‹ Walden, ou la Vie dans les bois. Traduction de L. FabuletChapitre 21 sur 78 · Oui-tU, voiU notre village un but · texte numérisé non relu

Oui-tU, voiU notre village un but

Pour l'un de oee prompt» trait» de 1er, et sur Notre va» te et paûible plaine Le bruit calmant en est — Concord. »

(Tiré dan poème de W. E. Channing, ami de Thortan). t

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le de France

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servateur ne sait si avec cette vitesse et cette direction elle revisitera jamais ce système, puisque son orbite ne ressemble pas à une courbe de retour, — avec son nuage de vapeur, bannière flottant à l’arrière en festons d’or et d’argent, tel maint nuage duveteux que j ai vu, haut dans les deux, déployer ses masses à la lumière, — comme si ce demi-dieu en voyage, cet amonceleur de nuages, devait ne tarder à prendre le ciel du couchant pour la livrée de sa suite ; lorsque j’entends le cheval de fer éveiller de son ébrouement comme d'un tonnerre les échos de la montagne, de ses pieds ébranler la terre, et souffler feu et fumée par les narines (quelle espèce de cheval ailé ou de dragon jeteur de feu mettra-t-on dans la nouvelle Mythologie, je ne sais), c’est comme si la terre avait enfin une race digne aujourd’hui de l’habiter. Si tout était comme il semble, et que les hommes fissent des éléments leurs serviteurs pour de nobles fins ! Si le nuage en suspens au-dessus de la locomotive était la sueur de faits héroïques, ou portait le bienfait de celui qui flotte au-dessus des champs du fermier, alors les éléments et la Nature elle-même accompagneraient de bon cœur les hommes en leurs missions et leur seraient escorte.

Je guette le passage des wagons du matin dans le même sentiment que je fais le lever du soleil, à peine plus régulier. Leur train de nuages qui s'étire loin derrière et s’élève de plus en plus haut, allant au ciel tandis que les wagons vont à Boston, dérobe le soleil une minute et plonge dans l’ombre mon champ lointain, train céleste auprès duquel le tout petit train de wagons qui embrasse la terre n’est que le barbillon du harpon. Le palefrenier du cheval de fer était levé de bonne heure en ce matin d'hiver à la lueur des étoiles emmi les montagnes, pour donner le fourrage et mettre le harnais à son coursier. Le feu, lui aussi, était éveillé pareillement de bonne heure pour lui communiquer la chaleur vitale et 1 enlever. Si l'aventure était aussi innocente qu’elle est matinale ! La neige est-elle épaisse, qu’ils attachent au coursier ses raquettes, et avec la charrue géante tracent un sillon des montagnes à la mer, dans lequel les wagons, comme un semoir à la suite, sèment tous les hommes agités et toute la marchandise flottante dans la campagne comme une graine. Tout le jour le coursier de fer vole à travers la campagne, ne s’arrêtant que pour permettre à son maître de se reposer, et je suis réveillé à minuit par son galop et son ébrouement de défi, lorsqu’en quelque gorge écartée des bois il fait tête aux éléments sous son armature de glace et de neige et ce n’est qu’avec l’étoile du matin qu'il regagnera sa stalle, pour se lancer de nouveau en ses voyages sans repos ni sommeil. Ou peut-être, le soir, l'entends- je en son écurie, qui chasse de ses poumons l’énergie superflue de la journée, afin de se calmer les nerfs, se rafraîchir le sang et la

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bruits

tête durant quelque» heure» d’un sommeil de ter. Si l'aventure était au»» héroïque. aussi imposante quelle e»t prolongée quelle est m at, gable Au loin a traver. de» boia solitaire» «tues sur i» confins de selle». 14 ou jadis seul le chasseur pénétrait de jour, dans 1. nu.t 1. plus ,omb e ce.

salon» éclatant» à l'insu de leurs hôtes; en ce moment qu. s arrêtent 4 „ i 1 -ii.„a„ Mrp J.nc la ville, dans le bourg, ou s est rassemblée quelque bri p ’ l’heure dans le Marais Lugubre, effarouchant une foule courtoise, tout a 1 heure dans . .

