Allusion aux surveillants d'esclaves du Ltats du Sud
3. 'Th Iht divinilti lhal itirt wilhin us. — Ces* la divinité qui nous agite. (Addison)
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propre opinion privée. Ce qu’un homme pense de lui-même, voilà qui règle, ou plutôt indique, son destin. L’affranchissement de soi, quand ce serait dans les provinces des Indes Occidentales du caprice et de l’imagination — où donc le Wilberforce 1 pour en venir à bout ? Songez, en outre, aux dames du pays qui font de la frivolité en attendant le jour suprême, afin de ne pas deceler un trop vif intérêt pour leur destin 1 Comme si l’on pouvait tuer le temps sans insulter à l’éternité.
L existence que mènent généralement les hommes, en est une de tranquille désespoir. Ce que l’on appelle résignation n’est autre chose que du désespoir confirmé. De la cité désespérée vous passez dans la cam- Pflgne désespérée, et c’est avec le courage du vison et du rat musqué qu’il vous faut vous consoler. Il n’est pas jusqu’à ce qu’on appelle les jeux et ‘Avertissements de l’espèce humaine qui ne recouvre un désespoir stéréotypé, quoique inconscient. Nul plaisir en eux, car celui-ci vient après le travail. Mais c’est un signe de sagesse que de ne pas faire de choses desespérées.
Si 1 on considère ce qui, pour employer les termes du catéchisme, est la jïn Prmcipale de l’homme, et ce que sont les véritables besoins et moyens de existence, il semble que ce soit de préférence à tout autre, que les hommes, après mûre réflexion, aient choisi leur mode ordinaire de vivre. Toutefois ns croient honnêtement que nul choix ne leur est laissé. Mais les natures alertes et saines ne perdent pas de vue que le soleil s’est levé clair. Il n est jamais trop tard pour renoncer à nos préjugés. Nulle façon de penser °u d agir, si ancienne soit-elle, ne saurait être acceptées sans preuve. Ce que chacun répète en écho ou passe sous silence comme vrai aujourd’hui peut demain se révéler mensonge, simple fumée de l’opinion, que d’aucuns avaient Pnse pour le nuage appelé à répandre sur les champs une pluie fertilisante. '~e que les vieilles gens disent que vous ne pouvez faire, l’essayant vous vous apercevez que le pouvez fort bien. Aux vieilles gens les vieux gestes, aux nouveaux venus les gestes nouveaux. Les vieilles gens ne savaient peuteîre Pas suffisamment, jadis, aller chercher du combustible pour faire marcher le feu ; les nouveaux venus mettent un peu de bois sec sous un pot et es voilà emportés autour du globe avec la vitesse des oiseaux, de façon à tuer es vieilles gens, comme on dit. L’âge n’est pas mieux qualifié, à peine l’estautant, pour donner des leçons, que la jeunesse, car il n’a pas autant profité du il a perdu. On peut à la rigueur se demander si l’homme le plus sage a
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ai sarclés. Les étoiles sont les sommets de quels merveilleux triangles I Quels êtres distants et différents dans les demeures variées de l'univers contemplent la même au même moment I La nature et la vie humaine sont aussi variées que nos divers tempéraments. Qui dira l'aspect sous lequel se présente la vie à autrui ? Pourrait-il se produire miracle plus grand que pour nous de regarder un instant par les yeux les uns des autres ? Nous vivrions dans tous les âges du monde sur l’heure ; que dis-je ! dans tous les mondes des âges. Histoire. Poésie, Mythologie 1 — Je ne sache pas de leçon de l'expérience d’autrui aussi frappante et aussi profitable que le serait celle-là.
Ce que mes voisins appellent bien, je le crois en mon âme, pour la majeure partie, être mal, et si je me repens de quelque chose, ce doit fort vraisemblablement être de ma bonne conduite. Quel démon m a possédé pour que je me sois si bien conduit ? Vous pouvez dire la chose la plus sage que vous pouvez, vieillard, — vous qui avez vécu soixante-dix années, non sans honneur d une sorte — j’entends une voix irrésistible m’attirer loin de tout cela. Une génération abandonne les entreprises d’une autre comme des vaisseaux échoués.
