‹ Vues et souvenirs de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 41 sur 53 · PLANCHE XIE · texte numérisé non relu

PLANCHE XIE

Fig. 1. Dépôt du Chemin de fer de Taliahassée.

Ce chemin de fer, dont nous avons déjà parlé (pl. u), conduit à Saint-Marck sur le golfe du Mexique , et sert principalement au transport du coton que l'on apporte de l'intérieur.

Fig, 2 Pont de Columbus,

Situé sur la rivière de Chattahoutchie, juste au-dessous des chutes dont nous venons de parler (pl, xn), ce pont est assez beau ; il est couvert et entièrement construit en bois. Sur la rive opposée est le village de Girard, situé sur une côte très-élevée, Nous avons déjà dit que cette rivière formait la séparation entre l'Alabama et la Géorgie; lorsque j'y fus en 1838 , la crise financière était dans toute sa force, et d'un côté du pont le papier-monnaie du premier de ces États perdait 10 pour 100, et de l'autre, celui de la Géorgie éprouvait une semblable baisse de 6 pour 100.

F8. 3. Pont à Augusta,

Ce magnifique pont est sur la rivière de Savannah, Il est droit, a seize arches , et sépare les États de la Caroline du Sud et de la Géorgie. A l’une de ses extrémités est le village de Hambourg, et à l’autre la ville d'Augusta, qui a environ huit mille habitants ; elle renferme beaucoup de jo— lies maisons; ses rues sont droites et très-larges, avec des arbres de chaque côté. Sous le rapport des affaires, c'est une place fort importante , mais son climat est peu salubre. La rivière est très— large : son nom indien est Isundiga. Elle est remplie d'alligators.

FI8. h. Maison de ville à Milledgville,

Cette ville est située dans la Géorgie ; sa population est d'environ quinze cents ames ; la maison de ville (state-house) ici représentée, est un assez beau bâtiment imitant le style gothique : les maisons sont généralement jolies.

Le sol est formé d'argile rouge ; le pays aux environs est très-rocailloux, et l'on voit d'énormes rochers au milieu même de la ville; celle-ci est à un mille de l'Oconée, qui est un des bras de la rivière d'Alatamaha ; le climat est réputé malsain, et, lors de mon passage en 1838, le typhus y faisait d'assez grands ravages.

Page 1