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le de France
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pour eux en cette solitude ou toute «utre du règne végétal, — des chasseurs aussi bien que des pêcheurs d'hommes. Jusqu'ici je suis de l'opinion de la nonne de Chaucer, qui
« yave not of the text a pulled hen That saith that hunter» ben not holy men. » 1
Il est une période dans l’histoire de l’individu aussi bien que de la race, où les chasseurs sont 1' « élite », comme les appelaient les Algonquins. Nous ne pouvons que plaindre le jeune garçon qui n a jamais tiré un coup de fusil ; il n'en est pas plus humain, c'est son éducation qui a été tristement négligée. Telle fut ma réponse pour ce qui est de ces jeunes gens que telle question préoccupait, sûr qu'ils ne tarderaient pas à être au-dessus d elle. Nul être humain passé l'âge insouciant de la jeunesse, ne tuera de gaieté de cœur la créature, quelle quelle soit, qui tient sa vie du même droit que lui. Le lièvre aux abois crie comme un enfant. Je vous préviens, ô mères, que mes sympathies ne font pas toujours les distinctions philanthropiques d'usage.
Telle est le plus souvent la présentation du jeune homme à la forêt, et tel ce qu'il porte en lui de plus originel. Il y va d'abord en chasseur et en pêcheur, jusqu'au jour où, s’il détient les semences d'une vie meilleure, il distingue ses propres fins, comme poète ou naturaliste peut-être, et laisse là le fusil aussi bien que la canne de pêche. La masse des hommes est encore et toujours jeune à cet égard. En certains pays ce n'est spectacle rare qu'un curé chasseur. Tel pourrait faire un bon chien de berger, qui est loin de se montrer le Bon Berger. J'ai été surpris de reconnaître que, à part le fendage du bois, le découpage de la glace, ou autre affaire de ce genre, la seule occupation évidente qui jamais à ma connaissance ait retenu toute une demi-journée à l'Etang de Walden l'un quelconque de mes concitoyens, pères ou enfants de la ville, à part une seule exception, ftait la pêche. En général ils ne s'estimaient fortunés, ou bien payés de leur temps, qu'ils n'eussent pris quelque longue brochette de poisson, malgré l'occasion pour eux d'avoir eu tout le temps Walden sous les yeux. Mille fois pourraient-ils y aller avant que le sédiment de pêche coulant au fond laisse pure leur intention ; mais nul doute que te! procédé de clarification ne cesse un instant de poursuite son œuvre. Le gouverneur et son conseil gardent un vague souvenir de 1 étang, car ils allèrent y pêcher lorsqu'ils étaient enfants ; mais ils sont maintenant trop vieux et trop importants pour aller à la pêche, aussi en est-ce fini pour eux de le con-
• ne donnera pai du texte une poule plumée, Oti le* chasseurs «ont dit* n'être pas de *aint* homme*. *
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CONSIDÉRATIONS PLUS HAUTES
naître. Encore s'attendent-ils cependant à aller au ciel - un jour. Si la législature songe à lui, c'est avant tout pour réglementer le nombre des hameçons dont on doit s'y servir ; mais ils ne connaissent : r. en i 1 hameçon des hameçons grâce auquel il s'agit de pécher l'étang lui-même, en empalant la législature pour appât. Ainsi, il n'est pas jusque dans les sociétés civilisées, ou 1 homme embryonnaire ne passe par l'étape de développement de chasseur.
je me suis aperçu à plusieurs reprises, ces dernières années, que ,e ne «.s pêcher sans descendre un peu au regard du respect de so.-meme. j en a. fait etrefai^rèxpérience. J'y montre de l'adresse, et, comme beaucoup de mes es, un certain instinct, qui se réveille de temps en temps, mats toujours
U chose une fois faite je sens qu'il eût été mieux de ne pomt pecher. Je cro.s ia cnose une iuk> J ^ ... • t;on encore que telles se mon-
ne pas me tromper, es une ai incontestablement en moi cet
trent les premières lueurs . J d créati„„ ; toutefois chaque
instinct qui appartient aux ordres mferieu d S>M lus d’hu.
année me trouve-t-elle de moins en .;qne pêcheur du
montrer un aspect prop e e , rs tous spectacles fâcheux,
maison agréable et exempte d. WJ- aussi Ayant été mon propre boucher, "eu' ( servis- j, ^ parie, par bien que le monsieur pour qui les m ^ L.objection pratique à ]a expérience, expérience malpropreté ; en outre, lorsque
nourriture animale dans mon ne me semblait pas
j avais pris, vidé, fait eu Insignifiant et inutile, cela coûtait plus
qu il m eût essentiellemen • , pommes de terre eussent
que cela ne valait. Un peu de ipa.» « ' ^ Mtai. c„mme nom. rempli le meme office, av de an„ées, rarement
bre de mes contemporains J ^ ^ ^ ^ ^ . n(m pas à
usé de nourriture amm , attribuais, que parce qu'ils n'avaient rien cause des effets nocifs q ) ré gnance j ]a nourriture animale est non d agéable : à mon inwV ' ^ un instinct [) sembUit plus beau de vivre de pas 1 effet de expénen , bcaucoup d'égarda . et quoique je ne m y sois peu et fam mauvai h voie tenter mon imagina-
5T ’jo tu que *1 homme qui s'es, toujours appliqué à maintenir en 1.