Je crois que nous pouvons san3 danger nous bercer de confiance un tantinet plus que nous ne faisons. Nous pouvons nous départir à notre égard de tout autant de souci que nous en dispensons honnêtement ailleurs. La nature est aussi bien adaptée à notre faiblesse qu’à notre force. L’anxiété et la tension continues de certains est à bien peu de chose près une forme incurable de maladie. On nous porte à exagérer l’importance de ce que nous faisons de travail ; et cependant qu’il en est de non fait par nous l ou que serait-ce si nous étions tombés malades ? Que vigilants nous sommes l détermines à ne pas vivre par la foi si nous pouvons l’éviter ; tout le jour sur le qui-vive, le soir nous disons nos prières de mauvaise grâce et nous confions aux éventualités. Ainsi bel et bien sommes-nous contraints de vivre, vénérant notre vie, et niant la possibilité de changement. C est le seul moyen, déclaronsnous ; mais il est autant de moyens qu’il se peut tirer de rayons d un centre. Tout changement est un miracle à contempler ; mais c’est un miracle renouvelé à tout instant. Confucius disait : « Savoir que nous savons ce que nous savons, et que nous ne savons pas ce que nous ne savons pas, en cela le vrai savoir. » Lorsqu’un homme aura réduit un fait de l’imagination à être un fait pour sa compréhension, j’augure que tous les hommes établiront enfin leurs existences sur cette base.
Examinons un moment ce qu’en grande partie peuvent bien être le trouble et l’anxiété dont j’ai parlé, et jusqu’où il est nécessaire que nous nous montrions troublés, ou tout au moins, soucieux. Il ne serait pas sans avantage de mener
une vie primitive et rie frontière, quoiqu'au milieu d'une civilisation apparente, quand ce ne serait que pour apprendre en quoi consiste le grossier nécessaire de la vie et quelles méthodes on a employées pour se le procurer ; sinon de jeter un coup d’œil sur les vieux livres de compte des marchands afin de voir ce que c’était que les hommes achetaient le plus communément dans les boutiques, ce dont ils faisaient provision, c'est-à-dire ce qu'on entend par les plus grossières épiceries. Car les améliorations apportées par les siècles n'ont eu que peu d'influence sur les lois essentielles de l'existence de l'homme: de même que nos squelettes, probablement, n'ont pas à se voir distingués de ceux de nos ancêtres. . . . . n .
Par les mots, nécessaire de la vie, j entends tout ce qui, fruit des efforts de l'homme, a été dès le début, ou est devenu par l'effet d une longue habitude, si important à la vie humaine qu'il se trouvera peu de gens, s il se trouve quiconque, pour tenter jamais de s’en passer, que ce soit à cause, de vie sau- ^ vage, de pauvreté ou de philosophie. Pour maintes créatures il n existe en ce } sens qu’un seul nécessaire de la vie — le Vivre. Pour le bison de la prairie cela consiste en quelques pouces d’herbe tendre, avec de 1 eau à boire ; à moins qu’il ne recherche le Couvert de la forêt ou l’ombre de la montagne. -Nul représentant de la gent animale ne requiert plus que le Vivre et le ./ Couvert. Les nécessités de la vie pour l’homme en ce climat peuvent, assez /(exactement, se répartir sous les différentes rubriques de Vivre, Couvert,
I Vêtement et Combustible ; car il faut attendre que nous nous les soyons Vassurés pour aborder les vrais problèmes de la vie avec liberté et espoir de succès. L’homme a inventé non seulement les maisons, mais les vêtements, mais les aliments cuits ; et il se peut que de la découverte accidentelle de la chaleur produite par le feu, et de l’usage qui en est la conséquence, luxe pour commencer, naquit la présente nécessité de s’asseoir près de lui. Nous voyons les chats et les chiens acquérir la même seconde nature. Grâce à un Couvert et à un Vêtement convenables nous retenons légitimement notre chaleur interne ; mais avec un excès de ceux-là, ou de Combustible, c’est-à-dire avec une chaleur externe plus grande que notre chaleur interne, ne peut-on dire que commence proprement la cuisine ? Darwin, le naturaliste, raconte à propos des habitants de la Terre de Feu, que dans le temps où ses propres compagnons, tous bien vêtus et assis près de la flamme, étaient loin d avoir trop chaud, on remarquait, à sa grande surprise, que ces sauvages nus, qui se tenaient à l’écart, « ruisselaient de sueur pour se voir de la sorte rôtis ». De même, nous dit-on, le Néo-Hollandais va impunément nu, alors que l’Européen grelotte dans ses vêtements. Est-il impossible d’unir la vigueur de ces sauvages à l’intellectualité de l’homme civilisé ? Suivant Liebig, le corps de
l’homme est un fourneau, et les vivres l'aliment qui entretient la combustion dam les poumons. En temps froid nous mangeons davantage, et moins en temps chaud. La chaleur animale est le résultat d'une combustion lente ; est-elle trop rapide, que se produisent la maladie et la mort ; soit par défaut d'aliment, soit par vice de tirage, le feu s'éteint. 11 va sans dire que la chaleur vitale n’a pas à se voir confondue avec le feu ; mais trêve d analogie. Il apparaît donc d'après le tableau qui précède, que l'expression i oie animale est prèsque synonyme de l’expression chaleur animale ; car tandis que le Vivre peut être considéré comme le Combustible qui entretient le feu en nous et le Combustible ne sert qu’à préparer ce Vivre ou à accroître la chaleur de nos corps par addition venue du dehors — le Couvert et aussi le Vêtement ne servent qu’à retenir la chaleur ainsi engendrée et absorbée.
