‹ VulcainChapitre 7 sur 7 · SIX · texte numérisé non relu

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Récapilulatioa et conclusion.

J’avais dit que Vulcain était le Feu : je crois avoir prouvé cette vérité. D’abord j’ai rapporté la légende de ce dieu , c’est-à-dire , j’ai montré les faits miraculeux dont son histoire se compose. Sans doute il n’y a là rien que des fables , mais ces fables sont allégoriques; toute la mythologie est composée sur ce modèle : ce sont toujours des fables qu’elle raconte , et ce sont toujours par ces fables des faits réels quelle veut nous enseigner. Souvent ces faits sont eux-mêmes faux, incroyables, absurdes : la science ou la croyance publique les admettait ainsi; c’était la physique ou la physiologie du temps.

Comme tout était caché, j’ai cherché le mot de l’énigme : les anciens me l’ont fourni. Vulcain était le Feu; ils nous l’ont dit sous toutes sortes de formes, depuis Homère jusqu’à Théodoret, jusqu’à Servius, jusqu’à Albéric et Eustathe, ils n’ont eu qu’un même langage, c’est de répéter : Vulcain est le Feu.

Voulant compléter le tableau, j’ai montré quelles divinités ont représenté le Feu dans d’autres temps et sous différents rapports.

Vulcain avait été confondu, par les anciens eux-

memes, avec Phtha, dieu suprême de l’Égypte, Feu æthéré, source de la vie et du mouvement, le même que rUranus grec, le même que le Jupiter grec. Je les ai distingués, et j’ai donné à cette occasion l’explication de plusieurs figui'es de Phtha inconnues ou nouvelles. .

J’ai dit aussi que Vulcain diffère du père des Cabires de Samothrace et J’ai avancé que ce dernier culte était un hommage rendu aux dieux des morts. J’ai fait voir que les vrais Cabires ou ceux de Samothrace sont différents d’avec les Cabires de Lemnos et ceux de Thessalonique , fils de la nymphe Cabira. Il résultera de ces recherches que Vulcain, le père des Cabires de Lemnos, n’a rien de commun avec le père des Cabires de Samothrace.

Tous les monuments sont venus à l’appui de mon opinion ; j’ai montré que tous s’expliquent par ce mot seul et ne s’expliquent que par ce mot : Vulcain est le Feu.

Je prie maintenant le lecteur de considérer les conséquences de cette proposition.

Si Vulcain est le Feu, son père, en supposant qu’il ait un père, et sa mère sont donc capables d’engendrer le Feu. Son père est donc Jupiter, et sa mère, quelle l’ait engendré*seule ou quelle ait pris l’intermédiaire d’un être masculin, est donc l’air atmosphérique et terrestre; c’est toujours Junon qui est la mère du Feu atmosphérique et terrestre.

Si Vulcain est le Feu, ses frères, ses sœurs, tous ses parents, sont de nature à être les frères, les sœurs, les parents du Feu. Tous les éléments concourent à composer cette famille divine et sont la base de la religion.

Si Vulcain enfin est le Feu, «la nation greapie «avait donc une religion fixe, reconnue, sanc- « donnée par les lois; elle honorait un dieu suprême - «et des dieux subordonnés; elle admettait des dog- «mes. La morale qu'elle prêchait était une consé- « quence de ses dogmes religieux ***. »

Les pratiques publiques du culte reposaient sur des fables; mais ces fables s’expliquaient dans les mystères. L’initiation aux mystères formait le dernier degré de l’enseignement religieux , et là seulement se trouvait le complément nécessaire de la religion. L’adoration du feu, de l’air, de l’eau, de la terre, du soleil, de la lune, était un hommage permanent rendu au dieu suprême qui avait séparé les éléments, qui les avait animés d’une portion de sa propre substance, qui régnait sur eux, et maintenait entre ces êtres divins l’harmonie nécessaire à la beauté de l’univers et à l’existence du genre humain. / ' !i.; H.

(i) Supra, pag. i cl 2. [ ' . : ,, I

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