‹ vres complètes de Montesquieu avec des notes de Dupin, Crevier, Voltaire, Mably, Servan, La Harpe, etc., etcChapitre 1109 sur 1131 · Une religion qui en défend l'usage ne peut convenir · texte numérisé non relu

Une religion qui en défend l'usage ne peut convenir

que dans les pays où il est rare, et dont le climat rend le

peuple susceptible des maladies de la peau, 414. Code civil. C'est le partage des terres qui le grossit : il est donc

fort mince chez les peuples où ce partage n'a point lieu ,

Code des établissements de saint Louis. Il fit tomber l'usage

d'assembler les pairs dans les justices seigneuriales pour

juger, 468.

Code de Justinien. Comment il a pris la place du code Théo-

dosien dans les provinces de droit écrit, 446. — Temps de

la publication de ce code , 467. — N'est pas fait avec choix ,

Code des lois barbares. Roule presque entièrement sur les

troupeaux; pourquoi, 481.

Code Théodosien. De quoi est composé , 402. — Gouverna ,

avec les lois barbares , les peuples qui habitaient la Franra

sous la première race , 44 1. — Alaric en fit faire une compl-

TABLE ANALYTIQUE

Talion' pour régler les différends qui naissaient entre les Romains de ses États , 441. — Pourquoi il fut connu en France avant celui de Justinien , 467.

Cœur ( le ). Est citoyen de tous les pays , 45.

Cognats. Ce que c'était : pourquoi exclus de la succession ,

Cointe (le P. le). Le raisonnement de cet historien en faveur du pape Zacharie détruirait l'histoire, s'il était adopté,

Colchide. Pourquoi était autrefois si riche et si commerçante , et est aujourd'hui si pauvre et si déserte , 358.

Coligny , amiral. Ne put être puni que par un grand crime ,

Collège. Ce n'est point là que, dans les monarchies, on reçoit la principale éducation , 204.

Colomb (Christofhe). Découvre l'Amérique, 374. —François Ier eut-il tort ou raison de le rebuter? 376.

Colonies. Ne sont point favorables à la population , 82. —Celles que les Romains envoyaient en Sardaigne y périssaient, ibid. — N'ont jamais réussi à Constantinople ni à Ispahan , ibid. Comment l'Angleterre gouverne les siennes , 346.

— Leur utilité , leur objet ; en quoi les nôtres diffèrent de celles des anciens .-comment on doit les tenir dans la dépendance, 374, 375. — Nous tenons les nôtres dans la même dépendance que les Carthaginois tenaient les leurs , sans leur imposer des lois aussi dures , 375.

Colonies romaines , 132.

Combat judiciaire. Était admis comme une preuve par les lois barbares, excepté par la loi salique, 446. — La loi qui l'admettait comme preuve était la suite et le remède de celle qui établissait les preuves négatives, ibid. — On ne pouvait plus, suivant la loi des Lombards, l'exiger de celui qui s'était purgé par serment , 447. — La preuve que nos pères en tiraient dans les affaires criminelles n'était pas si imparfaite qu'on le pense , ibid. et suiv. — Son origine : pourquoi devint une preuve juridique : cette preuve avait quelques raisons fondées sur Pexpérience, 448. — L'entêtement du clergé pour un autre usage aussi pernicieux le lit autoriser, ibid. et suiv. — Comment il fut une suite de la preuve négative , 449. — Fut porté en Italie par les Lombards , ibid.

— Charlemagne, Louis le Débonnaire, et les Othons, retendirent des affaires criminelles aux affaires civiles , 449 , 450. — Sa grande extension est la principale cause qui lit perdre aux lois saliques, aux lois ripuaires, aux lois romaines et aux capitulaires , leur autorité, 450. — C'était l'unique voie par laquelle nos pères jugeaient toutes les actions civiles et criminelles, les incidents et les interlocutoires, ibid. — Avait lieu pour une demande de douze deniers. 451 ,

— Quelles armes on y employait , ibid. — Mœurs qui lui étaient relatives, 452. —Était fondé sur un corps de jurisprudence, 453. — Auteurs à consulter pour en bien connaître la jurisprudence, 453. — Règles juridiques qui s'y observaient, ibid. et suiv. — Précautions que l'on prenait pour maintenir l'égalité entre les combattants, ibid. — Il y avait des gens qui ne pouvaient l'offrir ni le recevoir : on leur donnait des champions , ibicL — Détail des cas où Une pouvait avoir lieu, 454. — Ne laissait, pas d'avoir de grandsavantages,mêmedansl'ordrectvil,ï&id. — Les femmes ne pouvaient l'offrir à personne sans nommer leur champion ; maison pouvait les y appeler sans ces formalités, ibid.

— A quel âge on pouvait y appeler et y être appelé , ibid. — L'accusé pouvait éluder le témoignage du second témoin de l'enquête, en offrant de se battre contre le premier, ibid. et suiv. — De celui entre une partie et un des pairs du seigneur, 455. — Quand , comment et contre qui il avait lien , en cas de défaut de droit, 457, et suiv. — Saint Louis est celui qui a commencé à l'abolir, 459. — Époque du temps où l'on a commencé à s'en passer dans les jugements , 460. Quand il avait pour cause l'appel de faux jugements , il ne faisait qu'anéantir le jugement, sans décider la question, 461, 462. — Lorsqu'il était en usage, il n'y avait point de ( (ndamnation de dépens, 462. —Répugnait à l'idée d'une partie publique, 463. — Cette façon déjuger demandait trèspiude suh'isance dans ceux qui jugeaient, 468.

Comédie. Point de vue sous lequel ce spectacle s'est présenté à Rica, 19, 20. — En quoi consiste son grand art , 698.

Comédiennes. Il était défendu à Rome aux ingénus de les épouser, 401.

Comices par tribus. Devenus tumultueux , 147. Leur origine : ce que c'était à Rome , 275.

Commentateurs. Peuvent se dispenser d'avoir du bon sens, 92.

Commerce. Quand "on doit l'interrompre de nation à nation , 64, 65. — Fleurit à proportion de la population, 8r>. —Raisons pourquoi la puissance où il élève une nation n'est pas toujours de longue durée , 133.— Et les arts étaient réputés , chez les Romains, des occupations serviles, 149. — Comment une nation vertueuse le doit faire , pour ne pas se corrompre par la fréquentation des étrangers , 208. — Les Grecs regardaient la profession de tout bas commerce comm« infâme, et par conséquent comme indigne du citoyen, 209. — Vertus qu'il inspire au peuple qui sTy adonne : comment on en peut maintenir l'esprit dans une démocratie, 213, 214. —Doit être interdit aux nobles dans une aristocratie, 216. — Doit être favorisé dans une monarchie; mais il est contre l'espritdece gouvernement que les nobles le fassent ; il suffit que les commerçants puissent espérer de devenir nobles , 217, 355. — Est nécessairement borné dans un État despotique , 222. — Est-il diminué par le trop grand nombre d'habitants dans la capitale ? 238. — Causes , économie et esprit de celui d'Angleterre , 346 , 347 , 352.— Adoucit et corrompt les mœurs, 349.— Dans les pays où il règne, tout, jusqu'aux actions humaiues et aux vertus morales, se trafique. Il détruit le brigandage, mais il entretient l'esprit d'intérêt, 349.— Entretient la paix entre les nations, mais n'entretient pas l'union entre les particuliers , ibid.— Sa nature doit être réglée, ou même se règle d'elle-même par celle du gouvernement, 350.— Il y en a de deux sortes ; et celui de luxe et celui d'économie : à quelle nature de gouvernement chacune de ces espèces de commerce convient le mieux, ibid.— Le commerce d'économie force le peuple qui le fait à être vertueux. Exemple tiré de Marseille, 351.— Le commerce d'économie a fondé des États composés de fugitifs persécutés, ibid.— Il y a des cas où celui qui ne donne rien, celui même qui est désavantageux , est utile , ibid. — Ses intérêts doivent l'emporter sur les intérêts politiques , 352.— Moyens propres à abaisser les États qui font le commerce d'économie. Est-il bon d'en faire usage? ibid. — On ne doit, sans de grandes raisons , exclure aucune nation de son commerce , encore moins s'assujettir à ne commercer qu'avec une seule nation , ibid. — L'établissement des banques est bon pour le commerce d'économie seulement, ibid. — L'établissement des compagnies de négociants ne convient point dans la monarchie, souvent même ne convient pas dans les États libres, 353.— Ses intérêts ne sont point opposés à l'établissement d'un port franc dans les États libres. C'est le contraire dans les monarchies, 353. — Il ne faut pas, confondre la liberté du commerce avec celle du commerçant : celle du commerçant est fort gênée dans les États libres, et fort étendue dans les États soumis à un pouvoir absolu , ibid. -~ Quel en est l'objet , ibid. — Est-il bon de conlisquer les marchandises prises sur les ennemis , et de rompre tout commerce , soit passif, soit actif, avec eux? ibid. —La liberté en est détruite par les douanes, quand elles sont affermées, ibid. — Il est bon que la contrainte par corps ait lieu dans les affaires qui le concernent, 354. —Des lois qui en établissent la sûreté, ibid.— Des juges pour le commerce, 355. — Dans les villes où il est établi, il faut beaucoup de lois, et peu déjuges, ibid. — Il ne doit point être fait par le prince , ibid.— Celui des Portugais et des Castillans, dans les Indes orientales, fut ruiné quand leurs princes s'en emparèrent , ibid. — Il est avantageux aux nations qui n'ont besoin de rien, et onéreux à celles qui ont besoin de tout , 356 , 357. — Avantages qu'en peuvent tirer les peuples qui sont en état de supporter une grande exportation et une grande importation en même temps, ibid. — Pourquoi celui des Indes se fait et ne se fera jamais qu'avec de l'argent, 357. — Rend utiles les choses superflues, et les choses utiles nécessaires, ibid. — Considéré dans les révolutions qu'il a eues dans le monde, ibid.— Pour-

TABLE ANALYTIQUE

quoi , malgré les révolutions auxquelles il est sujet, sa nature est irrévocablement fixée dans certains Étals, comme aux Indes, ibid.— Pourquoi celui qui se fait en Afrique est et sera toujours avantageux, 357. — r Raisons physiques des causes qui en maintiennent la balance entre les peuples du nord et ceux du midi , ibid, -*• Différence entre celui des anciens et celui d'aujourd'hui, 358. — Fuit l'oppression et cherche la liberté : c'est une des principales causes des différences qu'on trouve entre celui des anciens et le nôtre , ibid, — Sa cause et ses effets, ibid, — Celui des anciens, ibid. — Comment et par où il se faisait autrefois dans les Indes, ibid. — Quel était autrefois celui de l'Asie : comment et par où il se faisait, ibid. et suiv. — Nature et étendue de celui des Tyriens , 359. -— Combien celui des Tyriens tirait d'avantages de l'imperfection de la navigation des ancien*, ibid. —Étendue et durée de celui des Juifs, ibid. — Nature et étendue de celui des Égyptiens, ibid. —De celui des Phéniciens, ibid. — Nature de celui des Grecs avant et depuis Alexandre , 361. —^ Celui d'Athènes fut plus borné qu'il n'aurait dû l'être, ibid. —De Corinthe, ibid. — De la Grèce avant Homère, ibid. — Révolution que lui occasionna la conquête d'Alexandre, 362. — Préjugé singulier qui empêchait et qui empêche encore les Perses de faire celui des Indes, ibid.— De celui qu'Alexandre avait projeté d'établir, ibid. — De celui des rois grecs après Alexandre, 363 et suiv. — Comment et par où on le lit aux Indes , après Alexandre , 364. — Celui des Grecs et des Romains aux Indes n'était pas si étendu , mais était plus facile que le nôtre, 365. — Celui de Carthage, 367 et suiv. — La constitution politique , le droit civil , le droit des gens , et l'esprit de la nation , chez les Romains , étaient opposés au commerce, 370. — Celui des Romains avec l'Arabie et les Indes , 37 1. — Révolution qu'y causa la mort d'Alexandre, 371 , 372. —r Intérieur des Romains , 372. — De celui de l'Europe , après la destruction des Romains en Occident, ibid. — Loi des Wisigoths, contraire au commerce, ibid. — Autre loi du même peuple, favorable au commerce, ibid. — Comment se fit jour en Europe à travers la barbarie, 373 et suiv. — Sa chute, et les malheurs qui l'accompagnèrent dans les temps de barbarie , eurent pour cause la philosophie d'Aristote et les rêveries des scolastiques, ibid. — Ce qu'il devint depuis l'établissement des Romains en Orient, ibid.— Les lettres de change l'ont arraché des bras de la mauvaise foi pour le faire rentrer dans le sein de la probité , ibid. — A qui l'on doit cet avantage , 374. -r Lois fondamentales de celui de l'Europe , 375. — Projets proposés par l'auteur sur celui des Indes, 377. — Dans quel cas il se fait par échange, 378. —Dans quelle proportion il se fait, suivant les différentes positions des peuples qui le font ensemble , ibid. — On en devrait bannir les monnaies idéales , 379. — Croit par une augmentation successive d'argent, et par de nouvelles découvertes de terres et de mers 381. — Pourquoi ne peut fleurir en Moscovie, 387. —Le nombre des fêtes, dans les pays qu'il maintient, doit être proportionné ta ses besoins, 413. Commerce d'économie. Ce que c'est : dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux, 350. — Des peuples qui ont fait ce commerce, 351. — Doit souvent sa naissance à la violence et à la vexation , ibid. — Il faut quelquefois n'y rien gagner, et même y perdre , pour y gagner beaucoup , ibid. — Comment on l'a quelquefois gêné, 352. — Les banques sont un établissement qui lui est propre, ibid. — On peut, dans les États où il se fait, établir un port franc, 353. Commerce de luxe. Ce que c'est : dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux , 350. — Il ne lui faut point de banques, 352. — Il ne doit avoir aucuns privilèges , 353.

Commissaires. Ceux qui sont nommés pour juger les particuliers ne sont d'aucune utilité au monarque, sont injustes et funestes à la liberté des sujets , 290. Commohe. Succède à Marc-Aurèle , 164. —Ses rescrits ne devraient pas se trouver dans le corps des lois romaines, 478. Communauté de biens. Est plus ou moins utile dans les différents gouvernements, 2H

Communes. Il n'en était point question aux assemblées de la

nation sous les deux premières races de nos rois , 444. Communion. Était refusée à ceux qui mouraient sans avoir

donné une partie de leurs biens à l'Église, 467. Comnknïï (Andronic). Voyez Andronic. — (Alexis). Voyez Alexis. -^ (Jean). Voyez Jean. — (Manuel). Voyez Manuel.

Compagnies de négociants. Ne conviennent presque jamais dans une monarchie ; pas toujours dans les republiques 353. — Leur utilité , leur objet , ibid. — Ont avili l'or et l'argent, 377.

Compagnon. Ce que Tacite appelle ainsi chez les Germains : c'est dans les usages et les obligations de ces compagnons qu'il faut chercher l'origine du vasselage, 479, 489. Compilateurs. Sont, de tous les auteurs, les plus méprisables •

leurs occupations , 44 , 45.

Compositions. Tarif de celles que les lois barbares avaient établies pour les différents crimes, suivant la qualité des différentes personnes, 440, 451. —Leur grandeur seule constituait la différence des conditions et des rangs, 440, 492 et suiv.— Quand on commença à les régler plutôt par l'es coutumes que par le texte des lois, 445. — L'auteur entre dans le détail de la nature de celles qui étaient en usage chez les Germains, chez les peuples sortis de Germanie pour conquérir l'empire romain, afin de nous conduire par la main à l'origine des justices seigneuriales, 492 et suiv. — A qui elles appartenaient : pourquoi on appelait ainsi les satisfactions dues, chez les barbares, par les coupables, à la personne offensée ou à ses parents, ibid.— Les rédacteurs des lois barbares crurent en devoir fixer le prix, et le firent avec une précision et une finesse admirables, 493. — Ces règlements ont commencé à tirer les Germains de l'état de pure nature, ibid. — Étaient réglées suivant la qualité de l'offensé, ibid. — Formaient, sur la tète de ceux en faveur de qui elles étaient établies , une prérogative proportionnée au prix dont le tort qu'ils éprouvaient devait être réparé, ibid. — En quelles espèces on les payait, ibid. — L'offensé était le maitre, chez les Germains, de recevoir la composition ou de la refuser, et de se réserver sa vengeance : quand on commença à être obligé de la recevoir, 495. — On en trouve, dans le code des lois barbares , pour les actions involontaires, ibid. — Celles qu'on payait aux vassaux du roi étaient plus fortes que celles qu'on payait aux hommes libres, 510.

Comte. Était supérieur au seigneur, 453. —Différence entre sa juridiction, sous la seconde race, çt celles de ses officiers, 457, 458. — Les jugements rendus dans sa cour ne ressortissaient point devant les missi dominici , 458. — Renvoyait au jugement du roi les grands qu'il prévoyait ne pouvoir pas réduire à la raison, ibid. — On était autrefois obligé de réprimer l'ardeur qu'ils avaient déjuger et de faire juger, ibid. — Leurs fonctions sous les deux premières races, 486. — Comment et avec qui ils allaient à la guerre dans les commencements de la monarchie , 490 et suiv. — Quand menait les vassaux des leudes à la guerre , 490. — Sa juridiction a la guerre, 491.'— C'était un principe fondamental de la monarchie , que le comte réunit sur sa tête et la puissance militaire et la juridiction civile; et c'est dans ce double pouvoir que l'auteur trouve l'origine des justices seigneuriales , ibid . et suiv. — Pourquoi ne menait pas à la guerre les vassaux des évêques et des abbés , ni les arrière-vassaux des leudes, ibid. — Étymologie de ce mot, ibid. — N'avaient pas plus de droit dans leurs terres que les autres seigneurs dans la leur, ibid.— Différence entre eux et les ducs, 492.— Quoiqu'ils réunissent sur leur tête les puissances militaire, civile et fiscale, la forme des jugements les empêchait d'être despotiques; quelle était cette forme, ibid. — Leurs fondions étaient les mêmes que celles du gravion et du centenier, ibid. — Combien il lui fallait d'adjoints pour juger, ibid. — Commencèrent peu après le règne de Ciovis à se procurer par argent la perpétuité de leurs offices , qui , par leur nature , n'étaient qu'annuels : exemple de la perfidie d'un fils envers son père, 503, 504. — Quand leurs offices com-

TABLE ANALYTIQUE

mencèrent à devenir héréditaires et attachés à des liefs , 623, 524.

Comtés. Ne furent pas donnés à perpétuité en même temps que les liefs, 509.

Concina (le P.). A fait une violente sortie contre Montesquieu,

Concubinage. Contribue peu à la propagation : pourquoi, 393. — Il est plus ou moins flétri, suivant les divers gouvernements , et suivant que la polygamie ou le divorce sont permis ou , défendus , 393 , 394. — Les lois romaines ne lui avaient laissé de lieu que dans le cas d'une très-grand e corruption de mœurs , 364.

Condamine (la), recommandé à Cerati et Niccolini, 673.

Condamnation de dépens. N'avait point lieu autrefois en France en cour laie : pourquoi, 452.

Condamnés. Leurs biens étaient consacrés à Rome : pourquoi,

Conditions. En quoi consistaient leurs différences chez les Francs, 441.

Confesseurs. Les héritiers les aiment moins qu'ils n'aimen t les médecins, 39. — Des rois. Leur rôle est difiicile à soutenir sous un jeune prince, 73. — Sage conseil qu'ils devraient bien suivre , 256.

Confiscations. Fort utiles et justes dans les États despotiques : pernicieuses et injustes dans les États modérés , 222. — Voyez Juifs.

Confiscation des 7narchandises. Loi excellente des Anglais sur cette matière , 353.

Confrontation des témoins avec l'accusé. Est une formalité requise par la loi naturelle , 423.

Confucius. Sa religion n'admet point Pimmorlalité de l'âme, et tire de ce faux principe des conséquences admirables pour la société, 412.

Conjuration contre César, 153 et suiv.

Conjurations fréquentes dans les commencements du règne d'Auguste, 152, 153.

Conquérants. Causes de la dureté de leur caractère, 231. — Leurs droits sur le peuple conquis, 256, 257. — Voyez Conquêtes. -«-Jugement sur la générosité prétendue de quelquesuns, 263.

Conquêtes. Droit qu'elles donnent , 65. —Des Romains , lentes dans les commencements , mais continues , 127. — Plus difficiles à conserver qu'à faire, 135. — Quel en est l'objet, 292. — Lois que doit suivre un conquérant, 256 et suiv. — Erreurs dans lesquelles sont tombés nos auteurs sur le droit public , touchant cet objet. Ils ont admis un principe aussi faux qu'il est terrible, et en ont tiré des conséquences encore plus terribles , 257. — Quand elle est faite, le conquérant n'a plus droit de tuer : pourquoi , ibid. — • Son objet n'est point la servitude, mais la conservation : conséquences de ce principe, ibid. — Avantages qu'elle peut apporter au peuple conquis, 258. — (Droit de). Sa délinition, ibid. — Bel usage qu'en firent le roi Gélon et Alexandre, ibid. — Quand et comment les républiques en peuvent faire, 259. — Les peuples conquis par une république sont dans l'état le plus triste , ibid. — Comment on doit traiter le peuple vaincu , ibid. et suiv. — Moyens de la conserver, 263. — Conduite que doit tenir un État despotique avec le peuple conquis , ibid.

Conrad, empereur. Ordonna le premier que la succession des liefs passerait aux petits-enfants ou aux frères, suivant l'ordre de succession : cette loi s'étendit peu à peu pour les successions directes à l'infini , et pour les collatérales au septième degré, 524, 525.

Conscience (liberté de) , 58.

Conseil du prince. Ne peut être dépositaire des lois, Î98. — Ne doit point juger les affaires contentieuses : pourquoi, 230.

Conseils. Si ceux de l'Évangile étaient des lois, ils seraient contraires à l'esprit des lois évangéliques, 408.

Conservation. C'est l'objet général de tous les États, 264. Conspirations. Devenues plus difficiles qu'elles ne l'étaient chez les anciens : pourquoi, 180, I8ï. — Précautions que doivent apporter les législateurs dans les lois pour la révélation ies conspirations , 288.

Constance. Belle loi de cet empereur, 291.

Constant, petit-fils d'Héraclius, tué en Sicile, 181.

Constantin. Transporte le siège de l'empire en Orient, IG9. — Distribue du blé à Constantinople et à Rome, ibid. —Retire les légions romaines placées sur les frontières, dans l'intérieui des provinces : suite de cette innovation, 169, 170. — Changement qu'il apporta dans la nature du gouvernement , 235. — Abrogea presque toutes les lois contre le célibat, 401 et suiv. — C'est à ses idées sur la perfection que nous sommes redevables de la juridiction ecclésiastique , 402. — A quels motifs Zozime attribu» sa conversion , 410. — Il n'imposa qu'aux habitants des villes la nécessité de chômer le dimanche, 413. — Respect ridicule de ce prince pour les évêques,

Constantin, fils d'Héraclius. Empoisonné, 181.

Constantin Ducas (le faux). Punition singulière de ses crimes,

Constantin le barbu, fils de Constant. Succède à son père,

Constantinople. Causes de sa dépopulation, 78. — Les colonies n'y ont jamais réussi , 82. — Ainsi nommée du nom de Constantin, 169. — Divisée en deux factions , 177 et suiv. — Pouvoir immense de ses patriarches, 183. — Se soutenait, sous les derniers empereurs grecs, par son commerce , 185. — Prise par les croisés , 186. — Reprise par les Grecs, ibid. — Son commerce ruiné , 187. — Il y a oies sérails ou il ne se trouve pas une seule femme, 318.

Constantius. Envoie Julien dans les Gaules, 170.

Constitution. Comment reçue en France, 17 et 68

Consuls. Nécessité de ces juges pour le commerce, 355.

Consuls romains. Leur établissement, 126. — Par qui et pourquoi leur autorité fut démembrée, 273 et suiv. — Leur autorité et leurs fonctions. 276. — Quelle était leur compétence dans les jugements , ibid. — Avantage de celui qui avait des enfants sur celui qui n'en avait point , 400.

Contades. Bas courtisan , même à la mort , 426.

Conte persan , 94.

Contemplation. Il n'est pas bon pour la société que la religion donne aux hommes une vie trop comtemplative , 409.

Continence. C'est une vertu qui ne doit être pratiquée que par peu de personnes, 402.

Continence publique. Est nécessaire dans un État populaire ,

Contrainte par corps. Il est bon qu'elle n'ait pas lieu dans les affaires civiles ; il est bon qu'elle ait lieu dans les affaires de Commerce, 354.

Contrastes. Plaisent à l'âme, 591. — Il faut en mettre dans les attitudes, ibid.

Contumace. Comment était punie dans les premiers temps de la monarchie, 510.

Copies. Les Saxons appelaient ainsi ce que nos pères appelaien t Comtes, 49t.

Corinthe. Son heureuse situation, son commerce, sa richesse : la religion y corrompit les mœurs. Fut le séminaire de s courtisanes, 361. — Sa ruine augmenta la gloire de Marseille,

Coriolan. Sur quel ton le sénat traite avec lui, 134.

Corneille. Différence entre ce poète et Racine, 629.

Cornéliennes. Voyez Lois cornéliennes.

Corps. Sur la cause de leur pesanteur, 565 et suiv. — Sur la cause de leur transparence, 567.

Corps législatif. Quand, pendant combien de temps, par qui doit être assemblé , prorogé et renvoyé , dans un État libre,

Corps (les grands). S'attachent trop aux minuties, 74.

Corruption. De combien il y en a de sortes, 233. — Combien elle a de sources dans une démocratie : quelles sont ces sources, 245. — Ses effets funestes, 249.

Cosnies. Magistrats de Crète. Vice dans leur institution , 206, Coucy (le sire de). Ce qu'il pensait de la force des Anglais,

Coups de bâton. Comment punis par les lois barbares. 161.

Cour. On ne peut pas y être sincère impunément , r> , o.

Courage guerrier. Sa définition , 130

coc

TABLE ANALYTIQUE

Couronne. Les lois et les usages des différents pays en règlent différemment la succession ; et ces usages, qui paraissent injustes à ceux qui nejugent que sur les idées de leur pays, sont fondés en raison, 424. — Ce n'est pas pour la famille régnante qu'on y a fixé la succession, mais pour l'intérêt de l'État, 430.

— Son droit ne se règle pas comme les droits des particuliers : el le est soumise au droit politique ; les droits des particuliers le sont au droit civil , ibid. — On en peut changer l'ordre de succession , si celui qui est établi détruit le corps politique pour lequel il a été établi , 432. — La nation a droit d'en exclure , et d'y faire renoncer, ibid.

Couronne de France. C'est par la loi salique qu'elle est affectée aux mâles exclusivement , 533. — Il est ridicule de citer sa ligure ronde pour fonder quelque droit du roi , 47G , 477.

— Était élective sous la seconde race, 515. — Le droit d'aînesse ne s'y est établi que quand il s'est établi dans les liefs , après qu'ils sont devenus perpétuels, 526. — Pourquoi les filles en sont exclues, tandis qu'elles ont droit à celle de plusieurs autres royaumes , 527.

Courouc. Ordre qui se publie en Perse pour empêcher qu'aucun homme ne se trouve sur le passage des femmes de qualité , 30.

Cours des princes. Combien ont été corrompues dans tous les temps, 201.

Courtisans. Leur avidité, 84. —Les pensions qu'ils obtiennent sont onéreuses aux peuples, ibid. — Ordonnance plaisante à ce sujet, ibid. —Peinture admirable de leur caractère, 201.

— En quoi, dans une monarchie, consiste leur politesse : cause delà délicatesse de leur goût, 205. — Différence essentielle entre eux et les peuples, 292.

Courtisanes. Il n'y a qu'elles qui puissent dépenser sans danger à Venise, 239. — Corinthe en était le séminaire, 361. — Leurs enfants sont-ils obligés , par le droit naturel , de nourrir leurs pères indigents? 423 , 424.

Cousins germains. Pourquoi le mariage entre eux n'est pas permis, 428. — Étaient autrefois regardés et se regardaient eux-mêmes comme frères, ibid. — Pourquoi et quand le mariage fut permis entre eux à Rome, ibid. not 5. — Chez quels peuples leurs mariages doivent être regardés comme incestueux , 429.

Coutumes. Celles des différentes provinces de France sont tirées, en partie, du droit romain ; leur multiplicité, 68. — Anciennes. Combien il est important pour les mœurs de les conserver, 214. — De France. L'ignorance de l'écriture , sous les règnes qui suivirent celui de Charlemagne, lit oublier les lois barbares , le droit romain et les capitulaires , auxquels on substitua les coutumes , 444 , 445. — Pourquoi ne prévalurent pas sur le droit romain dans les provinces voisines de l'Italie , 445. — Il y en avait dès la première et la seconde race ; elles n'étaient pas la même chose que les lois des peuples barbares, preuves : leur véritable origine, ibid. — Quand commencèrent à faire plier les lois sous leur autorité , ibid. — Ce serait une chose inconsidérée de les vouloir toutes réduire en une générale , 464. — Leur origine ; les différentes sources où elles ont été puisées : comment, de particulières qu'elles étaient pour chaque seigneurie, sont devenues générales pour chaque province : quand et comment ont été rédigées par écrit et ensuite réformées , 469 et suiv. — Contiennent beaucoup de dispositions tirées du droit romain , 470.

Coutumes de Bretagne. Tirent leur source des assises de Geoffroi, duc de cette province, 469.

Coutumes de Champagne. Ont été accordées par le roi Thibaut , 469.

Coutumes de Montfort. Tirent leur origine des lois du comte Simon , 469.

Coutumes de Normandie. Ont été accordées par le duc Raoul,

Crafstman. Journal anglais , 629.

Crainte. Est un des premiers sentiments de l'homme en état de nature , 19 1 . — A fait rapprocher les hommes , et a formé les sociétés, 191, 192. — Est le principe du gouvernement despotique , 202 , 203 , 220.

Ciussus s'unit d'intérêts avec Pompée et César, 151.

Créanciers. Quand commencèrent à être plutôt poursuivis à Rome par leurs débiteurs , qu'ils ne poursuivaient leurs débiteurs, 289, 290.

Création. Est soumise à des lois invariables, 190. — Ce que l'auteur en dit prouve-t-il qu'il est athée? 530.

Créature. La soumission qu'elle doit au créateur dérive d'une loi antérieure aux lois positives, 190.

Crébillon. Le seul qui sache bien exciter la véritable passion de la tragédie, 623.— Comparé au Guerchm, 624.

Crédit. Moyens de conserver celui d'un État, ou de lui en procurer un , s'il n'en a pas , 388 , 389.

Crémutius Cordus. Injustement condamné , sous prétexte de crime de lèse-majesté , 286.

Crète. Ses monuments antiques, 1 17. — Ses lois ont servi d'original à celles de Lacédémone , 207. La sagesse de ses lois la mit en état de résister longtemps aux efforts des Romains , ibid. — Les Lacédémoniens avaient tiré de la Crète leurs usages sur le vol , 475.

Cretois. Moyen singulier dont ils usaient avec succès pour maintenir le principe de leur gouvernement : leur amour pour la patrie, 248. — Moyen infâme qu'ils employaient pour empêcher la trop grande population , 397. — Leurs lois sur le vol étaient bonnes à Lacédémone, et ne valaient rien à Rome , 475.

Crillon. Sa bravoure lui inspire le moyen de concilier son honneur avec l'obéissance à un ordre injuste de Henri III,

Crimes. Quels sont ceux que les nobles commettent dans une aristocratie, 201. — Quoique tous publics de leur nature, sont néanmoins distingués relativement aux différentes espèces de gouvernement, ibid. — Combien de sortes on en distinguait à Rome, et par qui ils étaient jugés, 276etsuiv. — Peines qui doivent être infligées à chaque nature de crime, 281 , 282. — Combien il y en a de sortes, 282. — Ceux qui ne font que troubler l'exercice de la religion doivent être renvoyés dans la classe de ceux qui sont contre la police , ibid. — Ceux qui choquent la tranquillité des citoyens sans en attaquer la sûreté ; comment doivent être punis , ibid. — Peines contre ceux qui attaquent la sûreté publique, ibid. — Les paroles doivent-elles être mises au nombre des crimes? 285. — On doit en les punissant respecter la pudeur, 286. — Dans quelle religion on n'en doit point admettre d'inexpiables , 410. — Tarif que la loi salique imposait pour leur punition , 440. — On s'en purgeait, dans les lois barbares autres que la loi salique , en jurant qu'on n'était pas coupable , et en faisant jurer la même chose à des témoins en nombre proportionné à la grandeur du'erime, 446. — N'étaient punis par les lois barbares que par des peines pécuniaires ; il ne fallait point alors de partie publique , 463 et suiv. — Les Germains n'en connaissaient que deux capitaux, la poltronnerie, et la trahison , 492.

Crimes cachés. Quels sont ceux qui doivent être poursuivis,

Crimes capitaux. On en faisait justice chez nos pères par le combat judiciaire, qui ne pouvait se terminer par la paix,

Crimes contre Dieu. C'est à lui seul que la vengeance en doit être réservée , 282.

Crimes contre la pureté. Comment doivent être punis, 282.

Crime contre nature. Il est horrible , très-souvent obscur, et trop sévèrement puni : moyens de le prévenir, 283 , 284. — Quelle en est la source parmi nous , ibid.

Crime de lèse-majesté. Par qui et comment doit êtrejugé dans une république , 229. — Voyez Lèse-majesté.

Criminels. Pourquoi il est permis de les faire mourir, 308. — A quels criminels on doit laisser des asiles , 416 , 417. — Le3 uns sont soumis à la puissance de la loi , les autres à son autorité , 432.

Critique. Préceptes que doivent suivre ceux qui en font profession, et surtout le gazetier ecclésiastique , 546 et suiv.—

Croisades (origine des), 188. —Apportèrent la lèpre dans nos climats. Comment on l'empêcha de gagner la masse du peuple, 304. — Servirent de prétexte aux ecclésiastiques pour

TABLE ANALYTIQUE

attirer toutes sortes de matières et de personnes à leurs tribunaux , 466 , not. 5.

Croisés. Font la guerre aux Grecs , et couronnent empereur le comte de Flandre, 186. — Possèdent Constantinople pendant soixante ans ,187.

Cromwell. Ses succès empêchèrent la démocratie de s'établir en Angleterre, 199.

Cuivre. Différentes proportions de la valeur du cuivre à celle de l'argent, 380, 386, 387.

Culte. Sa magnificence attache à la religion , 416. — Le soin de rendre un culte à Dieu est bien différent de la magnificence de ce culte ,418. — A beaucoup de rapport à la constitution de l'État, ibid.

Culture des terres. N'est pas en raison de la fertilité , mais en raison de la liberté , 326. — La population est en raison de la culture des terres et des arts , 328. — Suppose des arts , des connaissances , et la monnaie , 329.

Cumes. Fausses précautions que prit Aristodème pour se conserver la tyrannie de cette ville, 260. — Combien les lois criminelles y étaient imparfaites, 281.

Curies. Ce que c'était à Rome ; à qui elles donnaient le plus d'autorité , 274.

Cynète. Les peuples y étaientplus cruels que danstoutle reste de la Grèce , parce qu'ils ne cultivaient pas la musique , 209 ,

Cynocéphales (journée des). Où Philippe est vaincu par les Étoliens unis aux Romains, 137-

Cyrus. Fausses précautions qu'il prit pour conserver ses conquêtes , 260.

Czar. Est despotique, 34. Voyez Pierre Ier.

Czarine (la feue). Injustice qu'elle commit sous prétexte du crime de lèse-majesté , 286.

Dagorert. Pourquoi fut obligé de se défaire de l'Austrasie en faveur de son fils , 507. — Ce que c'était que sa chaire , 528.

D'Aiguillon (duchesse). Lettres à , 670.

D'Alemrert. Montesquieu a envie de le voir de l'académie, 661, — Lettres à, 669.

Dames {les). Ne se souviennent pas de tous les chevaliers, 669.

Danois. Leurs troupes de terre , presque toujours battues par celles de Suède , depuis près de deux siècles , 172. — Conséquences funestes qu'ils tiraient du dogme de l'immortalité de l'âme, 412.

Danse. Chez les Romains n'était point un exercice étranger à l'art militaire , 128.

Dantzick. Profits que cette ville tire du commerce de blé qu'elle fait avec la Pologne, 352.

Darius. Ses découvertes maritimes ne lui furent d'aucune utilité pour le commerce , 362.

Dâvila. Mauvaise raison de cet auteur touchant la majorité de Charles IX, 477.

Débiteurs. Comment devraient être traités dans une république, 289 et 'suiv. — Époque de leur affranchissement de la servitude à Rome : révolution qui en pensa résulter, 290.

Décadence. De la grandeur romaine : ses causes , 146 et suiv.

— 1° Les guerres dans les pays lointains, ibid. et suiv. — 2° La concession du droit de bourgeoisie romaine à tous les alliés, 447. — 3° L'influence de ses lois dans son état de grandeur, 148. — 4° Dépravation des mœurs, ibid. et suiv. — 5° L'abolition des triomphes, 157. — 6° Invasion des barbares dans l'empire, 167 et suiv. — 7° Troupes de barbares auxiliaires incorporées en trop grand nombre dans les armées romaines, 171 et suiv. — Comparaison des causes générales de la grandeur de Rome avec celles de sa décadence, ibid. et suiv. — De Rome : imputée par les chrétiens aux païens, et par ceux-ci aux chrétiens, 173.

Dèce, empereur. Périt par la trahison de Gallus, 167. Décemvirs. Préjudiciables à' l'agrandissement de Rome, 127.