La grande nécessité, donc, pour nos corps, est de se tenir chauds, de retenir en nous la chaleur vitale. Que de peine, en conséquence, nous prenons à propos non seulement de notre Vivre, et Vêtement, et Couvert, mais de nos lits, lesquels sont nos vêtements de nuit, dépouillant nids et estomacs d’oiseaux pour préparer ce couvert à l’intérieur d un couvert, comme la taupe a son lit d’herbe et de feuilles au fond de son terrier. Le pauvre homme est habitué à trouver que ce monde en est un bien froid ; et au froid non moins physique que social rattachons-nous directement une grande partie de nos maux. L’été, sous certains climats, rend possible à 1 homme une sorte de vie paradisiaque. Le Combustible, sauf pour cuire son Vivre, lui devient alws inutile, le soleil est son feu, et beaucoup parmi les fruits se trouvent suffisamment cuits par ses rayons ; tandis que le Vivre, en général plus varié, se procure plus aisément, et que le Vêtement ainsi que le Couvert perdent totalement ou presque leur utilité. Au temps présent, et en ce pays, si j’en crois ma propre expérience, quelques ustensiles, un couteau, une hache, une beche, une brouette, etc., et pour les gens studieux, lampe, papeterie, accès à quelques bouquins, se rangent immédiatement après le nécessaire, comme ils se procurent tous à un prix dérisoire. Ce qui n’empêche d’aucuns, non des plus sages, d’aller de l’autre côté du globe, dans des régions barbares et malsaines, se consacrer des dix ou vingt années au commerce en vue de pouvoir vivre — c’est-à-dire se tenir confortablement chauds — et en fin de compte mourir dans la Nouvelle-Angleterre. Les luxueusement riches ne se contentent pas de se tenir confortablement chauds, mais s’entourent d’une chaleur contre nature ; comme je l’ai déjà laissé entendre, ils se font cuire, cela va sans dire, à la mode.
Le luxe, en général, et beaucoup du soi-disant bien-être, non seulement ne sont pas indispensables, mais sont un obstacle positif à 1 ascension de
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l’espèce humaine. Au regard du luxe et du bien-être, les sages ont de tous temps mené une vie plus simple et plus frugale que les pauvres. Les anciens philosophes, chinois, hindous, persans et grecs, représentent une classe nue pas une n'égala en pauvreté pour ce qui est des richesses extérieures, ni en richesses pour ce qui est des richesses intérieures. Nous ne savons pas grand'chose sur eux. 11 est étonnant que nous sachions deux autant que nous faisons. La même remarque peut s appliquer aux réformateurs et bienfaiteurs plus modernes de leur race. Nul ne peut se dire impartial ou prudent observateur de la vie humaine, qu, ne re p ace sur le terrain avantageux de ce que nous appellerons la pauvreté volontaire. D'une vie de luxe le fruit est luxure, quil s agisse d agriculture, de commerce, de littérature ou d'art. 11 y a de nos jours des professeurs de philosophie, mais pas de philosophes. Encore est-il admirable de professer pour quoi il fut jadis admirable de vivre. Etre philosophe ne consiste pas simplement à avoir de subtiles pensées, ni même à fonder une ecole, mais à chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes, une vie de simplicité, d'indépendance, de magnanimité, et de confiance Cela consiste à résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non pas en théorie seulement, mais en pratique. Le succès des grands savants et penseurs en général, est un succès de courtisan, ni royal, ni viril. Ils s accommodent de vivre tout bonnement selon la règle commune, presque comme faisaient leurs pères, et ne se montrent en nul sens les procréateurs d une plus noble race > d'hommes. Mais comment se fait-il que les hommes sans cesse dégénèrent? Qu'est-ce qui fait que les familles s éteignent ? De quelle nature est le luxa qui énerve et détruit les nations ? Sommes-nous bien sûrs qu il n en soit pas de traces dans notre propre existence ? Le philosophe est en avance sur son siècle jusque dans la forme extérieure de sa vie. 11 ne se nourrit, ne s abrite, ne se vêt ni ne se chauffe comme ses contemporains. Comment pourra t-on se dire philosophe à moins de maintenir sa chaleur vitale suivant de meilleurs nrocédés que les autres hommes ? ......
