‹ Vues des ruines de PompéiChapitre 83 sur 137 · PLANCHE LXXIII · texte numérisé non relu

PLANCHE LXXIII

Basilique, détails.

La figure 1° offre la face d’un chaïneau en terre cuite. Ce fragment, d’un charmant dessin, montre de nouveau que les anciens savaient faire un ornement admirable des mêmes objets que nous abandonnons à la routine des ouvriers et qui déparent les édifices modernes. Cependant l'application, dans nos constructions, d’un pareil emploi de la plastique multipliée par le moulage, offrirait un moyen facile de les embellir avec goût et économie. Le haut degré de perfection auquel est arrivée la fonte de fer, permettrait d'employer de préférence cette matière, qui présente pour notre climat plus de solidité et de durée que la terre cuite.

Fig. 2 et 3, Antefixes ; la premiere, de l'espèce de celles que les anciens appelaient Persona, était ornée d’une tête de vieillard; l'autre est composée de feuillages et d’enroulements, dont la partie inférieure est peinte en vert et la partie supérieure en jaune.

On se servait de deux espèces de tuiles pour couvrir les édifices , l’Zmbrex et la Tegula. Les premières, de forme plate avec des rebords élevés, se plaçaient par rangs réguliers les unes à côté des autres; la Tegula, de forme creuse, servait à couvrir les joints, et prenait le nom d’A/ntejixe quand elle se trouvait placée au bord du toit.

Fig. 4. Plan d’une des colonnes de la Basilique. Les briques dont elles étaient construites avaient peu d'épaisseur; la figure indique de quelle manière elles étaient superposées les unes aux autres, pour que leurs joints fussent alternativement recouverts et pour que leurs pointes saillantes formassent naturellement les creux des cannelures; cette disposition ingénieuse facilitait l’application du stuc.

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