— Pourquoi établirent des peines capitales contre les auteurs de libelles et contre les poètes , 234. — Leur origine , leur maladresse et leur injustice dans le gouvernement :

causes de leur chute, 274 et suiv. — II y a, dans la loi des Douze Tables, plus d'un endroit qui prouve leur dessein de choquer l'esprit de la démocratie , 289 , 290.

Décimaires. Voyez Lois décimaires.

Décisionnaires. Leur portrait, 51.

Déconfès. Ce que c'était : étaient punis par la privation de la communion et de la sépulture , 467.

Décrétâtes. Ont pris , en France , la place des lois du pays . 68.

— On en a beaucoup inséré dans les recueils des canons, 444 not. I. — Comment on en prit les formes judiciaires plutôt que celles du droit romain 466. — Sont, à proprement parler, des rescrits des papes, et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation : pourquoi , 477.

Défaute de droit. Ce que c'était , 457. — Quand , comment et contre qui donnait lieu au combat judiciaire, 458, 459. — Voyez Appel de défaute de droit.

Deffand (la marquise du). Lettres à, 660 , 661 , 665.

Défontaines. C'est chez lui qu'il faut chercher la jurisprudence du combat judiciaire, 453. — Passage de cet auteur, mal entendu jusqu'ici, expliqué, 461, not. 6. — Pour quelles provinces il a travaillé, 465. — Son excellent ouvrage est une des sources des coutumes de France , 470.

Déisme. Quoiqu'il soit incompatible avec le spinosisme, le gazetier ecclésiastique ne laisse pas de les cumuler sans cesse sur la tête de l'auteur : preuve qu'il n'est ni déiste, ni athée, 529 et suiv.

Délateurs. Commenta Venise ils font parvenir leurs délations, 216. — Ce qui donna naissance , à Rome , à ce genre d'hommes funestes, 231. — Établissement sage , parmi nous , à cet égard, ibid. — Voyez Accusateurs, Accusés, Accusations.

Délicatesse de goût. Source de celle des courtisans , 205.

Délos. Son commerce : sources de ce commerce : époques de sa grandeur et de sa chute , 369.

Déluge. Celui de Noé est-il le seul qui ait dépeuplé l'univers, 77.

Démenti. Origine de la maxime qui impose, à celui qui en a reçu un , la nécessité de se battre ,451.

Démétrius de Phalère. Dans le dénombrement qu'il fit des citoyens d'Athènes , en trouve autant dans cette ville esclave , qu'elle en avait lorsqu'elle défendit la Grèce contre les Perses , 200.

Démocratie. Quelles sontles lois qui dérivent de sa nature, 193.

— Ce que c'est, ibid. — Quelles en sont les lois fondamentales, ibid. — Quel est l'état du peuple dans ce gouvernement, ibid. — Le peuple y doit nommer ses magistrats et le sénat , 194. — D'où dépend sa durée et sa prospérité, ibid. — Les suffrages ne doivent pas s'y donner comme dans l'aristocratie, ibid. — Les suffrages du peuple y doivent être publics, ceux du sénat secrets : pourquoi cette différence, 195.

— Comment l'aristocratie peut s'y trouver mêlée , ibid. — Quand elle est renfermée dans le corps des nobles , ibid. — La vertu en est le principe , 1 99. — Pourquoi n'a pu s'introduire en Angleterre , ibid. — Pourquoi n'a pu revivre à Rome, après Sylla, 200. — Les politiques grecs ont eu sur son principe des vues bien plus justes que les modernes, ibid. — Ce que c'est que cette vertu, 201. — La vertu est singulièrement affectée à ce gouvernement, 206, 207. — La vertu doit y être le principal objet de l'éducation : manière de l'inspirer aux enfants, 207. — Quels sont les attachements qui doivent y régner sur le cœur des citoyens, 21 1 . — Comment on y peut établir l'égalité, ibid. — Comment on y doit fixer le cens, pour conserver l'égalité morale , 213. — Comment les lois y doivent entretenir la frugalité, ibid. — Dans quel cas les fortunes peuvent y être inégales sans inconvénient , ibid. — Moyens de favoriser le principe de ce gouvernement , 214. — Les distributions faites au peuple y sont pernicieuses , 216. — Le luxe y est pernicieux, 238. — Causes de la corruption de son principe, 245. — Point juste de l'égalité qui doit y être introduite et maintenue , ibid. et suiv. — Preuve tirée des Romains, 249. — Un État démocratique peut-il faire des conquêtes? quel usage il doit faire de celles qu'il a faites, 258, 259. — Le gouvernement y est plus dur que dans une monarchie : conséquences de ce principe, 259. — On croit communément que c'est le gouvernement on le peuple est le plus libre, 264. — Ce n'est point un État libre

TABLE ANALYTIQUE

par sa nature, 204. —Pourquoi on n'y empêche pas les écrits satiriques , 286. — Il n'y faut point d'esclaves , 307.— On y change les lois touchant les bâtards, suivant les différentes circonstances , 394.

Denham (Iady). Son aventure au bal, 630. Denier. Révolutions que cette monnaie essuya dans sa valeur à

Rome, 386.

Deniers. Distributions par les triomphateurs, 162, 163.— Publics. Qui , de la puissance exécutrice ou de la puissance législative, en doit fixer la quotité et en régler la régie dans un État libre? 269.

Dénombrement des habitants de Rome, comparé avec celui qui fut fait par Démétrius de ceux d'Athènes, 130. — On en infère quelles étaient, lors de ces dénombrements, les forces de l'une et de l'autre ville, ibid.

Dénonciateurs. Voyez Accusateurs , Accusés, Accusations,

Délateurs.

Denys. Injustice de ce tyran , 285.

Denys le Petit. Sa collection des canons, 444, not. I. Denrées. En peut-on fixer le prix? 380. Dépens. Il n'y avait point autrefois de condamnation de dépens

en cour laie, 462.

Dépopulation de l'univers. Ses causes, 75 et suiv. — I. Combat des principes du monde physique, qui occasionne Ja peste, etc. 76 et suiv. — II. Religion mabométane, 77. — 1° Polygamie, ibid. — 2° Le grand nombre des ennuques, 78. — 3° Le grand nombre desililles esclaves qui servent dans les sérails, ibid. — III. Religion chrétienne, 79. — r Prohibition du divorce, ibid. et suiv. — 2° Célibat des prêtres et des religieux de l'un et de l'autre sexe, 80. —IV. Les mines de l'Amérique, 81. — V. Les opinions des peuples, ibid. — 1° La croyance que cette vie n'est qu'un passage, ibid. — 2° Le droit d'aînesse, i&id.— VI. Manière de vivre des sauvages, 81, 82. — i° Leur aversion pour la culture de la terre, 81 et suiv. — 2° Le défaut de commerce entre les différentes bourgades , ibid. — 3- L'avortement volontaire des femmes, ibid — VIL Les colonies, 82 et suiv. — VIII. La dureté du gouvernement, 83. — Comment on peut y remédier, 404. Dépôt des lois. Nécessaire dans une monarchie ; à qui doit être

confié, 198.

Derviches. Pourquoi sont en si grand nombre aux Indes , 303. Descartes. Fut accusé, ainsi que l'auteur de Y Esprit des Lois, d'athéisme, contre lequel il avait fourni les plus fortes armes, 549.

Déserteurs. La peine de mort n'en a point diminué le nombre ;

ce qu'il y faudrait substituer, 232.

Désertions. Pourquoi elles sont communes dans nos armées: Pourquoi elles étaient rares dans celles des Romains, 129. Désespoir. Égale la faiblesse à la force, 65. Désirs. Règle sûre pour en faire connaître la légitimité, 311. Despote. Ilest moins maître qu'un monarque , 56. — Dangers que son autorité outrée lui fait eourir, 57. — L'établissemen t d'unvizir est pour lui une loi fondamentale, 198. — Plusson empire est étendu , moins il s'occupe des affaires , ibid. — En quoi consiste sa principale force : pourquoi ne peut pas souffrir qu'il y ait de l'honneur dans ses États , 202. — Quel pouvoir il transmet à ses ministres, 203. —Avec quelle rigueur il doit gouverner, «Zut?.— Pourquoi n'est point obligé de tenir son serment, ibid. — Pourquoi ses ordres ne peuvent jamais être révoqués , ibid. — La religion peut être opposée à ses volontés , ibid. — Sa volonté ne doit trouver aucun obstacle, ibid. 223, 226. — Est moins heureux qu'un monarque, 218. — Il est les lois, l'État et le prince, 219. — Son pouvoir passe tout entier à ceux à qui il le confie , 222. — Ne peut récompenser ses sujets qu'en argent, 224. — Il peut être juge des crimes de ses sujets , 229. — Peut réunir sur sa tète le pontificat et l'empire : barrières qui doivent être opposées à son pouvoir spirituel ,419. Despotique,. S'il y a une puissance qui le soit à tous égards, 184. Despotisme. Est le tombeau de l'honneur, 61, 62. — Rapproche les princes de la condition des sujets, 69. — Ses inconvénients, 69 et suiv. — Il ne présente aux mécontents qu'une tête à abattre , 70. — Opère plutôt l'oppression des sujets que leur union , 148. — Le mal qui le limite est un bien , 197. — Loi

fondamentale de ce gouvernement, 198 — Pourquoi, Cm% les États où il règne, la religion a tact Je force, ibid. — Comment est exercé par le prince qui en est saisi , ibid. — Langueur affreuse dans laquelle il plonge le despote, ibid.

— Peut se soutenir sans beaucoup de probité, 199. — Quel en est le principe, 202 et suiv. —État déplorable ou il réduit les hommes, 203. —Horreur qu'inspire ce gouvernement, ibid. — Ne se soutient souvent qu'à force de répandre du sang, ibid. — Quelle sorte d'obéissance il exige de la part des sujets, ibid. — La volonté du prince y est subordonnée à la religion, ibid. — Quelle doit être l'éducation dans les États où il règne, 206. — L'autorité du despote et l'obéissance aveugle du sujet supposent de l'ignorance dans l'un et dans l'autre, ibid.— Les sujets d'un État ou il règne n'ont aucune vertu qui leur soit propre, ibid. — Comparé avec l'État monarchique, 218. — La magnanimité en est bannie : description de ce gouvernement, 219.— Comment les lois sont relatives à ses principes, ibid. —Portrait hideux et fidèle de ce gouvernement, du prince qui le tient en main , et des peuples qui y sont soumis, 219 et suiv. 318. — Pourquoi , tout horrible qu'il est, la plupart des peuples y sont soumis ,221.

— Il règne plus dans les climats chauds qu'ailleurs , 222. — La cession de biens ne peut y être autorisée , ibid. — L'usure y est comme naturalisée , ibid. — La misère arrive de toutes parts dans les États qu'il désole, ibid. — Le péculat y est comme naturel, ibid. —L'autorité du moindre magistrat y doit être absolue , ibid. — La vénalité des charges y est impossible, 225. — II n'y faut point de censeurs, 226. — Causes de la simplicité des lois dans les États ou il régne, ibid. — Il n'y a point de lois fixes que le juge doive appliquer, 227. — La sévérité des peines y convient mieux qu'ailleurs ,231. — Outre tout, et ne connaît point de tempérament, 233. — Désavantage de ce gouvernement, 236. — La question ou torture peut convenir dans ce gouvernement, ibid. — La loi du talion y est fort en usage, ibid. — La clémence y est moins nécessaire qu'ailleurs, 237. — Le luxe y est nécessaire, 239. — Pourquoi les femmes y doivent être esclaves, 241,318, 341.

— Les dots des femmes y doivent être à peu près nulles, 244.

— La communauté des biens y serait absurde, ibid. — Les gains nuptiaux des femmes y doivent être très-modiques, ibid. — C'est un crime contre le genre humain de vouloir l'introduire en Europe, 248. — Son principe même, lorsqu'il ne se corrompt pas , est la cause de sa ruine , ibid. — Propriétés distinctives de ce gouvernement, 2ôl . — Comment les États où il règne pourvoient à leur sûreté, 254. — Les places fortes sont pernicieuses dans les États despotiques , ibid.

— Conduite que doit tenir un État despotique avec le peuple vaincu, 263. — Objet général de ce gouvernement, 264.

— Moyens d'y parvenir, 265. — Il n'y a pomt d'écrits satiriques dans les États où il règne : pourquoi, 286. — Tribuls que le despote doit lever sur les peuples qu'il a rendus esclaves de la glèbe , 294. — Des lois civiles qui peuvent y mettre un peu de liberté, 296. — Les tributs y doivent être très-légers : les marchands y doivent avoir une sauvegarde personnelle, ibid. —On n'y peut pas augmenter les tributs, ibid. et suiv. — Nature des présents que le prince y peut faire à ses sujets; tributs qu'il peut lever, 297. — Les marchands n'y peuvent pas faire de grosses avances, ibid. — La régie des impôts y rend les peuples plus heureux que dans les États modères où ils sont affermés, 299. — Les traitants y peuvent être honorés, mais ils ne le doivent être nulle ' part ailleurs, ibid. — C'est le gouvernement où l'esclavage civil est le plus tolérable, 307. — Pourquoi on y a une grand»? facilité à se vendre, ibid. — Le grand nombre d'esclaves n'y est point dangereux, 312. — N'avait lieu en Amérique que dans les climats situés vers la ligne : pourquoi , 322 , 323. — Pourquoi règne dans l'Asie et dans l'Afrique, 323. — On n'y voit point changer les mœurs et les manières, 339. — Peut s'allier très-difficilement avec la religion chrétienne , très-bien avec la mahométane, 342. — Il n'est pas permis d'y raisonner bien ou mal, 348. — Ce n'est que dans ce gouvernement que l'on peut forcer les enfants à n'avoir d'autre profession que celle de leur père, 355. — Les choses n'y représentent jamais la monnaie qui en devrait être le signe, 378.

TABLE ANALYTIQUE

— Comment est gêné par le change, 387. — La dépopulation qu'il cause est-très difficile à réparer, 404. — S'il est joint à une religion contemplative, tout est perdu, 409. — Il est difficile d'établir une nouvelle religion dans un grand empire où il règne, 421 , 422. — Les lois n'y sont rien , ou ne sont qu'une volonté capricieuse et transitoire du souverain : il y faut donc quelque chose de lixe ; et c'est la religion qui est quelque chose de tixe, 422. — L'inquisition y est destructive comme le gouvernement , 426 — Les malheurs qu'il cause viennent de ce que tout y est incertain , 430.

Despréaux. Comparé au Dominiquin , 624.

Dettes. Toutes les demandes qui s'en faisaient à Orléans se vidaient par le combat judiciaire, 451 . — Il suffisait , du temps de saint Louis , qu'une dette fût de douze deniers pour que le demandeur et le défenseur pussent terminer leurs différends par le combat judiciaire, ibid. — Voyez Débiteurs, Lois, République, Rome, Solon.

Dettes de l'État. Sont payées par quatre classes de gens; quelle est celle qui doit être la moins ménagée , 388 , 389.

Dettes publiques. Il est pernicieux pour un État d'être chargé de dettes envers les particuliers : inconvénient de ces dettes, 388. — Moyens de les payer, sans fouler ni l'État ni les particuliers, ibid.

Deutéronome. Contient une loi qui ne peut être admise chez beaucoup de peuples , 288.

Devins. Leur secret, 39.

Dictateurs. Quand ils étaient utiles : leur autorité : comment ils l'exerçaient; sur qui elle s'étendait; quelle était sa durée et ses effets, 196, 275. — Comparés aux inquisiteurs d'État de Venise, 196.

Dictature. Son établissement, 145.

Dictionnaires. De l'Académie, 51. — On ne doit point chercher celui d'un auteur ailleurs que dans son livre même,

Dieu. Moyens sûrs de lui plaire, 30. — Ne peut violer ses promesses, ni changer l'essence des choses , 49. — Il a des attributs qui paraissent incompatibles aux yeux de la raison humaine , ibid. — Comment il prévoit les futurs contingents , 50. — On ne doit point chercher à en connaître la nature, ibid. — Est essentiellement juste , 58. — Fausse idée que quelques docteurs en donnent , ibid. — Il n'y a point de succession dans lui, 77. — Ses rapports avec l'univers, 190.

— Motifs de sa conduite, ibid. — La loi qui nous porte vers lui est la première par son importance, et non la première dans l'ordre des lois, 191. — Les lois humaines doivent le faire honorer, et jamais le venger, 282. — Les raisons humaines sont toujours subordonnées à sa volonté, 316. — C'est être également impie que de croire qu'il n'existe pas , qu'il ne se mêle point des choses d'ici-bas, ou qu'il s'apaise par des sacrifices , 418. — Veut que nous méprisions les richesses : nous ne devons donc pas lui prouver que nous les estimons, en lui offrant nos trésors , ibid. — Ne peut avoir pour agréable les dons des impies , ibid. — Ne trouve d'obstacles nulle part où il veut établir la religion chrétienne, 540, 541.

Dieux. Pourquoi on les a représentés avec une figure humaine, 40.

Digeste. Époque de la découverte de cet ouvrage : changements qu'il opéra dans les tribunaux, 467.

Dignités. Avec quelles précautions doivent être dispensées dans la monarchie , 247.

Dimanche. La nécessité de le chômer ne fut d'abord imposée qu'aux habitants des villes , 413.

Dîmes ecclésiastiques. Pépin en jeta les fondements , mais leur établissement ne remonte pas plus haut que Charlemagne , 513, 514. — A quelle condition le peuple consentit de les payer, 514.

Dioclétien. Introduit l'usage d'associer plusieurs princes à l'empire, 168.

Directeurs. Leur portrait, 31 , 32.

Discipline militaire. Les Romains réparaient leurs pertes en la rétablissant dans toute sa rigueur, 129. — Sylla la ruine, 149. — Adrien la rétablit : Sévère la laisse se relâcher, IG6. — Plusieurs empereurs massacrés pour avoir tenté de la rétablir, J66, IG7. — Tout à fait anéantie chez les Romains,

172. — Les barbares incorporés dans les armées romaines ne veulent pas s'y soumettre, ibid. — Comparaison de son ancienne rigidité avec son relâchement, ibid.

Disgrâce. Ne fait perdre en Europe que la faveur du prince : en Asie, elle entraine presque toujours la perte de la vie, 69, 70.

Disputes. Naturelles aux Grecs , 183 et suiv. — Opiniâtres en matière de religion, 184. — Quels égards elles méritent de la part des souverain* , ibid.

Distinctions. Celles des rangs établies parmi nous sont utiles : celles qui sont établies aux Indes par la religion sont pernicieuses, 413.

Distributions faites au peuple. Autant elles sont pernicieuses dans la démocratie , autant elles sont utiles dans l'aristocratie, 216.

Divination par l'eau d'un bassin, en usage dans l'empire grec,

Divinité. Voyez Dieu.

Division du peuple en classes. Combien il est important qu'elle soit bien faite dans les États populaires, 194.

Divisions. S'apaisent plus aisément dans un État monarchique que dans un républicain , 132. — Dans Rome, 144 et suiv.

Divorce. Favorable à la population, 77. — Sa prohibition donne atteinte à la fin du mariage , 79. — Différence entre le divorce et la répudiation , 320. — Les lois des Maldives et celles du Mexique font voir l'usage qu'on en doit faire, 321.

— A une grande utilité politique et peu d'utilité civile , ibid.

— Lois et usages de Rome et d'Athènes sur celte matière , ibid. et suiv. — N'est conforme à la nature que quand les deux parties, ou l'une d'elles, y consentent, 423. — C'est s'éloigner des principes des lois civiles que de l'autoriser pour cause de vœux en religion , 426.

Dogmes. Ce n'est point leur vérité ou leur fausseté qui les rend utiles ou pernicieux ; c'est l'usage ou l'abus que l'on en fait , 412. — Ce n'est point assez qu'un dogme soit établi par une religion , il faut qu'elle le dirige , ibid. Domaine. Doit être inaliénable : pourquoi, 429. — Était autrefois le seul revenu des rois : preuves , 487. — Comment ils le faisaient valoir, ibid.— On était bien éloigné autrefois de le regarder comme inaliénable , 509. — Louis le Débonnaire s'est perdu parce qu'il l'a dissipé , 519. Doma.t (M.). Il est vrai que l'auteur a commencé son livre

autrement que M. Domat n'a commencé le sien , 533. Domination. Les hommes n'en auraient même pas l'idée s'ils n'étaient pas en société, 191. — (Esprit de). Gâte presque toutes les meilleures actions, 467.

Domitien. Monstre de cruauté, 163. — Ses cruautés soulagèrent un peu les peuples, 203. — Pourquoi fit arracher les vignes dans la Gaule , 370.

Donations à cause de noces. Les différents peuples y ont apposé différentes restrictions, suivant leurs différentes mœurs, Don Quichotte. C'est le seul bon livre des Espagnols , 55. Dots. Quelles elles doivent être dans les différents gouvernements , 244.

Douaire. Les questions qu'il faisait naître ne se décidaient point par le combat judiciaire , 454. — Voyez Gains nuptiaux.

Douanes. Lorsqu'elles sont en ferme, elles détruisent la liberté du commerce et le commerce même, 353. — Celle de Cadix rend le roi d'Espagne un particulier très-riche dans un État très-pauvre, 377.

Droit. Diverses classes détaillées de celui qui gouverne les hommes : c'est dans ce détail qu'il faut trouver les rapports que les lois doivent avoir avec l'ordre des choses sur lesquelles elles statuent, 422.

Droit canonique. On ne doit pas régler sur ses principes ce qui est réglé par ceux du droit civil , 425. — Concourt avec le droit civil à abolir les pairs, 468. Droit civil. Ce que c'est, 192. — Gouverne moins les peuples qui ne cultivent point les terres , que le droit des gens , 329 , 330, 334. — De celui qui se pratique chez les peuples qui n>' cultivent point les terres, 329. — Gouverne les nations et les particuliers , 375. — Cas où l'on peut juger par ses pria-

clpes, on modifiant ceux du droit naturel ,' 423 , 424. — Les choses réglées par ses principes ne doivent point l'être par ceux du droit canonique , et rarement par les principes des lois de la religion ; elles ne doivent point l'être non plus par celles du droit politique , 425 et suiv. 429 , 430. — On ne doit pas suivre ses dispositions générales , quand il s'agit de choses soumises à des règles particulières tirées de leur propre nature , 433.

Droit coutumier. Contient plusieurs dispositions tirées du droit romain, 470.

Droit de conquête. D'où il dérive, quel en doit être l'esprit, 256 , 257 — Sa définition , ibid.

Droit de la guerre. D'où il dérive, 257.

Droit des gens. Quel il est, et quel en est le principe, 192. — Les nations les plus féroces en ont un , ibid. — Ce que c'est , 256. — De celui qui se pratique chez les peuples qui ne cultivent point les terres , 329. — Gouverne plus les peuples qui ne cultivent point les terres que le droit civil , 334. — De celui des Tartares : causes de sa cruauté, qui parait contradictoire avec leur caractère, 330.— Celui de Carthage était singulier, 366. — Les choses qui lui appartiennent ne doivent pas être décidées par les lois civiles et par les lois politiques, 431 , 432. — La violation de ce droit est aujourd'hui le prétexte le plus ordinaire des guerres, 458.

Droit des maris. Ce que c'était à Rome , 400.

Droit écrit (pays de). Dès le temps de redît de Pistes, ils étaient distingués de la France coulumière, 442. — Voyez Pays de droit écrit.

Droit naturel. 11 est, dans les pays despotiques, suhordonné à la volonté du prince , 203 , 204. — Gouverne les nations et les particuliers , 375. — Cas où l'on peut modifier ses principes, en jugeant par ceux du droit civil, 424.

Droit politique. En quoi consiste , 192. — Il ne faut point régler par ses principes les choses qui dépendent des principes du droit civil, et vice versa, 429. — Soumet tout homme aux tribunaux civils et criminels du pays où il est : exception en faveur des ambassadeurs , 431 , 432. — La violation de ce droit était un sujet fréquent de guerres , 458.

Droit public. Plus connu en Europe qu'en Asie , 64. — On en a corrompu tous les principes , ibid. — Ce que c'est , comment les peuples doivent l'exercer entre eux, ibid. — Les auteurs qui en ont traité sont tombés dans de grandes erreurs : causes de ces erreurs , 257.

Droit romain. Pourquoi à ses formes judiciaires on substitua celles des décrétales, 466. — Sa renaissance et ce qui en résulta : changements qu'il opéra dans les tribunaux, 467 et suiv. — Comment fut apporté en France : autorité qu'on lui attribua dans les différentes provinces, ibid. — Saint Louis le iit traduire , pour l'accréditer dans ses États : en fit beaucoup usage dans ses Établissements , 468. — Lorsqu'il commença à être enseigné dans les écoles, les seigneurs perdirent l'usage d'assembler leurs pairs pour juger, ibid. — On en a inséré beaucoup de dispositions dans nos coutumes, 470. — Voyez Lois romaines, Rome, Romains.

Droits honorifiques dans les églises. Leur origine, 515.

Droits seigneuriaux. Ceux qui existaient autrefois, et qui n'existent plus , n'ont point été abolis comme des usurpations , mais se sont perdus par négligence ou par les circonstances, 469. —Ne dérivent point, par usurpation, de ce cens chimérique que l'on prétend venir de la police générale des Romains : preuves, 489.

DïiUSiLLA. L'empereur Caligula, son frère, lui fait décerner

les honneurs divins, 161.

Dubos (l'abbé). Fausseté de son système sur l'établissement des Francs dans les Gaules : causes de cette fausseté , 441. — Son ouvrage sur Y Établissement de la monarchie française dans les Gaules semble être une conjuration contre la noblesse, 482, 483. — Donne aux mots une fausse signification, et imagine des faits pour appuyer son système, 485. — Abuse des capitulaires , de l'histoire et des lois , pour établir son faux système , ibid. — Trouve tout ce qu'il veut dans le mot cansus, et en tire toutes les conséquences qui lui plaisent, 487. — Idée générale de son livre : pourquoi, étant mauvais , il a séduit beaucoup de gens : pourauoi il est si gros, 498,

499. — Tout son livre roule sur un faux système : réfutation" de ce système , 498 et suiv. — Son système sur l'origine de notre noblesse française est faux et injurieux au sang de nos premières familles, et aux trois grandes maisons qui ont régné successivement sur nous, 500 et suiv. — Fausse interprétation qu'il donne au décret de Childebert , 502. — Son éloge et celui de ses autres ouvrages, 503.

Ducange. Erreur de cet auteur relevée , 498.

Duclos (Lettres à), 649, 659.

Ducs. En quoi différaient des comtes : leurs fonctions, 492. — Où on les prenait du temps des Germains : leurs prérogatives, 493. — C'était en cette qualité, plutôt qu'en qualité de rois, que nos premiers monarques commandaient les armées , 508.

Duels. Leur abolition louée : par qui, 40: — Quel en est le principe, 62. — Ils sont ordonnés par le point d'honneur, et punis par les lois, ibid. — Origine de la maxime qui impose la nécessité de tenir sa parole à celui qui a promis de se battre, 451. — Moyen plus simple d'en abolir l'usage, que ne sont les peines capitales, 453. — Voyez Combat judiciaire.

Duillius (le consul) gagne une bataille navale sur les Carthaginois, 134.

Dupiiv , fermier général , est pesant , et sa critique n'a pas assez de-poids pour mériter une réponse, fif>2.

Dukomus (le tribun M.) chassé du sénat; pourquoi, 145.

Eau bouillante. Voyez Preuve par Veau bouillante.

Ecclésiastiques. Agréments et désagréments de leur profession, 41. — Ils ont un rôle fort difficile à soutenir dans le monde, ibid. — Leur esprit de prosélytisme est souvent dangereux, 41 et suiv. — Voyez Clergé, Roi de France, Seigneurs. — La roideur avec laquelle ils soutinrent la preuve négative par serment, par la seule raison qu'elle se faisait dans les églises , fit étendre la preuve par le combat , contre laquelle ils étaient déchaînés, 4i8 et suiv. — Leurs entreprises sur la juridiction laie, 467. — Moyens par lesquels ils se sont. enrichis, ibid. — Vendaient aux nouveaux mariés la permission de coucher ensemble les trois premières nuits des noces. Pourquoi ils s'étaient réservé ces trois nuits plutôt que d'autres, ibid. —Les privilèges dont ilsjouissaient autrefois sont la cause de la loi qui ordonne de ne prendre des baillis que parmi les laïques , 469. — Loi sur les bénéfices qui les fait se battre entre eux , comme des dogues anglais, jusqu'à la mort, 471. — Déchiraient, dans les commencements de la monarchie , les rôles des taxes, 484. — Levaient des tributs réglés sur les serfs de leurs domaines . et ces tributs se nommaient census, ou cens , 488. — Les maux, causés par Brunehault et par Frédégonde ne purent être réparés qu'en rendant aux ecclésiastiques leurs privilèges , 505. — Origine des grands fiefs qu'ils possèdent en Allemagne, 517..

Échange. Dans quel cas on commerce par échange, 378.

Échcvins. Ce que c'était autrefois : respect qui était du à leurs décisions , 458. — Étaient les mêmes personnes que les juges et les rathimburges , sous différents noms , 492.

Écho. Discours sur sa cause, 560 et suiv'. — En quoi les philosophes diffèrent à ce sujet, 561.

École de l'honneur. Ou elle se trouye dans les monarchies,

Ecole militaire des Romains , 128.

Écrits. Quand et dans quels gouvernements peuvent être mis au nombre des crimes de lèse-majesté , 286.

Écriture. L'usage s'en conserva en Italie, lorsque la barbarie l'avait bannie de partout ailleurs; de là vient que les coutumes ne purent prévaloir, dans certaines provinces, sur le droit romain , 444, 445. — Quand la barbarie en fit perdre l'usage, on oublia le droit romain , les lois barbares et les capitulaires , auxquels on substitua les coutumes , 445. — Dans les siècles ou l'usage en était ignoré, on était forcé de rendre publiques les procédures criminelles , 462. — C'«s\ le témoin le plus sûr dont on puisse faire usage, 469.

TABLE ANALYTIQUE

Écriture sainte, Beaucoup interprétée, et fort peu éclaircie,

Écrivains mercenaires. Leur lâcheté, 105.

Édifices publics. Ne doivent jamais être élevés sur le fonds des particuliers , sans indemnité , 429.

Édile. Qualité qu'il doit avoir, 194.

Édit de Pistes. Par qui , en quelle année il fut donné : on y trouve les raisons pour lesquelles le droit romain s'est conservé dans les provinces qu'il gouverne encore, et a été aboli dans les autres , 442.

Edouard (lettre au prince), 649.

Éducation. Les lois de l'éducation doivent être relatives aux principes du gouvernement , 204. — Ce n'est point au collège que se donne la principale éducation dans une monarcliie, ïbid. — Quels en sont les trois principes dans une monarchie , ibid. — Sur quoi elle se porte dans une monarchie 205. — Doit , dans une monarchie , être conforme aux règles de l'honneur, ibid. — Quelle elle doit être dans les États despotiques, 206. — Différence de ses effets chez les anciens et parmi nous , ibid. — Nous en recevons trois aujourd'hui : causes des inconséquences qu'elles mettent dans notre conduite , ibid. — Quelle elle doit être dans une république, ibid. —Combien il dépend des pères qu'elle soit bonne ou mauvaise , 207. — Combien les Grecs ont pris de soin pour la diriger du côté de la vertu , ibid. — Comment Aristodème faisait élever les jeunes gens de Cumes , afin de leur énerver le courage , 260. — Les Perses avaient , sur l'éducation , un dogme faux , mais fort utile , 412 , 413.

'Egalité. Doit être l'objet de la principale passion des citoyens d'une démocratie : effets qu'elle y produit, 211. — Comment .on en inspire l'amour dans une république, ibid.— Personne "n'y aspire dans une monarchie , ni dans les États despotiques , ibid. — Comment doit être établie dans une démocratie, ibid. — Il y a des lois qui , en cherchant à l'établir, la rendent odieuse, 21 1 , 212. — On ne doit point chercher à l'établir strictement dans une démocratie, 213. —Dans quels cas peut être ôtée dans la démocratie, pour le bien de la démocratie , ibid. — Doit être établie et maintenue dans une aristocratie, entre les familles qui gouvernent : moyens û'y réussir, 217. — Dans quelles bornes doit être maintenue dans une aristocratie , 245. — Ce que c'est : cesse entre les hommes dès qu'ils sont en société, 246.

Egalité réelle. Est l'âme de la démocratie : très-difficile à établir; comment y suppléer, 213.

Éo.fga. Fit dresser par le clergé le code que nous avons des lois des Wisigoths , 439 , not. I.

Eglise. Effet que produit son histoire dans l'esprit de ceux qui la lisent , 92. — ( Gens d'). Méprisent les gens de robe et ceux d'épëe , et en sont méprisés , 28. — A quelle superstition est redevable des fiefs qu'elle acquit autrefois , 484, 485. — Quand commença à avoir des justices territoriales : comment elle les acquit., 496, 497. — Comment ses biens furent convertis en fiefs, 511.

Églises. La piété les fonda, et l'esprit militaire les fit passer entre les mains des gens de guerre , 51 1. —Les laïques s'en étaient emparés , sans que les évêques pussent faire usage des lois qui proscrivaient cet abus; autorité qui était restée aux évêques de ce temps-là : source de toutes ces choses , ibid. et suiv.

Êgloques. Pourquoi elles plaisent , même aux gens de qualité, 94.

| Er.MONT (comte d'). Est un des seigneurs pour lesquels Montesquieu a le plus d'estime , 638.

Egypte. N'a presque plus de peuple, 76. — Idée du gouvernement de ce royaume après la mort d'Alexandre, 138. — Mauvaise conduite de ses rois , ibid. — En quoi consistaient leurs principales forces, 138, 139 — Les Romains les privent des troupes auxiliaires qu'ils tiraient de la Grèce, 139. — Conquise par Auguste , 169. — Est le principal siège de la peste , 304. Est un pays formé par l'industrie des hommes , 327. —Quand et comment devint le centre de l'univers , 363. —Plan de la navigation de ses rois , 36 i et suiv. — Cas où il serait avantageux d'en préférer la route à celle du cap de Bonne Espérance, 365, 366. — Pourquoi son commerce aux

7or

Indes fut moins considérable que celui des Romains , 371.— Son commerce et sa richesse , après l'affaiblissement des Romains en Orient, 373. — C'est le seul pays, et ses environs, où une religion qui défend l'usage du cochon puisse être' bonne : raisons physiques, 414.

Égyptiens. Étaient soumis aux femmes, en l'honneur d'Isis, 26. — Leur pratique sur la lèpre a servi de modèle aux lois des Juifs touchant cette maladie, 304. — Nature et étendue de leur commerce, 359. - Ce qu'ils connaissaient des côtes orientales de l'Afrique, du temps de leurs rois grecs , 366. — Pourquoi avaient consacré certaines familles au sacerdoce, 417. — Leur stupide superstition, lorsque Cambyse les attaqua , prouve qu'il ne faut point décider par les préceptes de la religion, lorsqu'il s'agit de ceux de la loi naturelle , 425. — Épousaient leurs sœurs , en l'honneur d'Isis , 428. — Pourquoi le mariage entre le beau-frère et la bellesœur était permis chez eux, 429. — Le jugement qu'ils portèrent de Solon, en sa présence, appliqué à ceux qui rendent modernes les siècles anciens , 488.

Élections. Avantages de celles qui se font par Je sort dans les démocraties, 194 et suiv. — Comment Solon corrigea les défectuosités du sort, 195. — Pourquoi les r ois ont abandonné pendant quelque temps le droit qu'ils ont d'élire les évêques et les abbés, 514.

Élection à la couronne de France. Appartenait, sous la seconde race , aux grands du royaume : comment en usaient ,

Élection des papes. Pourquoi abandonnée par les empereurs au peuple de Rome ,514.

Éléens. Comme prêtres d'Apollon, jouissaient d'une paix éternelle : sagesse de cette constitution religieuse, 411. —

Empereur d'Allemagne. Ses possessions font un des plus puissants Etats de l'Europe, 69.

Empereurs romains. Étaient chefs nés des armées, 157. — Leur puissance grossit par degrés, ibid. — Les plus cruels n'étaient point haïs du bas peuple : pourquoi, I6ï. —Étaient proclamés par les armées romaines, 162. —Inconvénient de cette forme d'élection, ibid. — Tâchent en vain de faire respecter l'autorité du sénat, ibid. — Successeurs de Néron jusqu'à Vespasien , ibid. — Leur puissance pouvait paraître plus tyrannique que celle des princes de nos jours : pourquoi, 164. — Souvent étrangers : pourquoi, ibid. et suiv. — Meurtres de plusieurs empereurs de suite, depuis Alexandre jusqu'à Dèce inclusivement, 167. — Qui rétablissent l'empire chancelant, T68. — Leur vie commence à être plus en sûreté , ibid. — Mènent une vie plus molle et moins appliquée aux affaires, ibid. — Veulent se faire adorer, ibid. — Peints de différentes couleurs suivant les passions de leurs historiens, 170. — Plusieurs empereurs grecs haïs de leurs sujets pour cause de religion, 180. Disposition des peuples à leur égard, ibid. —Réveillent les disputes théologiques au lieu de les assoupir, 184. — Laissent tout à fait périr la marine, 187. — Les plus mauvais étaient les plus prodigues en récompenses, 224. — Maux qu'ils causèrent quand ils furent juges eux-mêmes, 230. — Proportionnèrent la rigueur des peines au rang des coupables, 235. — N'infligèrent des peines contre le suicide que quand ils furent devenus aussi avares qu'ils avaient été cruels , 473. — Leurs rescrits sont une mauvaise sorte de législation , 477 , 478.

Empire ( /'). A toujours du rapport avec le sacerdoce, 402.

Empire d'Allemagne. Pourquoi, sortant de la maison da Charlemagne , est devenu électif purement et simplement 516. — Comment en sortit, 525. — Est resté électif, parce qu'il a conservé la nature des anciens fiefs , 526.

