‹ vres posthumes de Alfred de MussetChapitre 36 sur 59 · AUGUSTE, LES MUSES · texte numérisé non relu

AUGUSTE, LES MUSES

LES MUSES, cliniU.int.

Oui, César, il existe un monde si sublime, Que nous et les dieux seuls pouvons en approcher. Quand le pied d'un mortel en a touché la cime, Dans nulle route humaine il ne peut plus marchei\

AUGUSTE, rmlormi.

Eh ! qui donc êtes-vous?

LES MUSES, chantant.

Les fdles de Mémoire.

CLIO, chantant.

Prends garde ta toi !.. . J'écrirai ton histoire , Je suis Clio; ta vie est dans ma main.

Montrant Calliope.

Voilà ma sœur, la muse de la gloire.

Prends garde à toi !... je te suis en chemin !

URANIE, de même.

Je m'appelle Uranie, et ma tête est voilée

\m ŒUVRES POSTHUMES.

Par Tordre inflexible des dieux.

Mon empire est la nuit; mais ma robe étoilée

Resplendit des clartés des cieux !

POLYMNIE, de même.

Vois-tu, César, vois-tu sortir de terre Ces temples, ces palais qui naissent à ma voix? Vois-tu Tasile obscur, vois-tu l'humble chaumière Devenir des palais de rois ?

E U T E R P E , de même.

Je ne suis pas la muse de la gloire ; Je suis la muse aux doigts dorés.

Je chante, et l'univers conserve la mémoire Des héros par moi consacrés.

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