‹ W. BouguereauChapitre 25 sur 58 · MYTHOLOGIE · texte numérisé non relu

MYTHOLOGIE

charmants, gracieux et délicats. Tout cela est toujours ingénu et chaste. A la blancheur des plumes de colombes, éparpillées sur le sol à côté des pétales de roses, W. Bouguereau ne mettra jamais, comme les peintres galants du xvmc siècle, une tache de sang, symbole du sacrifice à Vénus.

Puis, ce sont les allégories du Jour, de la Nuit, du Crépuscule, de l'Aurore, qui, au-dessus de paysages enchantés, font planer d'aériennes figures : les Vénus, les Perles, les Vagues, les Baigneuses, etc., qui opposent aux tons d'azur, d'opale et d'émeraude de la mer et du ciel leurs chairs d'ivoire, de nacre et d'ambre. 11 aime les pastorales inspirées des Bucoliques de Virgile, des Id\ lies de Théocrite, du poème de Longus, parce que celle évocation de l'Antiquité lui permet de peindre des scènes de tendresse, de grâce et de naïveté rustiques, que la réalité prosaïque de nos champs ferait trouver irréelles.

Cependant, W. Bouguereau ne dédaigne ni craint le naturalisme et la modernité. En i85j, le Ministère d'Etat lui commandait un tableau eommémoratif de la visite de Napoléon III aux inondés de Tarascon.

Les nombreux personnages qui figurent sur la toile ont été peints d'après nature avec une belle conscience; les cartons de l'artiste sont pleins de croquis et de dessins exécutés sur les lieux, et qui ont une

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