SCENE II
LES MÉMFS , A'^l'HOL.
BERTHE
Quoi ! seigneur Athol, vous ne nous dites rien?
ATHOL, ai'ec importance.
Pardon Je ne vous voyais pas. J'ai tant d'occupations!... il ne s'agit rien moins que d'une nouvelle fêle à donner au prince.
EDWIN, riant.
Encore une fête ! Mais nous sommes ilonc condamnés à nous amuser tous les jours... par ordre.
ATHOi.
Jeune homme , respectez tes volontés de la comtesse de Piuthwen. Elle cherche à distraire le prince des malheurs de sa patrie, et moi je la seconde avec zèle. Suivant toujours mon maître , la nuit, je veille près de sa peisonue; le malin, je le réveille au son de ma harpe; le soir, je l'endors par mes chants; mais, malgré mes soins, le prince pourrait bien regretter quelquefois Li cour brillante d'Edouard , si l'amour qu'il a pour la cjmtesse, ne changeait pas pour lui ces tristes montagnes en un. lieu de plaisir !