I. L-Éccteinte. XII
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LA FERME BAKER
And Guy Faux 1 of the State,
And hang conspiracies
From the tough rafter* of the treea ! »
Docilement, à la nuit venue, les hommes rentrent seulement du champ ou de la rue proches, que hantent leurs échos domestiques, et leur vie languit à respirer et respirer encore sa propre haleine ; leurs ombres matin et soir atteignent plus loin que leurs pas journaliers. De loin devrions-nous rentrer, d’aventures et périls et découvertes chaque jour, riches d une expérience et
d’un caractère neufs. . , A , . , .
Je n’avais pas atteint l’étang que sous je ne sais quelle fraîche impulsion John Field était sorti, les idées modifiées, lâchant le « tourbage » avant ce coucher de aoleil-1». Or, lui, le pauvre homme, ne fit que déranger une paire de nageoires pendant que je prenais toute une belle brochette, et déclara que c’était bien là sa veine ; mais ayant, avec moi, c an£e e p nc ?S, e bateau, voici qu’il vit la veine, elle aussi, changer de ne. auvre Jo n Field ! - j’espère qu’il ne lira pas ces lignes, à moins qu il ne doive en tirer profit, — qui songe à vivre dans ce pays primitif et neuf à la mode de quelque vieux pays dérivatif, et à prendre de la perche avec des vairons, on que ce ne soit parfois un bon appât, je le concède. Avec son horizon îen U1* °u pauvre homme qu’il est, né pour être pauvre avec son héritage de pauvreté irlandaise ou de pauvre vie, sa grand’mère du temps am e ses açons tourbeuses, sans jamais devoir s’élever en ce monde, ui ni sa po 1 , ju qu’à ce que leurs lourds pieds palmés d échassiers de our îeres aien aux talons des talaires.
I. Guy Faux ou Fawke. (1570-1606). célèbre coit.pir.teur, exécuté k Lonàttx U 31 Janvier 1606. 2 William Ellery Channint.
. Tableau dont le plu. riche élément Eat un petit aoleil innocent. • ...
. P «nonne ne court .'ébattre Sur ta prairie cncloae. • *.
« De querella avec nul ne te prend*
De quation. jamais ne te tourmentée Docile dé. l’abord autant que maintenant.
Soua ton caban de .impie bure. • ...
Et vou. qui hâheez.
Enfanta de la Sainte Colombe,
Et Guy Faux de l'État,
Et pendez lee conspiration.
Aux solides poutre, des arbre. I '
CONSIDÉRATIONS PLUS HAUTES
Comme je rentrais par les bois avec ma brochette de poisson, traînant ma ligne, la nuit tout à fait venue, j’aperçus la lueur d’une marmotte qui traversait furtivement mon sentier, et, parcouru d’un tressaillement singulier de sauvage délice, fus 6ur le point de m en saisir pour la dévorer crue ; non qu’alors j’eusse faim, mais à cause de ce qu’elle représentait de sauvagerie. Une fois ou deux, d’ailleurs, au cours de mon séjour à 1 étang, je me surpris errant de par les bois, tel un limier crevant de faim, dans un étrange état d’abandon, en quête d’une venaison quelconque à dévorer, et nul morceau ne m’eût paru trop sauvage. Les scènes les plus barbares étaient devenues inconcevablement familières. Je trouvai en moi, et trouve encore, l'instinct d’une vie plus élevée, ou, comme on dit, spirituelle, à l’exemple de la plupart des hommes, puis un autre, de vie sauvage, pleine de vigueur primitive, tous deux objets de ma vénération. J’aime ce qui est sauvage non moins que ce qui est bien. La part de sauvagerie et de hasard qui résident encore aujourd'hui dans la pêche me la recommandent. J’aime parfois à mettre une poigne vigoureuse sur la vie et à passer ma journée plutôt comme font les animaux. Peut-être ai-je dû à cette occupation et à la chasse, dès ma plus tendre jeunesse, mon étroite intimité avec la Nature. Elles nous initient de bonne heure et nous attachent à des scènes avec lesquelles, autrement, nous ferions peu connaissance à cet âge. Les pêcheurs, chasseurs, bûcherons, et autres, qui passent leur vie dans les champs et les bois, en un certain sens partie intégrante de la Nature eux-mêmes, se trouvent souvent en meilleure disposition pour l’observer, dans l’intervalle de leurs occupations, que fût-ce les philosophes ou les poètes, qui l’approchent dans l’expectative. Elle n’a pas peur de se montrer à eux. Le voyageur sur la prairie e6t naturellement un chasseur, aux sources du Missouri et de la Colombie un trappeur, et aux Chutes de Sainte-Marie un pêcheur. Celui qui n’est que voyageur, n’apprenant les choses que de seconde main et qu’à demi, n’est qu’une pauvre autorité. Notre intérêt est au comble lorsque la science raconte ce que ces hommes connaissent déjà soit par la pratique, soit d’instinct, pour ce que cela seul est une véritable humanité, ou relation de l’humaine expérience.
