DS RAG2RS PURES
DES BLANCS
La population de l'Amérique Septentrionale étant composée des descendants de presque tous les peuples , il est impossible de lui donner de caractères particuliers. On peut cependant dire que l'immense majorité appartient à la race anglaise. Dans la Floride l’on trouve quelques restes fort rares du type espagnol, tandis que la Louisiane , la vallée du Mississipi et surtout le Canada ont conservé en très-grande partie le caractère français. Les femmes des États-Unis, et surtout celles de la Nouvelle-Angleterre et de New-York , sont remarquables par leur beauté.
DES NOIRS
Les nègres sont esclaves dans tous les états au sud de la ligne du Potomac et de l'Ohio. Au nord ils sont libres, excepté dans le Delaware et le Maryland, mais ils ne jouissent point des droits de citoyens ; ils sont, au contraire, traités avec mépris. Sous le rapport physique, ils me paraissent plus difformes au Nord qu'au Sud. Ils ont, du reste, partout les mêmes traits et la même disproportion dans la forme des membres.
Sous le rapport physique, les Indiens sont généralement d'assez beaux hommes, mais les femmes sont laides. Toutes proportions gardées, ils sont moins forts que les blancs. Le caractère principal de leur physionomie consiste dans la grande protubérance de leurs pommettes, La main des hommes est remarquablement pelite et douce, ce qui vient probablement de leur complète abstinence de tout travail manuel, Je n'ai pas observé de différence notable de couleur entre les Indiens du Sud et ceux du Nord ; mais les premiers m'ont paru avoir les mouvements plus rapides, et. sous le rapport moral, ils sont certainement très-différents , étant beaucoup plus faux , plus dissimulés et plus vindicatifs.
Lt RAA A LA A
Les nations qui habitent actuellement le sol de l'Amérique du Nord semblent différer , sous le rapport physique , de celles qui ont construit les fumuli qui sont répandus sur toute cette partie du continent. Les crânes que l’on trouve dans ceux-ci appartiennent tous à la race péruvienne, dont faisait aussi partie l’homme fossile de la Guadeloupe , ainsi que je m'en suis assuré par le crâne qui est déposé au musée de Charleston, et qui provient de M. Lherminier. Quelques peuples habitant au-delà des montagnes Rocheuses ont l'habitude de s’aplatir la tête.
Les Indiens méprisent généralement les nègres au suprême degré, et rien ne peut rendre la gaîté et les accès de fou rire avec lesquels ils les accueillent, surtout lorsqu'ils en voient pour la première fois. Les nations du Sud ont cependant ellesmêmes des esclaves, ct alors les nègres prennent souvent un ascendant trèsremarquable sur l'esprit de leurs maîtres.
Les nations que j'ai eu jusqu'ici occasion d'étudier chez elles, sont les suivantes , et c'est sur elles seulement que porteront mes observations.
Les Séminoles de la Floride, les Creeks inférieurs ou Chattahoutchis de la rivière d'Appalachicola : ces deux peuples font partie de la confédération des Muscogis ; les Chroques de la Géorgie et de l'Alabama ; les six nations d'Iroquois (les Tuscaroras, Onondagas, Oneidas, Cayugas , Sénécas et Mohauks) qui habitent l'état de New-York, le Canada, et dont une partie a, aujourd'hui, émigré au Ouiscunsin; les Ottowas, ou Courte-Oreilles du Michigan ; les Winnebagos, ou Puants, et les Menomenies, ou Folle-Avoines du Ouisconsin ; les Monses, ou Delawares, aujourd'hui transportés aux mêmes régions ; les Sioux , ou Dacotahs de l'Ouest ; les Chippeways, ou Sauteurs, du lac Supérieur, et les Hurons du Canada (1).
DS RAUES MALI,