Cabinet, peut-être une Pinacothéca
9. Péristyle. Au milieu de l'espace découvert entouré des colonnes du Péristyle, se trouvait un bassin d'environ six pieds de profondeur dont toute la paroi intérieure était décorée de peintures représentant des roseaux; l'espèce de piédestal situé au centre supportait probablement une vasque d’où s’échappait un jet d’eau. Un petit conduit transversal amenait dans le bassin les eaux qui tombaient du toit dans la petite rigole pratiquée à cet effet au pied des colonnes.
10. Communication directe du Péristyle avec la rue; espèce de porte dérobée qui permettait de sortir des appartements inférieurs sans traverser la partie publique, et par conséquent de se soustraire aux sollicitations de la foule des clients rassemblés dans l’Atrium.
rr. Diverses chambres à coucher; l’une d’elles avait une croisée donnant sur une petite cour.
12. Petite pièce précédant le Triclinium 13; elle servait peut-être d'office pour déposer les plats avant de les servir.
14. Lararium, ou plutôt Sacrarium; chapelle des dieux domestiques : le Lararium était ordinairement situé dans l’Atrium; ce n'était quelquefois qu'une armoire où l’on renfermait les dieux lares.
15.Grand OEcus, ou salle Cysicène destinée à la conversation, servant aussi quelquefois de Triclinium.
16. Portique extérieur régnant dans toute la longueur du jardin. Divisé en plates-bandes séparées par d’étroites allées, ce jardin n’était pas remarquable pas l'élégance de sa distribution, peut-être qu'il servait seulement à la culture des fleurs, et que Pansa en possédait, hors de la ville, de mieux distribués et plus étendus. :
17. Passage conduisant du Péristyle au jardin; ce dégagement, indispensable pour le service intérieur, communiquait encore avec les cuisines et le Posticum.
18. Petite chambre ouvrant sur le Portique; cette situation et son exposition au nord font présumer que ce pouvait être une chambre à coucher d'été.
19. Toute cette partie de l'habitation ayant une entrée particulière sur la rue, était probablement louée; c’est à tort que l’on a marqué sur le plan une porte de communication avec la pièce 13, on aurait dû indiquer une brèche qui avait été pratiquée par la curiosité pendant les fouilles, afin de pénétrer plus tôt dans les pièces non déblayées.
20. Cuisine où se trouvait un petit massif à hauteur d'appui, avec des cases pour placer les vases qui contenaient l'huile.
21. Salle où se tenaient les esclaves. Cette pièce était toujours située près du Posticum ou sortie de derrière, afin que le service intérieur püût se faire sans traverser les appartements.
22. Boutique avec une petite cour particulière; les traces d’escalier que l’on y a découvertes ainsi que dans celles numérotées 23, prouvent que cette partie avait un second étage.
24. Les pièces comprises sous ce numéro formaient une boulangerie avec toutes ses dépendances; celle où se trouve le four contenait aussi les moulins à farine, le pétrin et différents vases en terre cuite, elle était pavée en lave. Au-dessus du four on aperçoit un phallus en relief peint en rouge, avec cette singulière inscription : Pic habitat felicitas (Por. PL. xrvn).
L'entrée publique de l'établissement se trouve du même côté que la porte principale de l'habitation du propriétaire, tout-à-fait à l'angle de la rue; c’est probablement dans cette pièce que le pain se distribuait.
25. Boutique communiquant avec l’Atrium; elle servait à vendre l'huile et le vin provenant des propriétés de Pansa : cette disposition est presque générale à Pompéi.
26, 27 et 28. Boutiques.
29. Ce grand espace n'étant pas entièrement déblayé, on ne peut savoir
quelle en pouvait être la destination; cependant tout fait présumer que ce devait être encore des boutiques.
Autour de cette maison régnaient des trottoirs dont la largeur n’excédait pas deux pieds, ils étaient pourtant indispensables dans des rues étroites qui, aux époques des pluies, devenaient autant de torrents; on avait le soin de les faire très élevés, et de placer de distance en distance des pierres en travers de la rue afin de pouvoir la trayerser.