‹ vres posthumes de Alfred de MussetChapitre 37 sur 59 · CHŒUR DES MUSES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES MUSES

Oui, César, il existe un monde si subUme, Que nous et les dieux seuls pouvons en approcher. Quand le pied d'un mortel en a touché la cime, Dans nulle route humaine il ne peut plus marcher.

AUGUSTE, se levant.

An êtez ! . . .

lies Muses s'arrêtent.

Si (lu haut des sphères éternelles,

LE SONGE D'ALGUSTE 167

Jupiter vous envoie ainsi, De par César, malgré vos ailes.

Filles des dieux, vous resterez ici...

Eu conquérant j'ai traversé la terre.

Pareil au lion irrité.

Si j'ai marché dans ma colère, Je veux m' asseoir dans ma fieité.

A Clio.

Toi qui des morts recueilles l'hérita lie.

Puisque tu me suis en chemin,

Je veux te laisser une page Comme jamais n'en a tracé ta main.

A Uraiiie.

Toi, dont le front resplendit sous ce voile, Fille des nuits, lève les yeux.

Regarde briller mon étoile ; Je vais l'arrêter dans les cieux.

A Polymnie.

Qu'ils sortent donc de la poussière^ Ces palais élevés par toi, J ai reçu des Romains une ville de pierre, Qu'elle soit de marbre après moi !

108 ŒUYRES POSTHUMES

Aux autres Muses.

Vous tontes, filles deMéinoiie,

Qui dès longtemps me connaissez ; Muses, cliantez de nouveaux jours de gloire. Plus grands que ceux (]ue nous avons passés.

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