‹ Vues et descriptions de constructions cyclopéennes ou pélasgiques trouvées en Grèce et en Italie et de constructions antiques d'une époque moins reculéeChapitre 51 sur 61 · RUINES D IOLCOS, EN THESSALIE · texte numérisé non relu

RUINES D IOLCOS, EN THESSALIE

Les murs d’Iolcos sont du même style que ceux que M. Mauduit découvrit, en 1811 , au pied du Pergama, et ils ont été probablement construits vers la même époque. Lorsque Homère applique à Iolcos l’épithète de spacieuse , il fait certainement allusion à l’étendue des plaines qui formaient son territoire, et non à la grandeur de la ville elle-même, qui, par sa situation, ne pouvait être que fort petite. Le même poète lui donne aussi l’épithète de bien bâtie , tandis que Strabon la désigne convenablement par celle de petite.

L’épaisseur générale des murs est de huit pieds et demi ; ils appartiennent au troisième style de construction, mais les blocs sout plus petits que dans la plupart des villes anciennes. J’en ai suivi les traces en descendant jusqu’à la mer, où se trouve une veglia, ou tour servant de douane, qui n’est plus habitée. On ne peut guère douter que ce ne soient les restes de l’ancienne Iolcos, que l’on suppose avoir été fondée par Crétus, un des fils d’Éolus , plusieurs années avant la guerre de Troie.

Dans cet endroit la vue est, comme sur tous les lieux élevés de la Grèce, étendue, belle et pleine d’intérêt; l’œil se plaît à suivre le contour ondoyant des collines qui entourent le golfe de Pagasa. Les sommets de l’Eubée forment le plan le plus éloigné; le pied du mont Pélion , le prolongement des rives du golfe, la plaine de Démétrias et les montagnes qui la terminent, remplissent de la manière la plus heureuse le vaste champ de ce magnifique tableau. ( Voyage Class., tome II, chap. 3.)

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