AUGUSTE, LES MUSES
LES MUSES, cliniU.int.
Oui, César, il existe un monde si sublime, Que nous et les dieux seuls pouvons en approcher. Quand le pied d'un mortel en a touché la cime, Dans nulle route humaine il ne peut plus marchei\
AUGUSTE, rmlormi.
Eh ! qui donc êtes-vous?
LES MUSES, chantant.
Les fdles de Mémoire.
CLIO, chantant.
Prends garde ta toi !.. . J'écrirai ton histoire , Je suis Clio; ta vie est dans ma main.
Montrant Calliope.
Voilà ma sœur, la muse de la gloire.
Prends garde à toi !... je te suis en chemin !
URANIE, de même.
Je m'appelle Uranie, et ma tête est voilée
\m ŒUVRES POSTHUMES.
Par Tordre inflexible des dieux.
Mon empire est la nuit; mais ma robe étoilée
Resplendit des clartés des cieux !
POLYMNIE, de même.
Vois-tu, César, vois-tu sortir de terre Ces temples, ces palais qui naissent à ma voix? Vois-tu Tasile obscur, vois-tu l'humble chaumière Devenir des palais de rois ?
E U T E R P E , de même.
Je ne suis pas la muse de la gloire ; Je suis la muse aux doigts dorés.
Je chante, et l'univers conserve la mémoire Des héros par moi consacrés.