‹ Vues des ruines de PompéiChapitre 72 sur 137 · PLANCHE LIII · texte numérisé non relu

PLANCHE LIII

Vue générale de la maison de campagne.

Cette vue est prise derrière le mur de la galerie occidentale, on aperçoit à droite la porte d’entrée donnant sur le Xyste, la petite treille et le bassin. La galerie à gauche est presque entièrement détruite et laisse apercevoir les restes des bâtiments de dépendance marqués g sur le plan.

Les espèces de contreforts qu'on remarque à la galerie qui occupe le fond sont de construction nouvelle, et ont été placés à l’époque des premières fouilles; depuis on a été forcé d’étayer de la même manière le portique à gauche,

PLANCHE LIV #r LV.

Coupe générale de la maison de campagne.

1. Coupe suivant l'axe indiqué sur le plan par les lettres À, B, C. Les petites colones que l'on aperçoit à gauche appartiennent au portique de la cour des bains; les arrachements de mur au-dessus sont ceux d’un petit étage supérieur où conduisait l'escalier (18) renfermé dans l’intérieur de l'appartement des bains; la porte tout-à-fait dans l’angle gauche, sous le Péristyle, conduit au dehors dans les jardins, celle du milieu ouvre sur lantichambre de la salle semi-circulaire ou chambre à coucher; viennent en suite le Tablinum, la galerie, la grande salle cysicène au-dessous de laquelle commencent les étages souterrains ; les marches que l'on voit devant la porte qui communique au portique du Xyste indiquent la différence du sol entre la galerie qui se trouve dans l'axe de la coupe et celles latérales.

Le réservoir qui alimentait le jet d’eau du bassin situé au milieu du Xyste se trouvait probablement dans quelque pièce au niveau des terrasses, mais aucune trace ne l'indique.

La petite treille , située tout auprès de l’espèce de piscine qui décore le centre du Xyste, offrait, dans l'été, un lieu de repos extrêmement agréable ; la brise de la mer et l’eau du bassin devaient y entretenir une fraicheur délicieuse; genre de volupté très estimé des Ançiens et dont les Napolitains ne se montrent pas moins avides.

Au-dessous du portique qui termine le Xyste et l'habitation on voit la coupe des galeries souterraines qui régnaient sur les trois côtés. C’est dans ces galeries, à l'endroit marqué 4 sur le plan, que furent trouvés les squelettes des dix-sept personnes dont nous avons raconté la mort dans la notice historique.

2 Coupe du Portique des bains, suivant la ligne DE.

Le toit qui couvre la baignoire a été restauré d’après les indications encore

existantes des scellements des bois.

3 Coupe suivant F G.

La direction de l'entrée n’ayant pas permis d’y faire passer l'axe générale de la coupe, nous avons cru devoir rétablir ici cette partie qui la complète.

PLANCHE LVL

Maison de campagne.— Détails.

1 Profil de l'entablement de l’ordre du Ptristyle; toute cette construction était en briques revêtues en stue, la partie inférieure de la colonne est peinte en rouge.

2 Couronnement des Portiques latéraux du Xyste; les ornements du chapiteau sont en stuc colorié.

3 Corniche du portique de la petite cour des bains.

4 et 5 Moulures recevant la naissance des voûtes; la première appartient à la salle souterraine à travers laquelle passe l'axe de la coupe, la seconde provient des galeries au-dessous des Portiques qui entourent le Xyste.

PLANCHE LVIL

Vue restaurée d'une salle sous les portiques du Xyste.

La salle dontcette planche offre la restauration estsituée sous le grand œcus. On peut juger par ce dessin, où, à l'exception des deux statues qui décorent le petit mur d'appui, rien n’est d'invention, de la richesse extrême des peintures de la maison de campagne; malheureusement, l'humidité se joignant ici aux autres causes de destruction, menace d’effacer bientôt et entièrement ces restes si gracieux, ces modèles si délicats de décorations d'intérieur.

PLANCHE LVIII x LIX.

Vues de la salle de bains.

La première de ces planches donne l’état actuel où se trouve le portique des bains, la seconde en est la restauration; la singularite du plan produit

dans le dessin perspectif l'effet le plus piquant et donne à cette salle, extrémement petite, une apparence de grandeur que les peintures disposées avec art augmentent encore; malheureusement le temps les efface chaque jour, et maintenant pour en distinguer les traces il faut mouiller les murs; ce moyen répété si souvent n’a pas peu contribué à leur destruction.

En terminant cette partie nous ne pouvons nous empêcher de regretter que les bornes de notre ouvrage nous privent du plaisir d'offrir à nos lecteurs un plus grand nombre des habitations de Pompéi. Parmi celles que nous ie pouvons faire connaître, il en est qui nele cèdent que très peu en grandeur et en intérêt aux exemples que nous avons choisis; plusieurs, dont la découverte est récente, auraient pu fournir un nouvel aliment à la curiosité; mais nous nous sommes imposé des limites que nous ne pouvons dépasser.

Page 1