SCENE VU
LA COMTESSE, EDWIN, BERTHE, au fond du théâtre.
LA COMTESSE , à elle-même.
Ah! généreux prince! es- tu donc fait pour suivre aveuglément les ordres d'Edouard, et moi -môme ne suis-je pas coupable en aidant sa politique ambitieuse... Mais est-ce à moi à dessiller tes yeux?... Je n'en puis douter, si tu connaissais la gloire , cette passion chez toi l'emporterait sur toutes, et je t'aime trop pour perdre ton amour. Continuons donc à enchaîner ton courage , puisque c'est le seul moyen de conserver ta tendresse. { A haute p'o/x.) Rerllie! Edwin ! (]u'à son retour auprès de moi , le prince trouve encore de nouveaux plaiôirs , et qu'il soit distrait sans cesse par les danses de mes vassales et les chants de ses bardes.
BERTHE
Madame , nous avons prévenu vos intentions.
EDWIN
Nous avons reçu dans ce château un ménestrel que ses nobles manières rendent digne de tout voire intérêt.
LA COMTESSE
IToù vient ce ménestrel?
( ÏO
EBWIN.
De la haute Ecosse.
LA COMTESSE
De la haute Ecosse î Je veux lui parler. (£'<■/< v m sorL) C'est dans cette province qu'habitait William Wallace , c'est là que s'est formé le premier foyer de la rébellion contre Edouard. . .Cet homme pourra peut-être me donner quelques renseignemens sur les révoltés.