‹ vres posthumes de Alfred de MussetChapitre 56 sur 59 · SCÈNE VT · texte numérisé non relu

SCÈNE VT

LES PRÉCÉDENTS, FAIISTTNE.

LORÉDAN

Ma fille, voici le seigneur Visconti qui vient de l'armée et qui nous fait l'honneur d'être notre hôte dans le palais. Il vient s'y reposer des fatigues de la guerre,

VISCONTI

Je n'en ai vu que les hasards, madame, et, s'il en est de cruels, il y en a d'heureux, puisque jVn ni pu trouver un qui me permet d'être à vos pieds.

FAUSTIINE.

Vous venez de Milan, seigneur, ('omment se porte la princesse Yaléntine ?

VI se OIS ïl.

Elle nous a quittés pour toujours. Nous espérions en vain la revoir; elle veut rester duchesse d'Orléans,

FAUSTIiNE.

Je connais sa devise, seigneur!

i>-2 ŒUVRES POSTHUMES.

Elle est lin pou triste.

^ FAUSTIÎSl'.

Il est vrai : a Rien ne m'est plus. . . phis ne mVst rien ... « FJIe est ti'iste, mais cligne d'elle.

C'est celle d'un cœur brisé !

C'est celle d'une âme vaillante.

VISCONTI

Cependant ses amis voudraient l'en voir changer.

FAtlSTINR.

Etes- vous sûr que ce soient ses amis?

VISCONTI

Je crois être du nombre de ceux qui l'aiment le mieux,

Et moi aussi, bien que ce soit d'un peu loin.

VISCONTI

Je le sais, madame, et je serais heureux si le nom de ma belle cousine pouvait me recommander à vous,

FAUSTIÏSE. 255

Le Yotro vous suffit, seigneur, pour être le bienvenu partout.

FA BRIC E, bas. à Michel.

M 'as-tu trompé, ou t'es-tu trompé toi-même?

LORÉDAN , à part.

Elle lui fait, ce me semble, un accueil bien lugubre. (Haut.) Marquis, il faut que je vous conduise à l'appartement qu'on vous a pTé])aré.

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