PRINCIPES ET MÉTHODE D'ENSEIGNEMENT
fait le nègre violet. « Je n'ai jamais vu un nègre de ce ton-là, s'écria
ETtDE POLR « L'OFFRANDE A L AMOUR «
W. Bouguereau, en riant; mais, peut-être y en a-t-il qui sont ainsi! » Un autre s'était servi d'un crayon blanc; il lui fit remarquer qu'il eût été plus opportun, en la circonstance, de choisir un crayon noir, et
\\ . l'.ol (.1 ERE \r
que sans doute son dessin s en sciait mieux trouvé. Il passa à un troisième, et lui <lii : * Votre dessin est rudement mauvais, mais il n esl pas bête; vous arriverez à quelque chose, mon garçon. » Devant d'autres, dont l'esquisse ne dénotait aucun sentiment d'art, il répétait aimablemenl : « Faites, mon ami, faitesencore > : pensant, in petto, qu'à tout prendre mieux valait encore pour eux travailler de cette façonlà que d'aller au café. A l'égard des élèves qui ont du tempérament, de la volonté, et de l'énergie, dont il n'a point à craindre le découragement devant les difficultés, il est dune grande sévérité. On a fait les légendes les pins extraordinaires sur son compte, à propos de la partialité pour son atelier dont il témoignerait dans
les juins de concours et d'expositions.
Tons ceux qui le connaissent en sourient : car. au contraire, assurément bien peu de maîtres ont plus d'intransigeance et d'indépendance dans ces questions. Entre cent, j'en citerai un exemple expressif: Depuis plusieurs années, bien qu'il soit toujours élu parmi les premiers membres du Comité de la Société des artistes français, W. Bouguereau refuse obstinément de faire partie du Jurj des récompenses. Il déclare hautement qu'il n'admet pas d autre mode de constitution de ce jur\