SCÈNE V
LA PRINCESSE , WALSTEIN
Quel est donc ce mystère?
Séparés si long-leraps, d'où vient que vous troublez La douceur d'un retour qui nous a rassemblés?
LA PHIK CESSE.
Une étrange nouvelle, en ces lieux , est semée. E.sl-il vrai que Walslein ^'éloigne de l'année? Qu'un exil volontaire?...
WALSTEIH.
Il est vrai.
I/A PRINCESSE
Juste ciel !
Vous partez? quel instant pour cet aveu cruel! Le cœur gonflé d'ennuis, dévoré d'amertume, Où trouver un remède au mal qui me consume ? Savez- vous?... Mais pourquoi révéler un affront , Dont la honte à jamais doit peser sur mon front ?
Parlez, Elisabeth : je suis puissant encore. Contre un audacieux quand voire amour m'implore , Quel qu'il soit, doutez- vous qu'un époux outragé, Dans son sang odieux ne soit bientôt vengé?
LA PRINCESSE
Dépouillé des grandeurs qui font votre puissance , Quels moyens avez-vous de laver mon offense?
Qu'importent mes grandeurs! Pour assurer ses coups, Il suffit à Walstein de son amour pour vous : Reposez-vous sur lui : nommez le téméraire...
LA PRINCESSE
Non , vous quittez le camp j je veux , je dois me taire.
Moi , servir des ingrats ! moi , changer de dessein ! Gardez un vain secret et connaissez Walstein. De mes intentions vous êtes informée. Madame , et vous devez un exemple à l'armée : Qu'elle apprenne de vous à se soumettre au sort.
LA PRINCESSE
Imposez-moi, Walstein , un moins pénible effort j Et contraire à vos vœux souff»ez que mon courage S'oppose à cet exil où l'honneur vous engage. Non, je n'en serai pas le tranquille témoin. Vous ne m'aurez point fait arriver de si loin,