Empire grec. Voyez Grec. — Ne fut jamais plus faible que dans le temps que ses frontières étaient le mieux fortifiées t

Empire romain. Son établissement, 156 et suiv. — Comparé au gouvernement d'Alger, 167. — Inondé par divers peuples barbares, ibid. — Les repousse et s'en débarrasse, 168. — Association'de plusieurs princes à l'empire, ibid.— Partage de l'empire, 169. —D'Orient. Voyez Orient. — D'Occident. Voyez Occident. Les peuples qui le conquirent étaientsortis

de la Germanie. C'est dans leurs mœurs qu'il faut chercher les sources des lois féodales , 479.

Empire des Turcs. Voyez Turcs.

Emplois militaires. Comment étaient donnés à Athènes, 195. Doit-on forcer un citoyen d'en accepter un inférieur à celui qu'il occupe? 224. — Sont-ils compatibles sur la même tête avec les emplois civils? ibid.

Emplois publics. Doit-on souffrir que les citoyens le refusent?

Émulation. Est funeste dans un État despotique, 206.

Enchantements. Source du préjugé ou l'on était autrefois qu'il y avait des gens qui usaient d'enchantements dans les combats , 452. — Origine de ceux dont il est parlé dans les livres de chevalerie , ibid.

Enfants. Ils appartiennent au mari de leur mère, 60. — Il n'est bon que dans les États despotiques de les forcer à suivre la profession de leur père , 355 , 356. — Quand doivent suivre la condition du père ; quand doivent suivre celle de la mère, 393. — Comment se reconnaissent dans les pays où il y a plusieurs ordres de femmes légitimes , ibid. — Il n'est point incommode d'en avoir dans un peuple naissant; il l'est d'en avoir dans un peuple formé, 395. — Privilège qu'ils donnaient à Rome, à ceux qui en avaient un certain nombre, 400. — L'usage de les exposer est-il utile? lois et usage des "Romains sur cette matière, 403. — Les Perses avaient, au sujet de l'éducation de leurs enfants, un dogme faux, mais fort utile, 412, 413. — Il est contre la loi de nature de les forcer à se porter accusateurs contre leur père ou leur mère. 423, Dans quels cas le droit naturel leur impose la loi de nourrir leurs pères indigents, 423, 424. — La loi naturelle les autorise à exiger des aliments de leur père , mais non pas sa succession : elle leur est due en vertu du droit civil ou politique , 424. — L'ordre politique demande souvent , non pas toujours, que les enfants succèdent aux pères, ibid. — Pourquoi ne peuvent épouser ni leurs pères , ni leurs mères. 427 , 428. — Habitaient tous et s'établissaient dans la maison du père : de là l'origine de la prohibition des mariages, entre parents, 428, 429. — Dans l'ancienne Rome, ne succédaient point à leunmère, et vice versa : motifs de cette loi, 433. — Pouvaient être vendus à Rome par leur père : de là la faculté sans bornes de tester, 434. — S'ils naissent parfaits à sept mois , est-ce par la raison des nombres de Pythagore ?

Enquête. L'accusé pouvait arrêter celle qui se préparait contre lui, en offrant le combat au premier témoin que l'on produisait, 454, 455. — C'est par la voie des enquêtes que l'on décidait autrefois toutes sortes de questions, tant de fait que de droit : comment on a suppléé à une voie si peu sûre , 469.

Enquêtes {chambres des). Ne pouvaient autrefois, dans leurs arrêts, employer cette forme : l'appel au néant, l'appel et ce dont a été appelé au néant : pourquoi, 462.

Entreprises (les grandes). Plus difficiles à mener parmi nous que chez les anciens : pourquoi , 180.

Envie. Montesquieu se fait un plaisir de la désespérer, 628.

Envoyés du roi. Voyez Missi dominici.

Ëpaminondas. Est une preuve de la supériorité de l'éducation des anciens sur la nôtre , 206. — Sa mort entraîna la ruine de la vertu à Athènes , 247 , not. 2.

tpèe. Les Romains quittent la leur pour en prendre à l'espagnole, 129, 130.

Èpée (les gens d'). Méprisent les gens de robe et en sont méprisés, 28.

Êphèse Causes des transports du peuple de cette ville, quand il sut qu'il pouvait appeler la sainte Vierge mère de Dieu,

Éphores. Moyen de suppléer à cette magistrature tyrannique , 266. — Vice dans l'institution de ceux de Lacédémone , 228 ,

Épicurèisme. Introduit à Rome sur la fin de la république , y produit la corruption des mœurs , 148.

Êpidamnwns. Précautions qu'ils prirent contre la corruption que les barbares auraient pu leur communiquer par la voie du commerce , 208.

TABLE ANALYTIQUE

Êpigrammes. C'est le genre de poésie le plus dangereux. M.

Épitaphe d'un philanthrope outré, 61.

Époux. Ne pouvaient à Rome se faire des dons autrement qu'avant le mariage, 344. — Ce qu'ils pouvaient se donner par testament, 400. — Ce qu'ils pouvaient se donner chez les Wisigoths; et quand pouvaient se donner, 344.

Épreuve par le fer. Quand avait lieu chez les Ripuaires , 448.

Èques. Peuple belliqueux , 127.

Équilibre. Ce qui le maintient entre les puissances de l'Europe, 298.

Équité. Il y a des rapports d'équité qui sont antérieurs à la loi positive qui les établit; quels ils sont, 190.

Erreur. Quelle en est la source la plus féconde, 488.

Erreurs. On.revient de ses erreurs le plus tard qu'on peut,

Érudition. Embarras qu'elle cause à ceux chez qui elle est trop vaste , 486.

Eschine. Pourquoi condamné à l'amende, 289.

Esclavage. Raisons pour lesquelles les princes chrétiens l'ont aboli dans un pays, et permis dans un autre , 52. — Pourquoi plus commun dans le Midi que dans le Nord, 301, 302. — Les jurisconsultes romains se sont trompés sur l'origine de l'esclavage ; preuves de leurs erreurs , 308. — Peul-il dériver du droit de la guerre, ibid. — Est contraire au droit naturel et au droit civil, 309. — Peut-il venir du mépris qu'une nation conçoit pour une autre, ce mépris étant fondé sur la différence des usages ? Raison des Espagnols pour tenir les Américains en esclavage, ibid. — Raisons admirables du droit que nous avons de tenir les nègres en esclavage, ibid. — Sa véritable origine, 310. — Origine de cet esclavage très-doux que l'on trouve dans quelques pays, ibid. — Est contre la nature; mais il y a des pays ou il est fondé sur une raison naturelle, ibid. — Est inutile parmi nous, ibid. —'Ceux qui voudraient qu'il pût s'établir parmi nous sont bien injustes et ont les vues bien courtes, 31 1. — Combien il y en a de sortes : le réel et le personnel : leurs définitions, ibid.

— Ce que les lois doivent faire par rapport à l'esclavage f ibid. — Ses abus, ibid. — Est une partie des coutumes du peuple esclave, 344. — L'auteur a cherché l'origine de l'esclavage qui peut ou doit être, 549 — Le cri pour l'esclavage est le cri des richesses et de la volupté, ibid. — Voyez Esclavage, Servitude.

Esclavage civil. Ce que c'est : il est pernicieux au maître et à l'esclave : dans quels pays il est le plus tolérable, 307.

Esclavage de la glèbe. Quels tributs doivent se payer dans les pays ou il a lieu, 294. — Quelle en est ordinairement l'origine, ibid.

Esclavage domestique. Ce que l'auteur appelle ainsi, 315, 316.

Esclaves. Ceux des Romains étaient fort utiles à la propagation, 78. — Pourquoi les Scythes crevaient les yeux aux leurs, 183. — Ne doivent pas être affranchis pour accuser leurs maîtres, 287, 288. — Quelle part doivent avoir dans le* accusations , ibid. — Il est absurde qu'on le soit par naissance, 308. — Leur grand nombre est plus ou moins dangereux, suivant la nature du gouvernement, 312. — Il est plus ou moins dangereux qu'ils soient armés, -suivant la nature du gouvernement, ibid. — La douceur des lois qui les concernent, etdesmaitres à qui ils appartiennent , est le vrai moyen de les tenir dans le devoir, 313. — Règlements à faire entre leurs maîtres et eux , ibid. et suiv. — Étaient mis à Rome au niveau des bêtes, 314. — Il est contre la loi naturelle de les condamner comme parricides , lorsqu'ils tuent un homme libre en se défendant contre lui, 423. — Hors des sérails, il est absurde que la loi civile leur mette entre les mains le soin de la vengeance publique, domestique et particulière, 431. — Il vaut mieux des gens payés à la journée, 551 — Voyez Esclavage, Servitude.

Esclaves (guerre des). Principale cause de cette guerre attribuée aux traitants , 278.

Espagne. On s'y est mal trouvé d'en avoir chassé les Juifs, 41.

— C'est un royaume vaste et désert , 55. — Est un des plus grands États de l'Europe, 69. — Elle n'a presque plus de peuple , 76. — L'expulsion des Maures s'y fait encore sentir comme le premier jour, 82. — Au lieu d'envoyer des colonnes

TABLE ANALYTIQUE

pii Amérique, elle devrait avoir recours aux Indiens pour se repeupler, 82 et suiv. — A été originairement peuplée par Fltalie , 89. — Sa guerre contre la France sous la régence , 90. — Elle n'a conservé que l'orgueil de son ancienne puissance, 93. — Combien le pouvoir du clergé y est utile au peuple , [97. — Moyens étranges et absurdes qu'elle employa pour conserver sa vaste monarchie, 251. — Heureuse étendue de ce royaume, 255. — Sa situation contribua , vers le milieu du règne de Louis XIV, à la grandeur relative de la France, 256. — Singularité des lois que les Wisigoths y avaient établies : elles provenaient du climat, 306. — Mauvaise politique de cette monarchie touchant le commerce en temps de guerre, 353, 354. — Opinion des anciens sur ses richesses : ce qu'il en faut croire : ses mines d'or et d'argent , 368. — S'est appauvrie par les richesses qu'elle a tirées de l'Amérique, 376. — Absurdité de ses lois sur l'emploi de l'or et de l'argent, 377. — N'est qu'un accessoire, dont les Indes sont le principal, ibid. — C'est un mauvais tribut pour son roi que celui qu'il tire de la douane de Cadix , ibid. — Pourquoi l'intérêt de l'argent y diminua de moitié aussitôt après la découverte des Indes, 380. — La liberté sans bornes qu'y ont les enfants de se marier à leur goût est moins raisonnable qu'elle ne le serait ailleurs, 394. —Était pleine de petits peuples, et regorgeait d'habitants avant les Romains ,397- — Comment le droit romain s'y est perdu , 443. — C'est l'ignorance de l'écriture qui a fait tomber les lois wisigothes, 444, 445. — Pourquoi ses lois féodales ne sont pas les mêmes que celles de France , 483.

Espagnols. Méprisent toutes les nations et haïssent les Français, 54. — La gravité , l'orgueil et la paresse , sont leur caractère dominant, ibid. — En quoi ils font consister leur principal mérite, ibid. — Comment ils traitent l'amour, ibid. — Leur jalousie : bornes ridicules qu'y met leur dévotion, ibid. — Ils souffrent que leurs femmes laissent voir leur gorge , et non pas le bout de leurs pieds, ibid. — Leur politesse insultante, ibid. — Leur attachement pour l'inquisition et pour les petites pratiques superstitieuses, ibid. et suiv. — Ils ont du bon sens, mais il n'en faut pas chercher dans leurs livres , 55. — Leurs découvertes dans le nouveau monde , et leur ignorance de leur propre pays , ibid. — Sont un exemple capable de corriger les princes de la fureur des conquêtes lointaines , 83. — Moyens affreux dont il se sont servis pour conserver les leurs, ibid. — Comment ils auraient dû se conduire dans la conquête du, Mexique , 143. — Bien qu'ils pouvaient faire aux Mexicains ; maux qu'ils leur ont faits, 258. — Plaisons admirables pour lesquelles ils ont mis les Américains en esclavage , 309. — La religion a été le prétexte de tous leurs crimes en Amérique, ibid. — Maux qu'ils font à eux et aux autres par leur orgueil, 338, 339. — Leur caractère comparé avec celui des Chinois : leur bonne foi éprouvée dans tous les temps : cette bonne foi , jointe à leur paresse, leur est pernicieuse, 339. — Leurs conquêtes et leurs découvertes; leur différend avec les Portugais : par qui jugé, 374. — Ne feraient-ils pas mieux de rendre le commerce des Indes libre aux autres nations? 377. — Leur tyrannie sur les Indiens s'étend jusque sur les mariages , 394. — Leurs cruautés déterminaient les femmes de l'Amérique à se procurer l'avortement, 395. — Ce n'est pas une absurdité de dire que leur religion vaut mieux pour leur pays que pour le Mexique, 414. — Ont violé cruellement et stupidement le droit des gens en Amérique , 432.

Espagnols ou Wisigoths. Motifs de leurs lois au sujet des donations , à cause de noces , 344.

Espions. Leur portrait : il ne doit point y en avoir dans la monarchie , 290.

Esprit. On prend toujours celui du corps dont on est membre, 37. — Ceux qui en ont se communiquent peu, se font des ennemis, et ruinent souvent leurs affaires. Comparés avec les hommes médiocres, 103, 104. — En quoi il consiste, 588. — Quand on court après, l'on attrape la sottisse, 626. — Lesgens d'esprit gouvernés par des valets, ibid.

Esprit des lois. Ce que c'est, 195. — Comment et dans quel ordre cette matière est traitée dans cet ouvrage, ibid. — La nature de cet ouvrage n'a pas dû engager l'auteur à tra-

vailler pour faire croire la religion chrétienne ; mais iï a cherché à la faire aimer, 529. — Est-ce la bulle Unigenitus qui est la cause occasionnelle de cet ouvrage? 535. — Cet ouvrage a été approuvé de toute l'Europe. Quel en est le but; ce qu'il contient. Pourquoi le gazetier ecclésiastique Ta si fort blâmé, et comment il a raisonné pour le blâmer, 536. — Réponse aux doutes de Grosley, 551. — Sera plus approuvé que lu , 622. — L'auteur doit consentir à perdre l'estime de M. Daube , 650. — Il y a travaillé toute sa vie, 651. — Les rois seront peut-être les derniers à le lire, 653.— Les jésuites veulent faire défendre l'ouvrage à Vienne, 654. — A eu vingt-deux éditions en un an et demi, ibid.— Est porté à l'index à Rome , 655. — A été dénoncé à l'assemblée du clergé , 656.— Le roi de Sardaigne l'a donné à lire à son fils , 659. — Le public venge l'auteur des critiques , 663.— Est un livre de politique et non de théologie ,

Esprit général d'une nation. Ce que c'est , 337 et suiv.— Combien il faut être attentif à ne le point changer, 338.

Esprit humain. Il se révolte avec fureur contre les préceptes, 23.

Esséens. Sont une preuve que les lois d'une religion, quelle qu'elle soit, doivent être conformes à celles delà morale, 409.

Estouteville ( M. d') veut achever avec l'abbé de Guasco sa traduction de Dante , 652.

Établissement de la monarchie française . Voyez Dubos.

Établissement-le-roi. Ce que c'était du temps de saint Louis,

Établisseme?its de Philippe-Auguste et ceux de saint Louis. Une des sources des coutumes de France , 469.

Établissements de saint Louis. Révolutions qu'ils apportèrent dans la jurisprudence, 459 et suiv. — Pourquoi admis dans des tribunaux , et rejetés dans d'autres , 460. — Sont l'origine de la procédure secrète , 462. — Comment tombèrent dans l'oubli , 464. — Ce qu'il faut penser du code que nous avons sous ce nom , ibid. et suiv.— Ne furent point confirmés en parlement , ibid. —Le code que nous avons sous ce nom est un ouvrage sur les établissements , et non pas les établissements mêmes, 465. — Ce que c'est, comment, par qui a été fait ce code, et d'où il a été tiré , ibid. — Ce code est un ouvrage très-précieux ; pourquoi : ses défauts , sa forme, 465, 466.

État. Comment les États se sont formés et comment subsistent, 192. — Plus un État est vaste, plus il est facile de le conquérir , 254 et suiv. — Quelle en doit être la grandeur, pour qu'ils soient dans leur force , 255. — Vie des États comparée avec celle des hommes : de cette comparaison dérive le droit de la guerre , 256.— Chaque État , outre la conservation qui est leur objet général , en a un particulier, 264. — De combien de manières un État peut changer» 273. — Quel est l'instant où il est le plus florissant, ibid. — Sa richesse dépend de celle des particuliers : conduitequ'il doit tenir à cet égard, 294. — Doit a tous les citoyens une subsistance assurée, la nourriture , un vêtement convenable , un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé, 405. — Un grand devenu accessoire d'un autre s'affaiblit, et affaiblit le principal : conséquences de ce principe, au sujet de la succession à la couronne , 432.

État civil. Ce que c'est , 192.

État modéré. Quelles y doivent être les punitions, 231.

État politique. De quoi est formé , 192.

États ( assemblées ). Étaient fréquemment réunis sous les deux premières races : de qui composés : quel en était l'objet, 444. — On ne connaît pas assez en France la bonté de ce gouvernement, 296.

États ( profession ). Chacun estime plus le sien que tous les autres états , 28.

Ethiopie. C'est la religion chrétienne qui en a banni le despotisme, 407.

Étoliens. Portrait de ce peuple, 136. — S'unissent avec les Romains contre Philippe, ibid. — S'unissent avec Ardiochus contre les Romains , 137.

Étrangers. Ils apprennent à Paris à conserver leur bien. 40. — Ceux qui arrivaient autrefois en France étaient trai»

TABLE ANALYTIQUE

tés comme des serfs : de ce fait l'autour prouve que ce qu'on appelait census , ou cens, ne se levait que sur les serfs , 488.

Êtres. Ont tous leurs lois, 190.

Êtres intelligents. Pourquoi sujets à l'erreur : pourquoi s'écartent de leurs lois primitives, et de celles qu'ils se prescrivent eux-mêmes, 190 et suiv.

Étude. Souverain remède contre les dégoûts de la vie , 620. Eiïcher ( saint ). Songe qu'il est ravi dans le paradis , d'où il voit Charles-Martel tourmenté dans l'enfer, dès son vivant, parce qu'il entreprit sur le temporel du clergé , 512. Eunuques. Leur devoir dans le sérail , 2 à 3. — Leur moindre imperfection est de n'être point hommes , 5. — On éteint en eux l'effet des passions sans en éteindre la cause, 6. — Leur malheur redouble à la vue d'un homme heureux, ibid. — Leur état dans leur vieillesse, ibid. et suiv. — Comment regardés par les Orientaux , 15. — Place qu'ils tiennent entre les deux sexes , 16. — Leur volonté même est le bien de leur maitre , ibid. — Leur portrait , 23 , 24. — Leurs mariages , 36.— Ont moins d'autorité sur leurs femmes que les autres maris , 46. — Ne peuvent inspirer aux femmes que l'innocence , 56.— Leur grand nombre en Asie est une des causes de sa dépopulation, 78. — Pourquoi on leur confie, en Orient, des magistratures; pourquoi on y souffre qu'ils se marient; usage qu'ils peuvent faire du mariage, 315. — Il semble qu'ils sont un mal nécessaire en Orient, ibid. — Sont chargés, en Orient, du gouvernement intérieur de la maison , 320.

Eunuque blanc ( le premier ). Soins dont il est chargé; dangers qu'il court quand il les néglige, 15. Eunuques blancs. Punis de mort lorsqu'on les trouve dans le

sérail avec les femmes, 14, 15.

Eunuque noir ( le grand ). Veut obliger un esclave noir à souffrir la mutilation , 28. — Son histoire , 43. — Sa mort : désordres qu'elle occasionne dans le sérail, 106 et suiv. Euric. C'est lui qui a donné les lois et fait rédiger les coutumes des Wisigoths, 439, not. I.

Europe. Paris est le siège de son empire, 16. — Quels en sont les plus puissants États , 69. — La plupart de ses États sont monarchiques . ibid. — La sûreté de ses princes vient principalement de ce qu'ils se communiquent, 70. —Les mécontents n'y peuvent exciter que de très-légers mouvements, ibid. — Elle a gémi longtemps sous le gouvernement militaire, 90. — Se gouverne par les mœurs; d'où il suit que c'est un crime contre le genre humain d'y vouloir introduire le despotisme, 248. — Pourquoi le gouvernement de la plupart des États qui la composent est modéré, 265. — Pourquoi les peines fiscales y sont plus sévères qu'en Asie , 296. — Les monarques n'y publient guère d'édits qui n'affligent avant qu'on les ait vus; c'est le contraire en Asie, 297, 298. — La rigueur des tributs que l'on y paye vient de la petitesse des vues des ministres , 298. — Le grand nombre de troupes qu'elle entretient, en temps de paix comme en temps de guerre , ruine les princes et les peuples , ibid. — Le monachisme y est multiplié , dans les différents climats , en raison de leur chaleur, 303. — Sages précautions qu'on y a prises contre la peste, 305. — Le climat ne permet guère d'y établir la polygamie, 316. — Il y nait plus de garçons que de filles : la polygamie ne doit donc pas y avoir lieu; c'est aussi ce qui la rend moins peuplée que d'autres pays , 317. — Ses différents climats comparés avec ceux de l'Asie; causes physiques de leur différence ; conséquences qui résultent de cette comparaison pour les mœurs et pour le gouvernement des différentes nations ; raisonnements de l'auteur confirmés, à cet égard, par l'histoire ; observations historiques curieuses , 323 et suiv. — Inculte , ne serait pas si fertile que l'Amérique , 328. — Pourquoi est plus commerçante aujourd'hui qu'elle ne l'était autrefois , 358. — Le commerce y fut détruit avec l'empire d'Occident , 372. — Comment le commerce s'y fit jour à travers la barbarie, 373. — Son état , relativement à la découverte des Indes orientales et occidentales, 374 et suiv. — Lois fondamentales de son commerce , 375. — Sa puissance et son commerce depuis la découverte de l'Amérique, ibid. — Quantité pro-

digieuse d'or qu'elle tire du Brésil, 376. — Révolutions

qu'elle a essuyées, par rapport au nombre de ses habitants . 403, 404. — Ses progrès dans la navigation n'ont point augmenté sa population, 404. — Est actuellement dans le cas d'avoir besoin de lois qui favorisent la population , ibid. — Ses mœurs , depuis qu'elle est chrétienne , comparées avec celles qu'elle avait auparavant, 407. — Les peuples du midi de l'Europe ont retenu le célibat, qui leur est plus difficile à observer qu'à ceux du Nord , qui l'ont rejeté ; raison de cette bizarrerie, 417.

Européens. Font tout le commerce des Turcs, 14. — Sont aussi punis par l'infamie que les Orientaux par la perte d'un membre , 56. — Raisons pour lesquelles leur religion prend si peu dans certains pays , 422.

Évangile. Est l'unique source où il faut chercher les règles de l'usure, et non pas dans les rêveries des scolastiques, 373. — Est-il vrai que l'auteur en regarde les préceptes comme de simples conseils? 537, 514.

Êvêchés. Pourquoi les rois en ont abandonné les élections pendant un temps ,315.

Évéques. Ont deux fonctions opposées , 21. — Leur infaillibilité, 66. — Comment sont devenus si considérables, et ont acquis tant d'autorité dès le commencement de la monarchie , 336. — Ont refondu les lois des Wisigoths , desquelles viennent toutes les maximes , tous les principes et toutes les vues de l'inquisition , 439. — Charles le Chauve leur défend de s'opposer à ses lois, et de les négliger , sous prétexte du pouvoir qu'ils ont de faire des canons , 444 , not. 3. — Parce qu'ils sont évéques , sont-ils plus croyables que les autres hommes ? 476. — Ceux d'autrefois avaient la charité de racheter des captifs, 484. — Leçons d'économie qu'ils donnent à Louis, frère de Charles le Chauve , afin qu'il n'incommode point les ecclésiastiques , 487. — Menaient anciennement leurs vassaux à la guerre ; demandèrent la dispense de les y mener, et se plaignirent quand ils l'eurent obtenue, 490. — Pourquoi leurs vassaux n'étaient pas menés à la guerre par le comte, 491. — Furent les principanx auteurs de l'humiliation de Louis le Débonnaire, principalement ceux qu'il avait tirés de la servitude , 502 , 503. — Du temps de Chilpéric, leurs richesses les mettaient plus dans la grandeur que le roi même , 511. — Lettres singulières qu'ils écrivirent à Louis le Germanique, 512. — Par quel esprit de politique Charlemagne les multiplia et les rendit si puissants en Allemagne , 517, 519. — Quand quittèrent les habits mondains , et cessèrent d'aller à la guerre ,519.

Exclusion de la succession à la couronne. Quand peut avoir lieu contre l'héritier présomptif, 432.

Excommunications. Les papes en firent usage pour arrêter les progrès du droit romain, 467, 468.

Exécutrice. Voyez Puissance exécutrice.

Exemples. Il y en a de mauvais , d'une plus dangereuse conséquence que les crimes, 145. — Ceux des enoses passées gouvernent les hommes , concurremment avec le climat, la religion, les lois , etc. De là nait l'esprit général d'une nation , 337.

Exercices du corps. Avilis parmi nous, quoique très-utiles, 128.

Exhérédation. Peut être permise dans une monarchie , 217.

Fabieivs. Il est assez difficile de croire qu'il n'en échappa qu'un enfant , quand ils furent exterminés par les Véiens ,

Fabius. Remit le menu peuple dans les quatre tribus de la

ville, 149.

Faculté d'empêcher. Ce que c'est en matière de lois , 267. Faculté de statuer. Ce que c'est, et à qui doit être confiée dans

un État libre, 267.

Famille. Comment chacune doit être gouvernée , 204. — La

loi qui fixe la famille dans une suite de personnes du même

sexe , contribue beaucoup à la propagation , 393. Famille ( noms de ). Leur avantageisur les autres noms, 393. Famille régnante. Celui qui le premier l'a fait monter sur le

TABLE ANALYTIQUE

trôr.e, et ses trois ou quatre successeurs immédiats, fuient les vices qui ont détrôné la famille qui les précédait : et ces mêmes vices s'emparent enlin de leurs successeurs, et ouvrent le trône à une autre race, 241. — Ce n'est pas pour elle qu'on a établi l'ordre de succession à la couronne ; c'est pour l'État , 430.

Familles particulières. Comparées au clergé : il résulte de cette comparaison qu'il est nécessaire de mettre des bornes aux acquisitions du clergé, 417, 418.

Famines. Sont fréquentes à la Cbine; pourquoi y causent des révolutions, 252.

Fat. Son portrait , 34.

Fatalité des matérialistes. Absurde; pourquoi, 190. — Une religion qui admet ce dogme doit être soutenue par des lois civiles très-sévères, et très-sévèrement exécutées, 310.

Fausser la cour de son seigneur. Ce que c'était; saint Louis abolit cette procédure dans les tribunaux de ses domaines , et introduisit dans ceux des seigneurs l'usage de fausser sans se battre , 459 , 460.

Fausser le jugement. Ce que c'était, 455 et suiv.

Fautes que commettent ceux qui gouvernent; sont quelquefois des effets nécessaires de la situation des affaires, 171.

Faux monnoijeurs. Sont-ils coupables de lèse-majesté? 284,

Faveur. C'est la grande divinité des Français, 61.

Fécondité. Plus constante dans les brutes que dans l'espèce humaine; pourquoi, 392.

Félonie. Pourquoi l'appel était autrefois une branche de ce crime, 455.

Femmes. Malheur de celles qui sont enfermées dans les sérails, 5. — Façon de penser des hommes à leur sujet, ibid. —Moment où leur empire a le plus de force , ibid.— Il est moins aisé de les humilier que de les anéantir, 16. — La gène dans laquelle elles vivent en Italie parait un excès de liberté à un mahométan , ibid.— Sont d'une création inférieure à l'homme , 17. — Comparaison de celles de France avec celles de Perse, 18, 19, 23. — Est-il plus avantageux de leur ôter la liberté que de la leur laisser ? 26. — La loi naturelle les soumet-elle aux hommes? ibid.— -Il y en a, en France, dont la vertu seule est un gardien aussi sévère que les eunuques qui gardent les Orientales , 32. — Elles voudraient toujours qu'on les crut jeunes , 35 et suiv.— Portrait de celles qui sont vertueuses , 38. — Le jeu n'est chez elles qu'un prétexte dans la jeunesse : c'est une passion dans un âge plus avancé, ibid. — Moyens qu'elles ont , dans les différents âges , pour ruiner leurs maris, ibid. — Leur pluralité sauve de leur empire, ibid. — Elles sont l'instrument animé de la félicité des hommes, 42. — On ne peut bien les connaître qu'en fréquentant celles de l'Europe , ibid. — Quel est le talent qui leur plaitleplus, 43.— C'est par leurs mains que passent toutes les grâces de la cour, et à leur sollicitation que se font toutes les injustices, 73.— Importance et difficulté du rôle d'une jolie femme, 74.— Jaunes du Visapour. — Font l'ornement des sérails de l'Asie , 65. — Sa plus grande peine tfest pas de se divertir ; c'est de le paraître , 75. — Leur caractère , leur influence sur les mœurs ; elles sont capricieuses, indiscrètes , jalouses, légères, intrigantes ; leurs petites âmes ont l'art d'intéresser celles des hommes ; si tous ces vices étaient en liberté dans un Etat despotique, il n'y a point de mari , point de père de famille qui put y être tranquille ; on y verrait coulerdes flots de sang, 241, 318.— II y a des climats qui les portent si fort à la lubricité, qu'elles se livrent aux plus grands désordres , si elles ne sont retenues par une clôture exacte. Leur horrible caractère dans ces climats, 319. — Ce caractère, mis en opposition avec celui de nos Françaises ', dont l'auteur fait une description galante , ibid. —'il y a des climats où elles ne résistent jamais à l'attaque, 318 — leur luxe rend le mariage si onéreux, qu'il en dégoûte les citoyens , 398. — Un Romain pensait qu'il est si diflicile d'être heureux avec elles, qu'il faudrait s'en défaire, si l'on pouvait subsister sans elles, ibid. —Elles n'attachent constamment qu'autant qu'elles sont utiles pour les commodités de la vie intérieure, 329. —Ne remplissent leurs devoirs qu'autant qu'elles sont séquestrées de la compagnie

des hommes, privées d'amusements , et éloignées des affaires, 319. —Leurs mœurs ne sont pures qu'autant qu'elles sont séquestrées de la société, ibid. — Quand elles Aivent peu avec les hommes, elles sont modestes, comme en Angleterre, 348 — Sont trop faibles pour avoir de l'orgueil; elles n'ont que de la vanité, si l'esprit général de la nation ne les porte à l'orgueil, 241 , 338. — Leur faiblesse doit les exclure de la prééminence dans la maison; et cette même faiblesse les rend capables de gouverner un État, 244.

— La faculté que , dans certains pays , on donne aux eunuques de se marier, est Une preuve du mépris que l'on y fait de ce sexe, 315. — Sont juges très-éclairés sur une partie des choses qui constituent le mérite, personnel. De là, en partie, notre liaison avec elles 5 provoquée d'ailleurs par le plaisir des sens , et par celui d'aimer et d'être aimé, 452.

— Le commerce de galanterie avec elles produit l'oisiveté , fait qu'elles corrompent avant que d'être corrompues, qu'elles mettent tous les riens en valeur, réduisent à rien ce qui est important , et établissent les maximes du ridicule comme seules règles de la conduite, 2 il, — Leur désir de plaire, et le désir de leur plaire, font que les deux sexes se gâtent , et perdent leur qualité distinctive et essentielle , 340 — Si elles gâtent les mœurs , elles forment le goût , 338. —Leur commerce nous inspire la politesse; et cette politesse corrige la vivacité des Français, qui, autrement, pourrait les faire manquer à tous les égards, ibid. — Leur communication avec les hommes inspire à ceux-ci cette galanterie qui empêche de se jeter dans la débauche , 348.

— Plus le nombre de celles qu'on possède tranquillement et exclusivement est grand , plus on désire celles que l'on ne possède pas; et l'on s'en dégoûte enfin totalement,. pour se livrer à cet amour que la nature désavoue. Exemples tirés de Constantinople et d'Alger, 317 , 318.— Elles inspirent deux sortes de jalousie ; l'une de mœurs , l'autre de passion , 520.— Leur débauche n uit à la propagation, 393.— Dans quelle proportion elles influent sur la population, 395. — Leur mariage, dans un âge avancé, nuit à la propagation, 400,401. — Dans les pays où elles sont nubiles dès l'enfance, la beauté et la raison ne se rencontrant jamais en même temps , la polygamie-s'introduit naturellement, 316. — Ces deux avantages se trouvant réunis en même temps dans les femmes des pays tempérés et froids , la polygamie n'y doit pas avoir lieu, ibid. — La pudeur leur est naturelle, parce qu'elles doivent toujours se défendre, et que la perte de leur pudeur cause de grands maux dans le moral et dans Je civil , 320 , 425. — Cet état perpétuel de défense les porte à la sobriété; seconde raison qui bannit la polygamie des pays froids , 316. — Leur influence sur la religion et sur le gouvernement. — La liberté qu'elles doivent avoir de concourir aux assemblées publiques dans les églises, nuit à la propagation de la religion chrétienne dans certains pays, 342.

— Un prince habile, en flattant leur vanité et leurs passions, peut changer, en peu de temps, les mœurs de sa nation. Exemple tiré de la Moscovie , 340 , 341. — Leur liberté s'unit naturellement avec l'esprit de la monarchie ,341. — Si elles ont peu de retenue, comme dans les monarchies, elles prennent cet esprit de liberté qui augmente leurs agréments et leurs passions : chacun s'en sert pour avancer sa fortune, et elles font régner avec elles le luxe et la vanité, 241. — Vues que les législateurs doivent se proposer dans les règles qu'ils établissent concernant les mœurs des femmes , 425. — • Leur luxe etles dérèglements qu'elles font naître sont utiles aux monarques. Auguste et Tibère en firent usage pour substituer la monarchie à la république , 239. — Leurs déportements sont des prétextes dans la main des tyrans pour persécuter les grands. Exemple tiré de Tibère, 243. — Les empereurs romains se sont bornés à punir leurs crimes , sans chercher à établir chez elles la pureté des mœurs, ibid. — Leurs vices sont même quelquefois utiles à l'État , 33S.— L'envie deleur plaire établit les modes, et augmente sans cesse les branches du commerce, ibid. — Leur fécondité plus ou moins grande doit être la mesure du luxe dans un État monarchique. Exemple tiré de la Chine, 240.

— Loi bizarre de l'île de Formose , pour prévenir leur trop

grande fécondité, 396. —Leurs vices les rendent fatales au gouvernement républicain, 241. — Leur pluralité, autorisée par le mahométisme , tenant le prince toujours séparé de ses sujets, lui fait oublier qu'il est homme, et qu'il ne peut pas tout. C'est le contraire dans les États chrétiens, 407.

Lois et règles faites ou à faire concernant les femmes,

316.— pour qu'elles n'influent pas sur les mœurs , il faut les tenir séparées des hommes. Exemple tiré de la Chine, 340. —Ne doivent point participer aux cérémonies religieuses qui sont contraires à la pudeur . Moyen de concilier ces cérémonies avec la pudeur, 411.— Les lois ne doivent jamais leur ôter la défense de la pudeur naturelle. Exemples tirés de la loi de Henri VIII , qui condamne toute lille que Je roi veut épouser, et qui , ayant eu un mauvais commerce , ne le lui déclare pas ; et de celle de Henri II, qui condamne à mort toute tille qui ne déclare pas sa grossesse au magistrat, et dont l'enfant périt, 423.— C'est un bon moyen pour les contenir que de rendre publique l'accusation d'adultère, 214, 215.— Leur esclavage suit naturellement le despotisme du prince , 341.— Leur liberté serait funeste dans ces États, 318, 340— On ne pourrait pas les tenir en servitude dans une république , 318. — C'est un bon moyen , pour les réduire, que de les attaquer par la vanité, 399.— On doit, dans une république , faire en sorte qu'elles ne puissent se prévaloir, pour le luxe, ni de leurs richesses, ni de l'espérance de leurs richesses : c'est le contraire dans une monarchie , 438. — On chercha à Rome à réprimer leur luxe , auquel les premières lois avaient laissé une porte ouverte : on défendit de les instituer héritières , 435. — Cas où la loi , chez les premiers Romains , les appelait à la succession : cas où elle les en excluait, 434.— La loi peut, sans blesser la nature , les exclure de la succession de leurs pères, 424. — Pourquoi et dans quels cas la loi Papienne , contre la disposition de la loi Voconienne , les rendit capables d'être légataires , tant de leurs maris que des étrangers , 437. — Comment les lois romaines ont mis un frein aux libéralités que la séduction des femmes pourrait arracher des maris, 344. __ Limitations de ces lois en faveur de la propagation , 400. — Leurs droits successifs chez les Germains et chez les Saliens, 332.— Sont assez portées au mariage, sans qu'il faille les y exciter par l'appât des gains nuptiaux, 244. — Cause de cette propension au mariage, 394. — Quels doivent être leurs dots et leurs gains nuptiaux dans les différents gouvernements, 244. — Étaient fort sages dans la Grèce. Circonstances et règlements qui maintenaient cette sagesse, 241 , 242.— A Rome , elles étaient comptables de leur conduite devant un tribunal domestique, 242. — Les "traitements que les maris peuvent exercer envers elles dépendent de l'esprit du gouvernement , 344.— Étaient à Rome, et chez les Germains , dans une tutelle perpétuelle , 242 , 243. — Auguste, pour favoriser l'esprit de la monarchie qu'il fondait, et en même temps pour favoriser la population , affranchit de cette tutelle celles qui avaient trois ou quatre enfants, 400.— La loi salique les tenait dans une tutelle perpétuelle, 332.— Leurs mariages doivent être plus ou moins subordonnés à l'autorité paternelle , suivant les circonstances, 394.— Il est contre la nature de leur permettre de se choisir un mari à sept ans, 423.— Il est injuste, contraire au bien public et à l'intérêt particulier d'interdire le mariage à celles dont le mari est absent depuis longtemps, quand elles n'en ont aucune nouvelle , 426. — Le respect qu'elles doivent à leurs maris est une des raisons qui empêchent que les mères ne puissent épouser leurs fils ; leur fécondité prématurée en est une autre, 427 , 428.— Passent dans la famille du mari : le contraire pouvait être établi sans inconvénient, 393. — Il est contre la nature que leurs propres enfants soient reçus à les accuser d'adultère , 423. -La loi civile qui, dans les pays où il n'y a point de sérails , les soumet à l'inquisition de leurs esclaves , est absurde , 43 1 . —Un mari ne pouvait autrefois reprendre sa femme condamnée pour adultère. Justinien changea cette loi ; il songea plus, en cela, à la religion qu'à la pureté des mœurs, 426.— Est encore contre la loi naturelle de les/forcer à se porter accusatrices eontre leur mari , 423. — Doivent , dans les pays où la ré-

pudiation est admise, en avoir le droit comme les hommes. Preuves, 320, 321. — Il est contre la nature, que le père même puisse obliger sa lille à répudier son mari, 423. — Pourquoi, dans les Indes, se brûlent à la mort de leurs maris, 413. — Les lois et la religion , dans certains pays, ont établi divers ordres de femmes légitimes pour le même homme, 393. — Quand on en a plusieurs , on leur doit un traitement égal. Preuves tirées des lois de Moïse, de Mahomet et des Maldives, 318. —Doivent , dans les pays où la polygamie est permise , être séparées d'avec les hommes , ibid. — On doit pourvoir à leur état civil dans les"pays ou la polygamie est permise, quand il s'y introduit une religion qui la défend, 426. —Chaque homme, à la Chine, n'en a qu'une légitime, à laquelle appartiennent tous les enfants des concubines de son mari , 393. — Pourquoi une seule peut avoir plusieurs maris dans les climats froids de l'Asie, 317. — Sous les lois barbares, on ne les faisait passer par l'épreuve du feu que quand elles n'avaient point de champion pour les défendre, 448. — Ne pouvaient appeler au combat judiciaire sans nommer leur champion , et sans être autorisées de leur mari ; mais on pouvait les appeler sans ces formalités , 454. — Par quel motif leur pluralité est en usage en Orient, 177. —Voyez Français, Orientaux , Persans. Voyez aussi Roxane.— Les laides ont plus souvent des grâces que les belles , 594. — L'auteur a aimé à leur dire des fadeurs , 620.