h,Uu et renard.. I^adépans etles arrivées d«

rMaritt' S^écUion. leur sifflet s'entend si loin, que le» tenrner, S .« eux leurs horloges, et qu'ains. une seule inshtution bien »ndû te règle tout un pays. Le» hommes n ont-,1». pas .st quelque m3s en matière de ponctualité depuis quoi. «inventé le chemin de°ler ? Ne parlent-ils et ne pensent-ils plus vite dans la gare qu ils ne faisa ent dans les bureaux de la diligence ? Il y a quelque chose d elec taisant dan. ^atmosphère du premier de ces endroits. J a. été surpris des miracles accomplis pür lui ; que certains de mes voisins «

p ur toutes prophétisé, ne devaient jamais atteindre à Boston, grâce à si prlpt moyen de transport, soient là tout prêts quand la cloche sonne. Faire 1» mode duVhemin de fer » est maintenant passe en proverbe ; et

hîhlicontae liTrou^mlrès, pas de feu de mousqueter.e au-dessus des têtes de la foule, en ce cas. Nous avons M * foutes ^“^2^

qui jamais ne se détourne. (Que « ‘ œs flèches seront lancées

hommes sont avertis qu 4 certaine heure rt mmu ^ ^ ^

vers tels DOints cardinaux ; encore ne gene , . ,

enfants vont-ils 4 l'école sur l'autre voie. Nous n en vivons que sur un pied pïusfermeNous sommea.insi tous élevés 4 nous voir les fils de Tell L air est rempb de flèches invisibles. Tout sentier qu. n est pa, le votre est le sentier

du destin. Gardes donc ,ï0“' „ hardiesse et sa bravoure. 11 ne

Ce qui me recomman e . ^ / yoj# ces gens chaque jour aller à leur S‘r.^p”moinPs de lurag^ et de contentement, faisant plus même “•ils ne soupçonnent, et peut-être mieux employés quils ne pouvaient sciemment imaginer. L'héroïsme qui les fit tenir bon toute une demi-heure sur le front dfbataille 4 Buena Vista1. me touche moins que la ferme et

|. R-.-1IU remontant k U «uerre mexicaine de 1847.

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joyeuse vaillance de ceux qui font de la charrue à neige leurs quartiers d’hiver ; qui ne se contentent pas du courage de trois heures du matin, lequel Bonaparte tenait pour le plus rare, mais dont le courage ne va pas se reposer de si bonne heure, qui ne vont dormir que lorsque dort la tempête ou que les muscles de leur coursier de fer sont gelés. En ce matin de la Grande Neige, peut-être, encore en plein courroux et qui glace le sang des hommes, j'entends l’accent assourdi de leur cloche de locomotive sortir du banc de brouillard que forme leur haleine refroidie, pour annoncer que les wagons arrivent, sans plus de délai, nonobstant le veto d'une tempête de neige nord-est de là Nouvelle-Angleterre, et j'aperçois les laboureurs couverts de neige et de frimas, la tête pointant au-dessus d'un versoir qui retourne autre chose que des pâquerettes et les nids de mulots 1, tels ces quartiers de roche de la Sierra Nevada, qui occupent une place à part dans l'univers.

Le commerce est contre toute attente confiant et serein, alerte, aventureux et inlassable. 11 est très naturel en ses méthodes, d'ailleurs, beaucoup plus que maintes entreprises fantastiques et sentimentales expériences, d'où son singulier succès. Je me sens ragaillardi et tout épanoui, lorsque le train de marchandises me dépassant avec fracas, je flaire les denrées qui vont dispensant leurs parfums tout le long de la route depuis le Long Embarcadère a jusqu'au lac Champlain, et me parlant de pays étrangers, de récifs de corail, et d'océans indiens, et de ciels des tropiques, et de l’étendue du globe. Je me sens davantage un citoyen du monde à la vue de la feuille de palmier qui couvrira tant de têtes blondes de la Nouvelle-Angleterre l'été prochain, du chanvre de Manille et des enveloppes de noix de coco, du vieux cordage, des balles de café, de la ferraille et des clous touillés. Ce plein wagon de voiles déchirées est plus instructif et plus intéressant aujourd'hui que si elles étaient transformées en papier et bouquins imprimés. Qui saurait comme l'ont fait ces déchirures écrire avec ce pittoresque l'histoire des tempêtes quelles ont essuyées ? Elles sont les épreuves qui n ont besoin de nulle correction. Voici aller le bois de charpente des forêt, du Maine, qui ne s'en alla pas à la mer lors de U dernière crue renchéri de quatre dollars le mille è Cause de ce qui s'en est allé ou s est brisé en éclats ; pin, sapin noir, cèdre, — première, seconde, troisième et quatrième qualités, si récemment tous d'une seule qualité pour onduler au-dessus de 1 ours, de l’élan et du caribou. Après vient la chaux de Thomaston, un lot de choix qui sera lé-bas, tout au fonddes montagnes, avant de s éteindre. Ces chinons en balles, de toutes nuances et qualités, la plus basse

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