Milan du 1" au 30 septembre
Ascanio in Alba, Festa teatrale en deux parties, pour quatre soprani, un ténor, et chœurs, avec accompagnennent de deux violons, alto, deux hautbois, deux bassons, deux flûtes, deux cors, deux serpentins, basse, deux trombones et timbales. — (Poème de J. Parini).
Ms. à Berlin.
Ouverture en ré : allegro assai (voir le a» 121).
Première parlie. — I. Ballet : andante grazioso [en sol). — U. Chœur de Génies et de Grâces en ré : allegro : Di le piu amabile. — lll. Air de Vénus (soprano) en sol : allegro : L'ombra de rami luoi. — IV. Chœur de Génies et de Grâces en ré :
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allegro : Di te piu amabile. — V. Récitatif et air d'Ascanio (soprano). Récitatif : Perché tacei'. Air en si bémol : Cara, lonlano ancora : allegro. — VI. Chœur de bergers en sol : Venga, venga. — VII. Reprise du chœur n» 6. — VIII. Air du Faune (soprano) en la : Se il labbro : tempo grazioso. — IX. Chœur de bergers et bergères en la : Bai di Diana il core : allegro comodo. — X et XI. Reprise du chœur n» 6. — XII. Air d'Aceste (ténor) en si bémol : Per la gioja : allegro aperto.
XIII. Cavatine de Silvia (soprano) en mi bémol : Si, si. si, ma d'un altro. —
XIV. Air de Silvia en ut : Corne e felice : allegro. — XV. Reprise du chœur n» 6.
— XVI. Air d'Ascanio en ré : Ah, di si nobil aima : adagio et allegro. — XVII. Air de Vénus en la : Al chiaror : allegro. — XVIII. Reprise du chœur n» 6.
Seconde partie. — XIX. Air de Silvia en sol : Spiega il desio : allegro. — XX. Chœur de bergères en ut : Gia l'ore senvolano, et récitatif d'Ascanio et Silvia : Numi? che fo. — XXI. Air du Faune en si bémol : Dal tuo gentil : allegro moderato et andante ma adagio en mi bémol. — XXII. Air d'Ascanio en mi : Al mio ben. Un poco adagio et allegro. — XXIII. Récitatif et air de Silvia. Récitatif: Ferma, aspetta. Air en mi bémol : Infelici affetti. Un poco adagio et allegro.
— XXIV. Chœur de bergères en si bémol: Che strano evento. — XXV. Air d'Ascanio en fa : Torna mio bene : andante grazioso. — XXVI. — Reprise du chœur n» 6. — XXVII. Air d'Aceste en la : Senlo che il cor allegro. — XXVIII. XXIX et
XXX. Chœurs de bergers, nymphes, et bergères en ut : Scendi céleste Venere. —
XXXI. Trio de Silvia, Ascanio et Aceste en si bémol : Ah caro sposo : andante.
— XXXII. Reprise abrégée du trio n» 31 : Che bel piacere io sejtto. — XXXIII. Chœur linal en ré : Aima Dea : allegro molto.
On a vu déjà que cette sérénade a été composée par Mozart à Milan pour les fêtes du mariage d'un fils de Marie-Thérèse, rarchiduc Ferdinand, avec la princesse Marie-Béatrice de Modène. Elle a été représentée la première fois le 17 octobre 1771.
La sérénade, comme genre musical, avait la même origine que l'opéra bouffe, elle avait été d'abord destinée à servir d'intermède pendant les deux entr'actes de Vopera séria. Aussi avait-elle gardé, comme l'opéra bouffe, cette règle fondamentale : que tous les morceaux devaient y être plus courts et plus rapides que dans Vopera séria. Par contre, au lieu du caractère comique des morceaux de l'opéra bouffe, ceux de la sérénade devaient avoir un caractère tout concertant, sans aucun éclat de passion, et volontiers avec une couleur pastorale. La sérénade devait être quelque chose d'équivalent à nos ballets modernes, avec cette différence que le rôle actuel des instruments dans le ballet y était surtout tenu par les voix.
A ces règles du genre le petit Mozart s'est soumis avec sa docilité habituelle. Son Ascanio, suivant la formule, est entremêlé, à doses presque égales, de petits chœurs et d'airs, dont ni les uns ni les autres ne visent absolument à rien qu'à charmer les oreilles*.