I . Titre d'un poème de Wordsworth
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le de France
W ALDEN
Lark without song, and messenger of dawn,
Circling above the hamlets as thy nest ;
Or else, departing dream, and shadowy form Of midnight vision, gathering up thy skirts ;
By night star-veiling, and by day Darkening the light and blotting out the sun ;
Go thou my incenie upward from this hearth ;
And ask the gods to pardon this clear flame 1.
Le bois tout vert, frais coupé, quoique j’en use peu, servait mieux qu’aucun autre mes desseins. Il m’arrivait parfois, dans les après-midi d’hiver, de laisser un bon feu en partant pour me promener ; et, lorsque je rentrais, trois ou quatre heures plus tard, je le retrouvais encore vif et flambant. Ma maison n’était pas restée vide quoique je m’en fusse allé. On eût dit que j’avais laissé derrière moi quelque joyeux gardien. C’était moi et le Feu qui vivions là ; et généralement mon gardien se montrait fidèle. Un jour, cependant, que j’étais en train de fendre du bois, l’idée me vint de jeter un simple coup d’œil à la fenêtre pour voir si la maison n’était pas en feu ; c’est la seule fois que je me rappelle avoir ressenti une inquiétude particulière à ce sujet ; je regardai donc et vis qu'une étincelle avait atteint mon lit, sur quoi j’entrai et l’éteignis au moment où elle venait de faire un trou déjà grand comme la main. Mais ma maison occupait un emplacement si ensoleillé, si abrité, et son toit si bas était, que je ne connus pas de jour d’hiver au milieu duquel je ne pusse me permettre de laisser le feu s’éteindre.
Les taupes nichaient dans mon cellier, grignotant une pomme de terre sur trois, et même là trouvant à faire un lit douillet d’un peu de crin resté après le plâtrage et de papier d’emballage ; car il n’est pas jusqu’aux animaux les plus agrestes qui tout autant que l’homme n’aiment le confort et la chaleur ; et s’ils survivent à l’hiver, ce n’est que grâce aux mesures de précaution qu’ils prennent. Certains de mes amis semblaient dire que si je venais dans
I . Ven de l'auteur. Émenon la déclarait meillcun qu'aucun! de Simonida.
Fumée légère, ailée, oiseau icaricn,
Qui dissipes ta plume au cours de Ion essor, Alouette sans chanson, messagère de l'aube. Survolant les hameaux où tu sais ton nid ;
Rêve, encore, qui s'éloigne, et lantSme indistinct De vision nocturne, ramassent tes voiles ;
La nuit, masquant l'étoile, et, le jour.
Brunissant la lumière, effaçant le soleil j Va, mon encens, monte de ce foyer.
Demande aux dieux pardon de cette claire flamme,
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PENDAISON DE CRÉMAILLÈRE
les bois, c’était pour y geler. L’animal, lui, se contente de faire un lit, qu’il chauffe de son corps dans un endroit abrité ; mais l’homme, ayant découvert le feu, renferme de l’air dans un appartement spacieux, et le chauffe, au lieu de se voler lui-même, en fait son lit, dans lequel il peut se mouvoir dépouillé de plus encombrant vêtement, maintenir une sorte d été au cœur de l’hiver, au moyen de fenêtres même admettre la lumière, et grâce à une lampe prolonger le jour. Ainsi fait-il un pas ou deux au-delà de 1 instinct, et ménaget-il un peu de temps pour les beaux-arts. Quoique tout mon corps, lorsque je m’étais trouvé de longues heures exposé aux plus rudes rafales, commençât à s’engourdir, dès que j’atteignais la clémente atmosphère de ma maison je ne tardais pas à recouvrer mes facultés*, et prolongeais ma vie. Mais l’homme le plus luxueusement abrité n’a sous ce rapport guère d orgueil à en tirer, pas plus que nous n’avons à nous mettre en peine de méditer sur la façon dont peut la race humaine finir par disparaître. Il serait aisé de lui trancher le fil n’importe quand à l’aide d’un petit souffle du nord un peu plus aigu. Nous continuons à prendre dates de Vendredis Glacés et de Grandes Neiges ; mais il suffirait d’un vendredi un peu plus glacé, ou d une neige un peu plus grande, pour mettre un terme à l’existence de 1 homme sur le globe.
L’hiver suivant je me servis d’un petit fourneau de cuisine par économie, puisque je ne possédais pas la forêt ; mais il ne conservait pas le feu aussi bien que la grande cheminée. La cuisine fut alors, la plupart du temps, non plus un procédé poétique, mais simplement un procédé chimique. On ne tardera pas à oublier, en ce temps de fourneaux économiques, que nous avions coutume de cuire les pommes de terre sous la cendre, à la mode indienne. Le fourneau non seulement prenait de la place et portait odeur dans la maison, mais il dissimulait le feu, et c’était comme si j eusse perdu un compagnon. On peut toujours voir un visage dans le feu. Le travailleur, en y plongeant le regard le soir, purifie ses pensées des scories et de la poussière terrestre qu’elles ont accumulées durant le jour. Or je ne pouvais plus m’asseoir pour regarder dans le feu, et ces paroles appropriées d’un poète me revinrent avec une force nouvelle :
« Never, bright flame, may be denied to me
Thy dear, life imaging, close sympathy.
What but my hopes shot upward e er so bright ?
What but my fortunes sunk so low in night ?
I. Le vendredi auquel l'auteur fait alluiion fut le dix janvier 1810, dont «es ainéa.i Concord, avaient gardé le souvenir.
le de France
W ALDEN
Why art thou banished from our hearth andthall,
Thou who art welcomed and beloved by ail ?
Waa thy existence then too fanciful
For our life’s common ligbt, who are so dull ?
Did thy bright gleam mysterious conserve hold With our congenial soûls ? secrets too bold ?
Well, we are safe and strong, for now we sit Beside a hearth where no dim shadows Ait,
Where nothing cheers nor saddens, but a fire Warms feet and hands — nor does to more aspire ;
By whose compact utilitarian heap The présent may sit down and go to sleep,
Nor fear the ghosts who from the dim past walked.
And with us by the unequal light of the old wood fire talked »