Féodales. Voyez Lois féodales.

Fer chaud. Voyez Preuves.

Fermiers et revenus du roi. La régie leur est préférable : elles ruinent le roi, affligent et appauvrissent le peuple, et ne sont utiles qu'aux fermiers , qu'elles enrichissent indécemment , 299.

Fermiers des impôts. Leurs richesses énormes les mettent en quelque sorte au-dessus du législateur, 299.

Fermiers généraux. Portrait de l'un d'entre eux, 31.

Fertilité. Rend souvent déserts les pays qu'elle favorise], 326 et suiv. — Amolit les hommes , 327.

Festins. Loi qui en bornait les dépenses à Rome , abrogée par le tribun Duronius , 145.

Fêtes. Leur nombre doit plutôt être proportionné au besoin des hommes qu'à la grandeur de l'être que l'on honore ,

Feu grégeois. Défense par les empereurs grecs d'en donner la connaissance aux barbares, 186.

Fiançailles. Temps dans lequel on les pouvait faire à Rome,

Fidéicommis. Pourquoi n'étaient pas permis dans l'ancien droit romain : Auguste fut le premier qui les autorisa, 435. — Furent introduits d'abord pour éluder la loi Voconienne : ce que c'était : il y eut des iidéicommissaires qui rendirent la succession; d'autres la gardèrent, 436. — Ne peuvent être faits que par des gens d'un bon naturel; ne peuvent être confiés qu'à d'honnêtes gens ; et il y aurait de la rigueur à regarder ces honnêtes gens comme de mauvais citoyens , 437.— Il est dangereux de les confier à des gens qui vivent dans un siècle où les mœurs sont corrompues, ibid.

Fidèles. Nos premiers historiens nomment ainsi ceux que nous appelons vassaux , 489. Voyez Vassaux.

Fiefs. Il en faut dans une monarchie : doivent avoir les mêmes privilèges que les nobles qui les possèdent, 217.— Sont une des sources de la multiplicité de nos lois, et de la variation dans les jugements de nos tribunaux , 226. — Dans les com-

• mencements, ils n'étaient point héréditaires , 333.— Ce n'était point la même chose que les terres saliques, ibid. — Leur établissement est postérieur à la loi salique , ibid. — Ce n'est point la loi salique qui en a formé l'établissement : c'est leur établissement qui a borné les dispositions de la loi salique, ibid. — Époque de leur établissement, ibid. — Quand la tutelle commença à être distinguée de la baillie ou garde, 335. — Le gouvernement féodal est utile à la propagation , 403 , 404. — C'est peut-être avec raison qu'où a exclu les filles du droit d'y succéder , 424. — En les rendant héréditaires , on fut obligé d'introduire plusieurs usa-

TABLE ANALYTIQUE

ges auxquels les lois saliqiies , ripuaires , etc. n'étaient plus applicables, 443, 444. — Leur multiplicité introduisit en France une dépendance plutôt féodale que politique , 444.

— Origine de la règle qui dit : Autre chose est le fief, autre chose est la justice , 456. — Leur origine : théorie de leurs lois , et Causes des révolutions qu'elles ont essuyées , 479 et suiv.— Il n'y en avait point d'autres chez les Germains , que des chevaux de bataille , des armes et des repas ; mais il y avait des vassaux , 480* — Est-il vrai que les Francs les ont établis en entrant dans la Gaule? ibid. — Le partage des terres qui se lit entre les barbares et les Romains , lors de la conquête des Gaules } prouve que les Romains ne furent pas tous mis en servitude, et que ce n'est point dans cette prétendue servitude générale qu'il faut chercher l'origine des fiefs, 4SI et suiv. — Leur origine est la même que celle de la servitude de la glèbe : quelle est cette origine, 482 et suiv. — Par quelle superstition l'Église en a acquis , 484. — Ne tirent point leur origine des bénéfices militaires des Romains , 485. — On en accordait souvent les privilèges à des terres possédées par des hommes libres , 486. —Différents noms que l'on a donnés à cette espèce de biens dans les différents temps, 489. — Furent d'abord amovibles : preuves, ibid. — hefredum ne pouvait appartenir qu'au seigneur du fief, à l'exclusion même du roi, d'où il suit que la justice ne pouvait appartenir qu'au seigneur du fief, 497 , 498. — Celui qui avait le fief avait aussi la justice , ibid. — Au défaut des contrats originaires de concession, ou trouve-ton la preuve que les justices étaient originairement attachées aux fiefs? 498. — Ne se donnaient originairement qu'aux anlrustions et aux nobles , 503. — Quoique amovibles , ne se donnaient et ne s'ôtaient pas par caprice : comment se donnaient : on commença à s'en assurer la possession à Vie par argent , dès avant le règne de la reine Brunehault , 503 , 504. — Étaient héréditaires dès le temps de la première race , 509. — Il ne faut pas confondre ceux qui furent créés par Charles- Martel avec ceux qui existaient avant lui, ibid. — Ceux qui les possédaient autrefois s'embarrassaient peU de les dégrader; pourquoi, 610. — N'étaient destinés dans le principe que pour la récompense des services : la dévotion en lit un autre usage , 511 , -- Comment les biens de l'Église furent convertis en fiefs , ibid. — Les biens de l'Église que Charles-Martel donna en fief étaienHls donnés à vie ou à perpétuité? 515*

— Origine des grands fiefs d'Allemagne possédés par des ecclésiastiques 517, 518.— Quand tout le monde devint capable d'en posséder, 521 .— Quand et comment les fiefs se formèrent des aïeux, ibid. et suiv.— Quand et comment il s'en forma qui ne relevaient point du roi , 522 et suiv* — Quand et dans quelles occasions Ceux qui les tenaient étaient dispensés d'aller à la guerre , 523. — Quand commencèrent à devenir absolument héréditaires , 523, 524. — Quand le partage a commencé d'y avoir lieu , 524. — Devinrent , sous la seconde race des rois , comme la couronne , électifs et héréditaires en même temps : qui est-ce qui héritait? qui est-ce qui élisait ? ibid. — L'empereur Conrad établit le premier que la succession des fiefs passerait aux petits-enfants ou aux frères , suivant l'ordre de la succession : cette loi s'étendit peu à peu , pour les successions directes , à l'infini; et pour les collatérales, au septième degré, 524, 525.

— Dans quels temps vivaient les auteurs des livres des fiefs, 225. — Pourquoi leur constitution primitive s'est plus longtemps conservée an Allemagne qu'en France, ibid. — Leur hérédité éteignit le gouvernement politique , forma le gouvernement féodal, et fit passer la couronne dans la maison de Hugues-Capet, 525, 526. — C'est de leur perpétuité que sont venus le droit d'aînesse, le rachat, les lods et ventes, etc. 526. — Origine des lois civiles sur cette matière , 528.— Ces lois sont par elles-mêmes préjudiciables à la durée d'un empire, 143.

Fief de reprise. Ce que nos pères appelaient ainsi, 510. Filles. Quand commencèrent chez les Francs à être regardées comme capables de succéder : effet de ce changement, 332.

— N'étaient pas généralement exclues de la succession des terres, par la loi salique, 333. — La liberté qu'elles ont en

Angleterre, au sujet du mariage; y est phis lolérable qu'aiU leurs, 394. — Sont assez portées au mariage; pourquoi , ibid,

— Leur nombre relatif à celui des garçoris influe sur la propagation, 395* — Vendues à la Chiné par leurs pères, par raison de climat , 306. — Il est contraire à la loi naturelle de les obliger à découvrir leUr propre turpitude , 423.

— Il est contre là loi naturelle de leur permettre de se choisir un mari à sept ans , ibid. — C'est peut-être avec raison qu'on les a exclues de la succession aux fiefs , 424. — Pourquoi ne peuvent pas épouser leur 'père*, 427.

— Pourquoi pouvaient être prétérites dans le testament du père, et que les garçorts ne le pouvaient pas être, 435. — Pourquoi ne succèdent point à la couronne de France, et succèdent à plusieurs autres de l'Europe i 527.— Celles qui, du temps de saintLouis, succédaient aux fiefs, ne pouvaient se marier sans le consentement du seigneur, 528.

Filles de joie. Il y en a beaucoup en Europe , 38* — LeUr commerce ne remplit pas l'objet du mariage , 79. Fils. Pourquoi ne peuvent épouser leur mère*, 429.— Pourquoi ne pouvaient pas être prétérits dans le testament de leur père, tandis qUe les filles pouvaient l'être , 435. Fils de famille. Pourquoi ne pouvait pas tester, même avec la permission de son père , en la puissance de qui il était, 435. Finances. Causes de leur désordre dans nos États, 298.— Sont réduites en système dans l'Europe, 94. —Détruisent le commerce , 353.

Financier. Combien les peuples simples sont éloignés d'imaginer et de comprendre ce que c'est qu'un tel homme, 487.— Son portrait; ses richesses, 67.

Fir mitas. Ce que c'était autrefois en matière féodale, 528.

Fisc. Comment les lois romaines en avaient arrêté la rapacité, 372. — Ce mot, dans l'ancienne langue, était synonyme avec fief, 496.

Fiscaux. Voyez Biens fiscaux.

Flamel (Nicolas). Passe pour avoir trouvé la pierre philosophale , 29.

Florence. Pourquoi cette ville a perdu sa liberté , 229.— Quel commerce elle faisait , 350.— Était un séjour charmant pour l'auteur, 669.

Florin. Monnaie de Hollande ; l'auteur explique par cette monnaie ce que c'est que le change , 382.

Florus. Antithèses remarquables extraites de son Histoire romaine , 394.

Flottes. Portaient autrefois un bien plus grand nombre de soldats qu'à présent; pourquoi, 134. —Une flotte en état de tenir la mer ne se fait pas en peu de temps , ibid.

Foé. Son système: ses lois, en se prêtant à la nature du climat, ont causé mille maux dans les Indes, 382.— Sa doctrine engage trop dans la vie contemplative, 409. — Conséquences funestes que les Chinois prêtent au dogme de l'immortalité de l'àme, établi par ce législateur, 412.

Foi et hommage. Origine de ce droit féodal , 527 , 528.

Foi punique. La victoire seule a décidé si l'on devait dire la foi punique ou la foi romaine , 367.

Faiblesse. Est le premier sentiment de l'homme dans l'état de nature, \9\. — On doit bien se garder de profiter de celle d'un État voisin pour l'écraser, 256. — Était à Lacédéraone le plus grand des crimes , 473.

Folie. Il y a des choses folles qui sont menées d'une manière fort sage , 454.

Fondateur des empires. Ont presque tous ignoré les arts, 71,

Fonds de terre. Par qui peuvent être possédés , 356.— C'est une mauvaise loi que celle qui empêche de les vendre , pour en transporter le prix dans les pays étrangers, 387.

Fontenay (bataille de). Causa la ruine de la monarchie 522,

Fontenelle. Comparé au Bernin, 62i. — Autant au-dessus des autres hommes par son cœur qu'au-dessus des hommes de lettres par son esprit, ibid.— Loue les autres sans peine, 65o

Forcalquier (M. de). Desbadineries charmantes sortaient do son esprit comme un éclair, 649.

FORCE(ducde la). Son éloge, 580. — Sa bonté et sa politesse,

TABLE ANALYTIQUE

Son esprit d'ordre

son goût pour les sciences, etc. 58 1 ibid. — Sa générosité , ibid.

Force des États , 256.

Force défensive des États, relativement les uns aux attires. Dans quelle proportion elle doit être, 255, 256.

Force défensive d'un État. Cas où elle est inférieure à la force offensive , 255 , 256.

Force générale d'un État. En quelles mains peut, être placée ,

Force' offensive. Par qui doit être réglée , 256.

Forces particulières des hommes. Comment peuvent se réunir, 192.

Formalités de justice. Sont nécessaires dans les monarchies et les républiques ; pernicieuses dans le despotisme, 227 et suiv. —Fournissaient aux Romains, qui y étaient fort attachés, des prétextes pour éluder les lois, 436. — Sont pernicieuses quand il y en a trop , 47 1 .

Forme judiciaire. Elle fait autant de ravages que la forme de la médecine , 68.

Formose. Dans cette ile, c'est le mari qui entre dans la famille de la femme , 393. — C'est le physique du climat qui y a établi le précepte de religion qui défend aux femmes d'être mères avant trente-cinq ans, 396 — La débauche y est autorisée , parce que la religion y fait regarder ce qui est nécessaire comme indifférent, et ce qui est indifférent comme nécessaire, 410, 4 il. —Les mariages entre parents au quatrième degré y sont prohibés : cette loi n'est point prise ailleurs que dans la nature , 428.

Fortune. Ce n'est pas elle qui décide du sort des empires, ni, 172. — L'honneur permet, dans une monarchie, d'en faire cas , et défend d'en faire aucun de la vie , 205.

Fouet. Est un châtiment que l'on inflige aux femmes persanes,

Fouquet, jésuite, a des volontés ambulatoires, 635.

France. Les peuples qui l'habitent sont partagés en trois états, qui se méprisent mutuellement, 28. — On n'y élève jamais ceux qui ont vieilli dans les emplois subalternes, 32.— On s'y est mal trouvé d'avoir fatigué les huguenots, 41.— On y aime la gloire, 61.— Il y arrive de fréquentes révolutions dans la fortune des sujets, 67.— C'est un des plus puissants États de l'Europe , 68.— Depuis quand les rois y ont pris des gardes , 70.— La présence seule de ses rois donne la grâce aux criminels, ibid. — Le nombre de ses habitants n'est rien en comparaison de ceux de l'ancienne Gaule , 76.— Sa guerre avec l'Espagne, sous la régence, 90.— Révolutions de l'autorité de ses rois, 93.— Les peines n'y sont pas assez proportionnées aux crimes , 235. — Y doit-on souffrir le luxe ? 240. — Heureuse étendue de ce royaume : situation de sa capitale, 255.— Fut , vers le milieu du règne de Louis XIV, au plus haut point de sa grandeur relative, 256.— Combien les lois criminelles y étaient imparfaites sous les premiers rois, 281. — Combien il y faut de voix pour condamner un accusé, ibid.— On y lève mal les impôts sur les boissons , 295.— On n'y connaît pas assez la bonté du gouvernement des pays d'États, 296, 297. — Il ne serait pas avantageux à ce royaume que la noblesse y put faire le commerce , 355. — A quoi elle doit la constance de sa grandeur, 35G. — Quelle y est la fortune et la récompense des magistrats , ibid. — C'est elle qui , avec l'Angleterre et la Hollande, fait tout le commerce de l'Europe , 375.— Les filles ne doivent pas y avoir tant de liberté, sur les mariages, qu'elles en ont en Angleterre, 395. — Nombre de ses habitants sous Charles IX, 404.— Sa constitution actuelle n'est pas favorable à la population , ibid. — Comment la religion, dutemps de nos pères, y adoucissait les fureurs de la guerre , 41 1. — Doit sa prospérité à l'exercice des droits d'amortissement et d'indemnité, 418. — Par quelles lois fut gouvernée pendant la première race de ses rois, 441. —Était, dès le temps de l'éditde Pistes, distinguée en France coutumière, et en pays de droit écrit, 442. — Les fiefs, devenus héréditaires, s'y multiplièrent tellement, qu'elle fut gouvernée plutôt par la dépendance féodale que par la dépendance politique, 443, 444. — Était autrefois distinguée en pays de Pobéissance-le-roi, et en pays hors Pobéissance-le-roi, 460.— Comment le droit romain y fut apporté : autorité qu'oh

lui donna, 467 et suiv.— On y rendait autrefois la justice de deux différentes manières , 468.— Presque tout le petit peuple y était autrefois serf. L'affranchissement de ces serfs est une. des sources de nos coutumes, 469, 470. — On y admet la plupart des lois romaines sur les substitutions, quoique les substitutions eussent, chez les Romains, un tout autre motif que celui qui les a introduites en France, 472, 473.— La peine contre les faux témoins y est capitale; elle ne l'est point en Angleterre : motifs de ces deux lois , 473.— On y punit le receleur de la même peine que le voleur : cela est injuste, quoique cela fût juste dans la Grèce et à Rome , 474.— Causes des révolutions dans les richesses de ses rois de la première race, 480. — L'usage où étaient les rois de partager leur royaume entre leurs enfants est une des sources de la servitude de la glèbe et des liefs, 483. — Comment la nation réforma elle-même le gouvernement civil sous Clotaire II, 506.— La couronne y était élective sous la seconde race, 516. — Pourquoi fut dévastée par les Normands et les Sarrasins, plutôt que l'Allemagne , 525. — Pourquoi les iilles n'y succèdent point à la couronne, et succèdent à plusieurs autres couronnes de l'Europe, 527. — Se perdra par tes gens de guerre , 62G.

Franchise. Dans quel sens est estimée dans une monarchie , 204, 205.

François Ier. C'est par une sage imprudence qu'il refusa la conquête de l'Amérique , 376, 377.

Français. Vivacité de leur démarche opposée à la gravité orientale , 16, 17. — Leur vanité est la source des richesses de leurs rois, ibid. — Ne sont pas indignes de l'estime des étrangers, 31.— Raisons pour lesquelles ils ne parlent presque jamais de leurs femmes , 37. — Sort des maris jaloux parmi eux : il y en a peu : pourquoi, 37, 38.— Leur inconstance en amour, 38.— Le badinage est leur caractère essentiel : tout ce qui est sérieux leur parait ridicule, 43.— Ont la fureur du bel esprit, 44. — Doivent paraître fous aux yeux d'un Espagnol, 55.— En adoptant les lois romaines , ils en ont rejeté ce qu'il y avait de plus utile , 56.— Leurs lois civiles , 60. —Semblent faits uniquement pour la société ; excès de la philanthropie de quelques-uns d'entre eux : épitaphe d'un de ces philanthropes, 60, 61.— La faveur est leur grande divinité, 61. — Sacrifient tout à l'honneur et à la gloire, 61 , 62. —Leur inconstance en fait de modes : plaisanteries à ce sujet, 67 et suiv.— Changent de mœurs suivant l'âge et le caractère de leurs rois , 68.— Aiment mieux être regardés comme législateurs dans les affaires de mode que dans les affaires essentielles, ibid.— Ont renoncé à leurs propres lois pour en adopter d'étrangères , ibid. — Ils ne sont pas si efféminés qu'ils le paraissent, 72. — Efficacité qu'ils attribuent aux ri» dicules qu'ils jettent sur ceux qui déplaisent à la nation , 75.— Le système de Law a, pendant un temps, converti en vices lesvertus qui leur sont naturelles, 105, 106.— Pourquoi ont toujours été chassés de l'Italie, 260. — Leur portrait : leurs manières ne doivent point être gênées par des lois; on gênerait leurs vertus , 335 , 338. — Serait-il bon de leur donner un esprit de pédanterie ? 338. — Mauvaise loi maritime des Français , 433. — Origine et révolutions de leurs lois civiles, 438* et suiv.— Comment les loissaliques, ripuaires, bourguignones et wisigothes cessèrent d'être en usage chez les Français , 443. — Férocité tant des rois que des peuples de la première race , 505. — Comparés aux Anglais,

Français croisés. Leur mauvaise conduite en Orient, 186.

Francs. Leur origine : usage et propriétés des terres chez eux, avant qu'ils fussent sortis de la Germanie, 331 et suiv. — Quels étaient leurs biens et l'ordre de leurs successions, lorsqu'ils vivaient dans la Germanie : changements qui s'introduisirent dans leurs usages, lorsqu'ils eurent fait la conquête des Gaules : causes de ces changements, ibid.— En vertu de la loi salique , tous les enfants mâles succédaient, chez eux, à la couronne par portions égales, 333. — Pourquoi leurs rois portaient une longue chevelure, ibid. — Pourquoi leurs rois avaient plusieurs femmes , tandis que les sujets n'en avaient qu'une, 334.— Majorité de leurs rois : elle a varié : pourquoi , 335. — Raisons de l'esprit sanguinaire de leurs

TABLE ANALYTIQUE

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rois, ibid. et suiv.— Assemblées de leur nation, 336. —N'avaient point de rois dans la Germanie avant la conquête des Gaules, ibid.— Avant et après la conquête des Gaules , ils laissaient aux principaux d'entre eux le droit de délibérer sur les petites choses, et réservaient à toute'là nation la délibération des choses importantes, ibid— N'ont pas pu faire rédiger la loi salique avant que d'être sortis de la Germanie, leur pavs , 438. — Il y en avait deux tribus ; celle des Ripuaires', et celle des Sahens : réunies sous Clovis , elles conservèrent chacune leurs usages , ibid. — Reconquirent la Germanie après en être sortis, ibid. — Prérogatives que la loi salique leur donnait sur les Romains : tarif de cette différence, 440. — Comment le droit romain se perdit dans leur domaine , et se conserva chez les Goths , les Bourguignons et les Wisigoths , 441. — La preuve par le combat était en usage chez eux, 448.— Est-il vrai qu'ils aient occupé toutes les terres de la Gaule, pour en faire des fiefs? 480.— Occupèrent, dans les Gaules, les pays dont les Wisigoths et les Bourguignons ne s'étaient pas emparés ; ils y portèrent les mœurs des Germains : de là les iiefs dans ces contrées, 4S0 , 481.— Ne payaient point de tributs dans les commencements de la monarchie : les seuls Romains en payaient pour les terres qu'ils possédaient : traits d'histoire et passages qui le prouvent , 484, 485.— Quelles étaient les charges des Romains et des Gaulois dans la monarchie des Francs, 486. — Toutes les preuves qu'emploie l'abbé Dubos pour établir que les Francs n'entrèrent point dans les Gaules en conquérants , mais qu'ils y furent appelés par les peuples , sont ridicules, et démenties par l'histoire , 499 et suiv.

Francs-aleux. Leur origine r 489.

Francs ripuaires. Leur loi suit pas à pas la loi salique, 333. — Viennent de la Germanie, ibid. — En quoi leur loi et celles des autres peuples barbares différaient de la loi sali- • que , 446.

Fraude. Est occasionnée par les droits excessifs sur les marchandises : est pernicieuse à l'État : est la source d'injustices criantes, et est utile aux traitants , 295. — Comment punie chez le Mogol et au Japon , 296.

Fred. Ce que signifie ce mot en suédois, 494.— Voyez Fredum.

Freda. Quand on commença à les régler plus par la coutume que par le texte des lois , 445.

Frédegonde. Pourquoi elle mourut dans son lit , tandis que Brunehault mourut dans les supplices , 504. — Comparée à Brunehault, 505.

Fredum. Comment ce mot, qui se trouve dans les lois barbares , a été formé , 487. — Ce que c'était : ce droit est la vraie cause de l'établissement des justices seigneuriales : cas où il était exigé : par qui il l'était, 494, 495.— Sa grandeur se proportionnait à celle de la protection que recevait celui qui le payait, 495. — Nom que l'on donne à ce droit sous la seconde race, ibid.— Ne pouvait appartenir qu'auseigneur du fief, à l'exclusion même du roi : de làlajustice nepouvait appartenir qu'au seigneur du lief , ibid. et suiv.

Frères. Peuples chez qui ces mariages étaient autorisés : pourquoi? 212, 428.— Pourquoi il ne leur est pas permis d'épouser leurs sœurs, 428.

Frise et Hollande. N'étaient autrefois ni habitées, ni habitables, 181.

Frisons. Quand et par qui leurs lois furent rédigées, 438, 439. —Simplicité de leurs lois : causes de cette simplicité , ibid. — Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires, 446. — Voyez Ripuaires. — Tarif de leur composition, 451.

if Frondeurs baléares , autrefois les plus estimés , 130.

Frontières de l'empire. Fortiiiées par Justinien, 178, 179.

Frugalité. Dans une démocratie où il n'y a plus de vertu, c'est la frugalité , et non le désir d'avoir, qui passe pour avarice, 200. — Doit être générale dans une démocratie : effets admirables qu'elle y produit, 211.— Ne doit, dans une démocratie , régner que dans les familles , et non dans l'État , ibid.— Comment on en inspire l'amour, ibid.— Ne peut pas régner dans une monarchie , ibid. — Combien est néces-

saire dans une démocratie : comment les lois doivent l'y entretenir, 213.

Funérailles. Platon a fait des lois d'épargne sur les funérailles : Cicéron les a adoptées, 418. — La religion ne doit pas encourager les dépenses funéraires, ibid.

Furetière. Son dictionnaire, 51.

Gabelles. Celles qui sont établies en France sont injustes et funestes , 295.

Gabimus. Vient demander le triomphe après une guerre qu'il a entreprise malgré le peuple, 157.

Gages de bataille. Quand ils étaient reçus, on nepouvait faire la paix sans le consentement du seigneur, 453.

Gains nuptiaux. Quels doivent être ceux des femmes, dans les différents gouvernements, 244.

Galanterie. Dans quel sens est permise dans une monarchie, 204. — Suites fâcheuses qu'elle entraine, 241. — D'où elle tire sa source : ce que ce n'est point ; ce que c'est : comment s'est accrue, 4 52. — Origine de celle de nos chevaliers errants, ibid. — Pourquoi celle de nos chevaliers ne s'est point introduite à Rome, ni dans la Grèce, ibid. — Tira une grande importance des tournois , ibid.

Gâlbà (l'empereur) ne tient l'empire que peu de temps , 163.

Galères. L'auteur n'y a pas vu un seul homme triste, 629.

Gallus. Incursions des barbares sur les terres de l'empire, sous son règne, 168. — Pourquoi ils ne s'y établirent pas alors ,

Gange. C'est une doctrine pernicieuse que celle des Indiens, qui croient que les eaux de ce fleuve sanctifient ceux qui meurent sur ses bords, 4 il,

Gantois. Punis pour avoir mal à propos appelé de défaute de droit le comte de Flandre, 459.

Garçons. Sont moins portés pour le mariage que les filles : pourquoi, 394. — Leur nombre relatif à celui des filles influe beaucoup sur la propagation , 395.

Garde-noble. Son origine, 527. — Voyez Baillie.

Gardes. Depuis quand les rois de France en ont pris , 70.

Gardiens des mœurs à Athènes, 214. — Des lois, ibid.

Gaule (gouvernement de la). Tant cisalpine que transalpine , confié à César, ISA.

Gaules. Pourquoi les vignes y furent arrachées par Domitien, et replantées par Julien , 370. — Étaient pleines de petits peuples, et regorgeaient d'habitants, avant les Romains, 397. — Ont été conquises par des peuples de la Germanie , desquels les Français tirent leur origine, 479 , 480 et suiv.

Gaule méridionale. Les lois romaines y subsistèrent toujours quoique proscrites par les Wisigoths , 443.

Gaulois. Parallèle de ce peuple avec les Romains, 131. — Le commerce corrompit leurs mœurs, 349, not. I. — Quelles étaient leurs charges dans la monarchie des Francs, 486. — Ceux qui , sous la domination française , étaient libres , marchaient à la guerre sous les comtes, 490.

Gazelier ecclésiastique. Voyez Nouvelliste ecclésiastique.

GÉLON. Beau traité de paix qu'il. fit avec les Carthaginois , 268.

Gendrox. Modeste admirateur des jésuites et des médecins , 648. — Était une bonne tète physique et morale , 657.

Généalogie. Assez sotte chose, 622.

Généalogiste , 90.

Généraux des armées romaines : causes de l'accroissement de leur autorité , 146, i47.

Gênes. N'est superbe que par ses bâtiments, 93. — Comment le peuple a part au gouvernement de cette république', 196. — Édit par lequel celte république corrige ce qu'il y avait de vicieux dans son droit politique et civil , à l'égard de l'île de Corse, 259. — (Adieux à), 633.

Genève. Belle loi de cette république , touchant le commerce,

Gengis-kan Plus grand conquérant qu'Alexandre, 57.— S'il eut élé chrétien , il n'eut pas été si cruel , 407. — Pourquoi , approuvant tous les dogmes mahométans, il méprisa si fort les mosquées ,416. — Fait fouler l'Alcoran aux pieds de ses

chevaux, 410. not. 4, — Trouvait le voyage de la Mecque absurde , ibid.

Génie d'une nation : en quoi il consiste , 626.

Genre humain. Révolutions qu'il a essuyées , 75 et suiv. — Réduit à la dixième partie de ce qu'il était autrefois, ?6. — Voyez .Dépopulation.

Gens, qu'on dit être de bonne compagnie, ne sont souvent que ceux dont le vice est le plus raffiné, 32.— Qui ont beaucoup d'esprit, tombent dans le dédain de tout , 62?.— L'auteur n'en a trouvé de communément méprisés que ceux qui vivaient en mauvaise compagnie , 628.

Genséric, roi des Vandales, 175.

Gentilshommes, La destruction des monastères en Angleterre les a tirés de la paresse où ils vivaient, 405, — Comment se battaient en combat judiciaire, 451. — Comment contre un vilain , 453.— Vidaient leurs différends par la guerre , et leurs guerres se terminaient souvent par un combat judiciaire,

Geoffrin (madame.) Trait malhonnête qu'elle a fait à l'abbe de Guasco , 674.

Geoffroy, duc de Bretagne. Son assise est la source de la coutume de cette province, 469.

Géomètres, Leur portrait, 86 et suiv. — Convainquent avec tyrannie , 92.

Germains, C'est d'eux que les Francs tirent leur origine, 236.— Ne connaissaient guère d'autres peines que les pécuniaires , ibid. — Les femmes étaient , chez eux , dans une perpétuelle tulelle , 242 , 243. — Simplicité singulière de leurs lois en matière d'insultes faites tant aux hommes qu'aux femmes : cette simplicité provenait du climat , 306. — Ceux qui ont changé de climat ont changé de lois et de mœurs» ibid. — Quelle sorte d'esclaves ils avaient, 310. — Loi civile de ces peuples , qui est la source de ce que nous appelons loi salique , 331 . —- Ce que c'était , chez eux , que la maison et la terre de la maison, ihid. — Quel était leur patrimoine, et pourquoi il n'appartenait qu'aux mâles , ibid. — Ordre bizarre dans leurs successions : raisons et sources de cette bizarrerie, ibid. et suiv, — Gradation bizarre qu'ils mettaient dans leur attachement pour leurs parents , 332 et suiv. — Étaient le seul peuple barbare où l'on n'eût qu'une femme : les grands en avaient plusieurs, 334. — Austérité de leurs mœurs, ibid.

— Ne faisaient aucune affaire publique ni particulière sans être armés , ibid. — A quel âge , eux et leurs rois , étaient majeurs , 335. — On ne parvenait , chez eux , à la royauté qu'après la majorité : inconvénients qui firent changer cet usage; et de ce changement naquit la différence entre la tutelle et la baillie ou garde , ibid. —L'adoption se faisait , chez eux , par les armes , ibid. — * Étaient fort libres : pourquoi , 336.— Pourquoi le tribunal de Varus leur parut insupportable, 337. — Combien ils étaient hospitaliers, 350. — Con^ ment punissaient les crimes. La monnaie, chez eux, devenait bétail, marchandise, ou denrée; et ces choses devenaient monnaie , 379. — N'exposaient point leurs enfants , 403. — Leurs inimitiés , quoique héréditaires , n'étaient pas éternelles : les prêtres avaient vraisemblablement beaucoup de part aux réconciliations , 4 1 1 , 412, — Différents caractères de leurs lois , 438 et suiv. -^Étaient divisés en plusieurs nations qui n'avaient qu'un seul territoire , et chacune de ces nations, quoique confondues, avait ses lois, 440. — Avaient l'esprit des lois personnelles, avant leurs conquêtes, et les conservèrent après , ibid. — Quand rédigèrent leurs usages par écrit pour en faire de codes, 444, 445. -=* Esquisse de leurs mœurs : c'est dans ces mœurs que l'on trouve les raisons de ces preuves que nos pères employaient par le fer ardent, l'eau bouillante et le combat singulier, 447 et suiv.

— La façon dont ils terminaient leurs guerres intestines est l'origine du combat judiciaire, ibid. — Leurs maximes sur les outrages, 451. —r C'était chez eux une grande infamie d'avoir abandonné son bouclier dans le combat, 452. — C'est d'eux que sont sortis les peuples qui conquirent l'empire ro^ main : c'est dans leurs mœurs qu'il faut chercher les sources des lois féodales, 479. —C'est dans leur façon de se nourrir, dans la variation de leurs possessions, et dans l'usage où étaient les princes de se faire suivre par une troupe de gens

TABLE ANALYTIQUE

attachés à eux , qu'il faut chercher l'origine du vasselage, ibid. et suiv. — Il y avait, chez eux, des vassaux; mais il n'y avait point de fiefs ; ou plutôt les fiefs étaient des chevaux de bataille, des armes et des repas, 480. — Leur vie était presque toute pastorale : c*est de là que presque toules les lois barbares roulent sur les troupeaux , 4SI.— Il est impossible d'entrer un peu avant dans notre droit politique , si l'on ne connaît les lois et les mœurs des Germains : et, pour nous conduire à l'origine des justices seigneuriales, l'auteur entre dans le détail de la nature des compositions qui étaient en usage chez les Germains , et chez les peuples sortis de la Germanie, pour conquérir l'empire romain, 492 et suiv.— Ce qui les a arrachés à l'état de nature où ils semblaient être encore du temps de Tacite, 492. — Pourquoi, étant si pauvres , ils avaient tant de peines pécuniaires, 493. — Entendaient, par rendre la justice , protéger le coupable contre la vengeance de l'offense , 494. — Comment punissaient les meurtres involontaires, ibid,— C'est dans leurs mœurs qu'il faut chercher la source de la puissance des maires du palais et de la faiblesse des rois , 507 et suiv.

Germanicus. Le peuple romain le pleure, 160.

Germanie. Est le berceau des Francs, des Francs ripuaires et des Saxons, 333. — Était pleine de petits peuples et regorgeait d'habitants avant les Romains, 397. — Fut reconquise par les Francs après qu'ils en furent sortis , 438 et suiv.

Gladiateurs. On en donnait le spectacle aux soldats romains, pour les accoutumer à voir couler le sang, 129.

Glèbe (servitude de la). Quelle en est , la plupart du temps , l'origine, 294. — N'a point été établie par les Francs en entrant dans la Gaule, 480.— Établie dans la Gaule avant l'arrivée des Bourguignons; conséquence que l'auteur tire de ce fait, 482.

Gloire. Ce que c'est ; pourquoi les peuples du Nord y sont plus attachés que ceux du Midi , 61. — N'est jamais compagne de la servitude, ibid. — Celle du prince est son orgueil : elle ne doit jamais être le motif d'aucune guerre, 256.

Gloire ou magnanimité. Il n'y en a ni dans un despote, ni. dans ses sujets, 219.

Glossateurs. Peuvent se dispenser d'avoir du bon sens , 92.

Guide. Vice dans son gouvernement, 268. — (Le femplede)» 3 et suiv. — Description de la ville, ibid. et suiv.

Goa. Noirceur horrible du caractère des habitants de ce pays fc

Goertz (le baron de). Pourquoi condamné en Suède, 86.

Gondebaud. Loi injuste de ce roi de Bourgogne, 423.— Est un, de ceux qui recueillirent les lois des Bourguignons , 439. — Caractère de sa loi; son objet, pour qui elle fut faite, 441.