Lorsqu'un homme est chauffé suivant les differents modes que ] ai décrits, que lui faut-il ensuite ? Assurément nul surcroît de chaleur du meme genre, ni nourriture plus abondante et plus riche, maisons plus spacieuses et plus splendides, vêtements plus beaux et en plus grand nombre, feux plus nombreux, plus continus et plus chauds, et le reste. Une fois qu il s est procuré les choses nécessaires à l'existence, s'offre une autre alternative que de se procurer les superfluités ; et c'est de se laisser aller maintenant a 1 aventure sur le vaisseau de la vie, ses vacances loin dun travail plus humble ayant commencé. Le sol, semble-t-il, convient à la semence, car elle a dirigé sa
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radicule de haut en bas, et voici qu’en outre elle peut diriger sa jeune pousse de bas en haut avec confiance. Pourquoi l’homme a-t-il pris si fermement racine en terre, sinon pour s’élever en semblable proportion là-haut dans les cieux ? — car les plantes nobles se voient prisées pour le fruit qu elles finissent par porter dans l’air et la lumière, loin du sol, et reçoivent un autre traitement que les comestibles plus humbles, lesquels, tout biennaux qu ils puissent être, se voient cultivés seulement jusqu’à ce qu ils aient parfait leur racine, et souvent coupés au collet à cet effet, de sorte qu en général on ne saurait les reconnaître au temps de leur floraison.
Je n’entends pas prescrire de règles aux natures fortes et vaillantes, lesquelles veilleront à leurs propres affaires tant au ciel qu en enfer, et peut-être bâtiront avec plus de magnificence et dépenseront avec plus de prodigalité que les plus riches sans jamais s’appauvrir, ne sachant comment elles vivent, — s’il en est, à vrai dire,' tel qu’on en a rêvé ; plus qu à ceux qui trouvant leur courage et leur inspiration précisément dans le présent état de choses, le choient avec la tendresse et l’enthousiasme d’amoureux, et, jusqu à un certain point, je me reconnais de ceux-là ; je ne m adresse pas à ceux qui ont un bon emploi, quelles qu’en soient les conditions, et ils savent s ils ont un bon emploi ou non ; — mais principalement à la masse de mécontents qui vont se plaignant avec indolence de la dureté de leur sort ou des temps, quand ils pourraient les améliorer. Il en est qui se plaignent de tout de la façon la plus énergique et la plus inconsolable, parce qu ils font, comme ils disent, leur devoir. J’ai en vue aussi cette classe opulente en apparence, mais de toutes la plus terriblement appauvrie, qui a accumulé la scorie, et ne sait comment s’en servir, ou s’en débarrasser, ayant ainsi de ses mains forgé ses propres chaînes d’or ou d’argent.^
Si je tentais de raconter comment j’ai désiré employer ma vie au cours des années passées, il est probable que je surprendrais ceux de mes lecteurs quelque peu au courant de son histoire actuelle ; il est certain que j’étonnerais ceux qui n’en connaissent rien. Je me contenterai de faire allusion à quelques-unes des entreprises qui ont été l’objet de mes soins.
En n’importe quelle saison, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, je me suis inquiété d’utiliser l’encoche du temps, et d’en ébrécher en outre mon bâton ; de me tenir à la rencontre de deux éternités, le passé et l’avenir , laquelle n’est autre que le moment présent ; de me tenir de l’orteil sur cette ligne. Vous pardonnerez quelques obscurités, attendu qu’il est en mon