I . Ellen H . Hooper, Le Feu de Bois
’ Jamais, brillante flamme, k moi ne aoit ravie Ta sympathie étroite, où s'image la vie.
Rien sinon mes espoirs jaillit-il si brillant ?
Rien sinon mes destins sombra-t-i) plus avant ?
Du loyer et du hall pourquoi t'a-t-on bannie,
Toi de tous saluée ardente et gente amie ?
Ton existence était trop romanesque aussi Pour notre basse vie où l'on se sent transi ?
Ta lueur nourrissait quelque secret commerce Avec nos 8mes saurs ? quelque entente perverse >
Soit, eh bien, sains, saufs, forts, nous voici nous asseoir Au foyer où nulle ombre ne dansera ce soir,
Où rien ne réjouit, n'attriste, mais du feu Chauffera pieds et mains — sans penser que c'est peu ; Près de quel tas compact, aveugle, utilitaire.
Le présent peut s'étendre et dormir, qui digère.
Sans peur des revenants mûs de l'obscur passé.
Dont la voix s'accordait au feu de bois sensé. •
Source gallica.bnf.fr / Bib I iothèqi
de France