— Sa loi subsista longtemps chez les Bourguignons , 442. — Fameuses dispositions de ce prince qui étaient le serment des mains d'un homme qui en voulait abuser, 446, 447. — Raison qu'il allègue pour substituer le combat singulier à. la preuve par serment , 448. — Loi de ce prince qui permet aux accusés d'appeler au combat les témoins que l'on produisait contre eux, 455.

Contran. Comment adopta Childebert , 345.

Gordiens (les empereurs). Sont assassinés tous les trois, 167.

Goths. Reçus par Valens sur les terres de l'empire , 170. — Leur exemple, lors de la conquête d'Espagne , prouve que les esclaves armés ne sont pas si dangereux dans une monarchie, 312. — La vertu faisait chez eux la majorité , 335.

— Comment le droit romain se conserva dans les pays de leur domination et de celle des Bourguignons, et se perdit dans le domaine des Francs , 441 et suiv. ~* La loi salique ne fut jamais reçue chez eux , ibid. — La prohibition de leurs mariages avec les Romains fut levée par Recessuinde : pourquoi , 443, — Persécutés dans la Gaule méridionale par les Sarrasins, se retirent en Espagne : effet que cette émigration produisit dans leurs lois , ibid.

Goût. Se forme, dans une nation, par l'inconstance même de cette nation, 338. — Nait de la vanité, ibid. — (Essai sur le) dans les choses de la nature et de l'art , 586. — Sa définition la plus générale , 589 , 590.

Gouvernement. Quel est le plus parfait , 56. — Sa douceur con-

TABLE ANALYTIQUE

tribue à la propagation de l'espèce , 83. — Libre. Quel il doit être pour se pouvoir maintenir, 145 et suiv. — De Rome. Son excellence , en ce qu'il contenait dans son système les moyens de corriger les abus, Uti.— Militaire. S'il est préférable au civil, 164. — Inconvénients d'en changer la forme totalement, 169.— D'un seul. Ne dérive point du gouvernement paternel , 192. — Il y en a de trois sortes : quelle est la nature de chacun? i 93.— Exemple d?un pape qui abandonna le gouvernement à un ministre , et trouva que rien n'était si aisé que de gouverner, 198. — Différence entre sa nature et son principe , 199. — Quels en sont les divers principes, 199 et suiv. — Ce qui le rend imparfait , 204. — Ne se conserve qu'autant qu'on l'aime, 206, 207. —Modéré. Combien est difficile à former, 221 et suiv. — Les empereurs qui l'avaient établi, sentant qu'il ne leur était pas moins funeste qu'aux sujets, cherchèrent à le tempérer, 235. — Sa corruption commence presque toujours par celle des principes , 245.— Quelles sont les révolutions qu'il j>eut essuyer sans inconvénients, 247 et suiv. — Quand le principe en est bon, les lois qui semblent le moins conformes aux vraies règles et aux bonnes mœurs y sontbonnes : exemples , 248.— Suites funestes delà corruption de son principe , 249. — Le moindre changement dans sa constitution entraine la ruine des principes , 250. — Cas où, de libre et de modéré qu'il était, il devient militaire, 269. — Gothique. Son origine, ses défauts : est la source des bons gouvernements que nous connaissons , 270 et suiv. — Le tribut qui est le plus naturel, est l'impôt sur les marchandises , 297. — Liaison du gouvernement domestique avec le politique, 318. — Convient dans les pays formés par l'industrie des hommes, 327.— Ses maximes gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois, etc. ; de là nait l'esprit général d'une nation , 337 et suiv. — Sa dureté est un obstacle à la propagation, 395. — Voyez Monarchie, République.

Gouverneurs des provinces romaines. Leur pouvoir, leurs injustices ,279.

Gracchtjs Tiberius. Coup mortel qu'il porte à l'autorité du

sénat, 278.

Grâce. On ne peut pas demander, en Perse , celle d'un homme que le roi a une fois condamné , 203. — Le droit de la faire aux coupables est le plus bel attribut de la souveraineté d'un monarque; il ne doit donc pas être leur juge , 229. Grâce {la). L'auteur de V Esprit des Lois était-il obligé d'en

parler? 534.

Grâces {les). Se trouvent plus ordinairement dans l'esprit que

dans le visage , 594.

Grâce {lettres de). Sont un grand ressort dans un gouvernement modéré ,236.

Gradués. Les deux dont le juge est obligé de se faire assister dans les cas qui peuvent mériter une peine afflictive , représentent les anciens prud'hommes qu'il était obligé de consulter, 468.

Grammairiens. Peuvent se dispenser d'avoir du bon sens ,

Grandes choses. Ce sont les aventuriers qui en font, 629. Grandeur réelle des États. — Des Romains. Causes de son accroissement, 125 et suiv. r Les triomphes , ibid. — 2° L'adoption qu'ils faisaient des usages étrangers qu'ils jugeaient préférables aux leurs , ibid. — 3° La capacité de leurs rois , ibid.— 4° L'intérêt qu'avaient les consuls de se conduire en gens d'honneur pendant leur consulat , 126. — 5° La distribution du butin aux soldats et des terres conquises aux citoyens, ibid. — 6° La continuité des guerres, 127. — 7° Leur constance à toute épreuve qui les préservait du découragement, ibid. — 8° Leur habileté à détruire leurs ennemis les uns par les autres, 139 et suiv. — 9° L'excellence du gouvernement dont le plan fournissait les moyens de corriger les abus , 145. — De Rome ; est la vraie cause de sa ruine , 147. — Comparaison des causes générales de son accroissement avec celles de sa décadence , ni et suiv. — Pour l'augmenter, il ne faut pas diminuer la grandeur relative, 256. —Relative des États. Pour la conserver, il ne faut pas écraser un État voisin qui est dans la décadence , ibid. Grand** Le respect leur est acquis : ils n'ont besoin que de se

rendre aimables, 52.— Ce qui leur reste après leur chute , 86. —Leur situation dans les États despotiques , 203.— Comment doivent être punis dans une monarchie, 237. — L'auteur a d'abord eu pour la plupart une crainte puérile, 620.

Grands seigneurs. Ce que c'est : différence entre ceux de France et ceux de Perse, 61.

Gravinà. Comment définit l'état civil, 192.

Gravion. Ses fonctions étaient les mêmes que celles du comt et du centenier, 492.

Gravure. A rendu les cartes géographiques communes, 180.

Grec (empire). Quelles sortes d'événements offre son histoire, 179 et suiv. — Hérésies fréquentes dans cet empire, 180.— Envahi en grande partie par les Latins croisés, 186. — Repris par les Grecs , ibid . — Par quelles voies il se soutin encore après l'échec qu'y avaient donné les Latins, 187. — Chute totale de cet empire , ibid.

Grèce. Elle ne contient pas la centième partie de ce qu'elle avail autrefois d'habitants , 76. —Elle fut d'abord gouvernée par des monarques, 89. —Comment les républiques, s'y établirent , ibid. — (État de la) après la conquête de Carthage par les Romains , 136. — Grande Grèce. Portraits des habitants qui la peuplaient, 127. — Combien elle renfermait de sortes de républiques , 214. — Par quel usage on y avait prévenu le luxe des richesses, si pernicieux dans les républiques , 239. — Pourquoi les femmes y étaient si sages , 241 , 242.— Son gouvernement fédératif est ce qui la fit fleurir si longtemps , 253. — Ce qui fut cause de sa perte , 254. — On n'y pouvait souffrir le gouvernement d'un seul, 326. — Belle description de ses richesses, de son commerce, de ses arts, de sa réputation , des biens qu'elle recevait de l'univers et de ceux qu'elle lui faisait , 361 et suiv. — Était pleine de petits peuples , et regorgeait d'habitants avant les Romains 397. — Pourquoi la galanterie de chevalerie ne s'y est point introduite, 452.— Sa constitution demandait que l'on punit ceux qui ne prenaient pas de parti dans les séditions, 471.

— Vice dans son droit des gens : il était abominable , et était la source de lois abominables; comment il aurait dû être corrigé , 472 , 473. — On n'y punissait pas le suicide par les mêmes motifs qu'à Rome, 473. — On y punissait le receleur comme le voleur. Cela était juste en Grèce; cela est injuste en France : pourquoi , 474.

Grecques {villes). Les Romains les rendent indépendantes des princes à qui elles avaient appartenu, 137. — Assujetties par les Romains à ne faire , sans leur consentement , ni guerres ni alliances , 139. — Mettent leur confiance dans Mithridate .

Grecs. Ne passaient pas pour religieux observateurs du serment, 148. — Du Bas-Empire. Nation la plus ennemie des hérétiques qu'il y eût , 180. — Empereurs grecs haïs de leurs sujets pour cause de religion, ibid. — Ne cessèrent d'embrouiller la religion par des controverses, 183. — Leurs politiques avaient des idées bien plus nettes sur le principe de la démocratie que ceux d'aujourd'hui , 200. — Combien ont fait d'efforts pour diriger l'éducation du côté de la vertu, 207

— Regardaient le commerce comme indigne d'un citoyen , 209. — La nature de leurs occupations leur rendaient la musique nécessaire , 209 , 210. — La crainte des Perses maintint leurs lois, 247. — Pourquoi se croyaient libres du temps de Cicéron, 264, not. I. — Quel était leur gouvernement dans les temps héroïques, 271 et suiv. — Ne surent jamais quelle est la vraie fonction du prince : cette ignorance leur fit chasser tous leurs rois, 272. — Ce qu'ils appelaient police, ibid. — Combien il fallait de voix, chez eux, pour condamner un accusé, 281. — D'où venait leur penchant pour le crime contre nature , 283. — La trop grande sévérité avec laquelle ils punissaient les tyrans occasionna chez eux beaucoup de révolutions , 28S. s— La lèpre leur était inconnue, 304. — Loi sage qu'ils avaient établie en faveur des esclaves, 314. — Pourquoi leurs navires étaient plus vîtes que ceu x des Indes , 360. — Leur commerce avant et depuis Alexandre, 361 et suiv. — Avant Homère, 36 1. — Pourquoi firent le commerce des Indes avant les Perses , qui en étaient bien plus à portée, 362. — Leur commerce aux Indes n'était pas si étendu, mais plus facile que le nôtre , 365. — Leurs colonies , 369. —

Pourquoi estimaient plus les troupes de terre que celles de mer, ibicl — Loi qu'ils imposèrent aux Perses , 375. — Leurs différentes constitutions sur la propagation , suivant le plus grandou le plus petit nombre d'habitants, 39;. — N'auraient pas commis les massacres et les ravages qu'on leur reproche, s'ils eussent été chrétiens, 407. — Leurs prêtres d'Apollon jouissaient d'une paix éternelle; sagesse de ce règlement religieux, 411. — Comment, dans le temps de leur barbarie, ils employèrent la religion pour arrêter les meurtres, 412. — L'idée des asiles devait leur venir plus naturellement qu'aux autres peuples : ils restreignirent d'abord l'usage qu'ils en tirent dans de justes bornes ; mais ils les laissèrent devenir abusifs et pernicieux , 4 1 g. — Combien étaient idiots, 283.

Grenouilles. Expériences sur des grenouilles disséquées , 569.

Grimoald. Ajouta de nouvelles lois à celles des Lombards, 439.

Grosley. Réponse à ses observations sur Y Esprit des Lois,

GUASCO (l'abbé de). Lettres à, 638, 639, 640, 641, 642, 643, 644. 646, 647, 651, 652, 653, 658, 662, 663, 6G4, 665, 667, 668, 670, 671 , 672 , 673 , 674 , 675, 676 , 677.

Guasco (comte de). Lettre au, 638.

Guèbres. Une des plus anciennes religions du monde, 45. — Zoroastre est leur législateur, 47. — Ils rendent un culte au soleil , ibid. — Quel culte , ibid. — Ont conservé l'ancien langage persan ; c'est leur langue sacrée , 46. — N'enferment point leurs femmes , ibid. — Cérémonies de leurs mariages , 48. — Persécutés par les mahométans, passent en foule dans les Indes, 59. —Leur religion est favorable à la propagation, 402. — Elle rendit autrefois le royaume de Perse florissant , parce qu'elle n'est point contemplative : celle de Mahomet l'a détruite, 409. — Elle ne pouvait convenir que dans la Perse. 414. — Elle ordonne les mariages entre frères et sœurs , ibid.

Guerre. Quel en est l'objet, 192.— Onnedoit pointenentreprendre de lointaines, 255, 256. — Dans quel cas on a le droit de la faire : d'où dérive ce droit, 256. — Donne-t-elle droit de tuer les captifs? 308. — C'est le christianisme qui l'a purgée de presque toutes les cruautés , 407. — Comment la religion peut en adoucir les fureurs, 411. — Était souvent terminée parle combat judiciaire, 454.— Avait souvent autrefois pour motif la violation du droit politique , comme celles d'aujourd'hui ont pour cause ou pour prétexte celle du droit des gens, 458. — Tout le monde, du temps de Charlemagne, était obligé d'y aller, 523. — Voyez Armées.

Guerres. Agréables au peuple romain parle prolit qu'il en retirait, 126. — Perpétuelles sous les rois de Rome, 125. — Celles qui sont justes, celles qui sont injustes, 64 et suiv. — Avec quelle vivacité les consuls romains la faisaient, ibicl. — Presque continuelles aussi sous les consuls, ibid. —Effets de cette continuité, 127. — Peu décisives dans les commencements de Rome: pourquoi , ibid. — Punique , première, 133. — Seconde, 134. — Elle est terminée par une paix faite à des conditions bien dures pour les Carthaginois, 135. — La guerre et l'agriculture étaient les deux seules professions des citoyens romains , 149 , not. I. — De Marius et de Sylla , 149 et suiv. — Quel en était le principal motif, ibid.

Guerre civile. N'est pas toujours suivie de révolutions, 218. — Celles qui ravagèrent les Gaules, après la conquête des barbares , sont la principale source de la servitude de la glèbe et des iiefs , 482 et suiv.

Guerre ( état de). Comment les nations se sont trouvées en état de guerre, 192. — Comment les particuliers sont parvenus à être en état de guerre les uns vis-à-vis les autres , ibid. — Est la source des lois humaines , ibid.

Guerrières [les vertus). Restèrent à Rome après qu'on eut perdu toutes les autres, 149.

Guinée (roi de la côte de). Croit que son nom doit être porté d'un pôle à l'autre, 28, 29. — Les esclaves que l'on en tire ont dû la dépeupler considérablement, 81. — Causes de l'extrême lubricité des femmes de ce pays, 319.

Guises (les). Furent extrêmes dans le bien et dans le mal , G24.

Guriel. Royaume presque désert , 76.

Gustaspe. Révéré par les Guèbres , 48.

Gymnastique. Ce que c'était : combien il y en avait de sortes

TABLE ANALYTIQUE

Pourquoi, de très-utiles qu'étaient d'abord ces exercices, ils devinrent dans la suite funestes aux mœurs, 248 et suiv.

Habit. C'est à lui que l'on doit la plupart des honneurs que l'on reçoit, 21 , 22.

Habit de religieuse. Doit-il être un obstacle au mariage d'une femme qui l'a pris sans se consacrer? 476.

Hali, gendre de Mahomet, prophète des Persans. Son épée se nommait Ztifagar, 12. — Était le plus beau des hommes, 24.

Hannon. Véritables motifs du refus qu'il voulait que l'on fit d'envoyer du secours à Annibal en Italie , 259. — Ses voyages, ses découvertes sur les côtes d'Afrique, 367 et suiv.

— La relation qu'il a donnée de ses voyages est un morceau précieux de l'antiquité : est-elle fabuleuse? ibid.

Hardouin (le P.). Il n'appartient qu'à lui d'exercer un pouvoir arbitraire sur les faits, 485.

Harmonie. Nécessaire entre les lois de la religion et les lois civiles du même pays, 410.

Harrington. Cause de son erreur sur la liberté, 270. — Jugement sur cet auteur anglais, 478.

Hébon , archevêque de Reims. Son ingratitude envers Louis le Débonnaire : qui était cet Hébon , 502 et suiv.

Héliogabale veut substituer ses dieux à ceux de Rome, 165.

— Est tué par les soldats, 166.

Hénault (président), lettre au, 672.

Henri II. Sa loi contre les filles qui ne déclarent pas leur gros^ sesse au magistrat est contraire à la loi naturelle, 423.

Henri VII. Ses malheurs sont une preuve bien sensible qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujets , 292.

Henri VII, roi d'Angleterre. Augmente le pouvoir des communes pour avilir les grands, 126.

Henri VIII roi d'Angleterre. Dut vraisemblablement sa mort à une loi trop dure qu'il fit publier contre le crime de lèsemajesté , 285. — Ce fut par le moyen d s commissaires qu'il se défit des pairs qui lui déplaisaient, 290. — A établi l'esprit d'industrie et le commerce en Angleterre , en y détruisant les monastères et les hôpitaux, 405. — En défendant la confrontation des témoins avec l'accusé, il lit une loi contraire à la loi naturelle, 423. — La loi par laquelle il condamnait à mort toute fille qui , ayant eu un mauvais commerce avec quelqu'un , ne le déclarait pas au roi avant d'épouser son amant, était contre la loi naturelle, ibid. Héraclius fait mourir Phocas,et se met en possession de l'empire, 181.

Hercule. Ses travaux prouvent que la Grèce était encore barbare de son temps, 412.

Hérédité. La même personne n'en doit pas recueillir deux, dans une démocratie où l'on veut conserver l'égalité , 212.

Hérésiarque. C'est l'être que de ne faire consister la religion que dans de petites pratiques, 55.

Hérésie. L'accusation de ce crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspection : exemples d'absurdités et de cruautés qui peuvent résulter d'une poursuite indiscrète , 283. — Combien ce crime est susceptible de distinctions, ibid.

Hérésies. Comment elles naissent ; comment elles se terminent 21. — Louis XIV a cherché à l'abolir en France, 40.

Héritiers. 'Les cadets, chez les Tartares, en quelques districts de l'Angleterre, et dans le duché de Rohan, sont héritiers exclusivement aux aînés, 331. — Il n'y avait à Rome que deux sortes d'héritiers: les héritiers-siens , et les agnats. D'où venait l'exclusion des cognats, 433 et suiv. — C'était un déshonneur à Rome de mourir sans héritiers : pourquoi, 472, 473.

Héritiers-siens. Ce que c'était, 433. — Dans l'ancienne Rome ils étaient tous appelés à la succession , mâles et femelles , ibid.

Herniques, peuple belliqueux, 127.

Héroïsme. Celui des anciens étonne nos petites âmes, 206. — Celui que la morale avoue ne touche que peu de gens,

TABLE ANALYTIQUE

Héros. Écrivent toujours leurs propres actions avec simplicité , 367.

Heureux. On veut l'être plus que les autres , 627.

Hibernois. Chassés de leur pays, viennent disputer en France,

Hiérarchie. Pourquoi Luther la conserva dans sa religion, tandis que Calvin la bannit de la sienne , 408.

Himilcon, pilote des Carthaginois. Ses voyages , ses établissements ; se fait échouer, pour ne pas apprendre aux Romains la route d'Angleterre, 368.

Hippolïte. Éloge "de ce rôle dans la Phèdre de Racine , 423.

Histoire. —Romaine, moins fournie de faits depuis les empereurs : par quelle raison , 158. — Les monuments qui nous restent de celle de France sont une mer, et une mer à qui manquent même les rivages , 480. — Germe de celle des rois de la première race , 484.

Historiens. Trahissent la vérité dans les États libres , comme dans ceux qui ne le sont pas , 348. — Doivent-ils juger de ce que les hommes ont fait par ce qu'ils auraient du faire? 515. — Source d'une erreur dans laquelle sont tombés ceux de France , 482.

Hobbes. Son erreur sur les premiers sentiments qu'il attribue à l'homme , 191. — Le nouvelliste ecclésiastique prend pour des preuves d'athéisme les raisonnements que l'auteur de YEsprit des Lois emploie pour détruire le système de Hobbes et celui de Spinosa , 530.

Honoraspe (F). Révéré par les Guèbres, 48.

Hollande (la). La douceur de son gouvernement en a fait un pays des plus peuplés de l'Europe, 83. — Sa puissance, 93. — Est une république fédérative , et par là regardée en Europe comme éternelle , 253. —Cette république fédérative est plus parfaite que celle d'Allemagne : en quoi , 254. — Comparée, comme république fédérative, avec celle de Lycie , ibid. — Ce que doivent faire ceux qui y représentent le peuple, 266 et suiv. — Pourquoi n'est pas subjuguée par ses propres armées , 209. — Pourquoi le gouvernement modéré y convient mieux qu'un autre , 326. — Quel est son commerce , 350. — Dut sou commerce à la violence et à la vexation du gouvernement espagnol, 351. — Fait tel commerce sur lequel elle perd, et qui ne laisse pas de lui être fort utile , ibid. — Pourquoi les vaisseaux n'y sont pas si bons qu'ailleurs , 360. — C'est elle qui , avec la France et l'Angleterre, fait tout le commerce de l'Europe, 375.

— C'est elle qui présentement règle le prix du change ,

Hollandais. Prolits qu'ils tirent du privilège exclusif qu'ils ont de commercer au Japon et dans quelques autres royaumes des Indes , 352. — Font le commerce sur les errements des Portugais , 374. — C'est leur commerce qui a donné quelque prix à la marchandise des Espagnols , 377. — Voyez Hollande.

Homère. Justifié contre les censeurs qui lui reprochent d'avoir loué ses héros de leur force , de leur adresse , ou de leur agilité, 128, 129. — Quelles étaient de son temps les villes les plus riches de la Grèce , 361. — Commerce des Grecs avant lui, 361 , 362.

Homicide. Comment ce crime était puni chez les Germains,

Homicides. Doit-il y avoir des asiles pour eux? 416.

Hommage. Origine de celui que doivent les vassaux, 427,

Hommes. Leur façon de penser sur le compte des femmes , 8.

— Ne sont heureux que par la pratique de la vertu : histoire à ce sujet , 8 et suiv. — Ne savent quand ils doivent s'affliger ou se réjouir, 27. — Rapportent tout à leurs idées : faits singuliers qui le prouvent, 28. — Ne jugent les choses que par un retour secret qu'ils font sur eux-mêmes, 40. — Leur jalousie prouve qu'ils sont dans la dépendance des femmes, 42. — Secroientun objet important dans l'univers, 53. — Ne voient pas toujours les rapports de la justice; quand ils les voient , leurs passions les empêchent souvent de s'y livrer, 5S. — Leur propre sûreté exige qu'ils pratiquent lajustice : satisfaction qu'ils en retirent, ibid. — La fausseté de leurs espérances et de leurs craintes les rend malheureux , loi. —

Leur bonheur comparé avec celui des bêtes , 19 1. — Comme êtres physiques , sujets à des lois invariables ; comme êtres intelligents , violent toutes les lois : pourquoi. Comment rappelés sans cesse à l'observation des lois , ibid. — Quels ils seraient dans l'état de pure nature , ibid. — Pour quelles causes se sont réunis en société, 191, 192.— -Changements que l'état de société a opérés dans leur caractère, 292. — Leur état relatif à chacun d'eux en particulier, et relatif aux différents peuples quand ils ont été en société , ibid. — Leur situation déplorable et vile dans les États despotiques, 203. — Leur vanité augmente à proportion du nombre de ceux qui vivent ensemble , 238. — Leur penchant à abuser de leur pouvoir : suites funestes de cette inclination, 264. —Quelle est la connaissance qui les intéresse le plus, 281. — Leurs caractères et leurs passions dépendent des différents climats : raisons physiques, 300 et suiv. —Plus les causes physiques les portent au repos , plus les causes morales doivent les en éloigner, 302 , 303. — Naissent tous égaux : l'esclavage est donc contre nature, 310. — Beauté et utilité de leurs ouvrages , 328. — Leur nombre , dans le rapport avec la manière dont ils se procurent la subsistance, ibid. — Ce qui les gouverne , et ce qui forme l'esprit général qui résulte des choses qui les gouvernent , 337 , 338. — Leur propagation est troublée en mille manières par les passions, par les fantaisies et par le luxe, 392 et suiv. — Combien vaut un homme en Angleterre. Il y a des pays où un homme vaut moins que rien , 397. — Sont portés à craindre ou à espérer : sont fripons en détail , et en gros de très-honnêtes gens ; de là le plus ou le moins d'attachement qu'ils ,ont pour leur religion , 416. — Aiment , en matière de religion , tout ce qui suppose un effort ; comme en matière de morale , tout ce qui suppose de la sévérité, 417. — Ont sacrifié leur indépendance naturelle aux lois politiques , et la communauté naturelle des biens a ux lois civiles : ce qui en résulte, 429. — Il leur est plus aisé d'être extrêmement sages, 467. — Est-ce être sectateur de la religion naturelle que de dire que l'homme pouvait , à tous les instants , oublier son créateur, et que Dieu l'a rappelé à lui par les lois de la religion? 534. — L'auteur ne hait pas de se divertir en soi-même de ceux qu'il voit , 620. — Pour les juger, il faut leur passer les préjugés de leur temps , 623. — Il y en a de deux espèces, ceux qui pensent et ceux qui amusent, 627. — La plupart sont plus capables de grandes actions que de bonnes , ibid.

Hommes de bien. Il y en a fort peu dans les monarchies, 202.

Hommes à bonnes fortunes. Leur portrait, 32, 33. — Einpioi qu'on leur destinerait en Perse , s'il y en avait, 33.

Hommes libres. Qui on appelait ainsi dans les commencements de la monarchie : comment et sous qui ils marchaient à la guerre, 490.

Hommes qui sont sous la foi du roi. C'est ainsi que la loi salique désigne ceux que nous appelons aujourd'hui vassaux ,

Hongrie. La noblesse de ce royaume a soutenu la maison d'Autriche , qui avait travaillé sans cesse à l'opprimer , 248. — Quelle sorte d'esclavage y est établi, 31 1. — Ses mines sont utiles , parce qu'elles ne sont pas abondantes , 377.

Honnête homme. Le cardinal de Richelieu l'exclut de l'administration des affaires dans une monarchie , 201. — Ce qu'on entend par ce mot dans une monarchie , 205.

Honnêtes gens. Portrait de ceux qui méritent ce nom , 33 , 34. — Ceux qu'on nomme ainsi tiennent moins aux bonnes maximes que le peuple, 210.

Honneur. C'est l'idole à laquelle les Français sacrifient tout, 61 , 62. — A Rome, à Athènes, à Lacédémone, l'honneur payait seul les services, 62. — Ce que c'est : il tient lieu de la vertu dans les monarchies, 201 , 202. — Est essentiellement placé dans l'État monarchique, 202. — Effets admirables qu'il produit dans une monarchie, ibid. — Quoique faux, il produit, dans une monarchie, les mêmes effets que s'il était véritable, ibid.— N'est point le principe des États despotiques, ibid. — Quoique dépendant de son propre caprice, il a des règles fixes, dont il ne peut jamais s'écarter, ibid. Est tellement inconnu dans les États despotiques, que

TABLE ANALYTIQUE

souvent il n'y a pas de mot pour l'exprimer, ibid. — Serait dangereux dans un État despotique, ibid. — Met des bornes à la puissance du monarque , 204 . — C'est dans le monde , et non au collège , que l'on en «apprend les principes , ibid. — C'est lui qui lixe la qualité des actions , dans une monarchie, ibid. — Empêche Crillon et d'Orte d'obéir à des ordres injustes du monarque, 205. — C'est lui qui conduit les nobles à la guerre , c'est lui qui la leur fait quitter. ibid. — Quelles en sont les principales règles , ibid. — Ses lois ont plus de force, dans une monarchie, que les lois positives, ibid. — Bizarrerie de l'honneur qui attache le luxe, et par conséquent des besoins, aux distinctions accordées comme récompenses , 224. — Tient lieu de censeur dans une monarchie, 223, 226. — Voyez Point d'honneur.

Honneurs. C'est ainsi que l'on a nommé quelquefois les liefs, 489. — Divins. Quelques empereurs se les arrogent par des édits formels, 168. — L'auteur n'aime pas les petits, 628.

Honorifiques. Voyez Droits honorifiques.

Honorius. Obligé d'abandonner Rome, s'enfuit à Ravenne, l75> — ce qu'il pensait des paroles criminelles, 286.— Mauvaise loi de ce prince , 476.

Honte. Prévient plus de crimes que les peines atroces, 232.— Punit plus le<père d'un enfant condamné au supplice, et vice versa , que toute autre peine , 237.

Hôpitaux. Ne sont jamais nécessaires que dans les calamités accidentelles; des secours momentanés sont toujours préférables aux hôpitaux fondés à perpétuité : exemples des maux que causent ces établissements, 405.

Hormisdas, prince de Perse, reçoit de Procope la dignité de proconsul , 225.

Hoktensius. Emprunta la femme de Caton, 431.

Hospital (le chancelier de 1'). Erreur dans laquelle il est tombé , 477. — Fut sage comme les lois , 624.

Hospitalité. C'est le commerce qui l'a bannie, 349, 350. — Jusqu'à quel point observée par les Cermains , 350.

Huguenote. On s'est mal trouvé en France de les avoir fatigués, 40,41.

Hugues- Capet. Son avènement à la couronne fut un plus grand changement que celui de Pépin, 516. — Comment la couronne de France passa dans sa maison , 325 et suiv.

Humanité. C'est une des principales vertus dans toutes les religions , 29 , 30.

Humeur sociable. Ses effets, 338.

Huns (les). Passent le Bosphore cimérien, 170. — Servent les Romains en qualité d'auxiliaires, 176.

Ichlhyophages. Alexandre les avait-il tous subjugués? 362.

Iconoclastes. Font la guerre aux images, 182.— Accusés de magie pas les moines , ibid.

Idolâtres. Pourquoi ils donnaient à leurs dieux une figure humaine, 40.

Idolâtrie. Nous y sommes fort portés, mais nous n'y sommes point attachés, 415. — Est-il vrai que l'auteur ait dit que c'est par orgueil que les hommes l'ont quittée? 542.

Idylles. Pourquoi elles plaisent, même aux gens de qualité,

Ignominie. Était à Lacédémone un si grand mal , qu'elle autorisait le suicide de celui qui ne pouvait l'éviter autrement ,

Ignorance profonde où le clergé grec plongeait les laïques , 181 , 182. — Dans les siècles où elle règne, l'abrégé d'un ouvrage fait tomber l'ouvrage même , 444.

Ignorants. Croient se mettre au niveau des savants , en méprisant les sciences, 105.

Iles. Les peuples qui les habitent sont plus portés à la liberté que ceux du continent, 327.

Iliade. Le premier de tous les poëmes , 359.

Illusion. Est utile en matière d'impôts : moyens de l'entretenir, 295.

Illyrie (rois d'). Extrêmement abattus par les Romains, 136.

Ilotes. Pourquoi les Lacédémoniens n'augmentaient jamais les tributs qu'ils levaient sur eux, 294. — Condamnés chez les

Lacédémoniens à l'agriculture , comme à une profession servile , 209.

Ilotie. Ce que c'est : elle est contre la nature des choses, 311.

Images (culte des). Poussé à un excès ridicule sous les empereurs grecs, 182. —Effets de ce culte superstitieux, ibid.

— Les iconoclastes déclament contre ce culte, ibid. — Quelques empereurs l'abolissent, l'impératrice Théodora le rétablit, 182, 183.

Imans. Chefs de mosquées, 12.

Immaums, 13.

Immeubles. Est-ce le genre de biens le plus commode? 90.

Immortalité de l'âme. Ce dogme est utile ou funeste à la société , selon les conséquences que l'on en tire, 412. — Ce dogme se divise en trois branches ,413.— Quand elle serai t une erreur, l'auteur ne serait pas fâché d'y croire : pourquoi, 625.

Immunité. On appela ainsi d'abord le droit qu'acquirent les ecclésiastiques de rendre la justice dans leur territoire,

Impériaux (ornements). Plus respectés chez les Grecs que la personne même de l'empereur, 180.

Impôts. Rendent le vin fort cher à Paris , 22 , 23. — Comment et par qui doivent être réglés dans un État libre , 269. — Peuvent être mis sur les personnes, sur les terres, ou sur les marchandises, ou sur deux de ces choses, ou sur les trois à la fois : proportions qu'il faut garder dans tous ces cas, 294. — On peut les rendre moins onéreux, en faisant illusion à celui qui les paye , comment on conserve cette illusion , 295. — Doivent être proportionnés à la valeur intrinsèque de la marchandise sur laquelle on les lève , ibid.

— Celui sur le sol est injuste et funeste en France, ibid. — Ceux qui mettent le peuple dans l'occasion de faire la fraude enrichissent le traitant, qui vexe le peuple et ruine l'État, ibid. — Ceux qui se perçoivent sur les différentes clauses des contrats civils sont funestes aux peuples, et ne sont utiles qu'aux traitants : ce qu'on y pourrait substituer, ibid*

— L'impôt par tète est plus naturel à la servitude , celui sur la marchandise est plus naturel à la liberté, 297. — Pourquoi les Anglais en supportent de si énormes , 346. — C'est une absurdité que de dire que, plus on est chargé d'impôts, plus on se met en état de les payer, 395.

Imprimerie. Lumières qu'elle a répandues partout, 180.

Imprimerie {ouvriers d'). Compilateurs comparés aux, 44, 45.

Impuissance. Au bout de quel temps on doit permettre aune femme de répudier son mari , qui ne peut pas consommer son mariage, 476.

Impureté. Comment ce crime doit être puni : dans quelle classe il doit être rangé , 282.

Inca Athualpa. Voyez Athualpa.

Inceste. Raisons de l'horreur que cause ce crime, dans ses différents degrés , à tous les peuples , 428.

Incidents. Ceux des procès, tant civils que criminels, se décidaient par la voie du combat judiciaire, 450.

Incontinence. Ne suit pas les lois de la nature : elle les viole,

Incontinence publique. Est une suite du luxe, 243, 320.

Indemnité. Est due aux particuliers , quand on prend sur leurs fonds pour bâtir un édilice public, ou pour faire un grand chemin , 429.

Indemnité {droit d'). Son utilité : la France lui doit une partie de sa prospérité : il faudrait encore y augmenter ce droit, 418.

Indes. On s'y trouve très-bien du gouvernement des femmes : cas où on leur défère la couronne, àl'exclusion des hommes. 244, 245. —Pourquoi les derviches y sont en si grand nombre, 303. — Extrême lubricité des femmes indiennes : causes de ce désordre», 319. — Caractère des différents peuples indiens, 339. — Pourquoi on n'y a jamais commercé et on n'y commercera jamais qu'avec de l'argent, 357 et suiv. — Comment et par ou le commerce s'y faisait autrefois, 357, 358 et suiv. — Pourquoi les navires indiens étaient moins vîtes que ceux des Grecs et des Romains , 360. — Comment et par où on y faisait le commerce après Alexandre , 364 , 365 , 371 . — Les anciens les croyaient jointes à l'Afrique par

TABLE ANALYTIQUE

une terre inconnue , et ne regardaient la mer des Indes que * comme un lac, 366. — Leur commerce avec les Romains était-il avantageux? 371 et suiv. — Projets proposés par l'auteur sur .le commerce qu'on y pourrait faire , 377. — Si on y établissait une religion, il faudrait, quant au nombre des fêtes, se conformer au climat, 414. — Le dogme de la métempsycose y est utile : raisons physiques , ibid. — Préceptes de la religion de ce pays , qui ne pourraient pas être exécutés ailleurs, ibid. —Jalousie que l'on y a pour sa caste : quels y sont les successeurs à la couronne, 424, 425. — Pourquoi les mariages entre beau-frère et belle-sœur y sont permis, 429- — De ce que les femmes s'y brûlent, s'ensuit-il qu'il n'y ait pas de douceur dans le caractère des Indiens ? 540. — Ne tiennent à l'Espagne que par un iil , 637. Indiens. Raisons physiques de la force et de la faiblesse qui se trouvent tout à la fois dans le caractère de ces peuples, 302.

— Font consister le souverain bien dans le repos : raisons physiques de ce système. Les législateurs le doivent combattre, en y établissant des lois toutes pratiques, ibid. — La douceur de leur caractère a produit la douceur de leurs lois : détail de quelques-unes de ces lois : conséquences qui résultent de cette douceur pour leurs mariages, 307. —La croyance où ils sont que les eaux du Gange sanctilient ceux qui meurent sur ses bords est très-pernicieuse, 41 1. — Leur système sur l'immortalité de l'âme : ce système est cause qu'il n'y a chez eux que les innocents qui souffrent une mort violente, 413. — Leur religion est mauvaise , en ce qu'elle inspire de l'horreur aux castes les unes pour les autres, et qu'il y a tel Indien qui se croirait déshonoré s'il mangeait avec son roi, 413. — Raison singulière qui leur fait détester lesmahométans, ibid. — Ceux des pays froids ont moins de divertissements que les autres : raisons physiques, 414.

Indus. Comment les anciens ont fait usage de ce fleuve pour le commerce, 362.

Industrie. C'est le fonds qui rapporte le plus, 73. — Moyens de l'encourager, 303. — Celle d'une nation vient de sa vanité, 33,8, 339.

Infanterie. Dans les armées romaines était, par rapport à la cavalerie , comme de dix à un. Il arriva par la suite tout le contraire, 172.

Informations. Quand commencèrent à devenir secrètes , 462.

Ingénus. Quelles femmes ils pouvaientépouser à Rome , 400 ,

Injures. Celles qui sont dans les livres ne font nulle impression sur les gens sages , et prouvent seulement que celui qui les a écrites sait dire des injures , 533.

Inquisiteurs. Persécutent les Juifs plutôt comme leurs propres ennemis que comme ennemis de la religion , 42o et suiv. — Voyez Inquisition.

Inquisiteurs d'État. Leur utilité à Venise, 196, 316. — Durée de cette magistrature. Comment elle s'exerce : sur quels crimes elle s'exerce , 196. — Pourquoi il y en a à Venise , 265.