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meilleure condition ses facultés élevées ou poétiques, a de tous temps été particulièrement enclin à s’abstenir de nourriture animale, comme de beaucoup de nourriture d'aucune sorte. C est un fait significatif, reconnu par les entomologistes — je le trouve dans Kirby et Spence, que « certains insectes en leur condition parfaite, quoique pourvus d’organes de nutrition, n’en font point usage » ; et ils établissent comme « une règle générale, que presque tous les insectes en cet état mangent beaucoup moins qu’en celui de larves. La chenille vorace une fois transformée en papillon... et la larve gloutonne une fois devenue mouche », se contentent d une goutte ou deux soit de miel, soit de quelque outre liquide sucré. L’abdomen sous les ailes du papillon représente encore la larve. C’est le morceau de roi qui tente sa Parque insectivore. Le gros mangeur est un homme à l'état de larve ; et il existe des nations entières dans cette condition, nations sans goût ni imagination, que trahissent leurs vastes abdomens.
Il est malaisé de se procurer comme d’apprêter une nourriture assez simple et assez propre pour ne pas offenser l'imagination ; mais cette dernière, je crois, est à nourrir, lorsqu’on nourrit le corps ; l’un et l’autre devraient s’asseoir à la même table. Encore peut-être ceci se peut-il faire. Les fruits mangés sobrement n’ont pas à nous rendre honteux de notre appétit, plus qu’ils n’interrompent les plus dignes poursuites. Mais additionnez d’un condiment d’extra votre plat, qu’il vous empoisonnera. Vivre de riche cuisine ! le jeu n’en vaut pas la chandelle. Il n’est guère d'hommes qui ne rougiraient de honte s’ils étaient surpris préparant de leurs mains tel dîner, soit de nourriture animale, soit de nourriture végétale, que chaque jour autrui prépare pour eux. Tant qu’il n’en sera autrement, cependant, nous ne sommes pas civilisés, et tout messieurs et dames que nous soyons, ne sommes ni de vrais hommes ni de vraies femmes. Voilà qui certainement inspire la nature du changement à opérer. Il peut être vain de demander pourquoi l’imagination ne sc réconciliera ni avec la chair ni avec la graisse. Je suis satisfait qu elle ne le fasse point. N’est-ce pas un blâme à ce que l'homme est un animal carnivore ? Certes, il peut vivre, et vit, dans une vaste mesure, en faisant des autres animaux sa proie ; mais c’est une triste méthode, — comme peut s’en apercevoir quiconque ira prendre des lapins au piège ou égorger des agneaux, — et pour bienfaiteur de sa race on peut tenir qui instruira l’homme dans le contentement d’un régime plus innocent et plus sain. Quelle que puisse êtrè ma propre manière d'agir, je ne doute pas que la race humaine, en son graduel développement, n’ait entre autres destinées celle de renoncer à manger des animaux, aussi sûrement que les tribus sauvages ont renoncé à s'entre-manger dès qu’elles sont entrées en contact avec de plus civilisée».
CONSIDÉRATIONS PLUS HAUTES Prête-t-on l'oreille aux plus timides mais constantes inspirations de son génie, qui certainement sont sincères, qu on ne voit à quels extrêmes, smon A quelle démence, il peut vous conduire ; cependant au fur et à mesure que vous devenez plus résolu comme plus fidele a vous-meme. c est cette direction que suit votre chemin. Si timide que sort 1 objection certaine que sent un homme sain, elle finira par prévaloir sur les arguments et coutumes du genre humain. Nul homme jamais ne suivit son gen.e, qu, se soit vu induit en erreur. En pût-il résulter quelque faiblesse physique qu aux yeux de personne les conséquences n'en purent passer pour regr a es, ca ce : es-ci furent une vie de conformité à des principes plus eleves. S. le jour et la nu t sont tels que vous les saluez avec joie, et si la vie exhale la suavité de fleurs y , , i . i„e Alnct aue plus etincelante, plus îm-
et des odorantes herbes, est plus élastique, i» *
n , i, « Tcm.pas la nature vient vous teliciter, et tout
mortelle. — c est là votre succès. 1 oute la natuie vici
moment est motif à vous bénir vous-même. Us plus
grande, valeurs son, ceux que “h ment à douter de leur existence. Nous ne taraui» a
plus haute réalité. Peut-être les faits les plus ébahissants et les plus reels ne se voient-ils jamais communiqués d'homme à homme. La véritable moisson , . ‘ ... t i cnrt(. o„ssi intangible, aussi indescrip-
de ma vie quotidienne est en quelqu s° ière d’étoile
tible, que les teintes du matin et du soir, est un ^ enWevue un segment de IWen-ael I que J ai «n. ( ^
Toutefois, pour ma part, J-e me montraMama J» ^ ^ ede ; .1 m arrivait de P»?™' “Kba de l'eau si longtemps, pour 1, s il était necessaire. Je «n aturel au paradis d’un mangeur d’opium,
même raison que je préféré le«d .ntoM , J ^ ^ ^ y a des degrés
Je resterais volontiers toujours sobre , et
d'ivresse Je prends l'eau pour le seul breuvage digne d un sage , le vin n est u ivresse, je p , .11., donc ru ner les espérances d un matin avec
pas aussi noble Irqueur ; e ™ une de lhé , Ah, combien
une tasse de café chaud. ou d un sou »v „ j -à
bas je tombe lorsqu ' ™ ^er Ce telles causes apparemment
musique qu, ne ^,e"’Stee et Rome, et détruiront l'Angleterre et égères qui detruisi . ne préfère 8’enivrer de l’air qu il respire?
