‹ Wallace, ou, Le ménestrel écossaisChapitre 6 sur 41 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Premier couplet.

ATHOL

Ces monts, battus des tempêtes,

Sont blanchis par Jes hivers;

Mais l'aninur donne ses fêtes

Dans les plus somhres déserts.

On ii'a point sur ce rivage

La prâce et l'art de la cour,

Mais la voix la plus sauvage

Sait plaire en chantant l'auiour.

• Ensemble.

Mais la voix la plus sauvage

Sait plaire en chantant l'amour.

" . Deuxième couplet,

' EDWÎN.

Nos campagnes sont stériles , Nos rociiers ont peu de fleurs , Et nos plaisirs , loin des villes, Sont simples comme nos mœurs= On n'a point sur ce rivage, etc.

Troisième couplet.

BERTHE

Les plus braves s'amolissent Quand l'amour veut les dompter j Tous les climats s'embellissent Lorsqu'il vient les habiter.

On n'a point sur ce rivage, etc.

EDWIN

Entre nous, cependant, si le prince se livre entièrement à sa tendresse, il finira par perdre sa couronne.

ATHOL

Quest-ce à dire? un page qui s'avise de parler raison? Mon cîier, ce n'est pas ainsi que vous réussirez à la cour. Apprenez qu'il esl^ii devoir et de l'intérêt d'un fidèle courtisan d'approuvffr aveuglément tout ce que fait son maître. Et d'ailleurs, est-il bien nécessaire que le prince aille exposer sa vie et celle de ses serviteurs contre le terrible William Wallace?

BERTHE

Ce Wallace est donc bien redoutable ?

ATHOL

Son nom seul inspire la terreur. Il a remporté plus de victoires que je n'en ai jamais célébré, et les plus indomptables guerriers ne peuvent résister à son courage.

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