— Moyen de suppléer à cette magistrature despotique,

Inquisition. Sa façon de procéder, 21. — Elle fait des excuses à tous ceux qu'elle envoie à la mort, 54. — Attachement des Espagnols pour ce tribunal , ibid. et suiv. — A tort de se plaindre de ce qu'au Japon on fait mourir les chrétiens à petit feu, 420. — Son injuste cruauté démontrée dans des remontrances adressées aux inquisiteurs d'Espagne et de Portugal , ibid*. et suiv. — Ne doit pas faire brûler les Juifs parce qu'ils suivent une religion qui leur a été inspirée par leurs pères , que toutes les lois obligent de regarder comme des dieux sur la terre, ibid. — En voulant établir la religion chrétienne par le feu , elle lui a ôté l'avantage qu'elle a sur le mahométisme , qui s'est établi par le fer , ibid. — Fait jouer aux chrétiens le rôle des Dioclétiens , et aux Juifs celui des chrétiens , ibid. — Est contraire à la religion de Jésus-Christ , à l'humanité et k la justice, ibid. 421. — Il semble qu'elle veut cacher la vérité , en la proposant par des supplices , 421. — Ne doit pas faire brûler les Juifs , parce qu'ils ne veulent pas feindre une abjuration , et profaner nos mystères , ibid. — Ne doit pas faire mourir les Juifs , parce qu'ils professent une religion que

Dieu leur a donnée, et qu'ils croient qu'il leur donne encore, ibid. — Déshonore un siècle éclairé comme le nôtre „ et le fera placer, par la postérité, au nombre des siècles barbares , ibid. — Par qui , comment établie : ce tribunal est insupportable dans toutes sortes de gouvernements , 426. — Abus injustes de ce tribunal, ibid. — Ses lois ont toutes été tirées de celles des Wisigoths , que le clergé avait rédigées , et que les moines n'ont fait que copier, 439.

Insinuation. Le droit d'insinuation est funeste aux peuples , et n'est utile qu'aux traitants , 295.

Institutes. Ceux de Justinien donnent une fausse origine de l'esclavage, 308.

Institutions. Règles que doivent se prescrire ceux qui en voudront faire de nouvelles, 207. — Il y a des cas ou les institutions singulières peuvent être bonnes , 208.

Insulaires. Voyez Iles.

Insulte. Un monarque doit toujours s'en abstenir : preuves par faits , 292.

Insurrection. Ce que c'était, et quel avantage en retiraient les Cretois , 248- — On s'en sert , en Pologne , avec bien moins d'avantage que l'on ne faisait en Crète , ibid.

Intendant. Chose bien douce de gagner un procès contre un ,

Intérêt. C'est le plus grand monarque de la terre, 72.

Intérêts. Discuter ses intérêts avec une très-grande rigidité est l'éponge de toutes les vertus, 645.

Intérêts. Dans quels cas l'État peut diminuer ceux de l'argent qu'il a emprunté : usage qu'il doit faire du prolit de cette diminution, 388 et suiv. — Il est juste que l'argent prêté en produise : si l'intérêt est trop fort , il ruine le commerce; s'il est trop faible, s'il n'est pas du tout permis, l'usure s'introduit, et le commerce est encore ruiné, 389. — Pour quoi les intérêts maritimes sont plus forts que les autres, ibid. — De ceux qui sont stipulés par contrat , ibid. et suiv. -^Voyez Usure.

Interprétation des lois. Dans quel gouvernement peut être laissée aux juges, et dans quel gouvernement elle doit leur être interdite , 228.

Interprètes. N'ont fait qu'embrouiller l'Écriture, 91.

Intolérance morale. — Politique. Malheurs qui la suivent : elle est funeste même à la religion dominante; par qui introduite dans le monde, 59. — Ce dogme donne beaucoup d'attachement pour une religion qui l'enseigne, 415.

Intruste. Explication de cette expression, mal entendue par MM. Bignon et du Cange , 498.

Invalides (hôtel des). C'est le lieu le plus respectable de la terre, 58.

Invasions des barbares du Nord dans l'empire, 167 et 174. — Causes de ces invasions , 174. — Pourquoi il ne s'en fait plus de pareilles, 167.

Irïmette. Royaume presque désert, 76.

Irlande. Les moyens qu'on y a employés pour l'établissement d'une importante manufacture , devraient servir de modèle à tous les autres peuples pour encourager l'industrie , 303. — État dans lequel l'Angleterre la contient , 346.

Isaac l'ange, empereur.. Outra la clémence, 237.

Isben-Aben , historien arabe. Ce qu'il dit sur la naissance de Mahomet, 27.

Isis. C'était en son honneur que les Égyptiens épousaient leurs sœurs , 428.

Isménie (Arsace et). Histoire orientale, 598 et suiv.

Ispahan. Aussi grand que Paris, 16. — Causes de sa dépopulation, 78.

Italie. La gène dans laquelle les femmes y sont retenues parait un excès de liberté aux Orientaux , 16 , 69. — La petitesse de la plupart de ses États rend ses princes les martyrs de la souveraineté, 69. — Leurs pays soBt ouverts au premier venu , ibid. — Moderne. Ne présente que les débris de l'ancienne, 75. — Fut originairement peuplée par la Grèce, 89. — N'a plus, des attributs de la souveraineté, qu'une vaine politique, 93. — Sa situation, vers le milieu du règne de Louis XIV, contribua à la grandeur relative de la France, 256. — Il y a moins de liberté dans ses républiques

TABLE ANALYTIQUE

que dans nos monarchies : pourquoi, 2G5. — La multitude des moines y vient de la nature du climat : comment on devrait arrêter le progrès d'un mal si pernicieux , 303. — La lèpre y était avant les croisades : comment elle s'y était communiquée : comment on y en arrêta les progrès, 304. — Pourquoi les navires n'y sont pas si bons qu'ailleurs , 360. — Son commerce fut ruiné par la découverte du cap dé Bonne-Espérance, 374. — Loi contraire au bien du commerce, dans quelques États d'Italie, 387. — La liberté sans bornes qu'y ont les enfants de se marier à leur goût y est moins raisonnable qu'ailleurs, 394. — Était pleine de petits peuples et regorgeait d'habitants avant les Romains , 39.7. — Les hommes et les femmes y sont plus tôt stériles que dans le Nord, 401. — L'usage de l'écriture s'y conserva, malgré la barbarie qui le lit perdre partout ailleurs ; c'est ce qui empêcha les coutumes de prévaloir sur les lois romaines dans les pays de droit écrit, 444, 445. — L'usage du combat judiciaire y fut porté par les Lombards , 449 , 450. — On y suivit le code de Juslinien, dès qu'il fut retrouvé, 467 et suiv. — Pourquoi ses lois féodales sont différentes de celles de France, 483.. — Portrait de ses divers habitants, lors de la naissance de Rome, 127 et suiv. — Dépeuplée par le transport du siège de l'empire en Orient, 169. — L'or et l'argent y deviennent très-rares , ibid. — Cependant les empereurs en exigent toujours les mêmes tributs , ïbid. — L'armée d'Italie s'approprie le tiers de cette région , 175. — Est une belle chose , puisque tout le monde veut l'avoir, 641. Ivrognerie. Raisons physiques du penchant des peuples du Nord pour le vin , 300. — Est établie par toute la terre , en proportion de la froideur et de l'humidité du climat, 303,

Jacques Ier. Pourquoi fit des lois somptuaires en Aragon,

quelles elles furent , 240.

Jacques II , roi de Majorque. Parait être le premier qui ait

créé une partie publique , 464.

Jalousie. Singularité de celle des Orientaux, 4. — Celle des hommes prouve combien ils dépendent des femmes , 42. — Est une passion qu'on peut avoir, mais qu'on doit taire, 1 13. — Description mythologique de ses effets, 121, 122. — Il y en a de deux sortes : l'une de passion ; l'autre de coutume , de mœurs , ou de lois ; leur nature , leurs effets , 320. Jaloux. Leur sort en France ; il y en a peu dans ce pays : pourquoi ,37.

Janicule. Voyez Mont Janicule Jansénistes désignés, 17.

Japhet. Raconte, par ordre de Mahomet, ce qui s'est passé

dans l'arche de Noé, 13.

Japon. Les lois y sont impuissantes , parce qu'elles sont trop sévères, 233. — Exemples des lois atroces de cet empire, 287 , 288. — Pourquoi la fraude y est un crime capital , 296. — Est tyrannisé par les lois , 306 , 307. —Pertes que lui cause sur son commerce le privilège exclusif qu'il a accordé aux Hollandais et aux Chinois, 352. — Il fournit la preuve des avantages infinis que peut tirer du commerce une nation qui peut supporter à la fois une grande importation et une grande exportation , 356 , 357. — Quoiqu'un homme y ait plusieurs femmes , les enfants d'une seule sont légitimes , 393. — Il y naît plus de filles que de garçons ; il doit donc être plus peuplé que l'Europe , 395. — Cause physique de la grande population de cet empire , ibid. — Si les lois y sont si sévères et si sévèrement exécutées , c'est parce que la religion dominante , dans cet empire , n'a presque point de dogmes, et qu'elle ne présente aucun avenir, 410. — Il ' y a toujours dans son sein un commerce que la guerre ne ruine pas , 411. — Pourquoi les religions étrangères s'y sont établies avec tant de facilité, 416. — Lors de la persécution du christianisme , on s'y révolta plus contre la cruauté des supplices que contre la durée des peines , 421. — On y est autant autorisé à faire mourir les chrétiens à petit feu, que l'inquisition à faire brûler les juifs , ibid. — C'est l'atrocité du caractère des peuples, et la soumission rigoureuse que le prince exige à ses volontés, qui rendent la religion chré-

tienne si odieuse dans ce pays, ibid. — On n'y dispute jamais sur la religion ; toutes , hors celle des chrétiens , y sont indifférentes, ibid.

Japonais. Leur caractère bizarre et atroce; quelles lois il aurait fallu leur donner, 233. — Exemple de la cruauté de ce peuple, 234. — Ont des supplices qui font frémir la pudeur et la nature , 2S7. — L'atrocité de leur caractère est la cause de la rigueur de leurs lois : détail abrégé de ces lois , 306. — Conséquences funestes qu'ils tirent du dogme de l'immortalité de l'àme, 412. — Tirent leur origine des Tartares : pourquoi sont tolérants en fait de religion, 416, not. I. — Voyez Japon.

Jaxarte. Pourquoi ce fleuve ne va plus jusqu'à la mer, 359.

Jean et Alexis Comnène. Rechassèrent les Turcs jusqu'à l'Euphrate, 186.

Jésuites. Leur ambition : leur éloge, par rapport au Paraguav, 208. — S'ils étaient venus avant Luther et Calvin, ils auraient été les maîtres du monde , 625. —L'auteur en a peur : pourquoi , ibid. — Attaquèrent YEsprit des Lois dans le journal de Trévoux, 659.

Jeu. Il est très en usage en Europe, 38. -»■ Ce n'est chez les femmes qu'un prétexte dans leur jeunesse ; c'est une passion dans un âge plus avancé , ibid. — Au Japon, un homme qui hasarde de l'argent au jeu est puni de mort , 233.

Jeu de fief. Origine de cet usage, 527.

Jeunesse. Il y a des femmes qui ont l'art de la rétablir sur un visage décrépit, 39. — Il y a trop peu d'intervalle entre le temps où l'on est trop jeune et celui où l'on est trop vieux ,

Jeux de hasard. Pourquoi défendus chez les musulmans, 38.

— Pourquoi ils ont de l'attrait, 592.

Joseph et Arsène. Se disputent le siège de Constantinople : opiniâtreté de leurs partisans, 184.

Joueur. C'est un état en Europe , 38.

Joueuses. Leur portrait , 38.

Journaux. Flattent la paresse, 74. — Devraient parler des livres anciens aussi bien que des nouveaux , ibid. — Sont ordinairement très-ennuyeux : pourquoi , ibid.

Jugements. Comment se prononçaient à Rome, 228. — Comment se prononcent en Angleterre , ibid. — Manière dont ils se forment dans les différents gouvernements, ibid. et suiv.

— Ceux qui sont rendus par le prince sont une source d'abus, 229. — Ne doivent être, dans un État libre, qu'un texte précis de la loi : inconvénients des jugements arbitraires , 266. — Détail des différentes espèces de jugements qui étaient en usage à Rome , 276 et suiv. — Ce que c'était que fausser le jugement , 455 , 458. — En cas de partage , on prononçait autrefois pour l'accusé , ou pour le débiteur, ou pour le défendeur, 456, 457. — Quelle en était la forme dans les commencements de la monarchie, 491 et suiv. — Ne pouvaient jamais, dans les commencements de la monarchie, être rendus par un homme seul , 492.

Jugement de la croix. Établi par Charlemagne , limité par Louis le Débonnaire, et aboli par Lothaire, 450.

Juger. C'était , dans les mœurs de nos pères , la même chose que combattre , 457.

Juger {puissance de). Dans les États libres, doit être coniiée au peuple avec quelques précautions, 229, 277. — Ou à des magistrats momentanés tirés du peuple , 265. — Peu importe à qui la donner , quand le principe du gouvernement est corrompu : partout elle est mal placée , 249. — Il n'y a point de Liberté dans les États où elle se trouve dans la main qui a la puissance exécutrice et la puissance législative, 265. — Le despote peut se la réserver, 229. — Le monarque ne doit pas se l'attribuer : pourquoi , ibid. et suiv. — Elle doit être donnée, dans une monarchie, aux magistrats exclusivement, 230. — Motifs qui en doivent exclure les ministres du monarque , ibid.

Juges. Leurs occupations, leurs fatigues, 49. —Doivent se défier des embûches que les avocats leur tendent , ibid. — A qui cette fonction doit être attribuée dans les différents gouvernements , 228 et suiv. — Voyez Juger (puissance de)s — La corruption 'du principe du gouvernement à Rome empêcha d'en trouver, dans aucun corps , qui fussent intè=

TABLE ANALYTIQUE

Jgres, 249, 276 et suiv. — De quel corps doivent être pris dans un État libre, 265 et suiv. — Doivent, dans un État libre, être delà condition de l'accusé, 266.— Ne doivent point, dans un État libre, avoir le droit de faire emprisonner un citoyen qui peut répondre de sa personne : exception, ibid. — Se battaient,'au commencement de la première race, contre ceux qui ne s'étaient pas soumis à leur ordonnance, 450, 451. — Terminaient les accusations intentées devant eux, en ordonnant aux parties de se battre, 451. — Quand commencèrent à juger seuls , contre l'usage constamment observé dans la monarebie, 468 —N'avaient autrefois d'autre moyen de connaître la vérité, tant dans le droit que dans le fait, que par la voie des enquêtes : comment on a supplée à une voie si peu sûre, 469. —Étaient les mêmes personnes que les rathimburges et les échevins, 492.

Juges de la question. Ce que c'était à Rome , et par qui ils

étaient nommés , 277.

Juges royaux. Ne pouvaient autrefois entrer dans aucun fief,

pour y faire aucune fonction , 495.

Jugurtha. Les Romains le somment de se livrer lui-même à

leur discrétion , 141.

Juifs (anciens). Loi qui maintenait l'égalité entre eux, 212. — Quel était l'objet de leurs lois, 264. — Leurs lois sur la lèpre étaient tirées de la pratique des Égyptiens , 304.— Leurs lois sur la lèpre auraient dû nous servir de modèle pour arrêter la communication du mal vénérien , 305. — La férocité de leur caractère a quelquefois obligé Moïse de s'écarter dans ses lois de la loi naturelle, 314. — Comment ceux qui avaient plusieurs femmes devaient se comporter avec elles , 3I8. Étendue et durée de leur commerce , 359. — Leur religion encourageait la propagation , 402. — Pourquoi mirent leurs asiles dans les villes plutôt que dans leurs tabernacles ou dans leur temple, 416, 417. — Pourquoi avaient consacré une certaine famille au sacerdoce, 417. — Ce fut une stupidité de leur part de ne pas vouloir se défendre contre leurs ennemis le jour du sabbat, 425. Juifs (modernes). Lèvent les tributs en Turquie, et y sont persécutés par les bacbas , 14. — Seront menés au grand trot en enfer par les Turcs , 24. — Regardent le lapin comme un animal immonde, 30. — Il y en a partout où il y a de l'argent, 40. — Leur religion est la mère du christianisme •et du mahométisme : elle embrasse le monde entier et tous les temps, ibid. et suiv. — Sont partout usuriers, et opiniâtrement attachés à leur religion : pourquoi, ibid. et suiv. — Calme dont ils jouissent actuellement en Europe , 41. — Regardent les chrétiens et les mahométans comme des juifs rebelles , ibid. — Leurs livres semblent s'élever contre ,1e dogme de la prescience absolue , 60. — Pourquoi toujours renaissants, quoique toujours exterminés, 8.1, — N'ont pu se relever en Palestine depuis leur destruction sous Adrien, 82. — Prêtent une grande vertu aux amulettes et aux talismans, loi. — Chassés de France sous un faux prétexte, fondé sur la haine publique , 283. — Pourquoi ont fait seuls le commerce en Europe'dans les temps de barbarie : traitements injustes et cruels qu'ils ont essuyés : sont inventeurs des lettres de change, 373. — L'ordonnance qui, en 1745, les chassait de Moscovie, prouve que cet État ne peut cesser d'être despotique, 387. — Pourquoi ils sont attachés à leur religion, 415. — Réfutation du raisonnement qu'ilsemploient pour persister dans leur aveuglement, 420, not. I. — L'inquisition commet une très-grande injustice en les persécutant, 420, 421. — Les inquisiteurs les persécutent plutôt comme leurs propres ennemis que comme ennemis de la religion, 421. — La Gaule méridionale était regardée comme leur prostibule : leur puissance empêcha les lois des Wisigoths de s'y établir, 443. — Traités cruellement par les Wisigoths , 477.

Jules Roma.in. Son tableau de la chambre des géants à Man-

toue , 596.

Julia (la loi). Établit une peine contre l'adultère, 243.—

Avait rendu le crime de lèse-majesté arbilraire, 285. julien V Apostat. Homme simple et modeste , 168. — Service queee prince rendit à l'empire sous Conslantius , 170.— Son armée poursuivie par les Arabes; pourquoi, ibid. — Par

une fausse combinaison , cause une affreuse famine à Antioche, 380. — On peut, sans se rendre complice de son apostasie, le regarder comme le prince le plus, digne de gouverner les hommes, 409. — A quel motif il attribue la conversion de Constantin, 410.

Julien (le comte). Son exemple prouve qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujets, 292. - Pourquoi il entreprit de perdre sa patrie et son roi , 306.

Julien (Dmius). Proclamé empereur par les soldats, est ensuite abandonné, 164.

Juridiction civile. C'était une.des maximes fondamentales do la monarchie française, que cette juridiction résidait toujours sur la même tête que la puissance militaire; et c'est dans ce double service que l'auteur trouve l'origine des justices seigneuriales, 491.

Juridiction ecclésiastique. Nécessaire dans une monarchie 197. — Nous sommes redevables de son établissement aux idées de Constantin sur la perfection, 402. — Ses entreprises sur la juridiction laie, 467. —Flux et reflux de la juridiction ecclésiastique et de la juridiction laie, ibid.

Juridiction laie. Voyez Juridiction ecclésiastique.

Juridiction royale. Comment elle recula les bornes de la juridiction ecclésiastique et de celle des seigneurs : bien que causa cette révolution ,467.

Jurisconsultes. Leur nombre accablant , 68. — Ils ont fort peu de justesse dans l'esprit , ibid. — Romains. Se sont trompés sur l'origine de l'esclavage , 308.

Jurisprudence. Ses variations sous le seul règne de Justinien, 178.— D'où pouvaient provenir ces variations, ibid. — Causes de ces variations dans une monarchie : inconvénients de ces variations : remèdes, 226. — Est-ce cette science , ou la théologie , qu'il faut traiter dans les livres de jurisprudence ? 541. — Par des changements imperceptibles on pourrait retrancher bien des procès , 628.

Jurisprudence française. Consistait toute en procédés , au commencement de la troisième race, 450, 451. — Quelle était celle du combat judiciaire, 453. — Variait , du temps de saint Louis , selon la différente nature des tribunaux , 459 et suiv. — Comment on en conservait la mémoire , du temps où l'écriture n'était point en usage , 462. — Comment saint Louis en intrpduisit une uniforme par tout le royaume, 466. — Lorsqu'elle commença à devenir un art, les seigneurs perdirent l'usage d'assembler leurs pairs pour juger, 468. — Pourquoi l'auteur n'est pas entré dans le détail des changements insensibles qui en ont formé le corps , 470.

Jurisprudence romaine. Laquelle, de celle de la république, ou de celle des empereurs , était en usage en France du temps de saint Louis , 466.

Justice. Sa définition, 58. — Elle est la même pour tous les êtres, ibid. — L'intérêt et les passions la cachent quelquefois aux hommes, ibid. — Nous devons l'aimer, indépendamment de toutes considérations et de toutes convenions ; notre intérêt l'exige, ibid. — Celle qui gouverne les nations, comparée à celle qui gouverne les particuliers, 64 et suiv. — Le droit de la rendre confié par l'empereur Claude à ses officiers, 162. — Ses rapports sont antérieurs aux lois, 190. — Les particuliers ne doivent jamais être autorisés à punir euxmêmes le crime qu'ils dénoncent, 286. — Les sultans ne l'exercent qu'en l'outrant, 433. — Précaution que doivent prendre les lois qui permettent de se la faire à soi-même , 475. — Nos pères entendaient, par rendre la justice, protè ger le coupable contre la vengeance de l'offensé, 496, 497. — Ce que nos pères appelaient rendre la justice : ce droit ne pouvait appartenir qu'à celui qui avait le fief , à l'exclusion même du roi : pourquoi, 497.

Justice divine. A deux pactes avec les hommes , 428. — Parait incompatible avec la prescience , 49 , 50.

Justice humaine. N'a qu'un pacte avec les hommes , 426 , 427.

Justices seigneuriales. Sont nécessaires dans une monarchie, 197. — De qui ces tribunaux étaient composés : comment on appelait des jugements qui s'y rendaient , 455 et suiv. — De quelque qualité que fussent les seigneurs, ils jugeaient en dernier ressort, sous la seconde race, toutes les matières qui étaient de leur compétence : quelle était cette compétence,

TABLE ANALYTIQUE

457 et schV. — Ne ressortissaient point aux missi dominici , 458. — Pourquoi n'avaient pas toutes , du temps de saint ïiouis, la même jurisprudence , 4G0. — L'auteur en trouve l'origine dans le double service dont les vassaux étaient tenus dans les commencements de la monarchie , 491. — L'auteur, pour nous conduire comme par la main à leur origine , entre dans le détail delà nature de celles qui étaient en usage chez les Germains et chez les peuples sortis de la Germanie pour conquérir l'empire romain, 492 et suiv. — D'où vient ïe principe qui dit qu'elles sont patrimoniales en France,

495. — Ne tirent point leur origine des affranchissements 'que les rois et les seigneurs tirent de leurs serfs , ni de l'usurpation des seigneurs sur les droits de la couronne , 495 ,

496. — Comment et dans quel temps les églises commencèrent à en posséder, ibid. et suiv. — Ce qu'on appelait ainsi du temps de nos pères, 497 et suiv. — Étaient établies avant îa lin de la seconde race, ibid. ibid. — Où trouve-t-on la preuve, au défaut»des contrats originaires de concession, qu'elles étaient originairement attachées aux fiefs? 498.

Iustinien. Emploie utilement les Huns, 167. —Ne peut équiper contre les Vandales que cinquante vaissaux, 177. — Tableau de son règne, ibid. — Ses conquêtes ne font qu'affaiblir l'empire , ibid. — Épouse une femme prostituée ; empire qu'elle prend sur lui, ibid. — Idée que nous en donne Procope, 178.

— Dessein imprudent qu'il conçut d'exterminer tous les hétérodoxes , ibid. — Divisé de sentiments avec l'impératrice , ibid. — Fait construire une prodigieuse quantité de forts, 179. — Maux qu'il causa à l'empire en faisant la fonction de juge, 230. — Pourquoi le tribunal qu'il établit chez les Laziens leur parut insupportable, 337. — Coup qu'il porta à la propagation , 402. — A-t-il raison d'appeler barbare le droit qu'ont les mâles à succéder, au préjudice des filles? 424. — En permettant au mari de reprendre sa femme, condamnée pour adultère, songea plus à la religion qu'à la pureté des mœurs, 426. — Avait trop en vue l'indissolubilité du mariage , en abrogeant une loi de Constantin touchant celui des femmes qui se remarient pendant l'absence de leur mari dont elles n'ont point de nouvelles , ibid. — En permettant le divorce , pour entrer en religion , s'éloignait entièrement des principes des lois civiles , ibid. — S'est trompé sur la nature des testaments per res et libram , 435.

— Contre l'esprit de toutes les anciennes lois , accorda aux mères la succession de leurs enfants, 437, 438. — Ota jusqu'au moindre vestige du droit ancien touchant les successions : il crut suivre la nature , et se trompa , en écartant ce qu'il appela les embarras de l'ancienne jurisprudence, 438.

— Temps de la publication de son code , 467 et suiv. — Comment son droit fut apporté en France : autorité qu'on lui attribua dans les différentes provinces , ibid. — Époque de la découverte de son Digeste; ce qui en résulta : changements qu'il opéra dans les tribunaux , ibid. — Loi inutile de ce prince, 476. — Sa compilation n'est pas faite avec assez de choix , 477 , 478. — Entreprend de reconquérir , sur les barbares, l'Afrique et l'Italie, 167.

Kan des Tartares. Comment il est proclamé : ce qu'il devient quand il est vaincu , 330.

Kouli-kan. Sa conduite à l'égard de ses soldats après la conquête des Indes, 135.

Kar. C'est le seul fleuve, en Perse, qui soit navigable, 414.

Lacédémone. Cette république ne composait qu'une famille , 79. — Sur quel original les lois de celte république avaient été copiées, 207. — La sagesse de ses lois la mit en état de résister aux Macédoniens plus longtemps que les autres villes delà Grèce, ibid. — On y pouvait épouser sa sœur utérine , et non sa sœur consanguine , 212. — Tous les vieillards y étaient censeurs, 214. —Différence essentielle entre cette république et celle d'Athènes , quant à la subordination aux magistrats, 215. — LesÉphoresy maintenaient tous les

états dans l'égalité, 217. — Vice essentiel dans la constitution de cette république , 228. — Ne subsista longtemps que parce qu'elle n'étendit point son territoire, 250. — Quel était l'objet de son gouvernement, 261. — C'était une république, que les anciens prenaient pour une monarchie, 271. — C'est le seul État où deux rois aient été supportables, ibid. — Excès de liberté et d'esclavage en même temps dans cette république, 279. — Pourquoi les esclaves y ébranlèrent le gouvernement, 313. — État injuste et cruel des esclaves dans celte république, 314.— Pourquoi l'aristocratie s'y établit plus tôt qu'à Athènes, 326. — Les mœurs y donnaient le ton , 337 , 338. — Les magistrats seuls y réglaient les mariages, 394. — Les ordres du magistrat y étaient totalement absolus , 473. — L'ignominie y était le plus grand des malheurs , et la faiblesse le plus grand des crimes , ibid.

— On y exerçait les enfants au larcin; et l'on ne punissait que ceux qui se laissaient surprendre en flagrant délit, 474.

— Ses usages sur le vol avaient été tirés de Crète, et furent la source des lois romaines sur la même matière , 475. — Ses lois sur le vol étaient bonnes pour elle , et ne valaient rien ailleurs , ibid. — État des affaires de cette république après la défaite entière des Carthaginois par les Romains,

Lacédémoniens. Pourquoi n'augmentèrent jamais les tributs qu'ils levèrent sur les ilotes, 294. — Leur humeur et leur caractère étaient opposés à ceux des Athéniens, 338. — Ce n'était pas pour invoquer la Peur que ce peuple belliqueux lui avait élevé un autel , 406.

Lamas. Comment justifient la loi qui , clffez eux , permet à une femme d'avoir plusieurs maris, 317.

Laockium. Sa doctrine entraine trop dans la vie contemplative,

Laquais. Leur classe est le séminaire des grands seigneurs,

Larcin. Pourquoi on exerçait les enfants de Lacédémone à ce erime , 475.

Latines (villes). Colonies d'Albe : par qui fondées, 127.

Latins. Qui étaient ceux que l'on nommait ainsi à Rome, 391.

— Peuple belliqueux , 127.

Latins croisés. Voyez Croisés.

L\w. Fausse opulence que son système procure à la France : bouleversement qu'il occasionne dans les fortunes, 94 et suiv.

— Histoire allégorique de son système , 99 et suiv. -*- Bouleversement que son ignorance pensa causer, 198. — Danger de son système, ibid. — Son système fit diminuer le prix de l'argent, 380. — La loi par laquelle il défendit d'avoir au delà d'une certaine somme en argent, était injuste et fu* neste : celle de César, qui portait la même défense , était juste et sage, 472.

Laziens. Pourquoi le tribunal que Justinien établit chez eux leur parut insupportable , 337.

Légion romaine. Comment elle était armée, 128. — Comparée avec la phalange macédonienne, 137. — Quarante-sept légions établies par Sylla dans divers endroits de l'Itaiie, 150. — Celles d'Asie toujours vaincues par celles d'Europe , 165. — Levées dans les provinces : ce qui s'ensuivit, ibid,

— Retirées par Constantin des bords des grands fleuves dans l'intérieur des provinces : mauvaises suites de ce changement, 169, 170.

Législateurs. Règles qu'ils auraient dû suivre, 55 et suiv. — En quoi les plus grands se sont principalement signalés , 194 et suiv. — Doivent conformer leurs lois au principe du gouvernement, 208 et suiv. — Ce qu'ils doivent avoir prin cipalement en vue, 231. — Suites funestes de leur dureté , 233 et suiv. — Comment doivent ramener les esprits d'un peuple que des peines trop rigoureuses ont rendu atroce , ibid. — Comment doivent user des peines pécuniaires et des peines corporelles, 236. — Ont plus besoin de sagesse dans les pays chauds , et surtout aux Indes , que dans nos climats, 302. — Les mauvais sont ceux qui ont favorisé les vices du climat; les bons sont ceux qui ont lutté contre le climat, ibid. — Belle règle qu'ils doivent suivre, 313.— Doivent forcer la nature du climat , quand il viole la loi naturelle des deux sexes , 320. — Doivent se conformer à l'es-

TABLE ANALYTIQUE

ïi§

prit d'une nation , quand il n'est pas contraire à l'esprit du gouvernement, 338. — Ne doivent point ignorer la différence qui se trouve entre les vices moraux et les vices politiques, 339. — Règles qu'ils doivent se prescrire pour un État despotique, 339, 340. —Comment quelques-uns ont confondu les principes qui gouvernent les hommes , 341. — Devraient prendre Solon pour modèle , 343. — Doivent , par rapport à la propagation , régler leurs vues sur le climat , 396. — Sont obligés de faire des lois qui combattent les sentiments naturels mêmes , 437. — Comment doivent introduire les lois utiles qui choquent les préjugés et les usages généraux , 465. — De quel esprit doivent être animés ,471.

— Leurs lois se sentent toujours de leurs passions et de leurs . préjugés , 478. — Où ont-ils appris ce qu'il faut prescrire

pour gouverner les sociétés avec équité , 534.

Législateurs romains. Sur quelles maximes ils réglèrent l'usure, après la destruction de la république, 392.

Législatif (corps). Doit-il être longtemps sans être assemblé? 267. — Doit-il être toujours assemblé ? ibid. — Doit-il avoir la faculté de s'assembler lui-même? ibid. — Quel doit être son pouvoir vis-à-vis de la puissance exécutrice? ibid.

Législative (puissance ). Voyez Puissance législative.

Legs. Pourquoi la loi Voconienne y mit des bornes , 436.

Lenitivum, 103.

Léon. Son entreprise contre les Vandales, 177. — Successeur de Basile, perd par sa faute Tauroménie et l'île de Lemnos,

Lépidus. Parait en armes dans la place publique de Rome , 154. — L'un des membres du second triumvirat, 155. — Exclu du triumvirat par Octave , 156. — L'injustice de ce triumvir est une grande preuve de l'injustice des Romains de son temps , 289.

Lèpre. Dans quels pays elle s'est étendue , 304.

Lépreux. Étaient morts civilement par la loi des Lombards ,

Lèse-majesté (crime de). Ce que les Anglais entendent par ce mot, 71. — Précautions que l'on doit apporter dans la punition de ce crime, 284. — Lorsqu'il est vague, le gouvernement dégénère en despotisme, ibid. — C'est un abus atroce de qualifier ainsi les actions qui ne le sont pas : tyrannie monstrueuse exercée par les empereurs romains sous prétexte de ce crime, ibid. — N'avait point lieu sous les bons empereurs, quand il n'était pas direct, 285. — Ce que c'est proprement suivant Ulpien , ibid. — Les pensées ne doivent point être regardées comme faisant partie de ce crime , ibid. — Ni les paroles indiscrètes , ibid — Quand et dans quels gouvernements les écrits doiventètre regardés comme crime de lèse-majesté , 286. — Calomnie dans ce crime , 288.

— Il est dangereux de le trop punir dans une république , ibid.

Lettres anonymes. Sont odieuses, et ne méritent attention que quand il s'agit du salut du prince, 291.

Lettres de change. Époque et auteurs de leur établissement, 373. — Ont arraché le commerce des bras de la mauvaise foi, pour le faire rentrer dans le sein de la probité , ibid. — C'est à elles que nous sommes redevables de la modération des gouvernements d'aujourd'hui et de l'anéantissement du machiavélisme , 374.

Lettres familières de l'auteur, 634 et suiv.

Lettres de grâce. Leur utilité dans une monarchie , 236.

Lettres persanes, I et suiv. — Il y a quelques juvenilia que l'auteur voudrait en retrancher, 667.

Leudes. Nos premiers historiens nomment ainsi ce que nous appelons vassaux : leur origine , 489. — Il paraît , par tout ce qu'en dit l'auteur, que ce mot était proprement dit des vassaux du roi, ibid. et suiv. — Par qui étaient menés à la guerre et qui ils y menaient , 490. — Pourquoi leurs arrièrevassaux n'étaient pas menés à la guerre par les comtes , 491. — Étaient des comtes dans leurs seigneuries , 491 , 492.

— Voyez Fassaux.

Leuvigilde. Corrigea les lois des Wisigoths, 439, not. I. Lévitique. Nous avons conservé ses dispositions sur les biens

du clergé , excepté celles qui mettent des bornes à ces biens ,

Libelles. Voyez Écrits.

Liberté. Elle fait naître l'opulence, et contribue à îâ population , 84. — Chacun a attaché à ce mot l'idée qu'il a tirée du gouvernement dans lequel il vit, 263 et suiv. — On a quelquefois confondu la liberté du peuple avec sa puissance , 264. —Juste idée que l'on doit se faire de la liberté, ibid. 431. — On ne doit pas la confondre avec l'indépendance» 264. — Elle ne réside pas plus essentiellement dans les républiques qu'ailleurs, ib id. — Constitution de gouverne^ rnent unique qui peut l'établir et la maintenir, ibid. — Elle est plus ou moins étendue, suivant l'oDjet particulier que chaque État se propose, ibid. — Existe principalement en Angleterre , ibid. et suiv. — Il n'y en a point dans les États où la puissance législative et la puissance exécutrice sont dans la même main , 265. — Il n'y en a point lorsque la puissance déjuger est réunie à la législative et à l'exécutrice, ibid.

— Ce qui la forme dans son rapport avec la constitution de l'État, 280. — Considérée dans le rapport qu'elle a avec le citoyen ; en quoi elle consiste , ibid. — Sur quoi est principalement fondée, 281. — Un homme qui, dans un pays où l'on suit les meilleures lois criminelles possibles , est condamné à être pendu , et doit l'être le lendemain , est plus libre qu'un bâcha ne l'est en Turquie , ibid. — Est favorisée par la nature des peines et leur proportion , ibid. -t Comment on en suspend l'usage dans une république , 289,

— On doit quelquefois , même dans les Étals les plus libres , jeter un voile dessus , ibid. — Des choses qui l'attaquent dans la monarchie , 290. — Ses rapports avec la levée des tributs et la grandeur des revenus publics , 293 , 296. — Est mortellement attaquée en France, par la façon dont on y lève les impôts sur les boissons , 295. — L'impôt qui lui est le plus naturel est celui sur les marchandises, 297. — Quand on en abuse pour rendre les trihuts excessifs , elle dégénère en servitude ; et l'on est obligé de diminuer les tributs , ibid.

— Causes physiques qui font qu'il y en a plus en Europe que dans toutes les autres parties du monde, 324. — Se conserve mieux dans les montagnes qu'ailleurs, 326. — Les terres sont cultivées en raison de la liberté et non de leur fertilité, ibid. — Se maintient mieux dans les îles que dans le continent , 327. — Convient dans les pays formés par l'industrie des hommes , ibid. — Celle dont jouissent les peuples qui ne cultivent point les terres est très-grande , 329 , 336. — Les Tartares sont une exception à la règle précédente : pourquoi , 330. — Est très-grande chez les peuples qui n'ont pas l'usage de la monnaie, ibid. — Exception à la règle précédente , ibid. — De celle dont jouissent les Arabes , ibid. — Est quelquefois insupportable aux peuples qui ne sont pas accoutumés à en jouir : cause et exemples de cette bizarrerie, 337. — Est une partie des coutumes du peuple libre , 344. — Effets bizarres et utiles qu'elle produit en Angleterre, ibid. et suiv. — Facultés que doivent avoir ceux qui en jouissent , 345. — Celle des Anglais se soutient quelquefois par les emprunts de la nation, 346. — Ne s'accommode guère de la politesse , 348. — Rend superbes les nations qui en jouissent : les autres ne sont que vaines , ibid. — Ne rend pas les historiens plus véridiques que l'esclavage : pourquoi , ibid. — Est naturelle aux peuples du Nord , qui ont besoin de beaucoup d'activité et d'industrie pour se procurer les biens que la nature leur refuse ; elle est comme insupportable aux peuples du Midi , auxquels la nature donne plus qu'ils n'ont besoin , 357 , 358. — Est acquise aux hommes par les lois politiques ; conséquences qui en résultent , 429. — On ne doit point décider par ces lois ce qui ne doit l'être que par celles qui concernent la propriété : conséquences de ce principe , ibid. — Dans les commencements de la monarchie française, les questions sur la liberté des particuliers ne pouvaient être jugées que dans les placites du comte, et non dans ceux de ses ofliciers, 491.