IvTdécouv'ert qle l.dplbus sérieuse objection grossière aux travaux continus j . .-i r ; x manger et boire grossièrement de meme. Mais
étaient qu ils ™"frae ttome\ présent quelque peu moins
difficfle^J’apfmrte moins de religion à la table, n'y demande pas de bény,c,té ; non pas que je sois plus sage que ,e n étais, mais, je suis obligé de le confesser par^e que, tout regrettable que cela puisse être, je suis devenu avec
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les années plus rude et plus indifférent. Peut-être ces questions ne se traitentelles que dans la jeunesse, comme, en général, on le croit de la poesie. Mon action n’est « nulle part », mon opinion est ici. Maigre quoi je suis loin de me regarder comme l’un de ces privilégiés auxquels le vieux Ved fait allusion lorsqu’il dit que « celui qui a une foi sincère en l’Etre Suprême Omniprésent peut manger de tout », c’est-à-dire, n’est pas tenu de s’enquérir de la nature de ses aliments, ou de la qualité de celui qui les prépare ; et même en leur cas faut-il observer, comme un commentateur hindou en a fait la remarque, que le Védant limite ce privilège au « temps de détresse ».
Qui n’a pas tiré parfois de sa nourriture une inexprimable satisfaction dans laquelle l’appétit n’entrait pour rien ? J’ai frémi à la pensée que je devais une perception mentale au sens communément grossier du goût, que j’avais été inspiré par la voie du palais, que quelques baies mangées par moi sur un versant de colline avaient nourri mon génie. « L ame n’étant pas maîtresse d’elle-même », déclare Thseng-tseu, « l’on regarde, et l’on ne voit pas ; l’on écoute, et l’on n’entend pas ; l’on mange, et l’on ignore la saveur du manger. » Celui qui distingue la vraie saveur de ses aliments ne peut jamais être un glouton ; celui qui ne la distingue pas ne peut être autre chose. Un puritain peut aller à sa croûte de pain bis avec un aussi grossier appétit que jamais un alderman à sa soupe à la tortue. Non que la nourriture qui entre dans la bouche souille l’homme, mais l’appétit avec lequel on la mange. Ce n’est ni la qualité ni la quantité, mais la dévotion aux saveurs sensuelles ; lorsque ce qui est mangé n’est pas une viande appelée à soutenir notre animal, ou à inspirer notre vie spirituelle, mais un aliment pour les vers qui nous possèdent. Si le chasseur montre du goût pour la tortue de vase, le rat musqué et autres friands gibiers de ce genre, la belle dame se permet d’aimer la gelée faite d’un pied de veau, ou les sardines d’au-delà des mers, et les voilà quittes. Lui s’en va au réservoir du moulin, elle à son pot de confitures. Le miracle c’est qu’ils puissent, que vous et moi puissions, vivre de cette sale existence gluante, manger et boire.
Notre existence entière est d’une moralité frappante. Jamais un instant de trêve entre la vertu et le vice. La bonté est le seul placement qui ne cause jamais de déboires. Dans la musique de la harpe qui vibre autour du monde c’est l’insistance à cet égard qui nous pénètre. La harpe est le solliciteur voyageant pour la Compagnie d’Assurances de l’Univers, qui recommande ses lois, et notre petite bonté est toute la prime que nous payons. Si le jeune homme à la fin devient indifférent, les lois de l’univers ne sont pas indifférentes, mais sont à jamais du côté des plus sensitifs. Ecoutez le reproche dans le moindre zéphyr, car sûrement il est là, et bien infortuné qui ne l’entend