I. Ovide, Métamorphosa
. Le Vent d'Est »e retira vers l'Aurore et le royaume Nabalhéen,
Et le Persan, et les cimes placées sous les rayons du matin.
L'homme naquit. Soit que cet Artisan des Choses.
Origine d'un monde meilleur, l’eût tiré de la divine semence ; Soit que la terre, récente et nouvellement sépsrée du haut Ether eût retenu quelques graines du ciel, son congénère ".
2. Isaac Watts. Hymnes et chansons spirituelles, L. I. hymne 88.
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le de France
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comment ses veines épuisées et débauchées se gonflent de joie silencieuse et bénissent le jour nouveau, sentent l’influence du printemps avec l'innocence du premier âge, et voilà toutes ses fautes oubliées. Ce n'est pas seulement d’une atmosphère de bon vouloir qu’il est entouré, mais mieux, d'un parfum de sainteté cherchant à s’exprimer, en aveugle, sans effet, peut-être, tel un instinct nouveau-né, et durant une heure le versant sud de la colline n’est l’écho de nulle vulgaire plaisanterie. Vous voyez de son écorce noueuse d’innocentes belles pousses se préparer à jaillir pour tenter l’essai d’une nouvelle année de vie, tendre et fraîche comme la plus jeune plante. Oui, le voilà entré dans la joie de son Seigneur. Qu’a donc le geôlier à ne laisser ouvertes ses portes de prison, — le juge à ne renvoyer l’accusé, — le prédicateur à ne congédier ses ouailles ! C’est qu’ils n’obéissent pas à l’avis qu’à demimot Dieu leur donne, ni n’acceptent le pardon que sans réserve II offre à tous.
« Un retour à la bonté produit chaque jour dans la tranquille et bienfaisante haleine du matin, fait qu’au regard de l’amour de la vertu et de la haine du vice on approche un peu de la nature primitive de l’homme, tel les rejetons de la forêt qui fut abattue. De semblable manière le mal que l’on fait dans la durée d’un jour empêche les germes de vertus qui commençaient à rejaillir de se développer, et les détruit.
« Une fois que les germes de vertu se sont ainsi vus empêchés à maintes reprises de se développer, le souffle bienfaisant du soir ne suffit pas à les conserver. Dès que le souffle du soir ne suffit plus à les conserver, la nature de l’homme, alors, ne diffère pas beaucoup de celle de la brute. Les hommes, en voyant que la nature de cet homme ressemble à celle d'une brute, croient qu'il n’a jamais possédé le sens inné de la raison. Sont-ce là les vrais et naturels sentiments de 1 homme ? »
« The Golden Age was first crcated, which without any avenger Spontancously without law cherished fidelity and rectitude.
Punishment and fear were not ; nor were threatening words read On suspended brass ; nor did the suppliant crowd fear The words of their iudge ; but were safe without an avenger.
Nor yet the pine felled on its mountain had descended To the liquid waves that it might see a foreign world.
And mortals knew no shores but their own.
There was eternal spring, and placid zéphyrs with warm Blasts soothed the flowers born without seed 1 ».
1. Ovide. Métamorphosa. (Traduit on anglais uni doute par Thoteau).
• L'Sge d’Or fut tout d'abord créé, qui tans nul justicier,
Spontanément sans loi chérit fidélité, droiture.
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LE PRINTEMPS
Le vingt-neuf avril, comme je pêchais au bord de la rivière près du pont de l'Anglc-dc-Ncuf-Acrcs, debout sur l'herbe et les racines de saule tremblantes où guettent les rats musqués, j'entendis un cliquetis singulier, un peu' comme celui des bâtons que les gamins font jouer avec leurs doigts, quand, regardant en l'air, j'observai un faucon tout fluet et gracieux, l'air d'un engoulevent, en train tour a tour de s elever tel une ride et de dégringoler d'une verge ou deux, en montrant le dessous de ses ailes, qui luisait comme un ruban de satin au soleil, ou comme l'intérieur nacré d'un coquillage. Ce spectacle me rappela la fauconnerie avec ce qu'il y a de noblesse et de poesie associées a cette chasse Le rrerlin, me parut-il qu on eut pu 1 appeler, mais peu m'importe son nom. 11 s'agissait du vol le plus éthéré que ) eusse jamais contemplé. Il ne voltigeait pas simpkment comme un papillon, ni ne planait comme les buses, mais folâtrait avec une orgueilleuse confiance dans les plaines de l'air ; montant et encore avec son rire étrange, il répétait sa libre et superbe chute, en roulant sur lui-meme tel un cerf-volant, pour se relever de son orgueilleuse culbute comme si jamais U n eut posé la patte sur la terra firme. Il semblait qu'il fût sans compagnon dans l'univers — à s'amuser là tout seul — et n'en demander d autres que le matin et l'éther avec quoi il jouait. Il n'était pas solitaire, mais faisait solitaire toute la terre au-dessous de lui. Où était la mère qui lavait couve, sa famille, et son père dans les cieux ? Habitant de l'air, on 1 eut dit rattache a la terre par quelque ttuf couvé un jour en la fente d'un rocher ; a moins que le nid de sa naissance n'eût été fait à l'angle d'un nuage, tresse de bordures d arc-enciel et de soleil couchant, garni de quelque douillet brouillard de la Saint- Jean dérobé à la terre ? Son aire aujourd'hui quelque nuage escarpé.