Liberté civile. Époque de sa puissance à Rome , 290.

Liberté de sortir duroyaume. Devrait être accordée à tous les

sujets d'un État despotique, 293.

Liberté d'un citoyen. En quoi elle consiste, 265. — Il faut

quelquefois priver un citoyen de sa liberté, pour conserver

TABLE ANALYTIQUE

celle de tous : cela ne se doit faire que par une loi particulière authentique : exemple tiré de l'Angleterre, 289. —Lois qui y sont favorables dans la république, ibid.— Un citoyen ne la peut pas vendre pour devenir esclave d'un autre, 308.

Liberté du commerçant. Est fort gênée dans les États libres , et fort étendue dans ceux où le pouvoir est absolu, 353.

Liberté du commerce. Est fort limitée dans les États où le pouvoir est absolu , et fort libre dans les autres pourquoi , 353.

Liberté philosophique. En quoi elle consiste, 280.

Liberté politique. En quoi elle consiste, ibid. — Époque de sa naissance à Rome , 290.

Libre arbitre. Paraît incompatible avec la prescience , 49 et suiv. — Une religion ''qui admet ce dogme a besoin d'être soutenue par des lois moins austères qu'une autre, 410.

Libye. C'est le seul pays , avec ses environs , où une religion qui défend l'usage du cochon puisse être bonne : raisons physiques, 414.

Lieutenant. Celui du juge représente les anciens prud'hommes, qu'il était obligé de consulter autrefois, 468.

Ligne de démarcation établie par le pape Alexandre VI, entre les Espagnols et les Portugais , 374.

Ligues contre les Romains , rares : pourquoi , 139 et suiv.

Limites posées par la nature même à certains États , 138.

Lionne (le comte de), président des nouvellistes , 89.

Littérature. Peu de cas qu'en font les philosophes, 105.

Livius (le censeur M.). Nota trente-quatre tribus tout à la fois ,

Livourne. Ville la plus florissante de l'Italie, 19.

£n>res.'Immortalisent les sottises de leurs auteurs , 44. — Originaux. Respect qu'on doit avoir pour eux, 45. — L'auteur en a mis au jour, sans être touché de la réputation de bel esprit, 621. — Il a la maladie d'en faire, et d'être honteux de les avoir faits , 622. — A quoi bon en faire pour cette petite terre? 626. — On y trouve les hommes meilleurs qu'ils ne sont, 627.

Lods et ventes. Origine de ce droit, 526.

Loi. Ce mot est celui pour lequel le principal ouvrage de l'auteur a été composé. Il y est donc présenté sous un très-grand nombre de faces, et sous un très-grand nombre de rapports. On le trouvera ici divisé en autant de classes qu'on a pu apercevoir de différentes faces principales. Toutes ces classes sont rangées alphabétiquement dans l'ordre qui suit : LoiAcilia.Loide Gondebaud. Loi de Valentinien. Loi des Douze Tables. Loi du talion. Loi Gabinienne. Loi Oppienne. LoiPappienne. LoiPorcia. Loi Salique. Loi Valèrienne.Loi Voconienne. Lois (ce mot pris dans sa signilication générique). Lois agraires. Lois barbares. Lois civiles. Lois civiles des Français. Lois civiles sur les fiefs. Lois {clergé.) Lois (climat). Lois (commerce). Lois (conspiration). Lois Cornéliennes. Lois criminelles. Lois d'Angleterre. Lois de Crète. Lois de la Grèce. Lois de la, morale. Lois de l'éducation. Lois de Lycurgue. Lois de Moïse. Lois de Pcnn. Lois de Platon. Lois des Bavarois. Lois des Bourguignons. Lois des Lombards. Lois des peuples germains. Lois (despotisme). Lois des Saxons. Lois des TVisigoths. Lois' divines. Lois domestiques. Lois du mouvement, Lois (égalité). Lois (esclavage). Lois (Espagne). Lois féodales. Lois (France). Lois humaines. Lois (Japon). Lois Juliennes. Lois (liberté) . Lois (mariage). Lois (mœurs). Lois (monarchie). Lois (monnaie). Lois naturelles. Lois (Orient). Lois politiques. Lois positives. Lois (république). Lois (religion). Lois ripuaifes. Lois romaines. Lois sacrées. Lois (sobriété). Lois somptuaires. Lois (suicide). Lois (terrain).

Loi Acilia. Les circonstances où elle a été rendue en font une

des plus sages lois qu'il y ait, 234.

Loi de Gondebaud. Quel en était le caractère, l'objet, 441. Loi de Valentinien permettant la polygamie dans l'empire :

pourquoi ne réussit pas, 316.

Loi des Douze Tables. Pourquoi imposait des peines trop sévères, 234. — Dans quel cas admettait la loi du talion , 236. — Changement sage qu'elle apporta clans le pouvoir de juger à Rome , 277. — Ne contenait aucune disposition touchant les usures, 390.— A qui elle déférait la succession, I 433 et suiv. — Pourquoi permettait à un testateur de se

choisir tel* citoyen qu'il jugerait à propos pour son héritier, contre toutes les précautions que l'on avait prises pour empêcher les biens d'une famille de passer dans une autre, 434. — Est-il vrai qu'elle ait autorisé le créancier à couper par morceaux le débiteur insolvable? 471. — La différence qu'elle mettait entre le voleur manifeste et le voleur non manifeste n'avait aucune liaison avec les autres lois civiles des Romains : d'où cette disposition avait été tirée, 474. — Comment avait rectilié la disposition par laquelle elle permettait de tuer un voleur qui se mettait en défense, 47 5. — Était un modèle de précision, ibid

Loi du talion. Voyez l'a lion.

Loi Gabinienne. Ce que c'était, 391.

Loi Oppienne. Pourquoi Caton lit des efforts pour la faire recevoir : quel était le but de cette loi, 435.

Loi Pappienne. Ses dispositions touchant les mariages , 427. — Dans quel temps, par qui, et dans quelle vue elle fut faite,

Loi Porcia. Comment rendit sans application celles qui avaient lixé des peines , 234.

Loi salique. Origine et explication de celle que nous nommons ainsi, 331 et suiv. — Disposition de cette loi touchant les successions, 332. — N'a jamais eu pour objet jla préférence d'un sexe sur un autre , ni la perpétuité de la famille , du nom, etc. Elle n'était qu'économique : preuves tirées du texte même de cette loi, ibid. — Ordre qu'elle avait établi dans les successions : elle n'exclut pas indistinctement les lllles de la terre salique , ibid. et suiv. — S'explique par celles des Francs ripuaires et des Saxons , 333. — C'est elle qui a affecté la couronne aux mâles exclusivemen f j ibid.

— C'est en vertu de sa disposition que tous les frères succédaient également à la couronne, 334.— Elle ne put être rédigée qu'après que les Francs furent sortis delaGermanie :leur pays, 438. — Les rois de la première race en retran chèrent ce qui ne pouvait s'accorder avec le christianisme, et en laissèrent subsister tout le fond, 439. — Le clergé n'y a point mis la main, comme aux autres lois barbares, et elle n'a point admis de peines corporelles, ibid. — Différence capitale entre elle et celles des Wisigoths et des Bourguignons, 441 , 445 et suiv. — Tarif des sommes qu'elle imposait pour la punition des crimes : distinctions affligeantes qu'ello mettait à cet égard entre les Francs et les Romains , 440 , 451. — Pourquoi acquit-elle une autorité presque générale dans le pays des Francs, tandis que le droit romain s'y perdit peu à peu? 441. — N'avait point lieu en Bourgogne : preuve, ibid. — Ne fut jamais reçue dans le pays de Péta blissement des Goths, ibid. — Comment cessa d'être en usage chez les Français, 443 et suiv.— On y ajouta plusieurs capitulaires, 444. — Était personnelle seulement ou territoriale seulement, ou l'un et l'autre à la fois, suivant les circonstances : et c'est celte variation qui est la source d» nos coutumes, 445. —N'admit point l'usage des preuves négatives, 446. — Exception à ce qui vient d'être dit, ibid.

— N'admit point la preuve par le combat judiciaire, ibid.

— Admettait la preuve par l'eau bouillante : tempérament dont elle usait pour adoucir la rigueur de cette cruelle épreuve , 447. —Pourquoi tomba dans l'oubli ,.450. —Combien adjugeait de composition à celui à qui on avait reproché d'avoir laissé son bouclier : réformée, à cet égard, par Charlemagne, 452. — Appelle hommes qui sont sous la foi du roi ce que nous appelons vassaux, 489.

Loi Valérienne. Quelle en fut l'occasion : ce qu'elle contenait, 232, 277.

Loi Voconienne. Était-ce une injustice, dans cette loi, de ng pas permettre d'instituer une femme héritière, pas mém:; sa fille unique? 424. — Comment on trouva dans les formes judiciaires le moyen de l'éluder, 436 et suiv. — Sacrifiait le citoyen et l'homme , et ne s'occupait que de 1 a république , 437. — Cas où la loi Pappienne en lit cesser la prohibition , en faveur de la propagation , ibid. — Par quels degrés on parvint à l'abolir tout à fait, ibid.

Lois. Leur définition , 190. — Ont-elles leur application à tous les cas? 49. —Règles suivant lesquelles elles auraient du être faites , 55. — On doit se déterminer difficilement à les

TABLE ANALYTIQUE

ahrogçr, 55. — N'ont jamais plus de force que quand elles secondent la passion dominante de la nation pour qui elles sont faites, 132. — Tous les êtres ont des lois relatives à leur nature ; ce qui prouve l'absurdité de la fatalité imaginée par les matérialistes, ibid. — Dérivent de la raison primitive, ibid. — Celles de la création sont les mêmes que celles de la conservation , ibid. — Entre celles qui gouvernent les êtres intelligents , il y en a qui sont éternelles : qui elles sont , Ibid. — La loi qui prescrit de se conformer à celles de la société dans laquelle on vit est antérieure à la loî positive, ibid. — Sont suivies plus constamment par le monde physique que^par le monde intelligent : pourquoi , ibid. — Considérées dans le rapport que les peuples ont entre eux , forment le droit des gens ; dans le rapport qu'ont ceux qui gouvernent avec ceux qui sont gouvernés, forment le droit politique; dans le rapport que tous les citoyens ont entre eux, forment le droit civil , 192. — Les rapports qu'elles ont entre elles, 193. — Leur rapport avec la force défensive , 253. — Leur rapport avec la force offensive , 25G. — Diverses sortes de celles qui gouvernent les hommes : 1° le droit naturel; 2° le droit divin; 3° le droit ecclésiastique ou canonique ; 4° le droit des gens ; 5° le droit politique général; 6° le droit politique particulier; 7° le droit de conquête ; 8° le droit civil ; 9° le droit domestique. C'est dans ces diverses classes qu'il faut trouver les rapports que les lois doivent avoir avec l'ordre des choses sur lesquelles elles statuent, 422 et suiv. — Les êtres intelligents ne suivent pas toujours les leurs, 191,428. —Le salut du peuple est la. suprême loi. Conséquences qui découlent de cette maxime,. 432. — Le nouvelliste ecclésiastique adonné dans une grande absurdité , en croyant trouver dans la définition des lois, telle que l'auteur la donne , la preuve qu'il est spinosiste^ tandis que cette définition même, et ce qui suit, détruit lé système de Spinosa , 529 et suiv. Lois agraires. Sont utiles dans une démocratie, 233. — Au défaut d'art, sont utiles à la propagation, 396. — Pourquoi Cicéron les regardait comme funestes , 429. — Par qui faites à Rome, 434. —Pourquoi le peuple ne cessa de les demander à Rome , ibid.

Lois barbares. Doivent servir de modèle aux conquérants, 257, 258. — Quand et par qui furent rédigées celles des Saliens , Ripuaires, Bavarois, Allemands, Thuringiens, Frisons, Saxons , Wisigoths , Bourguignons et Lombards : simplicité admirable de celles des six premiers de ces peuples ; causes de cette simplicité : pourquoi celles des quatre autres n'en eurent pas tant , 438 et suiv. — N'étaient point attachées à un certain territoire ; elles étaient toutes personnelles : pourquoi, 439, 441. — Comment on leur substitua les coutumes, 445. — En quoi différaient de la loi salique, 446. — Celles qui concernaient les crimes ne pouvaient convenir qu'à des peuples simples , et qui avaient une certaine candeur, ibid. — Admettaient toutes, excepté la loi salique, la preuve par le combat singulier, ibid. — On y trouve des énigmes à chaque pas , 451. — Les peines qu'elles infligeaient aux criminels étaient toutes pécuniaires, et ne demandaient point de partie publique, 463. — Pourquoi roulent presque toutes sur les troupeaux , 480 , 4SI . — Pourquoi sont écrites en latin : pourquoi on y donne aux mots latins un sens qu'ils n'avaient pas originairement : pourquoi on en a forgé de nouveaux, 487. — Pourquoi ont fixé le prix des compositions : ce prix y est réglé avec une précision et une sagesse admirables , 493.

Loi civiles. Celles d'une nation peuvent difiieilement convenir à une autre, 192. — Doivent être propres au peuple pour qui elles sont faites , et relatives au principe et à la nature de son gouvernement , au physique et au climat du pays, aux mœurs, aux inclinations et à la religion des habitants, ibid. et suiv. 199, 209, 213 et suiv. — Pourquoi l'auteur n'a point séparé les lois civiles des lois politiques , 193. — Qui sont celles qui dérivent de la nature du gouvernement, ibid. et suiv. — Où doivent être déposées dans une monarchie, 198. — La noblesse et le conseil du prince sont incapables de ce dépôt, ibid. — Doivent être relatives tant au principe qu'à la nature du gouvernement,

199. —Doivent remédier aux abus qui peuvent résulter de la nature du gouvernement, 218. — Différents degrés de simplicité qu'elles doivent avoir, dans les différents gouvernements, 226. — Dans quels gouvernements et dans quels cas on en doit suivre le texte précis dans les jugements, 228.— A force d'être sévères, elles deviennent impuissantes : exemple tiré du Japon , 233 et suiv. — Dans quels cas et pourquoi elles donnent leur confiance aux hommes, 236.— Peuvent régler ce qu'on doit aux autres , non tout ce qu'on se doit à soi-même, 242. — Sont tout à la fois clairvoyantes l et aveugles; quand et par qui leur rigidité doit être mode- ' ree, 268. — Les prétextes spécieux que l'on emploie pour faire paraître justes celles qui sont les plus injustes sont la preuve de la dépravation d'une nation , 288 , 289. — Doivent être différentes chez les différents peuples, suivant qu'ils sont plus ou moins communicafifs, 324. -*- De celles des peuples qui ne cultivent point les terres , 329. ■=- Celles des peuples qui n'ont pas l'usage de la monnaie , ibid. et suiv. — Celles des Tartares, au sujet des successions , 33i. — Quelle est celle des Germains d'où l'on a tiré ce que nous appelons la loi salique , ibid. et suiv. — Considérées dans le rapport qu'elles ont avec les principes qui forment l'esprit général , les moeurs et les manières d'une nation , 335 et suiv , 344 et suiv. — Combien , pour les meilleures lois , il est nécessaire qUe les esprits soient préparés , 337. — Gouvernent les hommes concurremment avec le climat, les mœurs, etc. : de là naît l'esprit général d'une nation, ibid. et suiv. — Différence entre leurs effets et ceux des mœurs, 340. — Ce que c'est, ibid. — Ce n'est point par leur moyen que l'on doit changer les mœurs et les manières d'une nation, ibid.— Différence entre les lois et lesmœurs, 341. — Ce ne sont point les lois qui ont établi les mœurs' ibid. — Comment doivent être relatives aux mœurs et aux manières, 343. — Comment peuvent contribuer à former les mœurs , les manières et le caractère d'une nation , 344 et suiv. — Considérées dans le rapport qu'elles ont avec le nombre des habitants , 397. — Celles qui font regarder comme nécessaire ce qui est indifférent font regarder comme indifférent ce qui est nécessaire, 410. — Sont quelquefois obligées de défendre les mœurs contre la religion, 411. — Rapport qu'elles doivent avoir avec l'ordre des choses sur lesquelles elles statuent , 422 , 423 et suiv. — Ne doivent point être contraires à la loi naturelle : exemples, 423 et suiv. — Règlent seules les successions et le partage des biens, 424 et suiv. — Seules, avec les lois politiques, décident, dans les monarchies purement électives, dans quels cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enfants ou à d'autres, 421. — Seules, avec les lois politiques , règlent les droits des bâtards, 425. — Leur objet, ibid. — Dans quel cas doivent être suivies, lorsqu'elles permettent, plutôt que celles de la religion qui défendent, 426. — Cas où elles dépendent des mœurs et des manières , 429. — Leurs défenses sont accidentelles, ibid. — Les hommes leur ont sacrifié la communauté naturelle des biens : conséquences qui en résultent, ibid. — Sont le palladium de la propriété, ibid. — Il est absurde de réclamer celles de quelque peuple que ce soit, quand il s'agit de régler la succession à la couronne, 430. — Il faut examiner si celles qui paraissent se contredire sont du même ordre , 431.— Ne doivent point décider les choses qui dépendent du droit des gens, ibid. — On est libre quand ce sont elles qui gouvernent, ibid. — Leur puissance et leur autorité ne sont pas la même chose , 432. — Il y en a d'un ordre particulier, qui sont celles de la police , ibid. — Il ne faut pas confondre leur violation avec celle de la simple police, 433. — Il n'est pas impossible qu'elles n'obtiennent une grande partie de leur objet , quand elles sont telles qu'elles ne forcent que les honnêtes gens à les éluder, 437. — De la manière de les composer, 471 , 475 , 478 , 479. — Celles qui paraissent s'éloigner des vues du législateur y sont souvent conformes, 471. — De celle» qui choquent les vues du législateur, ibid.— Exemple d'un: loi qui est en contradiction avec elle-même, 472. —Celles qui paraissent les mêmes n'ont pas toujours le même effet ni le même motif, ibid. — Nécessité de les bien composer,

TABLE ANALYTIQUE

472. - Celles qui paraissent contraires dérivent quelquefois du môme esprit , 473. — De quelle manière celles qui sont diverses peuvent être comparées, ibid. — Celles qui paraissent les mêmes sont quelquefois réellement différentes , 474. — Ne doivent point être séparées dé l'objet pour lequel elles sont faites , 474 , 475. — Dépendent des lois politiques : pourquoi, 475. — Ne doivent point être séparées des circonstances dans lesquelles elles ont été faites, ibid.

— Il est bon quelquefois qu'elles se corrigent elles-mêmes , ibid. — Précautions que doivent apporter celles qui permettent de se faire justice à soi-même, ibid. — Comment doivent être composées , quant au style et quant au fond des choses , ibid. et suiv. — Leur présomption vaut mieux que celle de l'homme , 477. — On n'en doit point faire d'inutiles : exemple tiré de la loi Falcidie , ibid. — C'est une mauvaise manière de les faire par des rescrits , comme faisaient les empereurs romains : pourquoi , ibid. et suiv

— Est-il nécessaire qu'elles soient uniformes dans un État? 478. — Se sentent toujours des passions et des préjugés du législateur, ibid.

Lois civiles des Français. Leur origine et leurs révolutions , 438 et suiv.

Lois civiles sur les fiefs. Leur origine, 528.

Lois (clergé). Bornes qu'elles doivent mettre aux richesses du clergé, 417.

Lois (climat). Leur rapport avec la nature du climat, 300 et suiv. — Doivent exciter les hommes à la culture des terres dans les climats chauds : pourquoi , 303. — De celles qui ont rapport aux maladies du climat, 304. — La confiance qu'elles ontdans le peuple est différente, selon lesclimats, 306, 307. — Comment celles de l'esclavage civil ont du rapport avec la nature du climat , 307.

Lois (commerce). Des lois, dans le rapport qu'elles ont avec le commerce, considéré dans sa nature et ses distinctions , 349 et suiv. 357.— De celles qui emportent la confiscation de la marchandise, 353. — De celles qui établissent la sûreté du commerce, 354. —Des lois, dans le rapport qu'elles ont avec le commerce, considéré dans les révolutions qu'il a eues dans le monde, 357. — Des lois du commerce aux Indes, 374 et suiv.

— Lois fondamentales du commerce de l'Europe, 375 et suiv.

Lois (conspiration). Précautions que l'on doit apporter dans les lois qui regardent la révélation des conspirations , 288.

Lois Cornéliennes. Leur auteur, leur cruauté , leurs motifs ,

Lois criminelles. Les différents degrés de simplicité qu'elles doivent avoir dans les différents gouvernements, 227. — Combien on a été. de temps à les perfectionner; combien elles étaient imparfaites à Cumes, à Rome sous les rois, en France sous les premiers rois, 281 et suiv. — La liberté du citoyen dépend principalement de leur bonté, 280. — Un homme qui, dans un État où l'on suit les meilleures lois criminelles qui soient possibles, est condamné à être pendu, et doit l'être le lendemain, est plus libre qu'un bâcha en Turquie,28 1 .— Com • ment on peut parvenir à faire les meilleures qu'il soit possible, ibid. — Doivent tirer chaque peine de la nature du crime^ ibid. et suiv. — Ne doivent punir que les actions extérieures, 284 et suiv. — Le criminel qu'elles font mourir ne peut réclamer contre elles, puisque c'est parce qu'elles le font mourir qu'elles lui ont sauvé la vie à tous les instants, 308. — En fait de religion , les lois criminelles n'ont d'effet que comme destruction, 420. — Celle qui permet aux enfants d'accuser leur père de vol ou d'adultère est contraire à la nature, 423.

— Celles qui sont les plus cruelles peuvent-elles être les meilleures? 471.

Lois d'Angleterre. Ont été produites en partie par le climat , 344 et suiv. — Voyez Angleterre.

Lois de Crète. Sont l'origine sur lequel on a copié celles de Lacédémone', 207.

Lois de la Grèce. Celjes de Minos, de Lycurgue et de Platon, ne peuvent subsister que dans un petit État,208. — Ont puni, ainsi que les lois romaines, l'homicide de soi-même, sans avoir le même objet, 473.— Source de plusieurs lois abominables de la Grèce , 475.

Lois de la morale. Sont bien moins observées que les lois physiques, 190, 191. — Quel en est le principal effet, iyi.

Lois de l'éducation. Doivent être relatives au principe du gouvernement, 204 et suiv.

Lois de Lycurgue. Leurs contradictions apparentes prouvent la grandeur de son génie, 207. — Ne pouvaient subsister que dans un petit État, 208.

Lois de Moïse. Leur sagesse au sujet des asiles , 416, 417.

Lois de Penn. Comparées avec celles de Lycurgue, 207.

Lois de Platon. Étaient la correction de celles de Lacédémone

Lois des Bavarois. On y ajouta plusieurs capitulaires ; suites qu'eut cette opération , 444.

Lois des Bourguignons. Sont assez judicieuses, 439. — Comment cessèrent d'être en usage chez les Français, 443 et suiv.

Lois des Lombards. Les changements qu'elles essuyèrent furent plutôt des additions que des changements , 439. — Sont assez judicieuses, ibid. — On y ajouta plusieurs capitulaires : suite qu'eut cette opération , 444.

Lois des peuples germains. Leurs différents caractères , 438 et suiv.

Lois (despotisme). Il n'y a point de lois fondamentales dans les États despotiques, 198. — Qui sont celles qui dérivent de l'état despotique, ibid. —Il en faut un très-petit nombre dans un État despotique, 219. — Comment elles sont relatives au pouvoir despotique,ifa'tf.— La volonté du prince est la seule loi dans les États despotiques,z'6«Z.etsuiv.— Causes de leur simplicité dans les États despotiques, 227.— Celles qui ordonnent aux enfants de n'avoir d'autre profession que celle de leur père ne sont bonnes que dans un État despotique, 355.

Lois des Saxons. Causes de leur dureté, 439.

Lois des Wisigoths. Furent refondues par leurs rois et par le clergé. Ce fut le clergé qui y introduisit les peines corporelles, qui furent toujours inconnues dans les autres lois barbares auxquelles il ne toucha point, 439. — C'est de ces lois qu'ont été tirées toutes celles de l'inquisition : les moines n'ont fait que les copier, ibid. — Sont idiotes, n'atteignent point le but, frivoles dans le fond , et gigantesques dans le style , ibid. — Triomphèrent en Espagne ; et le droit romain s'y perdit, 443. — Comment cessèrent d'être en usage en France, ibid et suiv. — L'ignorance de l'écriture les a fait tomber en Espagne,

Lois divines. Rappellent sans cesse l'homme à Dieu, qu'il aurait oublié à tous les instants, 19 1. — C'est un grand principe qu'elles sont d'une autre nature que les lois humaines, 422. — Autres principes auxquels celui-là est soumis. 1° Les lois divines sont invariables, les lois humaines sont variables ; 2° la principale force des lois divines vient de ce qu'on croit la religion : elles doivent donc être anciennes. La principale force des lois humaines vient de la crainte; elles peuvent donc être nouvelles , ibid.

Lois domestiques. On ne doit point décider de ce qui est de leur ressort par les lois civiles, 431.

Lois du mouvement. Sont invariables, 190.

Lois ( égalité ). Loi singulière qui , en introduisant l'égalité , la rend odieuse, 213.

Lois ( esclavage ). Comment celles de l'esclavage civil ont du rapport avec la nature du climat, 307. — Ce qu'elles doivent faire par rapport à l'esclavage, 311. — Comment celles de l'esclavage domestique ont du rapport avec la nature du climat, 315. — Comment celles de la servitude politique ont du rapport avec la nature du climat , 322.

Lois ( Espagne ). Absurdité de celles qui ont été faites sur l'emploi de l'or et de l'argent, 377.

Lois féodales. Ont pu avoir des raisons pour appeler les mâles à la succession, à l'exclusion des filles, 424.— Quandla France commença à être plutôt gouvernée parles lois féodales que par les lois politiques, 443, 444. — Quand s'établirent, ibid. -» Théorie de ces lois , dans le rapport qu'elles ont avec la monarchie, 478 et suiv. et 503 et suiv. — Leurs sources, Lois (France). Les anciennes lois de France étaient parfaitement dans l'esprit de la monarchie, 232. — Ne doivent point,, en France, gêner les manières , elles gêneraient les vertu*

338. — l Quand commencèrent, en France, à plier sous l'autorité des coutumes, 445.

Lois humaines. Tirent leur principal avantage de la nouveauté, 422. — Voyez Lois divines.

Lois (Japon). Pourquoi sont si sévères au Japon, 233, 306 et suiv. — Tyrannisent le Japon, 338. — Punissent au Japon la moindre désobéissance ; c' est ce qui a rendu la religion chrétienne odieuse, 42 [.

Lois Juliennes. Avaient rendu le crime de lèse-majesté arbitraire, 285. — Ce que c'était, 399.— On n'en a plus que des fragments : où se trouvent ces fragments : détails de leurs dispositions contre le célibat, ibid. et suiv.

Lois (liberté). De celles qui forment la liberté politique , dans son rapport avec la constitution, 263, — De celles qui forment la liberté politique, dans son rapport avec le citoyen, 280. — Comment forment la liberté du citoyen, ibid. et suiv. — Paradoxe sur la liberté, 281. — Authenticité que doivent avoir celles qui privent un seul citoyen de sa liberté, lors même que c'est pour conserver celle de tous, 289. — De celles qui sont favorables à la liberté des citoyens,dans une république,i6tà. — De celles qui peuvent mettre un peu de liberté dans les États despotiques, 292. — N'ont pu faire de la liberté du citoyen un objet de commerce , 308. — Peuvent être telles , que les travaux les plus pénibles soient faits par des hommes libres et heureux* 310.

Lois (mariages). Ont, dans certains pays, établi divers ordres de femmes légitimes, 393. — Dans quels cas il faut suivre les lois civiles , en fait de mariage, plutôt que celles de la religion, 427. t* Dans quels cas les lois civiles doivent régler les mariages entre parents; dans quels cas ce doit être les lois de la nature , ibid. et suiv. — Ne peuvent ni ne doivent permettre les mariages incestueux : quels ils sont, 428. — Permettent ou défendent les mariages, selon qu'ils paraissent conformes ou contraires à la loi de nature dans les différents pays, 429.

Lois (mœurs). Les lois touchant la pudicité sont de droit naturel, et doivent, dans tous les États, protéger l'honneur des femmes esclaves comme celui des femmes libres, 31 1 , .312. — Leur simplicité dépend de la bonté des mœurs du peuple, 343. — Comment suivent les mœurs, ibid. et suiv. —Sont quelquefois obligées de défendre les mœurs contre la religion, 411.

Lois (monarchie). Arrêtent les entreprises tyranniques des monarques : mais dans une république n'ont aucun pouvoir sur celles d'un citoyen subitement revêtu dune autorité qu'elles n'ont pas prévue, 196. -r*- La monarchie a pour base les lois fondamentales de l'État , 197. — Qui sont celles qui dérivent du gouvernement monarchique , ibid. — Doivent, dans une monarchie , avoir un dépôt tixe : quel est ce dépôt, 198. — Dans une monarchie, tiennent lieu de vertu, 201. —Jointes à l'honneur, produisent, dans une monarchie, le même effet que la vertu, 201 , 202. — L'honneur leur donne la vie, dans une monarchie, 202. — Comment sont relatives à leur principe, dans une monarchie, 217. — Doivent-elles contraindre les citoyens d'accepter les emplois? 224. — Le monarque ne peut les enfreindre sans danger, 230. — Leur exécution , dans la monarchie , fait la sûreté et le bonheur du monarque , 290. — Doivent menacer, et le prince encourager, 291.

Lois (monnaie). Leur rapport avec l'usage de la monnaie,

Lois naturelles. S'établissent entre les êtres unis par le sentiment, 191. — Leur source. Règles pour les connaître bien, ibid. — Règtes pour les discerner d'avec les autres, ibid. — Celle qui nous porte vers Dieu est la première par son importance, et non la première dans l'ordre des lois, ibid. — Quelles sont les premières dans l'ordre de la nature même, ibid. et suiv — Obligent les pères à nourrir leurs enfants, mais non pas à les faire héritiers, 424. — C'est par elles qu'il faut décider dans les cas qui les regardent r et non par les préceptes de la religion , 425. — Dans quels cas doivent régler les mariages entre parents : dans quels cas ce doit être les lois civiles , 427 et suiv. — Ne peuvent être locales , 428, 429. -- Leur défense est invariable, ibid. — FM-ce un

crime de dire que la première loi de la nature est la paix, et que la plus importune est celle qui prescrit à l'homme ses devoirs envers Dieu? 533.

Lois (Orient). Raisons physiques de leur immutabilité en Orient, 302.

Lois politiques. Quel est leur principal effet, 192. —Pourquoi l'auteur n'a point séparé les lois politiques des lois civiles, 193. — De celles des peuples qui n'ont point l'usage de la monnaie, 329, 330. — La religion chrétienne veut que les hommes aient celles qui concernent la religion 419. — Elles seules, avec les lois civiles, règlent les successions, et le partage des biens, 424. — - Seules, avec les lois civiles , décident , dans les monarchies purement électives, dans quels cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enfants , ou à d'autres , ibid. — Seules , avec les lois civiles, règlent les successions des bâtards i 425. — Les hommes leur ont sacrifié leur indépendance naturelle : conséquences qui en résultent, 429. —Règlent seules la succession à la couronne , 430. — Ce n'est point par Ces lois que l'on doit décider ce qui est du droit des gens, 431. — Celle qui, par quelque circonstance, détruit l'État, doit être changée , 432. — Les lois civiles en dépendent : pourquoi ,

Lois positives. Ne sont pas la règle sûre du juste et de l'injuste , 190. — Ne s'établissent qu'entre les êtres unis par la connaissance , 191. — Leur origine , 192 , 193. — Ont moins de force dans une monarchie que les lois de l'honneur,

Lois (religion. ) Quel en est l'effet principal , 191. — Quelles sont les principales qui furent faites dans l'objet de la perfection chrétienne , 402. — Leur rapport avec la religion établie dans chaque pays , considérée dans ses pratiques et en elle-même, 406, 415. — La religion chrétienne veut que les hommes aient les meilleures lois civiles qui sont possibles, 406. — Celles d'une religion qui n'a pas seulement le bon pour objet, mais le meilleur ou la perfection , doivent être des conseils , et non des préceptes , 408. — Celles d'une religion, quelle qu'elle soit, doivent s'accorder avec celles de la morale, ibid. — Comment la force de la religion doit s'appliquer à la leur, 410. — Il est bien dangereux que les lois civiles permettent ce que la religion doit défendre, quand celle-ci défend ce qu'elles doivent permettre, ibid. — Ne peuvent pas réprimer un peuple dont la religion ne promet que des récompenses, et point de peines, 410, 411.

— Comment corrigent quelquefois les fausses religions, 411.

— Comment les lois de la religion ont l'effet des lois civiles, 412. — Du rapport qu'elles ont avec l'établissement de la religion de chaque pays, et sa police extérieure, 415 et suiv. 422 et suiv. — Il faut, dans la religion, des lois d'épargne, 418.

— Comment doivent être dirigées celles d'un État qui tolère plusieurs religions, 419. — Dans quels cas les lois civiles doivent être suivies lorsqu'elles permettent, plutôt que celles de la religion qui défendent, 425, 426. — Quand doiton , à l'égard des mariages, suivre les lois civiles plutôt que celles de la religion? 427.

Lois (république). Celles qui établissent le droit de suffrages dans la démocratie sont fondamentales, 193. — Qui sont celles qui dérivent du gouvernement républicain , et premièrement de la démocratie , 193 et suiv. — Par qui doivent être faites dans une démocratie , 195. — Qui sont celles qui dérivent du gouvernement aristocratique, ibid. et suiv. — Qui sont ceux qui les font, et qui les font exécuter dans l'aristocratie, 195. — Avec quelle exactitude elles doivent être maintenues dans une république, ibid. et suiv.

— Modèles de celles qui peuvent maintenir l'égalité dans une démocratie, 211 et suiv. — Doivent, dans une aristocratie, être de nature à forcer les nobles de rendre justice au peuple, 215 el suiv. — De leur cruauté envers les débiteurs dans la république, 289, 290.

Lois ripuaircs. Fixaient la majorité à quinzt^ans, 335. — Les rois de la première race en ôlèrent ce qui ne pouvait s' accor (1er avec le christianisme, et en laissèrent tout le fond , 439. —Le clergé n'y a point mis la main , et elles n'ont point admis de peines corporelles , ibid.— Comment cessèrent d'être

TABLE ANALYTIQUE

en usage chez les Français , 443 , 444. — Se contentaient de la preuve négative : en quoi consistait cette preuve, 446.—

Lois romaines. Ont pris, en France, la place de celles du pays, 68, Ne .purent prévenir la perte de la république : pourquoi , 148. — Plus propres à son agrandissement qu'à sa conservation , ibid. — Histoire et causes de leurs révolutions , 234.— Celles qui avaient pour objet de maintenir les femmes dans la frugalité, 244— La dureté des lois romaines contre les esclaves rendit les esclaves plus à craindre, 3 1 3.— Beauté , humanité de celles sur les naufrages , 372. — Comment on éludait celles qui étaient contre l'usure , 391 et suiv.— Mesures qu'elles avaient prises pour prévenir le concubinage , 394. — Pour la propagation de l'espèce , 398 et suiv. — Touchant l'exposition des enfants, 403.— Origine et révolutions de celles sur les successions , 433 et suiv.— De celles qui regardaient les testaments. De la vente que le testateur faisait de sa famille à celui qu'il instituait son héritier, 434.— Les premières, ne restreignant pas assez les richesses des femmes, laissèrent une porte ouverte au luxe. Comment on chercha à y remédier, 436. — Comment se perdirent dans le domaine des Francs , et se conservèrent dans celui des Goths et des Bourguignons , 441. — Pourquoi, sous la première race, le clergé continua de se gouverner par elles , tandis que le reste des Francs se gouvernait par la loi salique , ibid.— Comment se conservèrent dans le domaine des Lombards , 442, 443. — Comment se perdirent en Espagne , 443. —Subsistèrent dans la Gaule méridionale , quoique proscrites par les rois wisigoths : pourquoi, ibid.— Pourquoi , dans les pays de droit écrit, elles ont résisté aux coutumes, qui, dans les autres provinces , ont fait disparaître les lois barbares, 444, 445. — Révolutions qu'elles ont essuyées dans les pays de droit écrit , 445 — Comment résistèrent, dans les pays de droit écrit , à l'ignorance qui fit périr, partout ailleurs, les lois personnelles et territoriales , 445, 446. — L'extension de la preuve par le combat est une autre raison de l'oubli dans lequel elles tombèrent, 450. — Saint Louis les fit traduire : dans quelle vue , 465. — Motifs de leurs dispositions touchant les substitutions , 472, 473. — Quand et dans quel cas elles ont commencé à punir le suicide , 473.— Celles qui concernaient le vol n'avaient aucune liaison avec les autres lois civiles , 474. — Punissaient par la déportation , ou même par la mort , la négligence ou l'impéritie des médecins, 475.— Celles du Bas-Empire font parler les princes comme des rhéteurs , 475 , 476. — Précaution que doivent prendre ceux qui les lisent , 478.— Voyez Droit romain. Romains. Rome.