Ils se trompent, ceux qui affirment que le Yankee a peu d’amusements, du
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CONSIDÉRATIONS PLUS HAUTES
(ait qu'il n'a pas autant de jours de fête publics qu'on en a en Angleterre, et qu'hommes et jeunes garçons ne jouent pas à autant de jeux qu on y joue là-bas, pour ce qu’icl les plaisirs plus primitifs mais plus solitaires de la chasse, de la pêche, et autres semblables, nont pas cédé la place aux premiers.
Il n’est guère de jeune garçon de la Nouvelle-Angleterre parmi mes contemporains, qui n'ait épaulé une carabine entre 1 âge de dix et quatorze ans, et ses terrains de chasse et de pêche furent non point limités comme les réserves d’un grand seigneur anglais, mais sans plus de bornes même que ceux d’un sauvage. Rien d’étonnant, donc, à ce qu il ne soit pas plus souvent resté à jouer sur le pré communal. Mais voici qu un changement se fait sentir, dû non pas à plus d’humanité, mais à plus de rarete du gibier, car peut-être le chasseur est-il le plus grand ami des animaux chasses, sans excepter la «Humane Society»1. , . . . . ,
En outre, une fois à l’étang, il m arrivait de vouloir ajouter du poisson a mon menu pour varier. C’est à vrai dire grâce au genre de nécessite qui poussa les premiers pêcheurs que moi-même je me suis livre a la peche. Quelque sentiment d’humanité auquel j’aie pu faire appel contre cela, toujours il fut factice, et concerna ma philosophie plus que mes sentiments. Je ne parle ici que de la pêche, car il y avait longtemps que je sentais différemment à l’égard de la chasse aux oiseaux, et j avais vendu ma carabine avant de gagner les bois. Non pas que je sois moins humain que d autres, mais je ne m’apercevais pas que mes sentiments en fussent particulièrement affectés. Je ne m’apitoyais ni sur les poissons ni sur les vers. L était affaire d’habitude. Pour ce qui est de la chasse aux oiseaux, pendant les dernières années que je portai une carabine, j’eus pour excuse que j étudiais 1 ornithologie, et recherchais les seuls oiseaux nouveaux ou rares. Mais j incline maintenant à penser, je le confesse, qu'il est une plus belle maniéré que celleci d'étudier l'ornithologie. Elle requiert une attention tellement plus scrupuleuse des moeurs des oiseaux, que, fût-ce pour cet unique motif, ,e m empressai de négliger la carabine. Toutefois, en dépit de 1 objection relative au sentiment d'humanité, je me vois contraint à douter s. jamais exercice, d'une valeur égale à ceux-là pourront jamais leur etre substitues i et chaque fois qu'un de mes amis m'a demandé avec inquiétude, au sujet de ses garçons, si on devait les laisser chasse., j'ai répondu oui, - me rappelant que ce fut l'un des meilleurs côtés de mon éducation, -/oite-en des casseurs, encore que simples amateurs de sport pour commencer, s, possible de puissants chasseurs * pour finir, au point qu ils ne trouvent plus de gibier assez gros