Sans compter que je me procurai un excellent plat de poissons d or et d'argent et de cuivre étincelant, qu'on eût dit un hl de joyaux. Ah ! ) a. pénétré dans ces marais le matin de plus d'un premier jour de printemps, sautant de motte en motte, de racine de saule en racine de saule, alors que la vallée sauvage de la rivière et les bois étaient baignes d une lumière si pure et si brillante qu'elle en eût réveillé les morts, s ils eussent sommeille
Notaient ni chStiment. ni cramtf ;
Sur l'airain .u.pendu : ni ne redoutait la parole de «. juge.
U foule auppliante. «uvc alor. »n. vengeur.
Non encore le pin abattu .ur .r. montagne, n était dépendu Ver. l'élément liquide afin d'aller voir un monde étranger. Les mortel, ignoraient d'autre, rive, que le. leur..
lui nul. terme, de menace
calme, répbir. cartruaient
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dans leurs tombes, comme d'aucuns le supposent. Nul besoin de preuve plus forte d’immortalité. Tout ne peut que vivre dans une telle lumière. O Mort, où était ton aiguillon ? O Tombe, où était ta victoire, alors ? 1
Notre existence au village croupirait sans les forêts et les prairies inexplorées qui l’entourent. Il nous faut le tonique de la nature inculte — de temps à autre patauger dans les marais où guettent le butor et le râle, et entendre le grondement de la bécassine ; renifler la senteur du roseau murmurant là où seul quelque oiseau plus sauvage et plus solitaire bâtit son nid, et le v son rampe le ventre au ras du sol. Empressés à tout explorer et tout apprendre, nous requérons en même temps que tout soit mystérieux et inexplorable, que la terre et la mer soient infiniment sauvages, non visitées, et insondées par nous parcequ’insondables. Nous ne pouvons jamais avoir assez de la Nature. Il nous faut nous retremper à la vue de la vigueur inlassable, de contours puissants et titanesques — la côte avec ses épaves, la solitude avec ses arbres vivants et ses arbres morts, le nuage chargé de tonnerre, la pluie qui dure trois semaines et produit des inondations. Il nous faut voir nos bornes dépassées, et de la vie librement pâturer où jamais nous ne nous égarons. Nous sommes ragaillardis à la vue du vautour en train de se repaître d’une charogne qui nous dégoûte et nous décourage, repas d'où il tire santé et force. 11 y avait dans le sentier conduisant à ma maison un cheval mort, qui me forçait parfois à me détourner de mon chemin, surtout la nuit lorsque l’air était lourd, mais la certitude qu’il me donna du robuste appétit et de l’inébranlable santé de la Nature compensa pour moi la chose. J’aime à voir que la Nature abonde de vie au point que les myriades puissent sans danger se voir sacrifiées et laissées en proie réciproque ; que de tendres organismes puissent être avec cette sérénité enlevés à l’existence en étant écachés comme pâte — têtards que les hérons engloutissent, tortues et crapauds écrasés sur la route ; et que parfois il a plu de la chair et du sang ! Étant donné la fréquence de l’accident, nous devons voir le peu de compte qu’il faut en tenir. L'impression qu en éprouve le sage est celle d’innocence universelle. Le poison n’est pas empoisonné après tout, pas plus que ne sont fatales nu'.les blessures. La compassion est un terrain fort intenable. Il lui faut être expéditive. Ses arguments ne supporteront pas de se voir stéréotypés.
Dès les premiers jours de mai, les chênes, hickorys, érables et autres arbres, tout juste bourgeonnant parmi les bois de pins qui entourent l’étang, impartissaient au paysage un éclat comparable à la lumière du soleil, surtout les