Lois sacrées. Avantages qu'elles procurèrent aux plébéiens à Rome , 277.

Lois (sobriété.) De celles qui ont rapporta la sobriété des peuples, 303. — Règles que l'on doit suivre dans celles qui concernent l'ivrognerie , 303, 304.

Lois somptuaires. Quelles elles doivent être dans une démocratie, 238.— Quelles elles doivent être dans une aristocratie , 239. — Il n'en faut point dans une monarchie , ibid. — Dans quels cas sont utiles dans une monarchie, 240. — Règles qu'il faut suivre pour les admettre ou pour les rejeter, ibid.— Quelles elles étaient chez tes Romains , 243 et suiv.

Lois (suicide. De celles contre ceux qui se tuent eux-mêmes,

Lois (terrain). Leur rapport avec la nature du terrain, 326 et suiv. —Celles que l'on fait pour la sûreté du peuple ont moins lieu dans. les montagnes qu'ailleurs , ibid. — Se conservent plus aisément dans les iles que dans le continent, 3^7.— Doivent être plus ou moins multipliées dans un État , suivant la façon dont les peuples se procurent leur subsistance , 328.

Lombards. Avaient une loi en faveur de la pudeur des femmes esclaves , qui serait bonne pour tous les gouvernements, 311. - Quand et pourquoi firent écrire leurs lois ; 438. — Pourquoi leurs lois perdirent leur caractère , 439. — Leurs lois reçurent plutôt des additions que des changements : pourquoi ces additions furent faites , ibid. — Comment le droit romain se conserva dans leur territoire , 442. — On ajouta plusieurs capitulaires à leurs lois: suites qu'eut cette

opération, 444.— Leui's lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires , 44G.— Suivant leurs lois , quand on s'était défendu par un serment, on ne pouvait plus être fatigué par un combat, 447. — Portèrent l'usage du combat judiciaire en Italie, 449, 450.— Leurs lois portaient différentes compositions pour les différentes insultes, 451. — Leurs lois défendaient aux combattants d'avoir sur eux des herbes propres pour les enchantements, 452.— Loi absurde parmi eux, 476. —Pourquoi augmentèrent, en Italie, les compositions qu'ils avaient apportées de la Germanie, 493. — Leurs lois sont presque toujours sensées,

Londres. Le peupley crève à l'âge de quarante à quarante-cinq ans, 629.— Il n'y a rien de si affreux que ses rues , ibid.— Plaintes des Français qui y sont, 630.

Louange. Est fade , lorsqu'elle réfléchit vers le lieu d'où elle part, 34.

Louis Ier, dit le Débonnaire. Ce qu'il fit de mieux dans lout son règne , 258. — La fameuse lettre qui lui fut adressée par Agobard prouve que la loi salique n'était point établie en Bourgogne, 442.--- Étendit le combat judiciaire, des affaires criminelles, aux affaires civiles, 449, 450. — Permit de choisir, pour se battre en duel, le bâton ou les armes, 451. —Son humiliation lui fut causée par les évéques, et surtout par ceux qu'il avait tirés de la servitude , 502. — Pourquoi laissa au peuple romain le droit d'élire des papes , 514. — Portrait de ce prince. Causes de ses disgrâces, 518. — Son gouvernement comparé avec ceux de Charles-Martel', de Pépin, et de Charlemagne. Comment perdit son autorité 519, 520. —Perdit la monarchie et son autorité, principalement par la dissipation de ses domaines, 519. — Causes des troubles qui suivirent sa mort , 520.

Louis VI , dit le Gros. Réforme la coutume où étaient les juges de se battre contre ceux qui refusaient de se soumettre à leurs ordonnances , 450 , 451.

Louis VII, dit le Jeune. Défendit de se battre pour moins de cinq sous, 451.

Louis IX (saint). Il suffisait, de son temps, qu'une dette montât a douze deniers pour que le demandeur et le défendeur terminassent leur querelle par le combat judiciaire, 451.— C'est dans la lecture de ses Établissements qu'il faut puiser la jurisprudence du combat judiciaire , 453.— Est le premier qui ait contribué à l'abolition du combat judiciaire, 459.— État et variété de la jurisprudence de son temps , 460. — N'a pu avoir intention de faire de ses Établissements une loi générale pour tout son royaume , 464 et suiv. — Comment ses Établissements tombèrent dans l'oubli, 463.— La date de son départ pour Tunis prouve que le code que nous avons sous le nom de ses Établissements est plein de faussetés, 464. — Sagesse adroite avec laquelle il travailla à réformer les abus de la jurisprudence de son temps, 465 et suiv.— Fit traduire les lois romaines : dans quelle vue : cette traduction existe encore en manuscrit; il en fit beaucoup usage dans ses Établissements , 465 , 468.— Comment il fut cause qu'U s'établit une jurisprudence universelle dans le royaume, 466.— Ses Établissements, et les ouvrages des habiles praticiens de son temps , sont en grande partie la source des coutumes de France , 470.

Louis XII. La France n'a jamais eu de meilleur citoyen , 624.

Louis XIII. Repris en face par le président Bellièvre , lorsque ce prince était du nombre des juges du duc de la Valette, 229 , 230.— Motif singulier qui le détermina à souffrir que les nègres de ses colonies fussent esclaves , 309.

Louis XIV. Son portrait, 25.— Sa mort, événements qui l'ont suivie , 63.— Son goût pour les femmes jusque dans sa vieillesse, 73.— Sa magnanimité dans le malheur, 138.— Le projet delà monarchie universelle, qu'on lui attribue sans fondement, ne pouvait réussir sans ruiner l'Europe, ses anciens sujets, lui et sa famille, 255. — La France fut, vers le milieu de son règne, au plus haut point de sa grandeur relative, 256.— Son édit en faveur des mariages n'était pas suffisant pour favoriser la population , 404. — Ses bonnes qualités, ses défauts et ses faiblesses, 624.— Son portrait est toujours commencé et jamais lini , 583 .

TABLE ANALYTIQUE

Louis XV, Son portrait, 73. —Son éloge, 583.

Loïseau. Erreur de cet auteur sur l'origine des justices seigneuriales , 49G.

Lucain. Différence entre ce poëte et Virgile , 595.

Lucques. Combien y durent les magistratures, 196, not. 2.

Lucrèce. Violée par Sextus Tarquin : suites de cet attentat, 126 . — Ce viol est pourtant moins la cause que l'occasion de l'expulsion des rois de Rome , ibid.

Lucullus. Chasse Mithridate de l'Asie, 143.

Lusiade (la) , poëme. Fait sentir quelque chose des charmes de VOdyssée et de la magnificence de YÉnéide , 374.

Luther. Pourquoi conserva une hiérarchie dans sa religion , 408. —Il semble s'être plus conformé à ce que les apôtres ont fait, qu'à ce que Jésus-Christ a dit, ibid.

Luxe. Fait la puissance des princes, 73.— Il est ou intérieur dans l'Etat, ou relatif d'un État à l'autre, 237 et suiv. — N'est pas toujours fondé sur le raffinement de la vanité, mais quelquefois sur celui des besoins réels , 348.— Ses causes, 1° Dans le même État, l'inégalité des fortunes, 238. — 2° L'esprit outré d'inégalité dans les conditions , ibid. — 3° La vanité , ibid.— 4° La grandeur des villes , surtout quand elles sont si peuplées que la plupart des habitants sont inconnus les uns aux autres , ibid.— 5° Quand le sol produit plus qu'il ne faut pour la nourriture des cultivateurs et de ceux qui travaillent aux manufactures : de là les arts frivoles et l'importation des choses frivoles en échange des choses nécessaires , 240. — 6° La vie corrompue du souverain qui se plonge dans les délices, 241. — 7° Les mœurs et les passions des femmes, ibid.— Surtout quand, par la constitution de l'État , elles ne sont pas retenues par les lois de la modestie , ibid.— S° Les gains nuptiaux des femmes, trop considérables, 244.-9° L'incontinence publique, 243, 244.-10° La polygamie, 316. — 11° Les richesses qui sont la suite du commerce, 35S.— 12° Les peuples qui ne cultivent pas les terres n'ont pas même l'idée du luxe, 334. — Ses importions. — Il se calcule , entre les citoyens du même État , par l'inégalité des fortunes , 237 et suiv.— Entre les villes sur le nombre plus ou moins grand des habitants , 258.— Entre les différents États , il est en raison composée de l'inégalité des fortunes qui est entre les citoyens , et de l'inégalité des richesses des différents États, ibid. — Gradation qu'il doit suivre , 239. — Biens qu'il procure; 1° Augmente le commerce et en est le fondement , 238 , 350.— 2° Entretient l'industrie et le travail, 239.-3° Perfectionne les arts , 358. — 4° Fait circuler l'argent des mains des riches dans celles des pauvres, 239. — 5° Le luxe relatif enrichit un État riche par lui-même : exemple tiré du Japon, 240, 356.-6° Est utile, quand il y a moins d'habitants que le sol n'en peut nourrir : exemple tiré de l'Angleterre , 240.-7° Est nécessaire dans les monarchies ; il les conserve : gradation qu'il y doit suivre, 239.— Auguste et Tibère sentirent que, voulant substituer la monarchie à la république , il ne fallait pas le bannir, et agirent en conséquence , ibid. — 8° Dédommage de leur servitude les sujets du despote , 239 , 240.— Maux qu'il occasionne: 1° Confondles conditions, 138.-2° Ne laisse plus d'harmonie entre les besoins et les moyens de les satisfaire, ibid.— 3° Étouffe l'amour dubien public, etlui substitue l'intérêt particulier; met la volupté à la place de la vertu : exemple tiré de Rome , 238 , 239. — 4° Est contraire à l'esprit de modération, 239.-5° Corrompt les mœurs , 238.— 6° Entretient la corruption et les vices , 243 , 244. — 7° Rend le mariage onéreux et coûteux : moyens de remédier à ce mal, 438. — S° Peut occasionner une exportation trop forte des denrées nécessaires, pour en faire entrer de superflues, 240.— 9o Le luxe relatif appauvrit un État pauvre : exemple tiré de la Pologne, 240, 256. — 10° Pernicieux , quand le sol a peine à fournir la nourriture des habitants : la Chine sert d'exemple, 240, 241. — 11° Détruit toute république, 240. — Les démocraties, 238. — Les aristocraties, 239. — 12° B est même des circonstances où l'on doit le réprimer dans la monarchie; exemples tirés de l' Aragon, de la Suède et de la Chine , 240. — Usage et effets des lois somptuaires , pour le réprimer dans les différents États , ibid. '1mm de la superstition. Doit être réprimé , 418.

Lycie. Comparée , comme république fédérative, avec la Hollande : c'est le modèle d'une bonne république fédérative,

Lycurgue. Comparé avec Penn, 207 , 208.— Les contradictions apparentes qui se trouvent dans ses lois prouvent la grandeur de son génie , 207. — Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit État , 208.— Pourquoi voulut' que l'on ne choisit les sénateurs que parmi les vieillards, 215.— A confondu les lois, l'es mœurs et les manières : pourquoi, 341. —Pourquoi avait ordonné que l'on exerçât les enfants au larcin, 474.

Lydiens. 'Le traitement qu'ils reçurent de Cyrus n'était pas conforme aux vraies maximes de la politique , 260. — Furent les premiers qui trouvèrent l'art débattre la monnaie 378, not. 2.

Lysamîre. Fit éprouver aux Athéniens qu'il faut toujours mettre de la douceur dans les punitions , 233.

Lysimaque , conte allégorique , 586 et suiv.

Macassar. Conséquences funestes que l'on y tire du dogme de l'immortalité de l'âme, 412.

Macédoine et Macédoniens. Situation du pays, caractère de la nation et de ses rois ,136.

Macédoniens {secte des). Quelle était leur doctrine, 180.

Machiavel. Veut que le peuple , dans une république , juge les crimes de lèse-majesté : inconvénients de cette opinion , 229 et suiv. — Source de la plupart de ses erreurs , 478.

Machiavélisme. C'est aux lettres de change que l'on en doit l'abolition, 374.

Machines. Celles dont l'objet est d'abréger l'art ne sont pas toujours utiles , 396.

Machines de guerre ignorées en Italie dans les premières années de Rome, 127.

Macrin fait tuer Caracalla, 166.

Macule. Ce que c'est que cette monnaie chez les Africains, 380,

Mages. Préceptes de leur religion utiles à la propagation, 81 — Voyez Guèbres.

Ma g ie. L'accusation de ce crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspection : exemples d'injustices commises sous ce prétexte , 283. — Il serait aisé de prouver que ce crime n'existe point, ibid.

Magistrat de police. C'est sa faute si ceux qui relèvent de lui tombent dans des excès , 432 , 433.

Magistrat unique. Dans quel gouvernement il peut y en avoir,

Magistrats. Par qui doivent être nommés dans la démocratie, 194— Comment élus à Athènes : on les examinait avant et après leur magistrature, 195. — Quelles doivent être, dans une république, la proportion de leur puissance et la durée de leurs charges , 196.— Jusqu'à quel point les citoyens leur doivent être subordonnés dans une démocratie , 215. — Ne doivent recevoir aucun présent, 223.— Doivent avoir le pouvoir exclusif déjuger dans la monarchie, 230. — Différences entre eux et les ministres, qui doivent exclure ceux-ci du pouvoir de juger, ibid.— Ne doivent jamais être dépositaires des trois pouvoirs à la fois, 265. — Ne sont point pro près à gouverner une armée : exception pour la Hollande , 269. — Sont plus formidables aux calomniateurs que le prince, 291.— Le respect et la considération sont leur unique récompense, 299, 300. — Leur fortune et leur récompense en France, 356. — Les mariages doivent-ils dépendre de leur consentement? 394. — Discours sur leurs devoirs , 594 et suiv.

Magistratures. Comment, à qui, par qui et pour quel temps, elles se conféraient lors de la république, 150. —Par quelles voies elles s'obtinrent sous les empereurs , 159. — Comment et àqui sedonnaient à Athènes, 1 94 et suiv. — Comment Solon en éloigna ceux qui en étaient indignes, sans gêner les suffrages, 195. —Ceux qui avaient desenfants y parvenaient plus facilement, à Rome, que ceux qui n'en avaient point, 400. — Voyez Magistrats. — Romaines.

Mahomet. Comment il prouve que la chair de pourceau est immonde, 13. — Signes qui ont précédé et accompagné sa naissance, 26 , 27. — Donne la supériorité aux hommes sur les femmes, 26. — La loi par laquelle il défend de boire du vin est une loi de climat, 303. — Coucha avec sa femme lorsqu'elle n'avait que huit ans, 316 , not. I. — Veut que l'égalité soit entière, à tous égards, entre les quatre femmes qu'il permet, 318. — Comment rendit les Arabes conquérants, 371. — A confondu l'usure avec l'intérêt : maux que produit cette erreur dans les pays soumis à sa loi, 389. — Sa doctrine sur la spéculation , et le penchant que sa religion inspire pour la spéculation , sont funestes à la société, 409. — Source et effet de sa prédestination, 410. — C'est par le secours de la religion qu'il réprima les injures et les injustices des Arabes, 41 I.— Dans tout autre paysquele sien, il n'aurait pas fait un précepte des fréquentes lotions , 414, 415. —L'inquisition met sa religion de pair avec la religion chrétienne , 420. — Sa religion et son empire font des progrès rapides, 181.

Mahomet, fils de Sambraël, appelle trois mille Turcs en Perse , 186. — Perd la Perse, ibid.

Mahomet II éteint l'empire d'Orient, 187.

Mahométans. Croient que le voyage de la Mecque les purifie des souillures qu'ils contractent parmi les chrétiens , 12. — En quoi ils font consister la souillure, 13. — Leur surprise en entrant pour la première fois dans une ville chrétienne , 16. — Pourquoi ils ont en horreur la ville de Venise, 22. — Leurs princes, malgré la défense, font plus d'excès de vin que les princes chrétiens, 23. —Ne connaissent leurs femmes, avant de les épouser, que sur le rapport des femmes qui les ont vues dans leur enfance , 50. — Leur loi leur permet de renvoyer une femme qu'ils croient n'avoir pas trouvée vierge, 50, 51. —Paraissent plus persuadés de leur religion que les chrétiens, 52. — Pourquoi il y a des pays dont ils ne veulent pas faire la conquête, ibid. 53. —? L'idée qu'ils ont de la vie future nuit, chez eux , à la propagation et à tout établissement utile, 81. — Prêtent une grande vertu aux amulettes et aux talismans, 101, — Furent redevables de l'étrange facilité de leurs conquêtes aux tributs que les era pereurs levaient sur leurs peuples, 298. — Sont maîtres de la vie, et même de ce qu'on appelle la vertu ou l'honneur de leurs femmes esclaves : c'est un abus de l'esclavage , contraire à l'esprit de l'esclavage même ,311. — Sont jaloux par principes de religion, 320, not. I. — Il y a chez eux plusieurs ordres de femmes légitimes , 393, — Leur religion est favorable à la propagation, 402. — Pourquoi sont contemplatifs, 409. — Raison singulière qui leur fait détester les Indiens , 413. — Motifs qui les attachent à leur religion ,415. — Pourquoi Gengis^kan , approuvant leurs dogmes , méprisa si fort leurs mosquées , 416. — Sont les seuls Orientaux intolérants en fait de religion , 421.

Mahométisme. Comparé au christianisme, 24. — Celte religion est une fille de la juive , 40. — . Ne donne aux femmes aucune espérance au delà de cette vie , 47. — N'a été établi que par la voie de conquête , et non par celle de la persuasion i ibid.

— Défavorable à la population , 77, 80 et suiv. — Maxime funeste de cette religion , 221. — Pourquoi a trouvé tant de facilité à s'établir en Asie, et si peu en Europe, 316. — Le despotisme lui convient mieux que le gouvernement modéré, 407. — Maux qu'il cause comparés avec les biens que cause le christianisme , ibid. — Ii semble que le climat lui prescrit des bornes, 415,

Maine ( le duc du ). Fait prisonnier, 85 , 86,

Mainmortables. Comment les terres , de libres , sont devenues mainmortables , 484-

Mainmortes. Voyez Clergé, Monastères.

Maires du palais. Leur autorité et leur perpétuité commença à s'établir sous Clotaire II, 504. — De maires du roi , ils devinrent maires du royaume : le roi les choisissait d'abord , la nation les choisit. On eut plus de confiance dans une autorité qui mourait avec la personne , que dans celle qui était héréditaire. Tel est le progrès de leur grandeur, 506 et suiv.

— C'est dans les mœurs des Germains qu'il faut chercher la raison de leur autorité , et de la faiblesse du roi , 507 et suiv

— Comment parvinrent au commandement des armées , 508. — Époque de leur grandeur, ibid. et suiv. — Il était de leur intérêt de laisser les grands oflices de la couronne inamovibles , comme ils les avaient trouvés , 509. — La royauté et la mairerie furent confondues a l'avènement de Pépin a la couronne, 515 et suiv.

Maîtres de sciences, d'arts, etc. La plupart ont le talent d'en^ seigner ce qu'ils ne savent pas, 39, 4o.

Maîtresses des rois, 73.

Majesté (loi de). Son objet ; application qu'en fait Tibère , 158. -* Le crime de lèse-majesté élait, sous cet empereur, le crime de ceux à qui on n'en avait point à imputer, 158, 159 —Si cependant les accusations fondées sur cette imputation étaient tout aussi frivoles qulelles nous le paraissent , 160. — Accusations de ce crime supprimées par Caligula, ibid.

Majeur (lac). Détails sur ce lac d'Italie, 595.

Majorats. Pernicieux dans une aristocratie, 217.

Majorité. Doit être plus avancée dans les climats chauds , et dans les États despotiques, qu'ailleurs, 222. — A quel âge les Germains et leurs rois étaient majeurs, 335. — S'acquérait, chez les Germains, par les armes, ibid. — C'est la vertu qui faisait la majorité chez les Goths, ibid. — Était lixée, par la loi des Ripuaires, à quinze ans, ibid. — Et chez les Bourguignons , ibid. — L'âge où elle était acquise chez les Francs a varié, ibid.

Mal vénérien. D'où il nous est venu : comment on aurait dû en arrêter la communication, 304. — Danger dans lequel ii a mis le genre humain, 76, 77.

Malabar. Motifs de la loi qui y permet à une seule femme d'avoir plusieurs maris, 317.

Maladies de l'esprit pour l'ordinaire incurables, 180.

Malais. Causes de la fureur de ceux qui , chez eu*X , sont coupables d'un homicide, 412.

Maldives. Excellente coutume pratiquée dans ces lies, 292. — L'égalité doit être entière entre les trois femmes qu'on y peut épouser, 318. — On y marie les tilles à dix et onze ans , pour ne pas leur laisser endurer nécessité dxhommcs , 319, not. I.

— On y peut reprendre une femme qu'on a répudiée : cette loi n'est pas sensée, 321. — Les mariages entre parents au quatrième degré y sont prohibés : on n'y tient cette loi que de la nature , 428.

Malheureux (les hommes les plus) ne laissent pas d'être encore susceptibles de crainte, 160.

Malte (les chevaliers de). Fatiguent l'empire ottoman, 14.

Maltôte. C'est un art qui ne se montre que quand les hommes commencent à jouir de la félicité des autres arts , 484. — Cet art n'entre point dans les idées d'un peuple simple, 487.

Ma Itôtiers. Sont estimés à proportion de leurs richesses : aussi ne négligent-ils rien pour mériter l'estime , 67. — Chambre de justice établie contre eux, ibid.

Mamelus. Leur exemple ne prouve pas que le grand nombre d'esclaves est dangereux dans un État despotique, 312.

Mandarins chinois. Leurs brigandages, 251.

Mandements. Combien ils coûtent de peines à faire à quelques évèques, 69.

Manières. Gouvernent les hommes concurremment avec le climat , la religion , les lois , etc. De là nait l'esprit général d'une nation , 337 et suiv. — Gouvernent.les Chinois , ibid.

— Changent chez un peuple à mesure qu'il est sociable , 338.

— Celles d'un État despotique ne doivent jamais être changées : pourquoi , 339. — Différence qu'il y a entre les mœurs et les manières, 341. — Comment celles d'une nation peuvent être formées par les lois , 344 et suiv. — Cas ou les lois en dépendent, ibid.

Manlius Capitolinus. Moyens qu'il employait pour réussir dans ses desseins ambitieux, 290.

Manlius Torquatus. Fait mourir son lils pour avoir vaincu sans son ordre, 129.

Mansus. Ce que signifie ce mot dans le langage des capitulaires, 286, not. 3.

Manuel Comnène. Néglige la marine, 1 87. — Injustices commises sous son règne , sous prétexte de magie , 283.

Manufactures. Sont nécessaires dans nos gouvernements ; doit- on chercher à en simplifier les machines? 396.

TABLE ANALYTIQUE

MaroAntoMn. Sénatus consulte qu'il fit prononcer touchant

les mariages, 427.

Marg-Aurèle. Éloge de cet empereur, 164. Marchandises. Les impôts que l'on met sur les marchandises sont les plus commodes et les moins onéreux , 295. — Ne doivent point être confisquées , même en temps de guerre , si ce n'est par représailles : bonne politique des Anglais, mauvaise politique des Espagnols sur cette matière , 353 , 354. — En peut-on fixer le prix ? 380. — Comment on en fixe le prix dans la variation des richesses de signe , ibid. — Leur quantité croit par une augmentation de commerce, 381. Marchands. Il est bon , dans les gouvernements despotiques , qu'ils aient une sauvegarde personnelle, 296. — Leurs fonctions et leur utilité dans un État modéré , 297. — Ne doivent point être gênés par les difficultés des fermiers , 333. — Les Romains les rangeaient dans la classe des plus vils habitants, Marches des armées romaines, promptes et rapides, 129. Marculfe. La formule qu'il rapporte , et qui traite d'impie la coutume qui prive les filles de la succession de leurs pères, est-elle juste? 424. —Appelle antrustions du roi ce que nous appelons ses vassaux , 4S9.

Marcus. Ses représentations aux Romains sur ce qu'ils faisaient dépendre de Pompée toutes leurs ressources , 150. Mariage. Tous les enfants qui naissent pendant le mariage appartiennent au m ari , 60. — La prohibition du divorce a donné atteinte à sa fin, 79. — Celui des chrétiens est un mystère, ibid. — Sa sainteté parait contradictoire avec celle du célibat , 80. — Pourquoi celui du plus proche parent avec l'héritière est ordonné chez quelques peuples, 212. — Il était permis , à Athènes , d'épouser sa sœur consanguine , et non pas sa soeur utérine : esprit de cette loi, ibid. — A Lacédémone , il était permis d'épouser sa sœur utérine , et non pas sa sœur consanguine , ibid. — A Alexandrie , on pouvait épouser sa sœur, soit consanguine , soit utérine , ibid. — Comment se faisait chez les Samnites , 244. — Utilité des mariages entre le peuple vainqueur et le peuple vaincu , 262. — Le mariage des peuples qui ne cultivent pas les terres n'est point indissoluble : on y a plusieurs femmes à la fois , ou personne n'a de femme , et tous les hommes usent de toutes , 329, 334. —A été établi par la nécessité qu'il y a de trouver un père aux enfants pour les nourrir et les élever. 392 et suiv. — Est-il juste que les mariages des enfants dépendent des pères? 393. — Étaient réglés à Lacédémone par les seuls magistrats , ibid. — La liberté des enfants , à l'égard des mariages , doit être plus gênée dans les pays où le monachisme est établi qu'ailleurs, ibid. — Les tilles y sont plus portées que les garçons : pourquoi , ibid. — Motifs qui y déterminent , 395. — Détail des lois romaines sur cette matière , 398 et suiv. 403. — Était défendu , à Rome , entre gens trop âgés pour faire des enfants, 400. — Était défendu , à Rome, entre gens de'condition trop inégale ; quand a commencé d'y être toléré, d'où vient notre fatale liberté à cet égard , 401. — Plus les mariages sont rares dans un Étal , plus il y a d'adultères , 403. — Il est contre la nature de permettre aux tilles de se choisir un mari à sept ans, 423. — Il est injuste, contraire au bien public, et à l'intérêt particulier, d'interdire le mariage aux femmes dont les maris sont absents depuis longtemps , quand elles n'en ont point eu de nouvelles , 426. — Justinien n'avait point de vues justes sur cette association , ibid. — Est-il bon que le consentement des deux époux d'entrer dans un monastère soit une cause de divorce ? ibid. — Dans quels cas il faut suivre , à l'égard des mariages , les lois de la religion , et dans quels cas il faut suivre les lois civiles, 427. — Dans quels cas les mariages entre parents doivent se régler par les lois de la nature , dans quels cas ils doivent se régler par les lois civiles , ibid. et suiv. — Pourquoi le mariage entre la mère et le fils répugne plus à la nature que le mariage entre le père et la fille, 428. — Les idées de religion en font contracter d'incestueux à certains peuples, ibid. et suiv. — Le principe qui le fait défendre entre les pères et les enfants , les frères et les sœurs , sert à découvrir à quel degré la loi naturelle le défend, ibid. — Est permis ou défendu , par la loi civile r dans les différents

pays, selon qu'il parail conforme ou contraire à la loi de la nature , 429. — Pourquoi permis entre le beau-frère et la belle-sœur, chez des peuples, et défendu chez d'autres, ibid.

— Doit-il être interdit à une femme qui a pris l'habit de religieuse sans être consacrée? 476. — Toutes les fois qu'on en parle, doit-on parler de la révélation? 542.

Marine. Pourquoi celle des Anglais est supérieure à celle des autres nations , 346 , 347. — Du génie des Romains pour la marine, 369 et suiv. — Des Carthaginois, meilleure que celle des Romains : l'une et, l'autre assez mauvaises, 133. — Perfectionnée par l'invention de la boussole , ibid .

Matis. On les nommait autrefois barons, 454.

Marius. Coup mortel qu'il porta à la république , 278. — Détourne des fleuves dans son expédition contre les Cimbres et les Teutons, 129. — Rival de Sylla, 149.

Maroc. Causes des guerres civiles qui affligent ce royaume à chaque vacance du trône , 221. — (Le roi de). A dans son sérail des femmes de toutes les couleurs, 317.

Mars (champ de), 128.

Marseille. Pourquoi cette république m'éprouva jamais les passages de l'abaissement à la grandeur, 246. — Quel était l'objet du gouvernement de cette république , 264. — Quelle sorte de commerce on y faisait , 350. — Ce qui détermina celte ville au commerce : c'est le commerce qui fut la source de toutes ses vertus, 351. — Son commerce, ses richesses; source de ses richesses : était rivale de Cartilage, 36S, 369. — • Pourquoi si constamment fidèle aux Romains , 369. — La ruine de Carthage et de Corinthe augmenta sa gloire ibid.

Martyr. Ce mot , dans l'esprit des magistrats japonais , signifiait rebelle : c'est ce qui a rendu la religion chrétienne odieuse au Japon, 421.

Massinisse tenait son royaume des Romains, 140. — Protégé par les Romains pour tenir les Carthaginois en respect, 133.

— Et pour subjuguer Philippe et Antiochus, 141. Matelots. Les obligations civiles qu'ils contractent dans les navires, entre eux, doivent-elles être regardées comme nulles ?

Matérialistes. Leur système de la fatalité est absurde : pourquoi, 190.

Malpertcis. Lettres à , 643 , 647.

Maures. On s'est mal trouvé en Espagne de les avoir chassés , 41. — Leur expulsion a dépeuplé ce pays, 82 et suiv. — Comment trafiquent avec les nègres, 378.

Maurice, empereur, et ses enfants, mis à mort par Phocas , 179. — Outre la clémence , 237. — Injustice fuite sous sou règne , sous prétexte de magie , 283.

Maxime, empereur romain, est massacré, 167.

Maximjn fut le premier empereur d'une origine barbare, 167.

— Fut tué avec son fils par ses soldats , ibid. — Sa cruauté ,

Mazarin- Ses ennemis croyaient le perdre en le chargeant de

ridicules, 75.

Méaco. Est une ville sainte au Japon , qui entretient toujours

le commerce dans cet empi re, malgré les fureurs de la guerre,

Mecque (la). Gengis-kan en trouvait le pèlerinage absurde, 4 16.

— Les musulmans croient s'y purifier des souillures qu'ils contractent parmi les chrétiens, 12.

Médailles fourrées. Ce que c'est, 386 , 387.

Médecine. Ses formes sont aussi pernicieuses que les formes judiciaires , 6S. —(Livres de). Effrayent et consolent tout à la fois , 92.

Médecins. Préférés aux confesseurs par les héritiers , 39. — Pourquoi étaient punis de mort, à Rome, pour négligence ou pour impéritie , et ne le sont pas parmi nous , 102. — Recettes singulières d'un médecin de province, 475. — Pourquoi vivent longtemps , 626.

Médiocrité d'esprit. Plus utile que la supériorité, 104.

Mendiants. Pourquoi ont beaucoup d'enfants : pourquoi su multiplient dans les pays riches ou superstitieux . 395.

Mensonges. Ceux qui se font au Japon, devant le.- magistrats , sont punis de mort , 233.

Mer Antiochide. Ce que l'on appelait ainsi , 364-

TABLE ANALYTIQUE

Mer Caspienne. Pourquoi les anciens se sont si fort obstinés à croire que c'était une partie de l'Océan, 364.

Mer des Indes. Sa découverte , 359.

Mer Rouge. Les Égyptiens en abandonnaient le commerce à tous les petits peuples qui y avaient des ports, 359. — Quand et comment on en fit la découverte, 363, 365 et suiv.

Mer Séleucide. Ce que l'on appelait ainsi, 364.

Mercator (Isidore). Sa collection de canons, 444 , note I.

Mères. Il est contre nature qu'elles puissent être accusées d'adultère par leurs enfants, 423. — Pourquoi une mère ne peut pas épouser son fils , 427. — Dans l'ancienne Rome , ne succédaient point à leurs enfants, et leurs enfants ne leur succédaient point : quand et pourquoi cette disposition fut abolie, 433, 437, 438.

Mérovingiens. Leur chute du trône ne fut point une révolution, 515,516.

Mesures. Est-il nécessaire de les rendre uniformes dons toutes les provinces du royaume, 478.

Métal. C'est la matière la plus propre pour la monnaie,

Métaphysiciens. Objet principal de leur science, 92.

Métellus Numidicus. Regardait les femmes comme un mal nécessaire, 398. — Rétablit la discipline militaire, 129.

Métempsycose. Ce dogme est utile ou funeste , quelquefois l'un et l'autre en même temps, suivant qu'il est dirigé, 413. — Est utile aux Indes : raisons physiques, 414.

Métiers. Les enfants, à qui leur père n'en a point donné pour gagner leur vie, sont-ils obligés, par le droit naturel , de le nourrir quand il est tombé dans l'indigence, 423, 424.

Métius Suffétius. Supplice auquel il fut condamné, 234.

Métropoles. Comment doivent commercer entre elles , et avec les colonies , 374 , 375.

Meurtres. Punition de ceux qui étaient involontaires chez les Germains, 494. *— Et confiscations. Pourquoi moins communs parmi nous que sous les empereurs romains, 161.

Mexicains. Biens qui pouvaient leur revenir d'avoir été conquis par les Espagnols ; maux qu'ils en ont reçus , 258.

Mexique. On ne pouvait pas , sous peine de la vie , y reprendre une femme qu'on avait répudiée : cette loi est plus sensée que celle des Maldives , 321. — Ce n'est point une absurdité de dire que la religion des Espagnols est bonne pour leur pays, et n'est pas bonne pour le Mexique, 414.

Michel-Ange. Donne de la noblesse à tous ses sujets, 596. — trouve du grand dans ses ébauches mêmes , ibid.

Michel Paléologue. Plan de son gouvernement, 183.

Midi. Raisons physiques des passions et de la faiblesse des corps , dans le Midi, 300 et suiv. — Contradictions dans les caractères de certains peuples du Midi, 301. —Il y a, dans les pays du Midi , une inégalité entre les deux sexes : conséquences tirées de cette vérité touchant la liberté qu'on y doit accorder aux femmes , 316. — Ce qui rend le commerce nécessaire avec le Nord, 357. — Pourquoi le catholicisme s'y est maintenu contre le protestantisme , plutôt que dans le Nord , 408.

Milice Romaine , 146. — A charge à l'État , 171. — Il y en avait de trois sortes dans les commencements de la monarchie ,

Militaire (art), se perfectionne chez les Romains , 128 et suiv.

) — Application continuelle des Romains à cet égard, 129 et

* suiv.

Militaire ( gouvernement). S'il est préférable au gouvernement civil, 164. — Les empereurs qui l'avaient établi, sentant qu'il ne leur était pas moins funeste qu'aux sujets, cherchèrent à le tempérer, 235.

Militaires. Portrait de ceux qui ont veilli dans les emplois subalternes , 32. — Leur fortune et leurs récompenses , en France, 356.

Militaires (emplois). Doivent-ils être mis sur la même tête

que les emplois civils , 224.

Mine de pierres précieuses. Pourquoi fermée à la Chine aussitôt que trouvée , 240.

Mines. Sont en partie cause de la dépopulation de l'Amérique. 8}.. — Protitcnt-elles davantage travaillées par des esclaves

que par des hommes libres? 310. — Y en avait-il en Espagne .autant qu'Aristote le dit? 368. — Quand celles d'or et d'argent sont trop abondantes, elles appauvrissent la puissance qui les travaille : preuves, par le calcul du produit de celles de l'Amérique, 375 et suiv. — Celles d'Allemagneet de Hongrie sont utiles , parce qu'elles ne sont pas abondantes , Miniares. Nom donné aux Argonautes, et à la ville d'Orcho-

mène, 361.

Ministère. La bonne foi en est l'àme , 105. Ministres. Ceux qui ôtent aux peuples la confiance de leurs rois méritentmille morts, 86. — Sont toujours la cause de la méchanceté de leurs maîtres, ibid. — Incertitude de leur état, 94. — Leur mauvaise foi les déshonore à la face de tout l'État, celle des particuliers les déshonore devant un petit nombre de gens seulement, 105. — Les mauvais exemples qu'ils donnent sont le plus grand mal qu'ils puissent faire, ibid. et suiv. — L'usage qu'en font certains princes fait qu'ils trouvent qu'il est bien aisé de gouverner, 198. — Sont plus rompus aux affaires dans une monarchie que dans un État despotique, 204. —Ne doivent point être juges dans une monarchie , la nature des choses les en exclut, 230. — Il est absurde qu'ils se mêlent déjuger les affaires fiscales, ibid. — Doivent être en petit nombre dans une monarchie , ibid. — Sont coupables de lèse-majesté, au premier chef, quand ils corrompent le principe de la monarchie pour ie tourner au despotisme, 247. — Quand doivent entreprendre la guerre, 256. — Ceux qui conseillent mal leur maître doivent être recherchés et punis, 268. — Est-ce un crime de lèse-majesté que d'attenter contre eux, 284. — Portrait , conduite et bévues de ceux qui sont malhabiles. Ils ruinent l'autorité du prince , en la présentant toujours menaçante , 291. — Leur nonchalance, en Asie, est avantageuse aux peuples : la petitesse de leurs vues, en Europe, est cause de la rigueur des tributs que l'on y paye , 297 , 298. — Qui sont ceux que l'on a la folie , parmi nous , de regarder comme grands, 298. — Le respect et la considération sont leur récompense, 299, 300. — Pourquoi ceux d'Angleterre sont plus honnêtes gens que ceux des autres nations, 347. — Ceux d'Angleterre n'ont point de projet fixe, 630. — Ne songent qu'à triompher de leurs adversaires, 631. Minorité. Pourquoi si longue à Rome : devrait-elle l'être autant parmi nous? 215.

Misos. Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit État ,

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