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indice qui puisse servir à les reconnaitre, nous avons préféré nous abstenir de conjectures trop hasardées.
L'escalier dont la naissance se trouve dans une petite pièce 33 qui ouvrait sur la galerie 27 établissait pour les maîtres une communication à couvert par les portiques du Xyste, depuis la porte donnant sur la campagne jusqu’au Péristyle. L’esclave chargé de la garde de cette partie de l'habitation se tenait dans le petit réduit 34, la pièce 35 est presque totalement ruinée.
Les esclaves et les gens de service avaient dans la partie opposée une communication semblable qui, partant de l'entrée sur la voie, communiquait à l'escalier marqué 5, suivait un long corridor en pente (72), passait sous les pièces 24, 25. . . . 28, et aboutissait au-dehors par la galerie au niveau du Xyste.
Il paraît qu'un des principaux besoins d’une maison tant soit peu considérable à Pompéi était cette facilité de communication et surtout la distinction parfaite de celles nécessaires aux esclaves pour les différents services.
Le Xyste ou jardin a, d’une étendue peu considérable (environ vingt-cinq perches), était entouré de portiques , les pilastres supportaient une architrave surmontée d’une corniche : sous les deux portiques latéraux et celui donnant sur la campagne régnait une galerie souterraine et voûtée dans laquelle on a trouvé un grand nombre d’amphores (x).
Le sol des galeries supérieures était élevé de trois pieds au-dessus du jardin, à l'exception dela partie où se trouvent les grandes terrasses et la salle cisysène; cette différence de hauteur avait donné la faculté d'éclairer la galerie souterraine par des petits jours en forme de soupiraux.
c. Bassin au centre du Xyste avec un jet d’eau. Il est difficile de reconnaitre l'usage des espèces de niches placées sur les côtés, elles étaient probablement décorées de cuves et de balustrades en marbre pareilles à celles que l'on voit représentées dans la peinture d’un bassin entièrement semblable à celui-ci.
d. Espace élevé de deux marches au-dessus du sol; les entrecolonnements, trop larges pour avoir été unis par des plates-bandes, devaient porter des traverses en bois pour recevoir un treillage.
e. Sortie sur la campagne.
f. Cabinets dont la destination est inconnue; leur situation à l'extrémité des
(x) Plusieurs contenaient une certaine matière que l'on a reconnue ne pouvoir provenir que du vin qui y avait été enfermé.
galeries, à l'endroit le plus rapproché du bord de la mer, offrait le point le plus favorable pour jouir de la vue du golfe.
g. Cette espèce de longue cour étroite adossée au mur du portique du côté du midi, communiquait, au moyen d'un large perron, avec le jardin supérieur où l’on parvient du péristyle par le petit couloir marqué 21.
R. Petit réduit auprès de l'escalier 33, servant au logement de l’esclave préposé à la surveillance des portiques.
£. Corridor desservant un escalier #, qui conduit à la galerie souterraine du côté du midi. La galerie nord communiquait avec l'intérieur par l’escalier / qui arrivait à la fois à l'extrémité d’un corridor consacré au service des esclaves, et dans une petite cour (s) dont il sera parlé ci-après.
m. Corridor pour le service des esclaves.
n. Différentes pièces éclairées sur la galerie; elles étaient décorées de peintures, mais leur destination est ignorée.
o. Petits escaliers rachetant la différence de niveau des portiques latéraux avec celui occidental.
P. Fontaine, derrière se trouvait un réservoir où se rassemblaient peut-être les eaux des terrasses.
g. Bâtiments de dépendance avec une entrée particulière sur la rue et isolés de habitation principale par un mesauleon ou petite cour s. L'état de ruine dans lequel ils se trouvent rend toute explication impossible.
L’inspection attentive du plan et de la coupe donnée à la planche 54 achevera d’éclaircir tout ce que cette description pourrait avoir d'incomplet. La multiplicité des pièces et surtout l'état peu avancé de nos connaissances sur les usages de la vie privée des anciens, rendent nécessairement hasardées certaines suppositions, mais en ne les donnant que pour telles nous laissons au lecteur le soin de rectifier ce qu’elles peuvent avoir d’inexact.