s'y est pris pour déclamer ainsi, 536 et suiv.— Sa mauvaise foi, 537. — Sa stupidité ou sa mauvaise foi dans les reproches qu'il fait à l'auteur touchant la polygamie , 538 et suiv. — Veut que , dans un livre de jurisprudence , on ne parle que de théologie, 541. — Imputation stupide ou méchante de cet écrivain, 542. — Juste appréciation de ses talents et de son ouvrage , 545 , 546. — Sa critique de {'Esprit des Lois est pernicieuse, pleine d'ignorance, de passion, d'inattention, d'orgueil, d'aigreur; n'est ni travaillée, ni réfléchie ; est inutile , dangereuse , calomnieuse , contraire à la charité chrétienne, même aux vertus simplement humaines, pleine d'injures atroces, pleine de ces emportements que les gens du monde ne se permettent jamais ; elle annonce un méchant caractère -, est contraire au bon sens , à la religion; capable de rétrécir l'esprit des lecteurs; pleine d'un pédantisme qui va à détruire toutes les sciences, 546 et suiv.
Nouvellistes. Leur portrait. Deux lettres plaisantes à ce sujet,
87 et suiv.
Nouvelles de Justinien. Sont trop diffuses, 475. Nlma. Fit des lois d'épargne sur les sacrifices , 418. — Ses lois
sur le partage des terres furent rétablies par Servius Tullius,
Numide (cavalerie) , autrefois la plus renommée , 133. — Des
corps de cavalerie numide passent au service des Romains ,
ibid.
Numidie. Les frères du roi succédaient à la couronne à l'exclusion de ses enfants , 424. —Les soldats romains y passent
sous le joug, 129.
Obéissance. Différence entre celle qui est due dans les États
modérés, et celle qui est due dans les États despotiques, 203.
— L'honneur met des bornes à celle qui est due au souverain ,
dans une monarchie , 205.
Obligations. Celles que les matelots passent entre eux, clans un
navire, doivent-elles être regardées comme nulles? 433. Occident (l'empire d') pourquoi fut le premier abattu , 175. —
Point secouru par celui d'Orient, 175. —Les Wisigoths l'inondent, ibid.— Trait de bonne politique de la part de ceux qui les gouvernaient, ibid. — Sa chute totale , ibid. et suiv. Octave flatte Cicéron , et le consulte , 154. — Le sénat se met en devoir de l'abaisser, 155. — Et Antoine poursuivent Brutus et Cassius, ibid.— Défait Sextus Pompée, ibid, — Exclut Lépide du triumvirat, 156. — Gagne l'affection des soldats, sans être brave, ibid. — Surnommé Auguste, ibid. — Voyez