L. CÆCILIVS PHOBVS. POSVIT
« Érigée par Lucius Cecilius Phobus. »
Dans une niche on a aussi trouvé une petite statue d'Harpocrate, dont l'image se rencontre presque toujours dans les édifices consacrés au culte égyptien; il avait l'index de la main droite sur les lèvres pour avertir que dans le sanctuaire d’Isis on doit garder le silence. On y a découvert encore un Anubis avec une tête de chien ,un Bacchus, une Vénus, un Priape et divers objets en bronze.
Un squelette d'homme, avec une barre de fer auprès de lui, a été trouvé dans une des chambres sous le portique; ce malheureux fut surpris par la mort, pendant qu'il s’efforçait d'ouvrir la porte.
1. — Ædicule qui couvrait le puits sacré où l’on descendait par le petit
escalier situé au fond. La façade, composée de quatre pilastres surmontés d'une frise très-haute et d’un fronton percé d’un renfoncement demi-circulaire , était richement décorée de sculptures en stuc représentant des sujets relatifs au culte d'Isis et à l’adoration de cette divinité.
2. — Espèce d’auge en pierre où l’on déposait les os et les cendres des victimes.
3. Autel où l’on brülaitles victimes; la partie supérieure est presque entièrement calcinée.
Sur les deux autels 4—4 placés aux deux côtés du portique, on trouva les Tables Isiaques en basalte, actuellement au musée de Naples. A droite et à gauche du perron il y avait encore deux autres autels, mais plus petits. Ces autels, ainsi que les précédents, étaient creux, et d’une forme approchant de celle réservée aux tombeaux.
Un portique d'ordre dorique, construit en briques et revêtu de stuc, entourait cet ensemble de constructions. Au bas des colonnes est placée la rigole disposée pour recevoir les eaux du toit et les faire couler dans des citernes. Cette disposition est commune aux monuments ainsi qu'aux maisons particulières de Pompéi.
Si l'emplacement de l'entrée principale de ce monument, qui se trouve sur une des faces latérales, choque au premier abord, l'inspection de la localité fait voir de suite que la petite ruelle qui se trouve au devant du temple, parallèlement à la façade principale (voyez au plan général, lettre R ), dut motiver cette infraction aux règles générales. Cette disposition inusitée est un nouvel exemple des principes de convenance qui guidaient les anciens dans leurs productions architectoniques, et dont nous avons déjà eu occasion de parler. On voit, en effet, qu’une exposition prescrite par le culte ou la forme du terrain, a dù diriger l'architecte dans le choix de la direction de son monument, de même que la grande rue a dù lui indiquer le côté où il devait placer la porte principale. En satisfaisant à ces données, il est certain que la situation de cette porte est on ne peut pas plus avantageuse pour l’arrivée au temple et pour l'effet de son ensemble.