ACTE II, SCENE III
Marcher sur Ralisbonne , attaquer ses remparts , Rendre à Maximilien la Bavière opprimée :. Et le même décret affaiblit mon armée!
On double les périls, et pour les surmonter On divise ma force au lieu de l'augmenter! Soyons francs , Questemberg , plus de détours frivoles ! Souffrez qu'en termes clairs j'explique vos paroles : On redoute un îjuerrier qui vous a sauvés tous ; Le poids de ses bienfaits est trop pesant pour vous : Au milieu de son camp, trop redoutable encore, On craint de l'attaquer, mais on le déshonore j Mais on veut , chaque jour, l'affaiblir, l'abaisser, Jusqu'à l'instant heureux qui doit le renverser. Ai-je lu dans votre ame? est-ce votre espérance ? Ingrats , qu'ai-je donc fait pour tant de défiance ? D'un passé douloureux le noble souvenir Vous a-t-il donc appris à craindre l'avenir? Victime d'une ligue orgueilleuse et cruelle, Walstein déjà proscrit devint-il un rebelle? Trahif-il ses sermens? s'arma-l-il contre vous? Reprenez vos honneurs , oui , je vous les rends tous.
Alix généraux rjni l'entourent.
Adieu! plus de combats! la lice m'est fermée!
Vous n'avez plus de chef, j'abandonne l'armée.
Il jette au loin le bâtonde commandement et veut sortir. Tous les chefs , dans la plus grande agitation, lui ferment le passage. Alliert est hors de lui. ILLO.
Nous quitter !
TERSKI.
Non jamais !